''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]

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Horae
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MessageSujet: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Ven 11 Aoû - 0:09


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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mar 22 Aoû - 23:27

-> de là


Guillaume avait levé les yeux au ciel lorsque Hadrien lui avait répondu en anglais. A quoi bon relever cette impertinence avec monsieur Chevalier? L'échange qu'ils avaient eu tous les deux la veille avait été tendu et le jeune vampire s'était montré buté et émotif.

Le lyonnais monta en dernier et claqua la porte contre lui. Ils étaient tous trois inconfortablement serrés les uns contre les autres et il éprouva une petite gêne lorsqu'il se tortilla pour fermer sa ceinture. Seigneur! Comme il détestait les voitures bas de gamme! Heureusement monsieur Chevalier savait où aller et avait déjà glissé l'adresse à l'oreille du chauffeur qui les dévisagea tour à tour dans son rétroviseur. Le taxi démarra, quitta la ruelle et emprunta les grandes artères qui traversaient la ville.

Guillaume préféra se taire. Il n'avait aucune envie de faire la conversation, ni avec le chauffeur méfiant, ni avec monsieur Chevalier. Arrivés à destination, le chauffeur annonça le prix de la course. Le Ventrue se débattit à nouveau avec sa ceinture, pour l'ôter cette fois. Il sortit quelques billets de cinquante livres. Il les tendit par-dessus l'épaule du chauffeur, qui croisa son regard lorsqu'il dut se contorsionner pour prendre les billets.

- Vous attendrez notre retour ici, ordonna t'il au mortel. Avec la petite somme rondelette que le vampire lui avait donnée, le chauffeur avait déjà réussi sa nuit.

L'Ancien s'extirpa du véhicule et s'en éloigna de quelques pas. Il fit un tour d'horizon en se tournant sur lui-même: ce quartier avait besoin d'un rafraîchissement. S'il réussissait à rentrer chez lui en un seul morceau il monterait un projet de réhabilitation pour raser ces hideux bâtiments de briques et implanter des immeubles plus modernes. Tout à ses réflexions il plongea la main droite dans la poche de son manteau long: il y sentit la crosse rassurante de son 9 mm. Il décida de retourner auprès de ses compagnons pour mettre certaines choses au clair.

- Bien, je parlerai en anglais puisque l'un de vous ne veut pas parler notre langue natale, mais l'inconvénient est que nous pourrions être compris par des ennemis. Je suis Guillaume de Margaux, Ancien du clan Ventrue et ami d'Ambrosius, dit-il en se tournant vers Tobias dont il ne se souvenait pas du nom. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'il désirait; il m'a rapidement dit que je devrais vous accompagner pour trouver des indices. Si vous pouviez avoir l'amabilité de me mettre au courant de cette affaire, je vous en serais grandement reconnaissant.

Guillaume n'avait pas l'air agressif; ses sourcils étaient froncés par l'expectative. Seuls Hadrien et Tobias pouvaient lui donner des détails sur sa mission dans un quartier populaire dont il ne connaissait ni la faune, ni les règles de survie.

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Hadrien Chevalier

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Ven 25 Aoû - 9:53

De là

Le vampire au cheveux longs, resta aussi plaqué qu'il le pouvait contre le côté de la voiture durant le trajet. Il n'aimait pas la promiscuité qui lui été imposée dans le taxi, mais il ne se plaignit pas, prenant son mal en patience. Mais dès que le véhicule fut garé, et ses compagnons sortit, il bondit en dehors de ce dernier et resta à bonne distance des deux autres vampires le temps de se calmer un peu.

Puis Guillaume prit la parole et sa remarque mit immédiatement Hadrien sur la défensive. Encore des reproches ... Hadrien éleva la voix, mais regretta immédiatement de l'avoir fait. Il baissa la tête et dit avec rage.

« Mon sire ne veut plus que je parle français ! C'est pas ma faute. »

Ce n'était vraiment pas le jour de partir en mission, il voulait seulement rentrer chez lui et se rouler en boule dans son placard pour ne plus JAMAIS en ressortir. Toutes les personnes qu'il rencontrait semblaient le détester après quelques instants passés avec lui. Sa colère, son mauvais caractère, qu'il montrait dès qu'il se sentait en porte-à-faux était seulement un moyen de défense pour se protéger et dissimuler ses faiblesses. Bien que maladroit il n'avait trouvé que cela pour le moment.

« Hier soir, je devais faire une course dans le quartier... après mon ... entretien ... Et j'ai été ...euh ... interpellé par du bruit qui sortait de là-bas. »

Il désigna d'un mouvement de tête la porte en mauvais état que Tobias avait vaillamment combattu la veille. Puis il continua son récit.

« Quelques instants plus tard y'avait Tobias, qui semblait pas être en forme, s'être plus ou moins écroulé au sol. Il a appelé à l'aide et je suis allé voir ce qui allait pas. Puis j'ai regardé mieux et j'ai vu que c'était l'un des nôtres et je l'ai ramené a Ambrosius. »

Le Malkavian ne s'attardait pas sur les détails, il n'était pas à l'aise dans l'expression orale, alors plus vite il finissait, mieux cela serait pour lui. Il aurait préféré être seulement avec Tobias, Guillaume le rendait définitivement très nerveux. Et le fait qu'il se présente comme un ami du Prince ne l'aidait pas à se détendre. S'il faisait une bourde, cette dernière serait rapportée au Prince et si le Prince se mettait aussi en colère contre lui, qu'allait-il devenir ?

Il secoua un peu la tête pour se ressaisir et chasser ces démons intérieurs. Puis se tourna vers Tobias.

