''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]

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Hadrien Chevalier

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mer 8 Fév - 23:15

Recevoir des coups ne préparait pas à en donner. Mais Hadrien avait fait de son mieux pour rapidement apprendre à se battre. Vivre seul à 16 ans quand on a été abusé toute son enfance, ne permettait pas d'avoir une vie des plus tranquille. Mais même avant d'avoir gagné sa liberté, le jeune garçon avait eu des mauvaises fréquentations et avait participé à quelques échauffourées avant de se ranger. Il n'avait jamais été un délinquant, ni même un mauvais garçon, il avait seulement suivi les mauvaises personnes pendant une petite période de sa vie. Mais sa prudence l'avait vite rattrapée et il avait coupé les ponts avec son ancienne bande ''d'amis''. Gardant comme seul souvenir de cette période son apprentissage de la bagarre et son penchant pour les paradis artificiels.

« J'ai appris dans la rue … On peut pas dire que mon style soit esthétique … mais il est efficace. Enfin … quand ils sont pas trop nombreux en face ... »

Il hocha ensuite la tête aux recommandations de Marc. Il avait l'habitude de prévenir en cas d'absence. Mais ces absences à répétition lui avaient coûté son poste quand il était à Rungis, il espérait que cela ne serait pas pareil ici et qu'il pourrait honorer son contrat en entier et mettre un peu de côté les obligations de sa vie de vampire.

« D'accord … je comprends très bien. Je ferais de mon mieux pour prévenir toujours à temps. Mais j'espère ne pas avoir à le faire … ça serait mieux. Euh ... Je peux te donner le numéro d'une personne à contacter … Si jamais il m'arrive un truc ? »

Hadrien attendit la réponse, préparant tout de même une des cartes de visite de William. Il en gardait toujours une sur lui en cas de besoin. La peur d'avoir une crise et de ne pas ce rappeler le numéro de sa goule le tenaillait.
La carte été assez sobre, noire avec une écriture dorée, précisant seulement le prénom et le téléphone de la goule du Malkavian. Hadrien ne se doutait pas que c'était une des cartes de visite professionnelles de Will. Le jeune vampire lui en avait emprunté quelques-unes au cas où. D'ailleurs, il les trouvait très jolies, pensant lui aussi à s'en faire des similaires : simple mais classe.

« Donc c'est ici que je vais travailler ? C'est immense ...  J'espère que je ne casserais rien … »

Hadrien caressé d'une main distraite, le canapé en suédine sur lequel il était assis. Il regardait une petit lueur émerveillée dans les yeux. Tout ce qui l'entourait le laissait sans voix. Lui qui avait toujours travaillé en usine, avait d'un seul coup trouvé un job qui le changeait du tout au tout. Tant au niveau du travail en lui-même que du cadre dans lequel il allait exercer.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 9 Fév - 21:26

Marc prit la carte que lui tendait Hadrien. Noire avec une écriture dorée, juste un prénom et un numéro de téléphone. Cela lui rappelait les coupures que lui remettaient les call-girls qu‘il appelait parfois pour sustenter ses patrons. Et plus si affinités. Mais le prénom était masculin, alors la goule crut qu‘il s‘agissait simplement des coordonnées d‘un type un peu dans la même situation que Hadrien.  Il était tout à fait possible qu‘ils partagent le même lit. Mais il préféra se taire sur le sujet, le beau brun était un petit être délicat qui s‘effarouchait facilement.

- Merci, je vais la garder précieusement. Et il fourra sans ménagement le petit carton dans une des poches de sa veste. J‘ai un truc pour te faciliter la tâche, ça te permettra de gérer tes horaires d‘embauche et de fin de travail.

Marc se saisit d'une petite tablette à peine plus grosse qu'un smartphone qui traînait sur la table basse puis la passa à Hadrien. L‘objet ressemblait aux écrans tactiles utilisés par les serveurs pour prendre les commandes au restaurant. Il se pencha en avant pour en expliquer le fonctionnement au jeune vampire, les deux hommes se trouvant de facto épaule contre épaule.

- Ceci est ton assistant personnel. Il est connecté avec mon ordinateur donc je peux voir ton emploi du temps et les messages que tu as laissés. Sur la gauche il y a des icônes: la liste des courses pour les choses à acheter, les notes s‘il y a des messages à laisser, par exemple qu‘un bouton de porte et cassé ou qu‘il faut passer chez le teinturier... Et là il y a le calendrier.


Marc passa un doigt manucuré sur l‘image et un calendrier apparaît.

- Cela va te permettre de gérer tes heures et tes jours de congé selon ton bon vouloir. Selon ton contrat tu es astreint à 30 heures par semaine. Je ne considère pas cela comme quelque chose de fixe: selon les semaines tu devrais travailler peut-être plus ou moins longtemps et nous ajusterons ton salaire en conséquence. Tu n‘as pas non plus de jour de congé défini: tu places tes jours chômés de la manière qui t‘arrange le mieux. Tu as aussi 28 jours de vacances à l‘année, donc tu peux les prendre comme tu l‘entends. L‘important c‘est de me prévenir avant en les posant sur le calendrier. Naturellement tes jours d‘absences inexpliquées seront retenus sur salaire ou retirés de tes jours de vacances.


