''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 Bureau du Prince [18 janvier]

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Bureau du Prince [18 janvier]   Lun 26 Déc - 10:36

De là

Ambrosius arriva dans son Elysium et passant par l'entrée secondaire alla directement s'installer dans son bureau. Il n'alla ni voir MacGregor qui devait traîner dans le coin, ni s'annoncer à Kerr. Cette affaire l’inquiétait de plus en plus … Et s'ajoutait aux soucis de son territoire.

Il envoya un message au gardien, lui annonçant qu'il était arrivé mais qu'il recevrait du monde que sur la première partie de nuit. Il prit ensuite le temps d'enregistrer tous ses nouveaux contacts, de répondre à Christy et de voir si Guillaume était toujours disponible. Une promesse était une promesse, même s'il n'avait pas tellement l'esprit à la fête ce soir, il irait rencontrer Philippe et Guillaume.

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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Lun 30 Jan - 23:44

Previously

Le grand roux s’arrêta devant la porte du Prince et se retourna pour vérifier que la sculpturale blonde était prête. Encore une fois, une expression d'amusement s’étala sur son visage. Il était ravi de l'avis que venait d’émettre Katelyn. Tous les membres de la famille qui travaillaient ici s’étaient donné beaucoup de mal pour que ça marche. Ils avaient réussi à installer quelque chose de fonctionnel, même si c’était compliqué à gérer. Il n’était pas au goût de tout le monde de traverser un bar pour rejoindre un Elysium, les critiques avaient plu, mais ils étaient arrivés à faire quelque chose qui plaisait beaucoup à Kerr.

« Bien peu de monde et c'est très bien ainsi. Au final, même si ça demande une certaine logistique, c'est bien agréable de pouvoir mêler travail et plaisir. »

Il laissa sa phrase en suspend, elle était ambiguë, du moins pour lui. Il attendait de voir si la blonde mêlée aussi plaisir et travail et il allait bientôt le savoir. Il leva une main pour toquer à la porte et entra quand la voix du Prince lui intima d'entrer. Il s'inclina face au bureau et au grand brun qui se trouvait derrière.

« J'ai tenu à accompagner moi-même votre rendez-vous Ambosius. Je vous présente Miss Fawkes. »

D'un signe de main, il présenta la blonde en dégageant l'espace pour lui permettre d'avoir vu sur le bureau et son occupant, mais aussi pour qu'elle puisse entrer. Le regard bleu clair allait et venait entre les deux visages pour noter leur expression respective.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 1 Fév - 23:31

Ambrosius commença son travail de souverain par répondre aux appels et aux messages qu'il recevait de diverses sources, mais surtout de sa goule Melchior. L'affaire avec son infant devenait une priorité surtout depuis qu'il avait appris la disparition de ce dernier. Il se retrouvait donc avec un souci de plus et un petite-infante non éduquée qui débarquerait d'ici peu.
Le Prince broyait littéralement du noir, tournant et retournant le problème dans sa tête, quand il entendit frapper à sa porte.

« Entrez ! »

C'était Kerr. Ambrosius acquiesça à son salut, ne remarquant pas tout de suite la personne qui l'accompagnait. Encore un nouvel arrivé surement … Quel problème allait-il avoir celui-là ? Une troupe de mages à ses trousses ou mieux des chasseurs ? Ou alors c'était un membre du sabbat en quête de rédemption ? Toutes les pensées du Prince étaient négatives, et il lui en faudrait beaucoup pour arriver à se changer les idées.

Le Prince se leva, et commença à faire le tour de son bureau.

« Bonjour Miss Fawkes et bienvenue à ... »

Ambrosius s'arrêta en plein milieu de sa phrase, ses yeux s'écarquillant quand il reconnu la nouvelle caïnite. Il fixait la femme en face de lui, sans trop comprendre. C'était l'humaine de la veille, celle avec qui il aurait bien voulu finir sa soirée … avant le souci avec Alan bien évidemment. Il resta sans voix un moment, le temps d'analyser la situation et de retrouver ses esprits.

« Vous … mais … mais … vous êtes une … non de Bleu … comment ai-je pu me fourvoyer à ce point … ? »

Lui d'habitude si clairvoyant c'était complètement planté sur la nature de sa rencontre de la veille. Heureusement qu'il n'avait pas eu le temps d'aller plus loin, cela aurait été un incident remarquable.
Il se passa un main derrière la nuque, assez mal à l'aise.

« Bienvenue à Glasgow Miss Fawkes. Ou dois-je vous appeler Katelyn ? »

Il lui offrit un magnifique sourire autant pour se redonner un peu de contenance que pour briser le climat de malaise qu'il avait installé.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Ven 3 Fév - 23:59



From : La salle d'attente


Kerr continua de parler sur le sujet de leur préoccupation actuelle, c'est à dire la déco et la disposition de l'Elyséum. L'escrimeuse comprit son allusion.

- Vivant de ma passion, je pense pouvoir dire que j'adhère à votre philosophie.

Puis le gardien s'arrêta devant l'un des portes avant qu'ils ne puissent poursuivre. Il toqua et entra après un "entrez". Kate le suivait de près mais elle ne voyait rien. Avec sa carrure il lui cachait intégralement la pièce. Elle le laissa donc se comporter en héraut, une marque qui faisait ma foi étrange car Kerr ne s'était pas montré très traditionaliste jusqu'ici. Il se décala d'un mouvement ample, libérant le passage à la belle Brujah. Son regard se posa sur le mâle en face d'elle et ses grands yeux s'écarquillèrent de surprise. Elle lâcha un :

- Vous ! dans un souffle.

Kate détailla bel homme. Il semblait aussi surpris qu'elle. Elle revérifia : Même yeux verts printemps, même lèvres ourlée, même air dandy chic, même taille, même voix. Puis elle fut prise d'un rire incontrôlable. La situation était particulièrement cocasse et fort drôle. Elle avait fait du rentre dedans au Prince de la ville. Cela aurait pu être assez fun au lever du soleil si cela s'était concrétisé.

La jeune femme fini par reprendre contenance et sourit de son air charmant à "Bel Homme" :

- Oh je crois que je vous avez invité à m'appeler Kate mais c'est vous le Prince.

Affichant un air déçu, elle ajouta :

- Je pense que c'est raté pour la visite de Glasgow.

Puis se reprenant, elle dit :

- Pour faire ma présentation correctement, je suis Katelyn Fawkes infante de Robert Millian du clan Brujah. Et je n'ai pas menti, j'arrive bien de Londres pour prendre ma retraite. Je compte monter un club d'escrime. ajouta-t'elle ne sachant plus réellement quoi dire.