« Pour le reste, faut voir avec Tobias. »

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Sam 26 Aoû - 23:13

Le silence pesait dans la voiture, il était présent et ne semblait pas vouloir quitter le véhicule. Tobias voulait que quelqu'un brisât celui-ci, mais il ne se sentait pas l'âme de le faire. Avoir l'honneur de pourfendre ce silence pesant revenait à quelqu'un dont le courage n'avait pas d'égal. Or, personne ici n'avait la témérité de se lancer. Il était trop occupé à regarder les rues de Glasgow pour ressentir une quelconque gêne physique sur les sièges, lui était de frêle composition et se faufilait tant bien que mal dans plusieurs situations requérant la morphologie d'une tige de blé. Il pensait à ce chauffeur, forcé de conduire ces trois jeunes hommes dans un voyage au bout de la nuit pour gagner sa vie. Peut-être qu'il aimait faire ça, conduire des taxis dans ces conditions ? Il jeta un oeil dans le rétroviseur central : non, clairement pas.

 Le jeune bourgeois de Lille regarda la montre à gousset dorée dans son pantalon, qu'il avait toujours sur lui, les initiales "E.A." étaient gravées sur celle-ci. Il ne la sortait pas pour regarder l'heure, juste par pure réflexe, pour tromper le poids du silence qui s'était abattu sur lui et cet étrange poids qui ne l'avait jamais quitté depuis sa sortie de l'appartement. Les lampadaires fouettaient la montre et ses yeux de leur lumière. Tobias se sentait étrangement attiré par ces moments d'ombre, quand la lumière n'était pas réfléchie sur sa montre en or qu'il ne rangea qu'au moment où la voiture s'arrêta. Il observa les billets donnés par l'homme en costume avec de gros yeux. Bien sûr qu'il avait l'habitude de voir autant d'argent circuler de main à main, mais enfin, il était toujours aussi surpris, surtout qu'il ne s'y attendait pas, lui avait plutôt l'habitude de quelques échanges de billets lors de rallyes ou lors d'anniversaires, pas pour payer un taxi et lui demander de rester ici la nuit.

 Il souhaita bonne soirée au taxi avant de sortir du véhicule. Il suivit se rapprocha de l'homme en costume. Il l'écoutait attentivement, l'homme était donc un Noble, il fit une petite bouche en entendant la particule de son nom. Pourvu que cela ne soit pas le genre de Noble qui faisait sa généalogie sur plusieurs siècles en guise de présentation, accentuant son exposé par il-ne-savait-quel oncle qui avait connu un cousin de Saint-Louis. Tobias le faisait lui aussi, mais enfin il avait la décence de s'arrêter à la fin du XIXème siècle. Puis vient le tour d'Hadrien de répliquer, il était obligé par son sire ? Mais pourquoi donc ? Est-ce qu'il était de ce genre de professeur acariâtre qui torturait ses élèves à coup de grammaire et de vocabulaire de langue étrangère ? Cela lui rappelait un peu ses études à Paris, accentuant un peu son empathie pour Hadrien. Pour calmer le jeu, il se présenta avant toute forme de réponse à Hadrien :

"Je m'appelle Tobias Abraham. Je suis tout jeune du clan... hum."

A vrai dire il ne savait pas ce que c'était qu'un clan, est-ce que c'était quelque-chose dans le genre d'une dynastie ? Mais il ne partageait pas le nom de ce clan, il n'était pas Guillaume de Ventrue, ou Guillaume de Margaux du clan Margaux. Ainsi il laissa cette phrase suspendue, sans suite, il sera et restera dans le clan "hum" jusqu'à ce qu'il saura. A moins que cela soit un ordre religieux ? Une sorte de branche de religion très minoritaire ? Mais alors de quelle religion ? Avec une particule française, c'était bien du christianisme, mais alors... Ventrue ne lui disait rien, il n'y avait pas de Saint Ventrue, il y avait encore moins de pape "Ventrue" ou dit "Le Ventrue". Il ne pouvait en attester, mais il était certain, bien qu'il soit juif, sa mère avait insisté pour qu'il lui soit inculqué quelques notions sur la christianisme avant de voir ses jeunes camarades bourgeois qui, eux, étaient catholiques pour la plupart. Non, la religion était une fausse piste, il n'était pas du clan "Ashkénaze". Hadrien avait profité de son hésitation pour raconter sa version de l'histoire à de Margaux.

Il n'y avait pas songé avant mais Hadrien s'était aperçu dès sa sortie du bâtiment que Tobias était un vampire, comment ? C'était marqué sur son visage ? Les vampires peuvent se reconnaître entre eux ? Quoique... il avait peut-être parlé de sa morsure. Il ne savait pas vraiment comment réagir, il faudrait lui demander plus tard, dans un moment plus tranquille. Il observa la porte défoncée avec une certaine fierté mêlée à de l'inquiétude : allaient-ils y revenir ? Allaient-ils affronter cette voix-là, à l'intérieur de cet appartement ? Il regarda longuement cette porte et ce ne fut qu'Hadrien qui brisa cette contemplation :

"J'ai rencontré une fille à une fête étudiante, elle s'appelait Aïcha. Elle m'a amené ici et... je crois... oui, elle m'a mordu, elle m'a f..."

Soudain le souvenir de ce moment le fit un peu vaciller. Le goût du sang d'Aïcha, quelque-chose s'était activé en lui, il se rappelait la puissance de cet instant, quand tout son corps était baigné d'un plaisir intense, il eut crû avoir atteint l'orgasme, mais que nenni, c'était l'agonie. L'agonie ne lui avait jamais paru si envoûtante. Il se reprit :

"Elle m'a fait goûter son sang je me rappelle. Elle était là et moi j'étais sur le lit, on était nu et elle m'a dit que ça allait être génial, un grand moment et elle m'a embrassé.
Elle s'est redressée et c'est là qu'elle s'est jetée sur moi.
"


Il se frotta le bout du nez avant de continuer :

"Je me suis réveillé et j'ai dû rester une semaine je crois là-dedans. Je me suis nourri de poches dans le frigo... je croyais que c'étaient des nutriments, comme on en fait à la NASA, j'ai un ami qui m'a dit qu'on y faisait de la nourriture sous vide et du coup j'ai tout bu, j'ai cru que c'était ça, pas du sang. Mhh... Et puis je suis parti de la chambre. J'ai descendu les escaliers et il y avait quelqu'un dans le noir, il me suivait et il me parlait, il me faisait courir, il jouait avec moi... "


Il haussa les épaules pour finir ce qu'il avait à dire, comme s'il voulait montrer son incapacité à en dire plus sur cette voix. Il cherchait comment définir cette voix, mais au fur et à mesure qu'il tentait de s'en rapprocher, c'était comme si ce souvenir s'émiettait. Il relança un regard inquiet vers la porte effondrée sous ses coups. Peut-être que ce qui avait cette voix, la cause de son inquiétude, était encore là. Elle était probablement là. Elle était là, il en était sûr, il ne fallait pas se faire d'illusion, la voix l'attendait encore. La chose à l'intérieur savait qu'il reviendrait ici. Alors ses vertiges le reprirent, tout juste un peu, mais assez pour que le malaise inspirée par cette entrée soit visible.