Marc parlait lentement en expliquant les termes qui liait son nouveau collègue aux de Margaux. Hadrien lui semblait être un peu rêveur ou à côté de la plaque par moment au point de signer un contrat de travail sans même le lire ou demander quel était son salaire. Il sortit un stylet rangé derrière l‘appareil et activa la nuit du 14 au 15 janvier sur l‘écran.

- ça c‘était pour tes horaires et tes vacances. Si tu appuies sur un jour en particulier tu vois que tu peux remplir les heures avec tes activités de travail: les poussières, le balai, ranger les chambres, nettoyer les salles de bain… Tu peux allouer autant de temps que cela est nécessaire. Par contre si tu veux faire l‘entretien de quelque chose que tu ne vas pas faire tous les jours comme nettoyer les moquettes, tu peux ranger cette activité comme évènement exceptionnel et mettre une alerte pour le refaire dans six mois ou un an. Je t‘enverrai le mode d‘emploi de cet appareil par e-mail. Ça m‘a sauvé la vie, en ce moment j‘ai cinquante choses à faire tous les jours et je ne sais plus où donner de la tête.

Il était difficile à croire que cet homme dynamique qui menait de nombreux projets de front puisse être dépassé par sa charge mais à la longue ce haut niveau de stress était épuisant. Ce déménagement l‘avait beaucoup éprouvé et il ne rêvait que d‘une chose: pouvoir se prélasser au lit au moins un samedi matin.

- Tu peux poser ce machin sur la table, tu n‘en auras pas besoin ce soir. Je vais profiter que l‘on soit au calme pour te parler des patrons.

La goule croisa les jambes et cala confortablement son dos dans le sofa. Il entrelaça ses doigts et les posa sur ses genoux. Le sourire aux lèvres, il commença sa longue tirade. Le mensonge était ancré en lui tant il avait été répété.

- Les de Margaux viennent d‘une très très ancienne famille. On dit qu‘un de leurs ancêtres a été un poète romain réputé. Bref, avant la Révolution ils possédaient Lamothe-Margaux qui est célèbre pour son vin. Tu en trouveras plein de bouteilles à la cave. Les révolutionnaires ont confisqué leurs terres et leur famille s‘est installée sur Lyon. Ils ont fait fortune dans l‘immobilier. Cela explique leur patrimoine: ils sont riches et ont des immeubles un peu partout dans le monde. Ils se considèrent au-dessus du commun des mortels, ils appartiennent à la haute société. Pour leur parler c‘est assez simple: Oui monsieur, bien monsieur. Ils n‘aiment pas que l‘on leur dise non. Jamais de familiarité sauf s'ils t'y invitent mais n'y crois pas trop. Tu es si réservé qu‘il y a de fortes chances pour qu‘ils ne fassent même pas attention à toi.

En fait s‘ils considéraient Hadrien comme autre chose qu‘un bibelot cela serait déjà beaucoup. Marc se leva soudain, sortit son portable et le brandit avec un sourire radieux devant le nez d‘Hadrien. Sur l‘écran de son smartphone s‘afficha l‘image d‘un brun au regard pensif affichant un demi sourire. Ses cheveux bien coiffés et la raie sur le côté lui donnaient un air de garçon sage et bien élevé. Il posait en costume trois pièces couleur havane devant l‘objectif, dans une position faussement décontractée: un coude sur le linteau d‘une cheminée et l‘autre main dans la poche de son pantalon.

- D‘abord il y a Monsieur Guillaume. C‘est le plus petit des deux et le plus sympa. C‘est mon… Marc s‘arrêta juste à temps. L‘amour puissant qu‘il ressentait grâce au lien de sang avec son domitor avait failli lui faire avouer la vérité. Mon ami. Mon sauveur. J‘étais dans une sale passe, je n‘avais plus d‘argent, plus d‘amis et je ne pouvais pas compter sur ma famille. Hadrien ne pourrait pas manquer de faire un parallèle avec son propre cas. Bref, il m‘a sorti de la panade et m‘a remis le pied à l‘étrier. Aujourd’hui je suis son bras droit et son homme de confiance. C‘est un chic type, toujours de bonne humeur, serviable et à l‘écoute. Ce n‘est pas quelqu‘un qui te jugera ou te critiquera. C‘est lui qui gère l‘entreprise et qui s‘occupe de Monsieur Philippe.

L‘humeur de Marc changea radicalement lorsqu‘il fut question de l‘autre de Margaux. Il retourna s‘asseoir, du pouce changea la photo et posa son portable sur la table. Hadrien pouvait y voir le portrait d‘un homme pris sur le vif qui lui adressait un regard furieux. Visiblement il n‘avait pas aimé être photographié.