La situation était vraiment bizarre. Revenir à forme de rapports formels ne lui sembla pas aisé du tout. Après tout, il était vraiment à croquer !
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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Lun 6 Fév - 22:40

Kerr pensait que Miss Fawkes et Ambrosius avaient peut-être une relation privilégiée, voir intime. Il avait aussi pensé que c’était une façon discrète, de la part d'Ambrosius, de le réprimander pour ses échecs de ces derniers jours. Hors, la réaction du Prince était tout autre, il semblait surpris de voir la jeune blonde, donc ils ne se connaissaient pas.

La jeune femme semblait, elle aussi, toute aussi surprise, du moins c'est ce que le grand roux interpréta de son expression faciale. Perplexe, il laissa les deux caïnites discuter, se tenant toujours non loin de la porte. L'ambiance était pesante, palpable et le Gardien hésita à se racler la gorge pour rappeler sa présence.

Prenant son temps, il signala sa présence en bougeant son corps massif, interrompant l’échange auquel il ne voulait pas assister. Sa curiosité était assouvie, le Prince n'avait pas cherché à le critiquer à travers un plan foireux.

« Bien, je pense que je vais vous laisser. Miss Fawkes, je vous souhaite une bonne soirée. Ambrosius, on se reverra plus tard. »

Il s’échappa de l’étroite pièce qui se trouvait, elle aussi, bien encombrée. Il s’éclipsa en refermant doucement la porte et repartit vers la salle de bar et essayant de ne pas trop rire. En réfléchissant au problème, il avait peut-être trouvé une solution qu'il trouvait hilarante.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Jeu 9 Fév - 22:56

Ambrosius finis par reprendre son mouvement et alla serrer la main a Kate, comme il avait l'habitude de le faire. Toujours souriant, il reprit le contrôle de la situation. Il n'avait, de sa longue existence, jamais connu ce genre de chose.

« Va pour Kate alors ! »

Le gardien bougea dans un coin et le Prince leva le regard vers lui. Il se demandait ce que ce dernier pensait de la situation. À n'en pas douter, il ne devait pas comprendre grand chose à cette dernière. Ambrosius non plus ne comprenait pas grand chose d'ailleurs. Il s'était vraiment trompé sur le compte de la belle blonde, le coup de l'émotion sûrement ? Les multiples problèmes sur son territoire ? Toutes les excuses seraient bonnes pour lui pour expliquer son fourvoiement.

« Oui oui Kerr je ne te retiens pas plus. Mais j'aimerais effectivement te voir plus tard. Il faut que l'on discute. »

Il fit un petit signe de tête au grand roux quand ce dernier les quitta, il avait pas mal de chose à lui raconter, surtout l'histoire concernant son infant. Il ne savait pas encore dans quelle proportion il allait tout lui raconter, mais il avait encore plusieurs heures pour y réfléchir. Il en profiterait aussi pour lui expliquer, plus légèrement, ce qu'il se passait avec Miss Fawkes.
Il invita, d'un signe de la main, la nouvelle venue à s'installer, désignant les fauteuils et canapé présent dans son bureau.

« Installez-vous Kate, nous allons discuter quelques minutes avant que je vous rende votre liberté. »

Il s'installa nonchalamment dans un des fauteuils, croisant les jambes et posant ses bras sur les accoudoirs.

« Alors comme ça vous êtes une amatrice d'escrime. J'ai moi-même dans ma jeunesse manier quelque peu l'épée. Mais cela fait longtemps que je n'ai pas combattu pour le plaisir et le sport. Et pour être franc, je ne connais pas grand chose à l'escrime. »

Le Prince faisait allusion à son lointain passé de soldat. Certes il n'avait jamais été un as des combat à l'épée sur le champs de bataille, mais il avait eu ça petit renommée. Et il était vrai qu'il avait ensuite troqué son épée par son burin. Ambroius n'avait alors quasiment plus touché à la première depuis.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Lun 27 Fév - 19:56



L'imposant gardien avait réussi à disparaître ce qui n'était pas une mince affaire. Il se rappela aux deux vampires courtoisement avant de se retirer. Kate lui fit un sourire et un signe de la main. Une fois seuls, le Prince invita la Brujah à converser et la lança sur un sujet pour la mettre à l'aise. Il lui répondit taquine :

- Personne n'est parfait.

Sa position indiquait clairement qu'elle n'était pas gênée par l'incongruité de la situation et qu'elle savait reprendre maîtrise d'elle. Elle savait que c'était important, son clan étant réputé pour son penchant à la perte de cette dernière.

- J'ai toujours aimé ce sport et l'escrime est un art noble, comme une danse exécutée avec une précision et une perfection dans le geste. Il y-a une beauté au delà de l'apparente violence.

Kate sourit à Ambrosius. Puisqu'il était question de converser, elle allait outrepasser un peu l'étiquette. une discussion c'était deux personnes qui parlaient ensemble. De plus, elle se demandait si la proximité qu'il essayait d'instaurer n'était pas tout simplement un trait de caractère qui faisait de lui un vampire .égal aux autres avec le poids des responsabilités, pas comme certains de ces Princes qui dès qu'ils avaient un peu de pouvoir étaient au-dessus des autres. Elle lui demanda donc :

- Les statues dans la salle d'attente sont-elles de vous ? Je vous avoue ma méconnaissance dans l'art de la sculpture à part les classiques.
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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Jeu 2 Mar - 22:04

Le sourire d'Ambrosius ne quittait pas son visage, même si son esprit été ailleurs, de façade, il était comme toujours, le Prince jovial et accueillant de la ville de Glasgow.

« Miss, vous prêchez un converti, il y a de la beauté partout. Dans chaque être animé, dans chaque objet, dans chaque sport. Elle est seulement plus ou moins présente selon le cas. »

Le souverain s'emportait toujours quand on parlait de la beauté. Lui était particulièrement attiré par la beauté plastique des corps humains. Il avait assisté, dans le passé, à des dissections réalisé par son ami Léonard. En néophyte, il observait son ami retranscrire la beauté intérieure du corps dans de fabuleux dessins d'observation anatomique. Il avait adoré cette période de l'histoire, riche en art, en rencontre et en découverte.

« Oui, c'est moi l'auteur mais je n'ai fait que copier des œuvres déjà existantes que j'affectionnais particulièrement. J'expose et je vends parfois mes créations originales dans ma galerie en centre ville, Ambrosius & Faccio. Si cela vous intéresse. »

Il se rappela qu'il voulait organiser une sorte de fête avec tout les caïnites de la ville. Pour que ces derniers, en plus de venir admirer la superbe galerie de leur Prince, puissent faire connaissance. Mais les événements de la veille avaient complètement fait sortir cette idée de la tête du souverain. Devait-il maintenir cette soirée ? Il n'en savait rien … Il demanderait à son ami Guillaume ce qu'il en pensait plus tard dans la soirée quand il le rencontrerait et lui exposerait ses divers soucis.

Il exposa tout de même son projet à Kath, cela ne lui coûtait rien et ainsi il pouvait voir si cette dernière était intéressée par ce genre d'événement.