Dernière édition par Tobias Abraham le Mer 30 Aoû - 21:21, édité 2 fois
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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Dim 27 Aoû - 23:30

Guillaume ne fit pas grand cas de la réponse agressive d'Hadrien concernant son sire. A la façon dont il s'exprimait, le Ventrue avait l'impression que le Malkavian avait un contentieux avec son créateur. En tout cas il n'avait pas fait une crise de quasi hystérie comme la veille, ce qui était déjà un bon point. Son récit lui semblait cohérent: il avait ramassé le néonate sur le trottoir et l'avait ramené directement à la cour. Quant à l'histoire de Tobias, elle ressemblait tristement à celle qu'avaient vécu de nombreuses victimes de vampires qui se sont affranchis des lois de la Camarilla: une attaque brutale suivie d'un jeu cruel, souvent mortel. Il soutint légèrement l'épaule de Tobias qui vacillait au souvenir du Baiser.

- Merci pour ce récit détaillé, c'était très instructif, dit-il avec un sourire poli. Tobias, c'est bien allemand? Vous maniez remarquablement bien le français, je vous félicite, déclara Guillaume dans un anglais parfait. Il avait décidé de taquiner monsieur Chevalier. Cet interdit était vraiment ridicule et il était encore plus ridicule de le suivre à la lettre.

Son grand âge faisait de Guillaume le leader du groupe; il aurait aimé que le Prince lui fournisse de solides Brujahs ou des Nosferatus. Un Ventrue pacifiste, un Malkavian borderline, un bigleux d'on ne sait quel clan... Leur coterie manquait de muscles et d'armement.

- Avez-vous de quoi vous défendre? Je suis ne suis venu qu'avec un pistolet et un couteau. Je n'ai ni pieu, ni arme automatique. Ambrosius m'a demandé de vous accompagner pour repérer un immeuble, pas de prendre d'assaut un bâtiment, déclara t-il avec un froncement de sourcils. Il ne savait pas si les deux néonates éprouvaient de la peur ou au contraire de la colère, ou, pire encore, s'ils étaient suicidaires. Dans l'éventualité où les choses tournaient mal, le Ventrue rejoindrait son taxi sans hésiter. Il regarda à droite et à gauche, aucun mortel dans les environs. Il reprit à voix basse sur un ton de confidence.

- Mais si vous le permettez j'aurais plusieurs questions pour vous monsieur Abraham. Y avait-il d'autres personnes que cette Aïcha? La voix qui vous poursuivait était-elle la sienne ou celle de quelqu'un d'autre? Est-ce que les mots Anarch, Sabbat, Sethite, ou quoi que ce soit d'incongru vous dit quelque chose? Chaque clan a des dons particuliers, il nous serait utile de savoir contre qui nous devrons nous défendre en cas de problème. Je sais que c'est beaucoup demander, mais essayez de vous en souvenir, prenez quelques minutes pour vous concentrer, c'est important. Je pourrais peut-être vous aider si vous n'y arrivez pas. Ensuite nous irons à l'endroit où vous avez rencontré monsieur Chevalier.

Guillaume finit son laïus d'une voix douce et caressante pour essayer de clamer Tobias. Ce dernier avait subi une semaine de traumatismes et de terreurs. Il était possible qu'il entre en frénésie rien qu'en approchant le lieu de son supplice. Il avait assez à faire avec une potentielle vampire dissidente pour s'occuper en plus d'un néonate en pleine crise.

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mar 29 Aoû - 19:59

Hadrien allait ouvrir la bouche pour faire des remontrance à Tobias sur son imprudence de suivre une fille, quand il se rappela que ce n'était ni le moment, ni l'endroit. Pour lui, c'était un pur cauchemar. Si quelque chose de ce genre lui était arrivé, il serait dans un état bien pire que celui du tout jeune vampire en face de lui. Finalement, heureusement que Slaine était un homme sinon son existence serait bien plus compliquée. Puis, son cerveau se mit doucement en route et Hadrien se rendit compte qu'il chassait donc UNE sire, et le peu de couleur qu'il avait sur ses joues le quitta. Cette soirée n'allait pas en s'arrangeant...

« Putain de femelle détraquée ... »

Hadrien avait grommelé cela plus pour lui-même que pour les autres. Encore une fois il avait la preuve que les femmes étaient des êtres abjecte. Comment on pouvait s'en prendre à Tobias ? Ce garçon paraissait inoffensif, mais effectivement, s'il suivait n'importe laquelle d'entre Elles, il ne pouvait faire qu'une proie facile.

Guillaume venait de remercier Tobias qui avait fini son récit avec difficulté. Mais le Ventrue en avait profité et avait glissé encore une fois une critique envers Hadrien. Le Malkavian lui lança un regard noir, se disant qu'un jour il lui ferait bien ravaler son sourire Colgate à ce Guillaume de Margaux. Puis, il soupira lourdement pour se calmer et lui répondit.

« Moi j'ai mon couteau de combat, et je sais bien m'en servir. Je me débrouille aussi avec mes poings ... Mais je n'ai pas emporté mon arme à feu. »

Hadrien regarda le Ventrue de la tête au pied, doutant de son efficacité au combat, puis il jeta un coup d'oeil a Tobias, et vu sa tête, il ne devait pas être familier des bastons lui non plus.