- Monsieur Philippe est l‘héritier de la famille. Je vais être franc avec toi: c‘est un véritable connard. Il est cynique et méprisant. Tout l‘inverse de Monsieur Guillaume, c‘est à se demander comment ils peuvent être du même sang… Bref. Philippe a été victime d‘une agression il y a quelques années et il a failli y rester. Je ne sais pas si son cerveau a manqué d‘oxygène ou si c‘est sa nature profonde mais il est un peu zinzin. Il se comporte comme un aristocrate des siècle passés, genre Louis XIV. Il est complètement irresponsable: il a du mal à utiliser un téléphone et ne sait pas gérer tout ce qui est high-tech. Il faut toujours le surveiller du coin de l'œil car il lui arrive de faire un peu n‘importe quoi. Il est fatigant… Bref, quand tu es en sa compagnie je te conseille de ne pas faire de bruit et de raser les murs.


Le portrait de Philippe était vraiment catastrophique mais il en avait tellement marre de se faire critiquer à longueur de temps que Marc noircissait le tableau. Certes, l‘Ancien avait de bons côtés malheureusement camouflés par ses défauts. Marc décida de terminer sur une note positive afin de ne pas plomber me moral de son nouveau collègue.

- Enfin le dernier habitant de la maison c'est moi. Gars sympa, bien sous tous rapports... Je suis toujours joignable car ces messieurs peuvent avoir besoin de moi en permanence. Je suis toujours dans le bâtiment: dans ma suite, ici ou au bureau au rez-de-chaussée. Grâce à toi je vais enfin pouvoir dormir un peu et avec de la chance je pourrai m'offrir une soirée tranquille par semaine. Ouf! Je vais enfin pouvoir souffler...

Marc semblait très à son aise mais il était facile de deviner qu'il était assez fatigué. Et le pire c'est qu'il n'avait pas fini sa nuit! Son maître allait sûrement l'appeler pour le mener à l'Elysium et le présenter au Prince.

- Est-ce que tu as encore le temps pour visiter la maison? L'heure tourne et je n'ai pas envie de te gâcher la soirée. C'est samedi, j'ai vu qu'il y avait un chouette concert ce soir. Sinon nous pourrons remettre tout cela à ta première heure d'embauche, c'est comme tu le sens,
proposa t-il spontanément. S'il avait pu il aurait été traîner du côté du bar et écouter de la musique mais la soirée ne s'y prêtait malheureusement pas.


[italique en français]

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Sam 11 Fév - 23:59

Hadrien trouvait que Marc prenait bien soin pour lui expliquer comment aller se passer son travail. C'était la première fois que quelqu'un prenait autant de temps pour l'acclimater à un nouvel environnement et Hadrien appréciait. Il écoutait attentivement les recommandations de son interlocuteur, concernant l'utilisation de son "assistant personnel" comme il l'avait appelé. Le Malkavian se dit qu'il allait avoir un travail assez compliqué finalement. Il n'avait jamais eu de responsabilité telle que celle-ci. Certes il avait travaillé, réparé des machines, mais là, il devait gérer toute une grande maison à lui tout seul. Lui qui n'avait jamais eu plus qu'une chambre de bonne où habiter.

Son espèce de petit ordinateur de poche allait l'aider à tout gérer, tant au niveau de son travail que de son planning. Et c'était une bonne chose pour lui, il n'était pas tête en l'air, loin de là, mais ces crises de panique pouvaient lui faire perdre ses moyens et lui faire rater des informations. Avec cet objet, il ne risquait pas d'avoir ce genre de soucis.

Regardant une dernière fois son assistant, il le déposa sur la table, comme le lui demandait Marc. Ce dernier passa ensuite à la description de ses patrons. Quand se dernier se leva d'un coup, Hadrien ne pût réprimer un mouvement de recul, avant de se calmer et de regarder ce que lui montait Marc : seulement son téléphone, rien de dangereux. Suivant la description, Guillaume paraissait sympa à l'image de Marc, mais le portrait de Philippe inquiéta un peu Hadrien. C'était le genre de personne que le caïnite n'aimait pas. Il allait suivre les conseils de son nouveau collègue au pied de la lettre. Raser les murs était une solution des plus acceptable.

Hadrien sourit quand Marc se présenta. Cela le changeait des collègues qu'il avait eu précédemment. Les touts premiers l'avait proprement dégouté de se lier à nouveau avec d'autre personne. Au début, ils avaient été sympas avec lui, mais l'ambiance c'était vite dégradé, quand il remarquèrent qu'Hadrien ne prêtait aucune attention aux femmes, ainsi qu'à leurs blagues graveleuses. Après s'être moqué de lui, puis l'avoir insulté, il avait fini par l'ignorait complètement. Hadrien démissionna peu de temps après sa transformation, les quittant sans regret. C'est depuis lors qu'il avait une sainte horreur des gens qui le traitait de tapette, pédé et autres insultes du même acabit. Hadrien n'aimait pas les filles, mais il n'était pas non plus attiré par les garçons, c'est pour cela qu'il ne comprenait pas ce genre de comportement a son égard.
Il était encore un peu hésitant, mais il sentait qu'il allait bien s'entendre avec ce Marc.