« Si j'ai le temps de préparer ça, j'aimerais organiser une sorte de vernissage chez moi. Pour que tous les habitants nocturnes de Glasgow puissent venir et faire connaissance. »

Cette dernière phrase rappela à Ambrosius qu'il n'avait pas demandé les coordonnées de l'escrimeuse, pour compléter son calepin.

« D'ailleurs, donnez-moi votre numéro. Ainsi je pourrais vous joindre pour vous prévenir de la soirée. »

Ambrosius fouilla sont tiroir, pour extraire le cahier dans lequel il notait tous les contacts des caïnites qui venaient se présenter à lui. Il amenait ensuite ce cahier à une de ses goules, qui lui saisissait les numéros et les noms dans son téléphone portable. En effet, le Prince été assez familier de la technologie, mais certaines tâches le barbaient au plus haut point. Et il les refilait sans gêne à un de ces serviteurs.
En plus du cahier, il donna une jolie petite carte de visite à la belle blonde en face de lui.

« Voici ma carte avec mon numéro ainsi que celui de Kerr. »

Il lui tendit les deux objets, rajoutant ensuite un beau stylo plume dans l'équation pour qu'elle puisse écrire tranquillement son numéro de téléphone.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Lun 13 Mar - 23:17

Le Prince, toujours aussi courtois regarda la belle blonde renseigner ses coordonnés dans son carnet. Il repensa à la veille et à ce qu'il aurait pu se passer entre eux, si Melchior ne l'avait pas finalement appelé pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.
En repensant à cette histoire, il se rappela que Morgane devait l'attendre juste de l'autre côté du couloir. Cette constatation n'arrangea pas son coup de blues.

Cela lui aurait fait tellement de bien s'il avait pu aller plus loin avec Miss Fawkes. Il avait grand besoin qu'on lui change les idées. Depuis quand n'avait-il pas pris du plaisir avec quelqu'un. Cela le désespéra un peu plus, mais maintenant que la vampire c'était présenté à lui, c'était assez déplacé de penser à avoir une aventure d'un soir avec elle.

Il échangea encore quelques mots et banalités avec la nouvelle venue, puis se leva pour la raccompagner à la porte. Il prit soin de vérifier qu'elle ai bien récupéré sa carte de visite, et lui fit un gracieux baise-main.

« Kate, je suis ravie d'avoir échangé ces quelques mots avec toi. N'hésites pas à venir au Shadowland's ou à l'Elysium. Je me ferais un plaisir de passer à nouveau du temps avec toi. »

Il lui ouvrit galamment la porte jusqu'à ce qu'elle quitte son bureau et rejoigne la salle d'attente. Il retourna ranger rapidement son bureau avant l'arrivée de sa petite-infante. Ambrosius ne savait pas comment il allait gérer cette rencontre. Autant il était immensément en colère cotre elle et Alan, autant il mourrait d’inquiétude pour son idiot d'infant qui était allé se fourrer on ne sait où.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 22 Mar - 20:42

De là


Sans un mot, Melchior traversa le couloir qui menait aux différentes pièces de l'Elysium, dont celle correspondant au bureau de Ambrosius. Il ne disait rien car il ne savait pas quoi ajouter de plus pour donner encore un peu de courage à la jeune femme qui l'accompagnait. Elle allait rencontrer l'homme qui avait droit de vie ou de mort sur elle. En un claquement de doigts, ce dernier pourrait ordonner qu'on la supprime et ainsi arrêter sur-le-champ sa courte existence de vampire.

Même si la goule avait du mal à imaginer son maître tuer Morgane, il n'ignorait en rien son passé de militaire et connaissait le devoir qui lui incomber en temps que Prince. Il le savait donc capable d'exécuter la sentence s'il y en avait une.

Melchior s'arrêta devant une double porte et se tourna vers la copine d'Alan souriant du mieux qu'il pouvait.

« C'est ici. »

Il toqua ensuite fortement à la porte et attendit d'entendre un signe d'approbation pour faire entrer la demoiselle. Quand la voix du Prince traversa la cloison de bois, la goule se tourna une dernière fois vers Morgane, lui tendant la main.

« Ravie de t'avoir rencontré Morgane. À bientôt je l'espère. »

Une fois leur poignée de main échangée, il tapota l'épaule de la jeune femme et lui indiqua la porte. Elle pouvait rentrer dans la pièce qui servait de bureau au souverain. Un dernier sourire maladroit en direction de la jeune femme, et Melchior l'abandonna à son sort, repartant dans la salle d'attente, pour son prochain rendez-vous.
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Morgane Donnely

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 29 Mar - 22:23

Morgane suivit Melchior avec une certaine appréhension. Elle aussi ne disait rien, ne se sentant pas vraiment d'engager la moindre conversation. Comment le Prince allait la recevoir ? Allait-il mettre à exécution sa menace de destruction ?

Après tout Alan n'était pas là pour prendre soin d'elle. La demoiselle s'arrête derrière Melchior et entendit la voix du prince derrière les doubles portes. Le moment fatidique était arrivée. La goule lui tendit la main et lui souhaita au revoir. La jeune vampire lui répondit le plus sincèrement possible :


"Merci Melchior. J'espère aussi que l'on se reverra."

Morgane rassembla tout son courage et ouvrit la porte. En entrant, elle ne put s'empêcher de faire le tour de la pièce du regard. C'était un véritable capharnaüm, beaucoup d'objet éparses s'y trouvaient. Cela ne dura que quelques secondes. Il fallait absolument qu'elle se concentre sur la situation actuelle et surtout qu'elle n'oublie pas les conseils de son cher et tendre. La très jeune infante fit une révérence et prit la parole :


"Mon Seigneur."

Puis elle attendit avec une certaine angoisse qui pouvait être perceptible qu'Ambrosius prenne la parole. La demoiselle garda la tête baissée, ne voulant pas fixer du regard le Prince par crainte de le vexer. Allait-elle s'en sortir vivante de cet entretien ? La demoiselle avait des doutes quand elle repensait à leur première rencontre.
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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Sam 1 Avr - 10:13

Ambrosius sortit de ses idées noires quand il entendit frapper à la porte. Il tendit un peu l'oreille et reconnu la voix de Melchior. Il était bien là … qui plus est avec sa petite-infante. Le Prince bouillait entre l’inquiétude pour son infant, la colère contre ce dernier qui avait commis un acte irréfléchi, et l'excitation de rencontrer celle qui avait fait craquer Alan.

Il se racla la gorge et parla :

« Entrez ! »

Ambrosius observait la jeune vampire, elle était polie et respectueuse, c'était au moins ça. Mais même avec l'éducation la plus parfaite, elle n'était pas sensée exister. Il ne fallait pas qu'il s'attache à elle … Il fallait qu'il retrouve son infant et le punisse … Il fronça les sourcils et s'adressa à elle de manière abrupte.