Le Ventrue enchaîna et lui posa un nombre incalculable de questions ... Pauvre Tobias, il n'aimerait pas être à sa place. Il s'approcha un peu de lui et lui tapota l'épaule amicalement, avant de s'éloigner un peu du groupe et d'observer avec attention les alentours, une main sous son pull, posé sur son couteau.
Tout y passait du fond de la ruelle à la porte par laquelle été sortie Tobias, elle était peut-être l'arbre qui cachait la forêt et cela ne disait rien qui vaille à Hadrien.

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mer 30 Aoû - 22:30

Un être humain normalement constitué aurait compris la phrase que Guillaume avait sortie pour une confusion sur la nationalité de l'étudiant, mais Tobias, à cause d'un léger stress et d'un lourd désintéressement quant à la nationalité qu'on lui prêtait actuellement, crut que monsieur De Margaux lui disait non pas quelque-chose comme "vous parlez très bien français pour un Allemand" mais "vous parlez très bien français pour quelqu'un parlant allemand" alors Tobias ne corrigea pas l'erreur et le remercia même d'un :

"Danke schön."

Qu'il prononça avec l'accent de ses origines allemandes, c'est-à-dire l'accent des gens de Saxe. Le soutien de Guillaume lui avait été utile pour raconter. Il rajusta ses lunettes qui glissaient le long de son nez, venant de reconstituer ce qu'Hadrien avait dit tout juste après qu'il ait pu finir son récit. Il aurait voulu dire que ce n'était pas gentil de faire des groupes de femmes détraquées, mais il s'interrogea : existait-il un groupe de femmes chez les vampires qui étaient dérangées ? Il ne fallait rien exclure, sûrement que cette Aïcha était détraquée. Ce serait une autre question qu'il posera probablement lors de son chemin avec ses deux compagnons, quand soudain Guillaume de Margaux demanda de quelles armes disposaient ses partenaires. Il ne répondit pas tout de suite, un peu estomaqué que Guillaume avait un pistolet et un couteau sur lui, puis il laissa Hadrien répondre, lui avait un couteau de combat, il se l'imaginait bien ce couteau, des crans, légèrement recourbé pour agripper des tripes en le plongeant dans un ventre. Qu'est-ce qu'il avait lui ? A part sa foi, ce qu'il avait de plus efficace était son binder, il pourrait l'enfiler sur des gens disposant de seins pour les étouffer, en clair, comme arme, il n'avait rien. Il répondit donc après un instant d'hésitation :

"Je n'ai rien pour me défendre, on m'a juste dit de vous suivre."

Il aurait eu envie de rire si ce n'était pas sa vie qui était en jeu. S'il se retrouvait séparé de ses deux partenaires, s'il se retrouvait face à cette chose dans l'ombre, allait-il se saisir d'une planche pourrie pour la plonger entre ses yeux ? Allait-il au moins réussir à bouger face à elle ? Puis Guillaume lui posa des questions, d'une voix basse, presque intime, il le regarda sans bouger un seul muscle de son visage, un peu subjugué par le charisme de son interlocuteur et quand il eut fini, il haussa les sourcils. Regarder fixement cet individu parler sur ce ton l'avait apaisé, oublier quelques instants la chose qui était dans l'immeuble. Il lui répondit, ses souvenirs étaient partiels mais il se sentait en pleine possessions de ses moyens pour les analyser et lui dire en français :

"Il n'y avait personne dans sa chambre, dans l'immeuble j'ai croisé quelques squatteurs mais elle était seule dans sa chambre. Quand je suis sorti, la voix qui m'a suivi n'était pas la sienne, elle était vraiment rocailleuse, comme la voix d'un gros fumeur."

Puis il entendit "Anarch", il laissa quelques instants de réflexions, "Anarch" renvoyait bien à "Anarchiste" et donc à ce courant politique ? Mais alors qu'étaient Sabbat et Sethite ? Il continua donc :

"Je suis désolé, à part Anarch, ces noms ne me disent rien. Je sais ce que c'est qu'un anarchiste, Proudhon, Bakounine, je connais, mais je ne vois pas le rapport avec les autres...

Sabbat, on aurait dit cette fête en rapport avec la sorcellerie. Mais en quoi des anarchistes auraient un rapport avec des sorciers ?

"Le Sabbat, ce n'est pas une fête de sorcier ? Je n'ai pas entendu ce mot dernièrement... je crois qu'il doit avoir une autre définition pour vous. Je suis désolé..."

Est-ce qu'il y avait vraiment des groupes anarchistes spécialement vampires ? Du genre des vampires qui voulaient renverser l'Etat entre eux ? Mais ça supposerait que la Révolution vienne des vampires. Si la plupart des philosophes anarchistes voyaient la société en termes de classe, il y avait-il des philosophes anarchistes qui voyaient la société en termes de vampires et de non-vampires ? Ces questions-là venaient alors qu'elles n'avaient pas lieu d'être, il fallait se reconcentrer.

"Je ne sais même pas si cette voix avait une existence physique."

Après tout, il n'avait rien vu, que des ombres, cette voix semblait venir par moment de nulle part, d'ailleurs, cette voix avait-elle à un moment semblé venir d'un endroit ? Non, et cela laissait Tobias dans une profonde inquiétude quant à la nature de ce qu'il y avait dans l'immeuble.
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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mar 5 Sep - 23:29


Vous êtes arrivée à l'adresse qu'Hadrien a indiqué au chauffeur et la façade vous surplombe pendant que vous discutez. Aucun bruit ne semble s’échapper de l’édifice délabré, pourtant il porte les signes d'une grande activité puisque qu'on ne voit quasiment plus sa peinture d'origine.
Sur la droite de l'escalier de secours, on aperçoit un trou inégal qui ressemble à une porte brisée et dégondée. Selon les indications de Hadrien, il s'agit de la porte par laquelle est sortie Tobias.