« Euh … ben … oui j'ai du temps … j'ai rien a faire, j'ai pas une existence des plus palpitante … Mais je n'aimerais pas te … ralentir si tu as d'autres choses de prévus ? Surtout si tu veux aller à ce concert ... »

Hadrien se tortille mal à l'aise sur le fauteuil.

« Il me tarde de rencontrer Monsieur Guillaume, s'il est aussi gentil que toi, je devrais bien m'entendre avec lui. Enfin … j'espère qu'il n'est pas aussi impressionnant que toi quand même. Quant à Philippe … et bien … je me ferais tout petit en sa présence. J'ai pas envie de ... l’énerver ... »

Hadrien fini par lever la tête vers Marc et le fixa de son regard vairon, ce qu'il faisait très rarement.

« Merci de m'avoir engagé … Mais … euh … comment dire … Je … Tu essaie de me remettre le pied à l'étrier … comme Monsieur Guillaume l'a fait pour toi ? »

Hadrien avait fait le rapprochement, entre sa vie et le commentaire qu'avait fait Marc sur la sienne. Mais il espérait que l'homme en face de lui n'avait pas eu le même genre de soucis que lui.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Lun 13 Fév - 0:03

Marc sourit encore plus lorsque Hadrien s‘inquiéta de sa soirée écourtée avec sollicitude. Ce petit gars était vraiment sympa, bien qu‘un peu trop timide et nerveux.

- Oh tu sais j‘attends un coup de fil du grand chef donc je ne peux pas aller au concert. Avec le bruit je ne vais pas entendre la sonnerie. Ce sera pour une prochaine fois
, dit-il en haussant les épaules.

Il était vrai que son statut de goule et peut-être un jour de vampire lui permettrait de vivre bien plus d‘années qu‘une vie de mortel lambda pouvait en compter. Il assisterait à beaucoup d‘autres concerts et évènements majeurs pour l‘humanité. Guillaume l‘incitait souvent à la patience, ce qu‘il trouvait extrêmement irritant. Marc débordait d‘énergie et menait sa vie tambour battant. Était-ce depuis la nouvelle de sa maladie incurable qu‘il était devenu si pressé de faire mille choses? Peut-être. Mais il trouvait cette manière de faire stimulante.

Marc acquiesça lorsque Hadrien évoqua leurs employeurs. Il avait parfaitement tout compris. Puis le Parisien leva les yeux pour river son regard dans le sien. Marc éprouva une sensation étrange. Il avait confusément l‘impression que cette gestuelle avait une signification importante pour le jeune homme fuyant mais il n‘arrivait pas deviner sa motivation. Mal à l‘aise Marc passa sa main dans ses cheveux, se décoiffant involontairement l‘arrière de la tête.

- Eh bien… Les choses sont un peu différentes. Monsieur de Margaux connaissait mes compétences en matière de finances et m‘a proposé ce poste. Inversement j‘ai juste posé une annonce et tu y as répondu. Mais effectivement nous avons tous deux connu une période difficile et pouvons nous féliciter de nous en être sortis grâce à notre employeur, c‘est une chose que nous partageons. Ne t‘imagines pas que je t‘engage parce que j‘ai pitié de toi. Tu as des qualités qui sont requises pour le poste et tu m‘as l‘air assez sympa pour que nous nous entendions bien. Voilà.  

Marc avait la verve facile du méridional mais Hadrien l‘avait destabilisé et il répondait de manière maladroite à une question simple. Cette fois il ne passa pas du coq à l‘âne inintentionnellement mais bel et bien pour se dépêtrer d‘un sujet de conversation qui l‘embarrassait. Il craignait d‘avoir blessé l‘amour-propre de son collègue avec sa franchise.

- Bon, puisqu‘on est là… Le salon. La pièce principale de la maison
, dit-il en se levant à nouveau soudainement et en parlant en agitant les mains. Tu remarqueras qu‘il est ouvert sur la salle à manger. Il n‘y a pas de cuisine parce que… Nous faisons livrer par traiteur ou mangeons au restaurant. Je suis nul comme cuisinier, je fais même cramer les pâtes… Il y a un percolateur, de quoi faire du thé, un micro-ondes, un petit frigo et cela suffit amplement. Par contre le bar est bien rempli, ici l‘on aime les alcools fins. Et puis pour être honnête Guillaume a peur de laisser Philippe seul dans l'appartement avec des couteaux, des piques et une gazinière.