« Assis ! »

Il fixa un long moment la personne en face de lui. Il ne savait toujours pas quoi faire … Il aurait besoin d'en parler à quelqu'un … Mais à qui ? Qui pourrait l'aider à résoudre ce problème des plus délicat ? L'aider à faire un choix raisonnable ? Il se gratta un peu sa barbe, toujours silencieux. Il était tellement en colère contre Alan, qu'il préférait attendre de se calmer un peu avant d'adresser la parole à la jeune femme. Au bout de longues minutes de silence, il se décida enfin à prendre la parole.

« Bon … Je sais que cette histoire n'est pas de votre faute. Loin de là. C'est Alan et moi-même les seuls responsables de votre étreinte. Je le pensais plus mature et réfléchit. Ce n'était malheureusement pas le cas … Mon infant n'était apparemment pas prêt à fréquenter des humains sans risque. Je suis déçu de son comportement … mais aussi déçu de moi-même de l'avoir si mal éduqué. »

Le Prince prit une petite pose dans son discours, histoire de faire redescendre la colère sourde qui bouillait en lui.

« Ce qui me gêne le plus, c'est pourquoi vous a-t-il laissé … seule … sans personne vers qui vous retourner. Enfin, personne sauf moi … Mais pense-t-il que je ne vous ferais aucun mal s'il n'est pas là ? »

Le souverain se leva et commença à faire les cent pas dans son bureau, les bras croisés sur son torse. Lui qui pensait vivre de manière tranquille jusqu'à la fin des temps. Le voilà devant une situation qu'il n'aimait pas du tout. Alan avait-il réellement disparut, ou était-il partie de son plein gré, dans le fol espoir de sauver son infante ainsi.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 12 Avr - 22:41

Le prince prit la parole d'un ton abrupte. Morgane ne sourcilla pas et fit ce qu'il lui demandait. Après tout, cette homme avait sa vie entre ses mains donc il valait mieux obtempérer sans faire d'histoire. de longue minutes de silence passèrent. cela avit paru durer une éternité pour la demoiselle. Puis la jeune caïnite écouta avec attention les paroles de son grand-sire. Il était dur autant envers lui-même qu'envers Alan.

Ne voyait-il pas que son âme-sœur avait réagit par amour, par peur de la perdre ? Morgane voulu prendre la p arole, mais préféra attendre de voir si le Prince avait finit de parler. Et elle fit bien. ce dernier reprit la parole, amenant de lui-même la raison de sa présence en ces lieux. La jeune vampire le regarda faire les cent pas dans son bureau pendant quelques minutes avant de lui répondre :


"C'était un accident et Alan ne voulait pas me perdre. Ca fait cinq ans que je le côtoie et jamais il ne m'a révéler sa véritable nature. Cette fois, il écouté ses émotions. N'avez-vous jamais fait quelque chose d'irréfléchie par passion et par amour ?"


La demoiselle posa son regard noisette sur le Prince de la ville avant de reprendre, toujours d'un ton le plus courtois possible :


"Je ne crois pas qu'il m'ait abandonné. Il a dit qu'il serait toujours là pour moi. Hier soir, il m'a dit quoi faire pour pouvoir passer la nuit chez moi en sécurité. pendant ce temps, il est allé donné un coup de téléphone d'une cabine en bas de chez moi, mais il est jamais remonté.

Quand je suis allée voir en début de soirée, il y avait des signes de lutte dans la cabine téléphonique et des traces de sang. J'ai aussi trouvé son téléphone portable par terre. Il est en mauvais état et il y a des traces de sang dessus aussi. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, mais il a dû lui arriver quelque chose. Il ne m'aurait jamais laissé toute seule."


Morgane mit la main dans son sac à main et en sortit le fameux téléphone qu'elle tendit au souverain. Puis elle reprit d'une voix plus inquiète :


"Vous allez pouvoir le retrouver ?"


Oui, la jeune infante était inquiète pour son cher et tendre voire même très inquiète et elle ne cherchait pas à le cacher. De toute façon à quoi bon le cacher. Si Alan ne revenait pas, elle n'avait aucune raison de vivre encore dans ce monde-là. La demoiselle attendit de voir la réaction du Prince quant à ses paroles et qu'il prenne le téléphone portable. Pourrait-il faire quelque chose ? La toréador l'espérait réellement.
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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Dim 16 Avr - 23:50

Ambrosius arrêta de marcher comme un lion en cage quand la jeune femme prit la parole. Sa mâchoire se crispa quand elle osa lui demander s'il n'avait pas déjà fait d'acte irréfléchi par amour pour quelqu'un un jour dans son existence. Comme osait-elle s'adresser à lui ainsi, qui est-elle pour lui parler de la sorte ? Il allait répliquer avec véhémence et la remettre à sa place, mais se ravisa bien vite, laissant couler les choses. Il pourrait, tôt ou tard, lui faire comprendre qu'on ne s'adresse pas à un Prince aussi familièrement. Morgane continua donc son explication sans interruption de la part d'Ambrosius.

Il lui répondit d'un air pensif.

« … Pouvoir le retrouver … Sûrement … Mais en ai-je vraiment envie. Après tout, si je le retrouve il devra répondre de ses actes. »

Le Prince récupéra le téléphone que lui tendait la demoiselle et l'examina en prenant soin de lui tourner le dos pour qu'elle ne puisse pas lire les expressions qu'il pouvait afficher.

Il n'y avait aucun doute sur le propriétaire du-dit téléphone : c'était bien celui d'Alan. Les fissures de l'écran, les quelques tâches de sang à l'arrière … effectivement, cela n'avait pas l'air d'être une disparition volontaire. Et connaissant son infant, il ne le voyait pas élaborer un plan aussi complexe pour tromper les éventuelles recherches. Cachant l'inquiétude qui pouvait transparaître dans sa voix, il reprit :

« Je vais lancer des recherches pour le retrouver, après tout une disparition sur mon territoire est inadmissible. Vous, vous aller rester tranquillement ici le temps que je m'organise. Comme je vous l'ai déjà dit, je ne sais vraiment pas quoi faire de vous. Ni comment expliquer votre présence ici … Il y aurait une solution tellement plus simple pour régler ce problème … »

Ambrosius lui tournait toujours le dos. Il articulait parfaitement ses paroles, histoire que la jeune femme ne puisse pas se méprendre sur ce qu'il disait.

« Si je vous supprimais, j'enlèverais une énorme épine de mon pied, et en même temps je résoudrais tous les problèmes que votre création clandestine provoque. Je suis le Prince c'est à moi qu'incombe la tache de savoir si je vous laisse la non-vie sauve … Et pour une étreinte non autorisée laissez moi vous dire que vous avez peu de chance de voir la nouvelle semaine arriver ... »

Il se retourna vers elle un air impénétrable sur le visage. Souhaitait-il lui faire peur ? Ou paraître inflexible ? Ambrosius s’approcha lentement d'elle, comme pour faire monter le climax de la scène qu'ils jouaient tout les deux. Son charisme renforçait l'impression de menace qu'il souhaitait lui faire éprouver. Il fixa la nouvelle caïnite toujours aussi durement puis fini par se détendre un peu, relâchant en quelques secondes la pression qu'il venait de faire monter depuis quelques minutes. Il esquissa un léger sourire.