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Jeu 7 Sep - 22:38

Guillaume ne comprit que trop peu de choses des souvenirs confus qu'évoquait Tobias. La caïnite ne semblait pas être entourée de pairs, mais elle devait avoir au moins une goule à son service. Soit un homme avec une voix rocailleuse, soit des zonards ou les deux. Et si cet immeuble était le domaine auto-attitré de cette Aïcha, il y avait de fortes chances que les créatures à son service se cachent dans n'importe quel recoin de l'édifice.

Cette façade menaçante ne lui disait rien qui vaille. Si Ambrosius n'avait pas insisté pour l'envoyer en mission, il aurait loué les services d'un démolisseur pour détruire cet amas de béton. Seigneur, comme c'était sale! Il allait certainement ruiner ses chaussures. Il contempla le bâtiment qu'aucune lumière n'égayait. Au rez-de-chaussée son autre comparse rôdait en rasant les murs, la main sous son pull. Cette posture rappela un tableau peint par Ingres, vision ubuesque d'un Napoléon Malkavien venu inspecter le champ de bataille avant le combat.

Mais la situation de Tobias l'était encore plus. A peine revenu à la civilisation, Ambrosius l'avait renvoyé du néant dont il était sorti sans même l'armer pour survivre ni lui fournir la moindre explication sur les Factions du monde de la nuit ou les clans et leurs pouvoir. Il était aussi vulnérable qu'un ver de terre au bout de l'hameçon du pêcheur. Guillaume ne pensa pas en faire un appât bien que cette option fût envisageable. Ce n'était pas pas bonté d'âme mais pour une question de survie: à trois ils étaient déjà en sous-nombre. En duo avec un Malkavien instable ses chances de sortir de l'immeuble étaient encore moins élevées.

Guillaume répondit à voix basse et en français à Tobias, toujours sur un ton calme et posé. Mais inutile de voiler la face du néonate; ce qu'il risquait de voir ébranlerait ses certitudes.

" Le Prince ne semble pas avoir eu le temps de vous expliquer que les vampires se divisent en différentes factions. Nous sommes l'une d'elle, la plus civilisée dirons-nous. Votre créatrice n'en fait pas partie. Il y a plusieurs familles de vampires qui ont chacune des dons particuliers plus ou moins effrayants. Vous en avez peut-être déjà subi les effets."

C'était une perspective angoissante pour le néonate. Guillaume tenta de reprendre sur une note plus positive.

"Nous allons essayer de définir à quel clan vous appartenez, cela vous permettra de trouver un tuteur. Si ce n'est pas le cas eh bien... Nous en discuterons ensemble plus tard. Pour l'instant vous ne pouvez pas vous promener seul et sans arme dans ce quartier. Excusez-moi, je vais discuter avec notre chauffeur, je reviens de suite."

Guillaume s'éloigna d'un pas décidé en direction de la voiture et toqua à la vitre entr'ouverte d'où s'échappaient les volutes de fumée.

"Nous recherchons une amie qui a fait une fugue. Nous aurions besoin d'une lampe de poche et le petit voudrait quelque chose pour se défendre, il a peur des voyous."

Guillaume distilla un peu de mépris dans la dernière phrase pour se montrer convainquant. De toute manière Tobias avait l'allure d'un gringalet à qui l'on donnerait le Bon Dieu sans confession, le chauffeur n'aurait aucune peine à croire son mensonge.

[italique = en français]

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Lun 11 Sep - 20:28

Tout arriva d'un coup, les sons, les odeurs, et cette lumière ... D'où pouvait bien venir cette putain de lumière qui l'aveuglait. Hadrien arrêta de déambuler et chercha du regard ses compagnons. La aussi trop de tout ... Il alla les rejoindre, essayant d'ignorer ses sens un peu trop sollicité pour le moment. Il savait que cela allait passer, il savait que ça allait se calmer et qu'il pourrait ensuite diriger ses sens vers ou il le souhaitait, mais pour l'instant c'était tout bonnement insupportable.

Il rejoignit Tobias et regarda Guillaume discuter avec le chauffeur de taxi. Il souffla un bon coup, par réflexe, pour se ressaisir. Il lui parla beaucoup plus doucement qu'il ne le faisait quelques minutes auparavant. Il se doutait que même sa propre voix risquait d'agresser ses oreilles devenu un peu plus sensible.

« Il fait quoi le vieux ? »

Il regarda, de son regard atypique, Tobias de la tête au pied, et ce qu'Hadrien pouvait voir, c'est qu'il ne paraissait pas tellement à l'aise. Profitant de l'absence de Guillaume, le Malkavian tenta de rassurer Tobias.

« Tu sais, je sais ce que c'est d'avoir peur, alors n'hésites pas à dire quand tu n'arrives plus à gérer ... On est là pour t'aider okay. Et la peur chez nous ... peut être très compliqué à contrôler... »

Il essaya de lui sourire gentiment, mais son faible rictus ne devait pas être très rassurant. Hadrien compatissait avec le jeune homme, il n'osait même pas imaginer dans quel état il serait si on l'obligeait à revenir dans sa maison d'enfance. En faite si, il l'imaginait très bien. Et Tobias était vraiment très courageux de gérer cela aussi bien. Ou alors c'était le roi des comédien ...

Hadrien le bouscula amicalement essayant de lui extirper un petit sourire.

« Le cannibalisme est pas très bien vu chez nous. On ne te mangera pas, tu sais ? Alors détends toi. »

Il dissimula un sourire plus franc en baissant un peu sa tête par pure timidité. Même s'il ne montrait, pour l'instant, que son mauvais caractère, Hadrien n'était vraiment pas à l'aise dans les relations sociales et été complètement perdu quant il s'agissait de discuter calmement avec quelqu'un. Il essayait de faire bonne figure quand il le pouvait et quand il passait sur la défensive, c'était son agressivité qui ressortait. Lui qui désirait plus que tout se faire des amis, c'était pour lui assez compliqué. Il resta donc planté à côté de Tobias ne sachant pas trop quoi dire de plus. La saturation de ses sens commençait à se calmer et il pourrait bientôt être efficace pour la suite.