Il espérait qu'Hadrien allait gober cette histoire. Finalement l'archaïsme de l'ex-Prince lui servait beaucoup. Ce n'était pas évident d'expliquer pourquoi une grande maison qui plus est habitée par des Français qui devaient tout avoir de fins gourmets ne possédait pas de cuisine. Il enchaîna rapidement pour épater le jeune homme par la décoration fastueuse d'une nouvelle pièce, ainsi pas de question gênante.

- Et par ici il y a une suite pour les invités avec dressing et sa salle de bains privée. Tu vas voir, elle est splendide!
Marc se comportait comme le guide d'un château.  C'est un décorateur italien qui nous a dessiné tout cela. C'est du néo-classique. Je préfère des lignes contemporaines mais le résultat est pas mal finalement. C'est monsieur Guillaume qui a tout décidé; sa chambre est dans le même style, très rococo. Qu'est-ce que tu en penses?  

Marc n'était pas sûr qu'Hadrien ait une idée tranchée sur la question mais cela détournait définitivement son esprit de la cuisine manquante.

La suite pour les invités:
 

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 14 Fév - 23:13

Hadrien sursauta une nouvelle fois quand Marc se leva brusquement. Si c'était une habitude chez son collègue, le vampire devrait vite s'habituer à ça. Mais Hadrien était très nerveux, pour ne pas dire hyper-vigilant et cela serait compliqué pour lui de garder son calme. Mais il se ressaisit rapidement et suivit son guide dans le reste de la maison. Ce dernier parlait toujours autant, le noyant d'information. Le garçon aux cheveux longs n'était pas un bavard en générale, sauf quand il commençait à se sentir à l'aise, mais il évitait de faire de longues tirades, ayant tendance à s'embrouiller facilement.

« C'est très jolie … mais pour tout avouer, je n'y connais rien en décoration ou architecture. Désolé de pas être plus … renseigné. »

Hadrien regardait à droite et à gauche, son regard papillonnant d'un objet à un autre sans arriver à ce fixer sur quelque chose en particulier. Il n'était pas habitué à cela et son regard émerveillé le trahissait facilement.

« Ma maison est toute petite … enfin c'est un tout petit appartement, j'ai même pas de décoration. Ça n'a rien à voir avec ici ... »

Il s'arrêta se retournant soudain vers Marc lui attrapant sa manche du bout des doigts et posant sa question d'un air plus que sérieux.

« Les couvre-lits ça compte ou pas ? Pour la décoration je veux dire ? »

Ce rendant compte de son geste et de sa question plus que débile, Hadrien le lâcha rapidement, croisant ses mains dans son dos et baissant la tête. Il reprit la conversation sur un point que Marc venait d'évoquer un peu plus tôt.

« Au fait, ça me rassure qu'il n'y ait pas de cuisine … je suis moi aussi un piètre cuisinier. Mais je ne fais quand même pas brûler les pâtes. »

Il sourit à Marc, mais son regard était toujours fuyant.

« Quant à être dans les aveux … Je ne sais pas conduire … Comme j'ai vu que c'était sur la fiche de poste … j'ai jamais appris. Mais je sais réparer les voitures … en générale … enfin si c'est une panne mécanique. Enfin ... tout ça pour dire que je ne pourrais pas t'aider à véhiculer les patrons. »

Sa déclaration n'était pas claire, mais son malaise l'empêchait de construire un discours cohérent. Il n'aimait pas avouer ses faiblesses ou ses lacunes, qui étaient d'ailleurs assez nombreuses. Mais l'essentiel du message était là. Il espérait juste que celui qui venait de l'engager n'allait pas regretter de lui avoir faire signer son contrat. Cela faisait déjà deux points qu'il n'honorerait pas. Additionnait aux autres prérequis qu'il ne maîtrisait pas forcement, Hadrien recommençait à paniquer. Mais ce n'était plus le moment de faire demi-tour ...
Son teint d'un blanc mortel refit son apparition… le sang qu'il forçait à circuler en lui s'était enfuit des ses joues.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 16 Fév - 23:25

La goule fut surprise lorsque Hadrien lui saisit le poignet. Il leva vivement son bras par surprise plutôt que par défense. Il n'avait pas l'habitude de se faire tripoter par ses collaborateurs, surtout à un endroit qu'il réservait à Guillaume lorsque la soif lui prenait.

- Hein? Les couvre-lits? Marc cligna des yeux comme une chouette le temps que la signification de la question fasse son chemin de l'oreille aux neurones. Euh ouais, c'est sûr. La question lui semblait provenir du fin fond de l'espace. Hadrien était parfois un type bizarre.

Les choses revinrent un peu à la normale lorsque le brun tança gentiment la goule sur ses lacunes culinaires. Biensûr Marc savait cuire des pâtes, il avait un peu exagéré, mais pas loin. Il était incapable de réaliser des plats un peu plus élaborés. De toute façon cela ne l'intéressait pas et il espérait que dans un avenir proche il n'aurait plus à réchauffer des plats préparés au micro-ondes.