« Vous avez de la chance … je suis un souverain peu orthodoxe … Je ne pourrais jamais tuer ma petite infante … après tout mon fils vous à choisi. Et malgré qu'il m'en fasse voir des vertes et des pas mûres, je l'aime. Je ne peux rien vous promettre pour le moment, il me faut du temps pour entrevoir une solution … mais je vais essayer de réparer les bêtises d'Alan. Ou du moins faire en sorte que vous ne payez pas pour lui. »

Il se retourna vivement et se dirigea vers la porte de son bureau. Il lui fallait des conseils pour pouvoir y voir clair et il savait exactement à qui les demander.

« Suivez-moi, je vous conduis dans votre chambre. »

Ambrosius appuya sur la poignée et sortit dans le couloir, attendant la jeune femme. Il allait la conduire à l'étage pour l'installer dans une des chambres et lui expliquer quelques règles de la maison.

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Morgane Donnely

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 26 Avr - 21:50

Morgane essaya de ne pas ciller ni montrer encore plus son inquiétude lorsque le Prince lui répondit la première fois. Pourtant elle le savait que la menace de la mort ultime pendait telle une épée de Damoclès au dessus de sa tête. La demoiselle écouta attentivement Ambrosius sans rien dire, mais elle sentait la tension présente dans l'air. Cela ne la rassurait vraiment pas. Surtout lorsque vint la suite. Oui elle se doutait que cela serait plus simple pour lui de la supprimer. Si la jeune vampire aurait pu le faire, elle n’aurait surement pâlit, la peur l'étreignant petit à petit. Lorsque le Prince s'approcha d'elle, Morgane ne put s'empêcher de reculer. Elle se sentait écraser par le charisme de son ainé. Elle ne savait pas combien de temps cela dura, mais ça lui parut être une éternité.

Puis l'atmosphère se détendit en quelques secondes et la jeune femme eut l'impression qu'un poids s'effaçait. Particulièrement lorsqu'Ambrosius la "rassura". Ainsi il ne comptait pas les exécuter. Il comptait réparer les bêtises d'Alan.  Après ces paroles, le Prince se dirigea vers la porte et lui demanda de la suivre. Il allait la mener à sa chambre. Visiblement, elle n'allait pas pouvoir sortir d'ici. La jeune infante prit ses affaires et suivit le dirigeant de la Ville caïnite docilement. Ce n'était vraiment pas le moment de faire un quelconque écart. Ses pensées étaient sans cesse tournées vers son âme-sœur, ce qui n'arrangeait pas l'inquiétude qu'elle ressentait.


*Alan où es-tu ? Accroches-toi, on va te retrouver.*

Lorsque le Prince ouvrit la porte du bureau, Morgane lui emboita le pas en direction des étages.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Ven 16 Juin - 22:24

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Ambrosius avançait d'un pas décidé vers son bureau. Plus vite il en finissait plus vite il pourrait sortir ou du moins passer un peu de temps avec ses amis. Il traversa le couloir qui se trouvait au centre de l'Elysium et poussa ensuite la porte de son bureau. Il désigna d'un geste de la main les fauteuils qui se trouvaient devant son bureau. Mais bien loin de s'installer de l'autre côté du meuble, le souverain s'installa sur le dessus de ce dernier d'un bond leste.

« Installe-toi Tobias. Mets-toi à l'aise ! »

Le Prince se gratta un peu le crâne et regarde le jeune homme en face de lui. Comment pouvait-il lui annoncer cela ? De ce qu'il avait compris, ce dernier n'avait aucune idée de ce qu'il était devenu. Et en général, ce n'était pas à un inconnu d'annoncer la nouvelle. C'était assez problématique. Continuant de réfléchir, Ambrosius décida de vérifier encore une fois ce que lui avait dit le jeune Malkavian et effectivement il ne s'était pas trompé. Il aurait presque préféré qu'Hadrien ai fait une erreur. Ambrosius décida finalement de se jeter à l'eau après tout ce n'était pas la première fois qu'il allé dire à quelqu'un qu'il était devenu un vampire.

« Bon j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle … Je commence par la mauvaise d'accord ? »

Ambrosius laissa un petit temps de latence, de sorte que Tobias s'installe bien. Puis, le Prince décida de ne pas trop tourné autour du pot pour ne pas éterniser le supplice.

« Tobias, écoute-moi et laisse moi t'expliquer. D'accord ? Tu auras le droit de discuter quand j'aurais fini okay ? Bon … et bien … tu es mort ... »

Ambrosius stoppa tout de suite d'un geste de la main les éventuelles objections du jeune homme.

« Je sais très bien ce que tu vas me dire … donc je t'invite à essayer de prendre ton pouls. Tu comprendras mieux ensuite. »

Ambrosius restait d'un calme olympien, ne souhaitant pas faire fuir Tobias.

« Quant à la bonne nouvelle, et bien c'est que tu es toujours de ce monde car tu es devenue un vampire. »

Le Prince lui adressa un sourire doux, lui laissant le temps d'assimiler les différentes informations.

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Dernière édition par Ambrosius [PNJ] le Dim 25 Juin - 16:52, édité 1 fois
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Tobias Abraham

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mar 20 Juin - 0:08

La pression ne lâchait pas Tobias qui avançait dans le bureau du Prince, il était étonné d'ailleurs que cela n'ait pas plus l'air d'une salle du trône avec une chaise de bureau surplombant toute la salle, avec de l'or et du satin partout mais non. Il y avait bien sûr du rouge et de l'or un peu partout, mais les bibliothèques qui couvraient les murs lui rappelaient son propre appartement. Toutefois, l'exubérance aristocratique était assez prononcé pour déclencher en lui la voix de son arrière-grand-père dans sa tête "Attention Tobias, comporte-toi bien, surveille chacun de tes gestes, devant les nobles chaque détail compte !". Il se dit alors que la première impression était fichue, vu l'état déplorable dans lequel il était, mais il avait la sensation qu'il pouvait encore sauver les meubles.