« Tu crois qu'il a bientôt fini, j'aime pas rester immobile ... »

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Tobias Abraham

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mer 13 Sep - 23:06

La voix rassurante de monsieur De Margaux apaisa un peu Tobias. En fait, ce qu'il disait devait normalement effrayé Tobias, mais le simple fait qu'il voulait se raccrocher à quelque-chose de rassurant rendait presque le message inentendu. Il avait bien compris le message, mais c'était comme s'il n'avait pas ressenti d'émotion particulière avec cette voix douce, presque paternelle. Enfin toutefois, la seconde de pause qui servait de transition dans son discours fit rendre compte au néonate de toute l'ampleur de ce qu'il venait de dire. Il venait presque de saisir l'importance de ces factions, car s'il y avait faction, il y avait différenciation, il y avait opposition, il y avait guerre. Il se rendit compte que dans ce bourbier, il n'avait pas encore touché le fond, au moins savait-il à présent qu'il pouvait encore descendre plus bas, qu'il fallait s'attendre à tout, quitte à apprendre l'existence d'un monde vampirique souterrain ou encore une colonie vampire sur Mars ! Mais le sujet d'inquiétude était plutôt là : s'il y avait guerre, alors lui, que serait-il ? Soldat ? Enfin, il n'avait pas fait de cure de testostérone, voilà autour de lui des hommes en bonne condition, lui n'était qu'un freluquet, et en plus, il était myope. Ainsi quand Guillaume reprit, il l'écouta avec une inquiétude sur le long terme qui se rajouta aux inquiétudes urgentes qui l'enserraient comme un étau.

Enfin, il y voyait de l'optimisme dans les paroles de son interlocuteur, tant mieux. Il y avait une chance qu'il puisse ressortir d'ici vivant. Enfin, était-il vraiment nécessaire d'y aller ? Comme dit précédemment : ces hommes-là étaient en meilleures conditions que lui, et aucun d'eux ne portaient des lunettes. Ils pouvaient parfaitement se défendre sans lui. Allons, il était persuadé qu'Aïcha n'avait rien de tous ces punks et de ces squatteurs qui restaient ici, elle n'avait pas non plus l'apparence d'avoir la voix qu'il avait entendu à l'intérieur. Elle saura se distinguer du reste des autres. Ils n'auront qu'à ressortir une fille qui avait une apparence un peu normale et le tour était joué. Mais avait-il bien compris que Guillaume allait lui chercher une arme ? Il allait objecter, lui dire qu'il n'avait pas de formation de tir, qu'il toucherait probablement l'un des deux dans le noir, qu'il était paniqué et que la panique n'aidait pas à l'agilité. Mais enfin, le voyant partir, il ne fit qu'hocher la tête. Puis il se tourna vers le bâtiment.

Son grand-père anarchiste avait dit un jour "Le vote par volonté de révolution, c'est comme aller dans un hôtel, chier dans le lit car la chambre ne nous plaisait pas en signe de protestation, mais s'apercevoir que l'on devait quand même rester dormir ici.". Eh bien, là, il se rendit compte qu'il allait faire exactement la même chose, voire pire : il n'allait pas dormir dans sa propre merde, il allait remuer, il allait la prendre pour se l'étaler sur tout le visage en en redemandant encore pour se l'enfoncer dans la gorge et s'étouffer avec son propre caca. Voilà ce que c'était, cette mission suicide. Retrouver Aïcha valait vraiment le coup de retourner dans cet enfer ? Enfin, si Aïcha l'avait laissé ici, c'était bien parce qu'elle ne voulait plus le revoir, et lui... lui voulait la revoir. Soudain, la voix d'Hadrien trancha sec dans sa contemplation morbide du bâtiment. Il lui répondit comme si c'était normal :

"Il est parti me chercher une arme."

Effectivement, le fait qu'il puisse se retrouver en détention d'une arme avec l'intention de l'utiliser était toujours beaucoup moins intriguant que la possibilité d'une colonie vampirique sur Mars. Quoique le fait qu'il ait une arme le dérangeait, mais là on s'en fichait : ce qui était le plus effrayant n'était pas qu'il ait une arme, mais qu'il puisse y avoir des choses dans ce bâtiment qui vaillent la peine qu'on l'utilise. Il continua après la nouvelle participation d'Hadrien :

"Je suis terrifié, j'ai vu une chose horrible, elle est tapie dans l'ombre, elle me parlait mais... c'était comme si elle était dedans ma tête, tu vois ? J'ai vraiment pas envie d'y aller... Elle est là à m'attendre... cet endroit est maudit."

Ou plutôt : cet endroit était là pour punir les maudits. Car il n'y avait pas plus maudit qu'un corps sans vie.

*Enfin, qu'est-ce que je dis ? Bien sûr que je suis vivant, je bouge encore tiens.*

Il se tourna vers Hadrien puis regarda de nouveau le bâtiment. Le rictus qu'il venait de faire était tout bonnement effrayant et il préférait avoir une confiance entière dans ces alliés : c'est-à-dire qu'il voulait oublier qu'Hadrien pouvait avoir des expressions faciales telles qu'il venait d'en sortir là maintenant. Wow, il était sûr d'avoir vu ce genre d'expression dans un slasher avec un maniaque sorti de je-ne-sais-où.

Il continua sa diatribe en français :

"Je suis en train de me chier dessus."

Il entendait déjà sa mère pousser un grand "Oh !" de stupeur. Il n'avait pas prononcer ce mot "chier" depuis quelques années déjà mais l'on n'était plus dans la cour d'Henri IV, l'on n'était pas non plus entre jeunes bourges qui pétaient plus haut que leur cul, non, Tobias allait vivre dans la crasse et la violence d'ici quelques minutes, il allait se battre à coup de surin contre des junkies dont la simple morsure pourrait transmettre la syphilis, le SIDA et un retour de varicelle pour les plus atteints.