Marc fit la moue lorsque Hadrien lui avoua ne pas savoir conduire. C'était embêtant, il serait toujours de corvée pour promener les deux Anciens à travers la ville. Le bon point tout de même, c'est que le parisien n'avait pas peur de mettre les mains dans le cambouis s'il le fallait. Marc détestait avoir à nettoyer la voiture ou changer les balais d'essuie-glace. Frimer au volant, oui. Assurer l'entretien, non. Heureusement il avait trouvé quelqu'un capable de le faire à sa place.

- Bon, d'accord. Il faudra peut-être que je voie pour les services d'un chauffeur, j'ai besoin de dormir la nuit. Et avec ces deux noctambules qui vont vouloir sortir jusqu'à pas d'heure, je ne risque pas de voir mon lit de sitôt.


Et puis de toute façon les deux Ventrues étaient tout à fait capables de s'assurer la docilité d'un mortel servile. Marc considérait distraitement Hadrien lorsqu'il le vit pâlir rapidement. Il paniqua un peu: il ne savait pas du tout quoi faire si quelqu'un tombait dans les pommes devant lui. Un seau d'eau? Du bouche à bouche? Un massage cardiaque? Une claque?

- Hou ça va? Tu es super pâle! Tu ne vais pas t'évanouir? Il avait l'air dans ses petits souliers. Tu devrais te passer de l'eau sur ton visage dans la salle de bain, c'est au fond de la chambre. Il y a aussi des toilettes si tu as la nausée.

Marc évita de dire à Hadrien qu'il avait un teint de déterré, genre son domitor au réveil. Il n'aurait sûrement pas aimé s'entendre dire qu'il avait la carnation d'un vampire. Et puis dès que l'on parlait de sangsue, tout de suites les gens parlaient de Dracula. Cela avait tendance à beaucoup irriter les deux Ventrues. Personne au sein de la Camarilla n'aime se faire comparer à un dangereux Tzimisce. Même si les de Margaux étaient absents, Marc évitait d'aborder le sujet par habitude.

- Je peux t'aider à aller jusque là-bas si tu te sens un peu faible. Tu aurais dû me dire que tu ne te sentais pas bien: c'est vrai que tu as dû passer par pas mal d'émotions aujourd'hui.


Marc se souvenait très bien de cette fameuse nuit où Guillaume l'avait sorti de sa misère noire pour le ramener au firmament en faisant de lui sa goule. Cela avait été grisant mais extrêmement épuisant psychologiquement. Hadrien devait avoir éprouvé ce genre de sentiment: un petit mécano paumé à Glasgow qui décroche une place dans une grande maison avec un salaire bien au-dessus de ce qu'il a toujours espéré, cela avait de quoi faire tourner la tête, surtout d'un petit bonhomme aussi sensible que le jeune français.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Dim 19 Fév - 0:37

Le Malkavian écarquilla les yeux devant ce que venait de lui dire Marc. ''Super pâle'' … cela n'augurait rien de bon pour le vampire. Il croisa ses bras dans son dos, vérifiant discrètement si son pouls était toujours présent. Il avait bien le souvenir d'avoir activé son sang sur la route pour venir à son entretien. Il en était persuadé et avait bien sentit son cœur démarrer. Alors que se passait-il ? Hadrien se demanda si son cœur pouvait s'arrêter tout seul après aussi peu de temps.
Son pouce glissa sur son poignet, passant délicatement a l’intérieur de sa manche. Il se raidit en sentant les cicatrices sur son poignet mais réussi à capter la pulsation rassurante. Pas de bris de Mascarade … Il était sauf ...

« Non non … Ne t'inquiète pas. Je vais bien … »

Hadrien recula d'un pas agitant une nouvelle fois les mains devant lui, puis, il se gifla les joues dans l'idée de remettre un peu de couleur dessus. Le geste fut soudain et assez inattendu. Mais c'était la seule chose à laquelle il avait pensé pour corriger rapidement la traîtrise de son propre corps, qui dévoilait sans aucun remords les sentiments du vampire.

« Juste un coup de flippe … J'arrive pas encore à réaliser que j'ai le poste. J'ai pas eu un truc aussi positif dans ma vie depuis un bail. J'ai eu un petit coup de panique. Mais ça va mieux … Je suis parfois un peu trop émotif … mais tu as dû t'en rendre compte...  »

Après les gifles qu'il s'était affligé, Hadrien garda ses mains sur son visage, comme pour cacher la pâleur de ce dernier. Certes il avait paniqué à l'idée de perdre son job à peine décroché, mais maintenant il appréhendait que les gens pour qui il allait travailler découvre sa nature. S'il devait travailler avec eux pendant plusieurs heures tous les jours, il devrait déployer une attention particulière à ne pas commettre d'impair concernant ce qu'il était.

« Désolé de t'avoir effrayé … On dirait pas comme ça mais je suis du genre solide en faite … »

Le caïnite se racla la gorge, de plus en plus mal à l'aise, laissant ses mains retombé de chaque côté de son corps.
De plus, il était embarrassé d'avoir inquiété son nouveau collègue. Il essaya dons de reprendre le cours des événements.