*Sauver les meubles ? Mais enfin il va peut-être me tuer et moi je pense à bien attendre qu'il me propose de m'asseoir pour obéir ?!*

C'est exactement ce qu'il se passa quand le Prince dit à Tobias de s'asseoir : il prit la peine d'obéir. Pour autant, le "Mets-toi à l'aise !" lui semblait bienveillant et sincère, probablement due à la posture informelle de son interlocuteur. L'étudiant se calma un peu, il était toujours aussi stressé mais beaucoup moins confus. Il put alors discerner avec plus de détails les traits du visage du Prince. Il n'avait pas l'air d'être un dégarni adepte de la batte de baseball. L'homme devant lui paraissait en fait gêné qu'il soit là en face de lui, comme un adolescent venant de constater sa bêtise, un peu honteux d'en être le responsable. Soudain le Prince prit la parole pour lui dire qu'il avait une bonne et une mauvaise nouvelle à annoncer, ce qui causa une crispation soudaine sur le visage de Tobias, qui s'accentua par la décision de son interlocuteur de commencer par la mauvaise nouvelle. Il écouta sans bouger son interlocuteur, ne se rendant plus compte que son visage était resté figé dans une légère grimace. Il détestait les mauvaises nouvelles, encore plus quand il était possible que cette mauvaise nouvelle soit un "Je vais devoir te tuer.". Le pire était le fait que le Prince prenne des pincettes pour lui annoncer que... au moment même où Tobias entendit qu'il était mort, sa mâchoire tomba. Il n'avait pas compris ça dans le sens qu'il était à présent mort mais qu'il allait l'être dans un futur quasi-immédiat. Il s'attendait à ce que l'homme sorte un couteau pour le plonger dans sa gorge, à ce qu'un homme caché derrière lui fracasse son crâne avec une masse mais non. Il ouvrit la bouche pour crier mais le noble en face de lui l'en empêcha d'un signe de main impérieux, comme s'il eut par ce geste interdit son effroi d'être exprimé.

Il prit son pouls comme le Prince lui avait conseillé, mollement mais il le prit.

"Ecoutez, je ne sais pas ce..."

Il cligna rapidement des yeux, étonné de ne rien sentir sous ses doigts, il le bougea en long et en travers des veines de son poignet mais rien.

"Attendez, je vais tester l'autre..."

Ce qu'il fit exactement. Mais rien, rien ne venait. Il n'y avait aucune sensation quand il pressait son pouce sur le poignet. Il y mettait les paumes mais elles ne purent rien sentir non plus. Deux doigts contre sa jugulaire, puis la main, mais toujours rien. Alors l'annonce de sa nouvelle condition le sidéra quelques secondes. Lui ? Un vampire ? Ses mains allèrent chercher mollement ses lunettes qu'il enleva de son nez.

"C'est une blague ? C'est ça ? C'est Simon qui a ordonné tout ça ? Et Aïcha juste une fille qui... non il n'aurait pas osé, il est trop gentil."

Sa réflexion laissa la place au désespoir :

"Je... les vampires ça n'existe pas enfin..."

Puis il continua en français :

"Ça ne peut pas être ça..."

Pour finir dans une logorhée :

"Je pfft bl... pfft, mais je que... ah..."

Il n'y avait plus aucune réflexion, il ne trouvait juste pas les mots, il ne savait plus que croire mais l'idée qu'il était possible qu'il soit effectivement un vampire avait envenimé son esprit. Il y avait un côté indicible dans la peur qu'il ressentait face au néant qui s'offrait à lui, face au trou béant où il venait de perdre son âme.
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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Dim 25 Juin - 17:13

Ambrosius laissait le temps au garçon en face de lui de réaliser se qu'il lui arrivait. Il se doutait bien que Tobias n'allait pas le croire dans un premier temps, mais ce dernier n'aurait pas le choix. Il était un vampire et il devait le comprendre et l'intégrer le plus rapidement possible. Le Prince ne se rappelait même plus comment il avait vécu ses premiers temps en temps que vampire, cela remonter à trop longtemps pour lui. Mais il imaginait tout à fait que Tobias, lui, s'en souviendrait pendant des siècles.

« Bon évidemment, je ne m'attendais pas à ce que tu sautes de joie. Mais il faudra que tu te fasses à cette idée, Tobias. »

Le Prince tapa dans ses mains et descendit de son bureau pour mettre un peu de mouvement dans la pièce et briser cette ambiance particulière. Il commença à marcher dans la pièce, agrémentant ses paroles de geste, à la manière des Italiens.

« Passons maintenant à la partie complexe. Tu as énormément de choses à apprendre et à maîtriser rapidement. Je suppose que tu ne connais pas ton sire. Un sire c'est ton créateur celui qui t'a étreint … enfin … transformé ?  Sais-tu ne serait-ce qu'une seule petite chose sur lui ?»

C'était très complexe pour lui d'expliquer des choses si communes en évitant le vocabulaire propre à leur condition. Mais son interlocuteur débarquait dans un monde totalement inconnu ou même les choses les plus simples pouvait prendre une dimension disproportionnée.

« De toute façon, tant que ta situation n'est pas plus claire, tu vas rester ici avec nous. Tu seras logé et nourri donc ne t'inquiètes pas pour ça. Si tu as des gens à prévenir, trouve une excuse qui ne les inquiétera pas pour expliquer ton absence. Ensuite, on avisera pour la suite. »

Ambrosius se rendait compte qu'il devait l’assommer d'informations, mais il n'avait pas vraiment le choix. D'ailleurs, il se demandait comment il allait pouvoir gérer Morgane et Tobias qui se retrouvait sans sire mais surtout sans éducation. Il devrait peut-être songer à faire une réunion avec sa cours à ce sujet et peut-être y rattacher les autres anciens de la ville. Il se passa une main sur le visage et laissa ses yeux s'attarder sur la personne en face de lui. Le garçon n'avait toujours pas l'air en forme …
Il s'approcha de lui et posa une main compatissante sur son épaule.

« Je sais que cela bouleverse sûrement tes plans de vie à long terme, mais ton existence vient de prendre un tout autre tournant. Tu n'y trouves peut-être pas encore un intérêt, mais tu verras bientôt le monde sous un autre regard. »

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Ven 30 Juin - 23:42

La logorrhée de Tobias fut succincte, il se rendit compte en effet que ce qu'il voulait dire n'avait strictement aucun sens, ou plutôt il émettait un sens dont il n'avait pas le contrôle : tout ce verbiage sans aucun sens montrait juste que l'étudiant était confus. A vrai dire, il ne savait même plus depuis quand il avait arrêté d'avoir les idées claires. Peut-être était-ce après avoir fini sa première chope de bière, il ne pouvait même plus dire quel était le volume de celle-ci. L'avait-il d'ailleurs finit seul ? Aïcha était venu quand il était en train de la boire.