 Bien que la bousculade d'Hadrien fut amicale, cela n'empêchait pas Tobias de presque voler sous le choc. Ce n'était pas qu'Hadrien avait mis une force extraordinaire dans sa frappe, c'était que Tobias était surpris car il n'était pas habitué à ce genre de contact, et en plus il était d'une morphologie assez chétive. Il se retourna vers lui avec un peu d'appréhension et l'entendit parler de cannibalisme avant de lui dire :

"Oh, tu me rassures... mais s'il y a bien plus qu'une vampire là-dedans ?
Oui bien sûr qu'il y a plus que ça. Il y a autre chose, et moi je ne sais pas ce que ça mange.
"

Puis il s'aperçut qu'Hadrien cherchait peut-être à le détendre. Qu'est-ce que Tobias pouvait être premier degré quand il avait peur de mourir... Il souffla, tenta de se détendre, au moins pour un instant. Quand Hadrien lui demanda s'il en avait bientôt fini, Tobias ne put que hausser les épaules, il n'en savait strictement rien. Mais ce moment de détente lui permit de se rappeler avec plus de clairvoyance un souvenir, malheureusement trop proche pour pouvoir aider ses deux compagnons dans son enquête, mais qui pour autant titilla la curiosité de l'étudiant :

"Attends, est-ce qu'il a bien dit que je parlais bien français pour un Allemand  Il croit que je suis allemand ?"

Il fit un petit sourire en se souvenant de ça, ce qui accentua encore ce moment passager de légèreté. Il finit par dire :

"Mais moi je ne suis pas allemand. Il faut que je... oh puis on s'en fiche. C'est bien d'être allemand."

De toute façon on n'allait pas lui demander ses papiers, et si on les lui demandait, sa nationalité serait bien la dernière observation que feront Hadrien et monsieur De Margaux. Il frotta la semelle de ses chaussures contre le bitume avec un petit sourire qui se rabaissa dans un frisson énorme quand ses yeux traînèrent de nouveau sur le bâtiment. L'instant de joie et de légèreté était fini pour laisser placer à l'ignominie. La voix le scrutait depuis l'entrée, il le savait. La voix n'attendait que son retour. La voix s'ennuyait, la voix lui en voulait d'être parti, la voix allait lui faire payer cette ennui, la voix allait lui faire payer son retour, on ne devait pas la narguer, on devait la craindre.
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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Mar 19 Sep - 21:17

Le chauffeur se pencha sur le siège passager pour ouvrir la boite à gants. Guillaume tendit le cou, espérant voir un peu mieux l'intérieur de l'habitacle mais ses efforts ne furent pas couronnés de succès. Il saisit la lampe torche que le conducteur lui tendit. Il resta planté devant la portière quelques secondes, mais il comprit bien vite que la générosité du fumeur s'arrêterait là.

"Désolé mon gars, mais j'ai pas d'arme à te prêter."

Charmant. Pour qui se prenait-il, ce coursier? Il paierait ses bonnes manières lorsque Guillaume reviendrait. Marc lui avait servi de hors d’œuvre mais la nuit était encore jeune et il pourrait avoir besoin d'un dîner plus tard.

"Merci", répondit-il sur un ton acidulé, ne perdant pas sa politesse malgré sa déception. Sur ce il retourna auprès des deux néonates. La mission suicide pouvait commencer.

"Oui c'est très bien d'être allemand. Beaucoup de mes pairs le sont. Ils ont même façonné notre organisation", dit-il sur le ton de la conversation, n'ayant entendu que la dernière phrase prononcée par Tobias. "J'ai une lampe à vous donner et..." Il fouilla dans sa poche pour en sortir un couteau de chasse ancien, à lame rétractable, qu'il tendit au binoclard. "Je vous le confie, mais j'espère que vous y ferez attention. C'est un objet qui m'appartient depuis longtemps, j'y tiens beaucoup."

Une fois les objets remis à leur destinataire, il se tourna vers Hadrien.

"Monsieur Chevalier, je crois que nous sommes prêts à vous suivre. Vous en tête pour nous guider, monsieur Abraham pour vous éclairer et moi en arrière garde pour vous couvrir avec mon ami Beretta. Je n'aurai rien contre une tige de fer ou un autre couteau, l'on n'est jamais trop armé. Avez-vous remarqué quelque chose? Savez-vous s'il y a plusieurs issues?"

Tout sourire Guillaume parlait avec l'air détaché d'un aristocrate à une soirée mondaine. D'ailleurs avec ses mocassins et son costume qui devait valoir une fortune, il en avait le look. Il donnait le change devant Tobias mais un observateur aguerri aurait remarqué que sa main caressait la poche déformée par le canon de son pistolet. Guillaume n'était pas tranquille, loin s'en faut.

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Ven 22 Sep - 21:59

Tobias avait finalement l'air un peu plus détendu, et même si ce n'était pas encore tout à fait cela, il n'avait plus l'air de se décomposer au fur et à mesure qu'ils approchaient de l'immeuble.
Puis Guillaume revint vers eux et donna une lampe ainsi qu'un couteau à Tobias. Hadrien fronça les sourcils en remarquant le sourire du Ventrue. Décidément leur rencontre de la veille était encore trop récente pour qu'il puisse passer à autre chose pour le moment. Il avait tellement envie de le lui faire ravaler ... mais ce n'était ni l'endroit, ni le moment ...

« Okay on y va ... Je n'ai rien vu pour le moment, de toute façon, maintenant qu'on y est, autant foncer, on verra comment ça se passe une fois sur place. Par contre ouvrez l'oeil Monsieur de Margaux. On n'est jamais trop prudent et ... »

Hadrien jeta un rapide coup d'oeil à Tobias et lui adressa un timide sourire de compassion, avant de se racler la gorge et de rediriger son regard vers Guillaume.


«Je crois qu'il a dû être confronté à sa Bête à l'intérieur. Et j'ai pas trop envie qu'elle repointe le bout de son nez surtout si c'est moi qui suis sur sa trajectoire. Enfin ... voila ... C'est pas contre toi Tobias ... je sais que tu n'y seras pour rien ... Mais j'ai pas envie que cette mission finisse en catastrophe. »

Hadrien sortie sa lame, elle était maintenant bien plus à sa place à l'extérieur de son étui que dans celui-ci. Il sourit en l'apercevant. Puis il se mit face à Tobias, et lui montra avec la sienne la façon de tenir correctement son couteau.