« On reprend la visite ? Je te promets de ne pas m 'évanouir ... »

Hadrien tenta un sourire rassurant, mais se dernier légèrement crispé transpirait son embarras. Le jeune vampire n'arrêtait pas passer d'un pied sur l'autre, et de tirer nerveusement sur ses manches ou là bas de sa veste. Le fait que Marc s'intéresse à sa santé le rendait encore plus nerveux. Personne ne se souciait jamais vraiment de ce qu'il ressentait ou exprimait. Être le centre de l'attention, n'était pas la chose qu'Hadrien aimait le plus au monde. Lui était plutôt du genre à raser les murs et se fondre à la tapisserie pour se faire oublier.

« Ah et … euh … Je peux te poser une dernière question ? … Je commence demain soir à travailler ici ? »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 21 Fév - 23:55

Sidéré Marc regarda Hadrien se coller des baffes sonores, la bouche en forme de O tel un poisson sorti de son aquarium. Il avait envie de lui dire d'arrêter, de retenir sa main mais il était trop ébahi pour esquisser le moindre geste. Et Hadrien prétendait qu'il allait bien? Décidément dans la tête du jeune francilien ce n'était pas allumé à tous les étages. D'un autre côté il serait un employé idéal pour les deux Ventrues qui manipuleraient son esprit avec aisance.

« Désolé de t'avoir effrayé … On dirait pas comme ça mais je suis du genre solide en faite … »

- Ah ouais!

En fait Marc était encore béat. Il était du genre douillet et détestait la violence physique; il exerçait sa combattivité dans le domaine de la finance où il se comportait comme un requin. Sa nouvelle recrue devait casser des briques avec sa tête comme les moines Shaolin pour encaisser des beignes pareilles. Il se reprit lorsque Hadrien proposa de lui-même de continuer la visite.

- J'espère que tu ne vas pas tomber dans les pommes parce que je ne saurais pas vraiment comment te réveiller. Je n'ai pas envie d'appeler une ambulance. Bon, alors... Oui... La suite. Il faut reprendre l'escalier, c'est à l'étage.


Marc exécuta un parfait demi-tour droite dont aurait été fier un sergent-chef de l'armée française et traversa le salon puis l'antichambre tout en parlant.

- Quand est-ce que tu commences? Eh bien tu décides toi-même. Avec l'assistant personnel tu choisis ton jour de congé, donc tu peux commencer demain ou après-demain si tu le désires, tant que tu fasses correctement tes heures dans la semaine.

Il serait peut-être bon de surveiller de près ce jeune homme assez étrange. Marc n'était pas certain que les tâches soient réalisées correctement et il aurait besoin d'être managé afin de gérer au mieux son emploi du temps.

Marc monta les quelques marches qui les menait au second étage. Il était constitué d'un couloir rectiligne où s'alignaient trois portes distantes de quelques mètres les unes des autres. Une quatrième porte se trouve au fond et Marc va résolument l'ouvrir, révélant un chariot de ménage et plein de produits nettoyants bios.

- Ici c'est un peu le cagibi ménager. Tu vas y trouver un gros aspirateur, des torchons pour les poussières, d'autres pour les vitres et des produits de ménage. Naturellement tu m'indiqueras ce dont tu as besoin. Ici l'on ne rechigne pas sur la qualité du service, donc si tu as besoin de renouveler les produits ou de deux flacons par semaine au lieu d'un, il ne te sera pas décompté de ta paie. Ces frais sont à la charge de la maison mais il faudra que tu me donnes ta liste de courses. D'accord?


Marc sortait et rangeait les différents torchons et serpillères tout en expliquant à Hadrien comment gérer le stock de produits ménagers. Il retrouvait un peu de contenance à gesticuler et tripoter les flacons des bouteilles de détergents et les brosses de l'aspirateur.

- Passons à la première suite, qui est celle de monsieur Philippe. Comme dans celle du bas chaque chambre est pourvue d'un dressing et d'une salle de bains privative. Il faudra changer les draps, laver la salle de bains, passer l'aspirateur, faire le lit, mettre le linge de la veille de côté avec les draps sales. Un agent de la blanchisserie est chargé de venir les collecter tous les matins et le retour se fait 24 heures plus tard. Je m'en chargerai.

Marc pénétra dans la pièce au style néo médiéval et Renaissance. Par réflexe se dirigea vers le lit défait pour en changer les draps et les remplacer par d'autres. L'on sentait une dextérité acquise par l'habitude car il n'avait pas besoin d'aide et lissait le rabat avec méticulosité. Sous-vêtements et serviettes de toilette rejoignirent le tas laissé en vrac par terre. Le costume et la chemise furent accrochés à un cintre. Marc entra dans la seconde chambre rococco où le même manège recommença.