Bien sûr qu'il devra s'y faire à l'idée, ça il le savait, il devait s'y faire à l'idée. Il n'arrivait pas encore à réaliser ce qu'il venait d'être dit, c'était sûrement pour ça qu'il avait cette pensée pragmatique. Pour le moment, il savait qu'il s'y ferait, mais il n'y arrivait pas pour l'instant. Il n'était pas encore acquis au désespoir que l'on attendrait normalement de quelqu'un de croyant à qui l'on aurait dit qu'il était à présent une créature damnée. Il releva sa tête vers son interlocuteur qui, tel un jeune chef d'une start-up branché, s'était élancé de son bureau de façon tout à fait dynamique et parlait à présent avec de grands gestes fluides. Cela perturbait un peu Tobias qui était en train de voir un homme d'un passé lointain en apparence avoir des allures d'un homme très ancré dans son époque. Quand il lui demanda s'il savait quelque-chose sur cette personne qui l'avait transformé, il fit rapidement le lien avec Aïcha. Il repassa les bribes de souvenirs de cette fête.

Il se penchait tellement sur ses souvenirs qu'il avait fini par se projeter là-dedans. Il se revoyait parler à son ami Simon quelques secondes, le quitter pour aller commander une bière. Qu'avait-il pris ? C'était une bière d'Ecosse mais il ne se rappelait plus du nom. Il était étonné du volume de bière qu'on lui avait donné. Dans le Nord de la France, ce volume-là existait aussi mais c'était pris dans des cas exceptionnels ! Une femme s'était approchée de lui, elle avait un grand sourire ultrabright. Soudain un souvenir lui éclata à la figure, il ouvrit ses yeux en grand : elle s'était présentée en français ! Elle avait un accent, mais Tobias n'avait pas su d'où était sa provenance, il n'était pas écossais, ni anglais, ni gallois, ni irlandais... Il se rappelait de ça parce qu'elle l'avait "ma chérie" en lui demandant son prénom, ce que Tobias avait corrigé en lui donnant son prénom. Cela avait crée de la gêne chez elle, elle s'en était même excusée. Tobias avait pris une gorgée puis après... plus rien pour le moment. Il dit à Ambrosius :

"Elle s'appelle Aïcha, elle parle français et c'est tout, pour le reste, je ne me souviens plus. Je ne sais même pas si là où elle m'a séquestré était chez elle vraiment, ou si c'était juste un endroit paumé..."

Quelques instants après avoir prononcé cette phrase, le mot "Aïcha" retentit dans sa tête. Il porta sa main sur la jugulaire où il avait été mordu, elle lui faisait mal, elle le démangeait. Il lâcha un petit gémissement en écoutant son interlocuteur poursuivre, tout en fouillant dans son esprit d'autres souvenirs. Il se souvenait qu'elle avait embrayé un moment sur les points communs, en lui disant qu'ils en avaient sûrement beaucoup, mais il ne se rappelait même plus du contenu. Mais la requête du Prince l'avait sorti du tréfonds de ses pensées. Il venait de lui demander l'impossible : trouver une excuse qui ne fasse pas paniquer sa mère. Comment allait-il faire, lui qui avait une mère poule par moment étouffante, lui dire qu'il avait disparu comme ça, sans laisser de trace pendant il ne savait combien de temps ? Qu'avait-il pu faire pour être éloigné de son téléphone aussi longtemps ? Peut-être que l'idée d'un long bizutage allait pouvoir garder sa mère en-dehors de Glasgow, il allait très probablement se faire remonter les bretelles, malgré le fait qu'il va lui dire que ce n'était vraiment pas sa faute mais qu'il a été... séquestré. On en revenait au même.

Seule la main réconfortante d'Ambrosius sur son épaule l'empêcha de s'enfoncer dans ce tourbillon de malheur. Il l'écouta montrer son empathie pour lui avant de prendre son visage entre ses mains. Oui, il n'avait pas pensé à ça, à son avenir, à après, au long terme. Pourra-t-il faire ce pour quoi il se sentait destiné ? Il dit à Ambrosius :

"J'aurais voulu être diplomate comme mon arrière-arrière-grand-père Ezechiel. Je me suis donné comme devoir de faire comme lui, pour oeuvrer pour la paix dans le monde. C'est naïf de dire ça mais je ressens bien tout ce que le mot "paix" veut dire et les moyens que l'on emploie pour la garantir."

Il sortit sa montre à gousset en or, gravée pour Ezechiel et la considéra sans regarder l'heure. Elle semblait si belle, si scintillante dans ses manches pleines de sueur et de poussières. Il s'y référait comme une sorte de doudou. Il y voyait les initiales gravées et pouvait en ressentir tout le poids de l'Histoire avec sa grande hache. Il releva la tête vers le Prince et ses mains se firent moins fermes sur la montre, la laissant glisser le long de ses jambes, reliée par une chaîne à sa poche. Il se sentait un peu plus faible, comme s'il venait d'avoir une chute d'adrénaline, comme si son corps venait de se rendre compte de tout ce qu'il venait d'endurer, comme si son esprit avait enfin fait le grand saut dans ce trou béant, ne faisant plus qu'un avec la noirceur contenue dedans. Il prenait peu à peu conscience de ce qu'il se passait, il saisissait mieux la chose. Alors, luttant pour ne pas s'évanouir, il saisit de nouveau sa montre à gousset, pour se rattacher encore au monde et dit au Prince, sanglotant :

"Ne me lâchez pas s'il vous plaît. Il faut encore qu'on me tienne. J-j'ai peu tout seul. Je suis dans le noir, j-j'ai peur du noir."
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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 5 Juil - 17:19

Le jeune homme commençait doucement à se rendre compte des changements qui allaient intervenir dans son existence. Et cela le perturbait vraiment. Même si le Prince comprenait, il faudrait que cette passade lui passe rapidement au risque sinon de tomber dans la dépression pour le nouveau venu. Ambrosius, toujours aussi avenant, le rassura encore une fois.

« Tu ne seras peut-être pas comme ton grand-père, mais rien ne t’empêche d’œuvrer pour la paix dans notre monde. Tu verras, quand on t'aura enseigné les rudiments de la vie de vampire, que la Paix chez nous n’est qu’une façade. J’ai été soldat dans ma jeunesse, je sais donc ce qu’est la guerre et je n’ai pas tellement envie de voir cela arriver dans ma ville. Tobias, ne t’inquiètes pas, nous n’avons pas l’intention de t’abandonner, tu viens d'hériter d'une nouvelle famille. Et nous ne te laisserons pas livré à toi-même, premièrement parce que ce n’est pas le genre de la maison et deuxièmement parce que sans éducation, tu es un danger pour nous. »

Le Prince retira sa main de l'épaule du jeune homme. Et fronçant les sourcils, revint à ses interrogations concernant la transformation de Tobias.

« Tu te rappellerais de l’endroit où tu étais ? C’est là que le jeune Hadrien t’a récupéré, non ? Il serait peut-être intéressant que nous allions y faire un tour. »

Bien sûr, le Prince ne comptait pas s’y rendre lui-même, mais il trouverait surement une bonne âme qui voudrait aller y jeter un coup d’œil. Il pensait que ce ne serait pas une bonne idée pour Tobias d'y retourner, car dans l’état dans lequel il se trouvait il risquait de tomber en frénésie en s’approchant du lieu de sa transformation. Mais le jeune Malkavian aux cheveux longs savait ou se trouvait cet endroit et il trouverait bien quelqu’un d’assez aventureux pour aller voir ce qu’il s’était passé là-bas. Le Prince se dit qu’il devait peut-être penser à recruter un Fléau pour palier à ce genre de problème. Trop de jeunes vampires et d’étrangers arpentaient ses rues sans surveillance…

Il commença à se diriger lentement vers la porte de son bureau.