« Regarde bien et enregistre. Mets la lame vers l'avant, et tous tes doigts autour du manche. Tous, même le pouce et garde le près de toi, sinon on pourra te désarmer rapidement. »

Hadrien illustre sa parole en tenant son couteau à pleine main et prenant une position assez basse sur ses jambes, gardant sa lame vers l'arrière, mais pointé vers l'avant et gardant son bras libre en garde devant lui.

«  Ne frappe que si tu en as besoin et vise ... Je sais qu'on risque pas grand chose, mais un coup mal placé peut nous ralentir ... et ça serait facheux. »

Il retapota sur l'épaule de Tobias et adressa un léger signe de tête à Guillaume.

« Bon ... c'est partie. »

Le Malkavian tourna le dos à ses compagnons et commença à avancer plus franchement vers l'immeuble, tout ses sens en alerte. Le gamin timide commençait à finalement ressembler au prédateur qu'il était. Il se dirigea tout droit vers la porte défoncée par Tobias, et entra dans le bâtiment.

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MessageSujet: Re: Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]   Ven 29 Sep - 22:54

Quand il vit le grand homme revenir du taxi, Tobias eut une mine inquiète, quel engin de mort allait-il posséder ? Avant d'avoir la réponse à cette question, le noble lui rapporta qu'il avait entendu ce qu'il avait dit à Hadrien. Il se demandait quel âge avait de Margaux, il se doutait bien que parmi les vampires, il était courant que l'on soit plus vieux que ce que notre apparence disait, mais dans le cas de De Margaux, il ne savait pas si cette différence était énorme ou si ce décalage entre la façon dont le Noble agissait et son apparence ne venait pas justement du fait qu'il était un noble. Il ne devait pas être bien vieux pour déclarer que c'était très bien d'être allemand, il ne devait pas avoir vu la première ni la seconde guerre mondiale, sinon il y aurait eu un "Quoi ? Moi ? Faire équipe avec un Teuton ? Qu'ouïs-je ? Qu'entends-je ? Jamais !".  Et il ne devait même pas avoir fait face à Vatican II, vu l'absence d'expression de dégoût quand il a donné son nom de famille. En fait, il se pourrait très bien que monsieur de Margaux ait l'âge que l'on lui prêterait usuellement. Quand il présenta sa lampe-torche à Tobias ainsi qu'un couteau de chasse, qui avait l'avantage ergonomique de disposer d'une lame rétractable, le Lillois l'observa longuement et s'en saisit, remerciant l'homme d'un :

"Merci, je tenterai de l'user le moins possible."

Voilà son glaive, voilà son bâton de lumière. Il s'imaginait avec beaucoup d'ironie comme un croisé venant apporter la lumière dans l'obscurité, avec comme superbe épée ce petit couteau et comme sorte de crucifix cette lampe torche. Le voilà donc tel un croisé du Saint-Empire Germanique allant partir à la conquête de Jérusalem. Cette idée le fit un peu rire, faiblement. Tant mieux, cela le fit oublier que d'ici quelques minutes, il allait être plongé dans le noir complet, avec ces junkies mais surtout cette voix. Puis l'aristocrate se chargea de lui rappeler qu'il allait effectivement y aller, alors ses jambes furent parcourues d'un frisson. Il regarda son guide, Hadrien, lui faire un petit sourire avant de se tourner vers l'autre homme. Qu'était la bête intérieure ? Une créature d'intérieur ? Pourquoi l'appelait-on "la" ? Etait-ce une créature rare qui ne squattait que certains intérieurs ? Et était-elle reliée à Tobias pour qu'Hadrien sous-entende qu'il était la cause de cette bête ? Il n'osait pas répondre, et puis de toute façon son guide ne lui avait pas laissé le temps d'en placer une.

 Voilà que son guide se montrait maintenant instructeur d'auto-défense. La situation était assez cocasse, comment ce bourgeois de Tobias était parvenu à être dans cet instant où un "blouson noir" était en train de l'apprendre à se battre ? Si l'une des vieilles qu'il avait l'habitude de voir dans des fêtes était présente, elle aurait lâché un cri suivi d'un "Le p'tit Abraham est devenu un sauvage !", les sauvages, comme sur BFM TV, là. Il imita Hadrien quelques secondes, le temps de se remémorer la pose à prendre, si ça se trouve, ce sera la pose qu'il prendra quand il tuera quelqu'un pour la première fois. Non, il ne prendra pas de pose, on ne tue pas en prenant la pose, personne, parmi tous les membres de sa famille qui avait pu participer à une guerre, n'avait tué en prenant la pose. Son grand-père lui avait dit que tuer était le propre des bêtes et que les bêtes n'éprouvaient aucun besoin d'esthétiser le macabre. Quand son grand-père avait pu tuer, des souvenirs qu'il avait, c'était toujours sale, il n'y avait là aucune beauté funèbre, aucun exercice de style. Lui était toujours paniqué, toujours recouvert de sang, toujours écoeuré des tripes à l'air de ses ennemis, de la cervelle fumante ou bien des giclées de sang... non, il n'y avait aucune beauté quand il avait tué, et Tobias n'y ferait pas non plus exception. Il baissa les yeux, lampe dressée au-dessus de son épaule, encore éteinte. Il lâcha un :

"En route..."

Et au fur et à mesure qu'il approchait du bâtiment, sa vision se troublait petit à petit, ses mains gesticulaient nerveusement, les muscles de son visage se contractaient, se décontractaient, sans vraiment de réflexion. Le corps de Tobias lui désobéissait de plus en plus à chaque pas, mais son allure et le rythme de son pas vers les ténèbres étaient encore constant. Il alluma même sa lampe torche avant qu'il en ait réellement besoin. Et quand il déclencha la lampe, il demanda avec sa voix tremblante :

"Au fait, c'est quoi la bête intérieure ?"
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Un Sire absent [mission de Hadrien, Tobias, Guillaume]
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