« Je vais te montrer ta chambre. Je t’invite bien entendu à y rester un petit moment. Demain soir nous irons chez toi pour que tu puisses récupérer certaines de tes affaires. Tu ne seras pas obligé de t’installer ad vitam aeternam ici, mais tant que tu n’auras pas un minimum de connaissance de ce que tu es, je te conseille pour ton bien et celui de tes proches de rester ici. »

Encore une fois le Prince n'allait pas accompagner Tobias chez lui, il missionnerait quelqu'un de son entourage pour l'accompagner faire ses valises.

« Je demanderais à une de mes goules de te trouver des vêtements propres pour demain que tu sois présentable. Okay »

Il commençait à ouvrir la porte quand il se retourna vers Tobias, un air perplexe sur le visage.

« Oh mais j’y repense, je ne me suis même pas présenté correctement, je suis Ambrosius, Prince des vampires de la ville de Glasgow. En gros, c’est moi le chef ici. »

Le Prince lui offrit un grand sourire et lui tendit une main amicale. Tobias n’y été pour rien dans cette histoire, par contre, cette Aïcha, s’il la retrouvait passerait à coup sûr un sale moment. Il repartit ensuite vers la porte de son bureau, attendant que Tobias se lève et le suive pour le conduire à l’hôtel du Shadowland’s à l’étage supérieur.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [18 janvier]   Mer 12 Juil - 0:08

Les mots du Prince sonnèrent au début comme une sentence tombée sur la tête de Tobias. Le "ne t'inquiètes pas" sonnait comme un peu de répit dans son destin condamné, dans l'annonce de ses rêves brisés. Mais le summum du réconfort intervint quand il utilisa les mots "hériter" et "nouvelle famille". Il avait l'impression qu'on lui parler de sa propre famille par ce terme d'héritage. Il ressentait ainsi tout le poids des générations qui s'accumulait au fil du temps. A présent, le poids de la famille Abraham allait être accompagné du poids de cette nouvelle famille, tout le poids des générations, des siècles et des siècles à voir, à vivre à travers les yeux de ses ancêtres dont la filiation était étrange. Sa connaissance généalogique ne se limiterait plus aux relations d'un arrière-arrière-arrière-arrière-grand-oncle qui aurait connu de loin Louis XVI, non, il devra probablement apprendre l'arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière... et ce sur plusieurs répétitions, qui aurait connu Clovis, qui aurait lui-même reçu le vase de Soissons sur la figure ! Il perçut alors un peu plus à quel point le trou béant dans lequel cette Aïcha l'avait propulsé. Pour autant, il savait que cette infinité généalogique était d'une certaine façon remplissable par cette infinité d'années à vivre : il aurait tout son temps d'apprendre qui avait mordu qui pour enfin finir par la morsure d'Aïcha. D'ailleurs, l'exercice que lui demandait l'homme était bien un exercice de souvenir sur une de ses aïeuls. Il répondit alors :

"Je sais d'où l'on vient, c'est bon, je connais le chemin. On va vraiment y revenir... euh... rapidement ? Enfin, si vous voulez je peux tout vous raconter."

Il prit ensuite le déplacement du Prince comme une invitation à le suivre, alors, lui aussi, mollement mais sûrement il leva pour se mettre en marche. Il avait mal, à force d'être resté dans cette position, certes sur un temps court, mais suffisamment relaxant pour que Tobias puisse s'y acclimater à grande vitesse. Au début, il dut se tenir au bureau pour avancer, la confusion avait repris un peu le dessus le temps qu'il se remette en bonne position. Il tangua quelques secondes avant de se fixer. Pour autant, même s'il restait toujours un peu confus, il comprit bien qu'il n'allait pas revivre dans son appartement tout de suite. Quand Ambrosius lui parla d'y revenir pour récupérer l'essentiel, il fit de gros yeux. Il n'avait pas envie de le contredire, de lui dire que ce n'était pas possible, que même s'il ne devait se limiter qu'aux livres, il faudrait un camion, rien de discret, parce qu'il s'imaginait qu'il fallût cacher le fait que Tobias ne vécût plus ici, le temps d'apprendre, de ne plus être un danger. D'ailleurs, le fait qu'Ambrosius utilise ce terme de "danger" pour le qualifier ne l'avait pas frappé plus que ça, il devrait le frapper bien sûr, mais c'était comme si son esprit s'acclimater à une gravité à la fois. Il fallait d'abord se rendre compte des infinités dans lesquelles il s'était propulsé avant de se rendre compte qu'il était un danger, avec tout ce que cela impliquait.

Puis le Prince parla de goule. Pour Tobias, les goules étaient tout simplement le synonyme de zombie. Il se demanda alors si les zombies existaient vraiment, si ces zombies étaient intelligents, s'ils étaient des amis des vampires, des serviteurs, des employés, des esclaves... et si les zombies existaient : quid des loups-garous ? Et Cthulhu ? Non, bien sûr que Cthulhu n'existait pas... mais les loups-garous ? Il dit alors tout simplement :

D'accord !

Pour autant, plein de questions lui traversaient la tête, et au fur et à mesure qu'on lui répondait, d'autres encore arrivaient. C'était une véritable torture mentale et intellectuelle que l'on lui infligeait. Mais le sourire charmeur du Prince apaisait un peu la douleur des réflexions alambiquées du jeune normalien. Il s'était présenté, lui tendait la main qu'il serra en lui renvoyant un sourire peut-être moins charismatique, mais qui sentait bon la joie de vivre béate du lobotomisé. Ambrosius... :

Oui ! Hadrien m'a parlé de vous... enfin un peu, juste pour dire que l'on devait venir vous voir.

Puis il sortir de la pièce avec Ambrosius. Enfin, il allait oser cette question qui le torturait depuis quelques minutes :

Mais qu'est-ce que c'est qu'une goule ? Enfin c'est un zombie c'est ça ? Il va y avoir un zombie qui va me prendre des vêtements ?

Cette question le torturait parce que si c'était effectivement un zombie qui allait lui prendre ses vêtements, au vu du fait qu'il avait croisé un groupe de personnes dont certains représentants faisaient peu de cas de la vie humaine, il se demandait si ce zombie, s'il en était un, allait prendre des vêtements non pas posés tranquillement sur une armoire en attendant d'être portés mais sur un cadavre encore fumant d'un être humain fraîchement tué uniquement pour lui rapporter un slip et des chaussettes.

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