- Ici c'est la chambre de monsieur Guillaume. La dernière chambre, celle qui est au plus près de l'escalier, c'est la mienne. Inutile de faire le ménage, je n'ai pas encore eu le temps de dormir.
Fataliste, il haussa les épaules. Il n'était pas prêt de se coucher ce soir non plus.

- Donc une fois le linge trié, tu vas remplir le bac à linge sale qui est dans le cagibi. Et je ramasserai tout cela au petit matin. Des questions?

Marc ajoutait le geste à la parole : il entra dans chacune des chambres et ramassa les tas de linge qui atterrirent en vrac dans un container en plastique et les deux costumes furent suspendus soigneusement au-dessus.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 23 Fév - 22:21

Hadrien emboîta le pas de Marc et l'écouta en bon élève. Il observait attentivement ce que faisait son collègue, notant mentalement tout ce avec quoi il devrait devenir familier au plus vite. Tout en parlant, Marc effectuait ses tâches avec l'automatisme d'un robot. Il le regardait changer les draps avec une telle dextérité qu'il n'osa même pas aller l'aider, ébahit par la rapidité de l'homme. Le jeune vampire ne faisait que hocher la tête et trottiner derrière son interlocuteur.

Le Malkavian finit néanmoins pas prendre la parole.

« Je peux commencer demain … mais pas faire toutes mes heures. Comme ça je prends un peu contact avec ce que j'aurais à faire et je ferais la liste des courses pour être efficace en début de semaine. »

Hadrien sourit largement quand Marc lui demanda s'il avait des questions à poser. Bien qu'assez timide, il n'en été pas moins très curieux. Et le garçon aux cheveux longs pouvait se transformer en mitraillette à question quand cela lui prenait.

« J'ai toujours des questions ! »

Il prit une petite pause pour rassembler ses esprits et commença.

« Euh … comment je sais que les patrons ou toi n'êtes pas dans vos chambres … Je n'aimerais pas déranger non plus. Surtout s'ils ont de la compagnie … Et … Est-ce qu'il y a des endroits où je ne dois pas aller. Ou qu'il faut que j'évite quand il y a du monde. Par exemple vous recevez un méga investisseur et moi je passe en tenue de soubrette avec mon plumeau … Ça ferait pas très sérieux. »

Il se racla la gorge, passant d'un pied sur l'autre comme si l'immobilité lui causait de la souffrance.

« Pour la tenue de soubrette je plaisantais … Je mettrais jamais un truc de ce genre ! »

Hadrien tirait nerveusement sur le bas de ses manches. Il lui tardait de pouvoir remettre des habits normaux. Il se sentait tellement ridicule dans cette tenue. Pourquoi devait-on mettre ce genre de vêtement pour paraître sérieux ? Il n'était pas différent de d'habitude … Du moins intérieurement.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 24 Fév - 23:48

Marc hocha la tête avec un sourire tout en changeant les draps lorsque Hadrien lui fit part de la manière dont il souhaitait s'organiser. Le jeune homme avait parfois des passages à vide mais il faisait preuve d'un esprit logique et méthodique. Sa manière de procéder sera différente de la sienne mais la goule essaierait de ne pas critiquer sa façon de faire les vitres ou d'arroser les plantes.

Puis Hadrien posa une question intéressante qui méritait une réponse claire.

- Les patrons ont pour habitude de s'enfermer dans leurs chambres. De toute façon tu peux toquer à la porte de dire "service d'étage". Si tu n'as pas de réponse, la pièce est vide et normalement ouverte. Quant aux réceptions je te préviendrai sur ton assistant personnel et par SMS. Heureusement nous ne sommes plus au Moyen-Âge, pas besoin de pigeons voyageurs pour échanger des messages!


Marc rigolait mais il repensait une anecdote croustillante que Philippe lui avait racontée: pour courtiser une femme mariée il lui avait envoyé une tourterelle. Ils avaient consommé leur idylle en se donnant rendez-vous par oiseau interposé pendant des mois au nez et à la barbe de l'époux trompé.

Marc était goguenard tandis qu'Hadrien semblait gêné d'avoir évoqué une soubrette. Peut-être que c'était son délire? En tout cas ne n'était pas le fantasme de Marc. Les parties de jambes en l'air entre la poudre à récurer et le seau d'eau salle ne l'excitait pas plus que ça. Seul le plumeau pouvait être un accessoire intéressant. Mais cette histoire de soubrette rappela à Marc qu'il devait habiller de pied en cap le jeune parisien en lui trouvant quelque chose de joli et de seyant. Devait-il en parler à Hadrien? Non, il lui ferait la surprise.


- Nous avons fini à cet étage, il reste la cave et le garage. Il va falloir redescendre, c'est tout en bas, au sous-sol.


Il descendit vers le rez-de-chaussée passant par la porte sécurisée dont les verrous se réenclenchèrent dans le silence. Marc chantonnait un air de Marvin Gaye, sourire aux lèvres.

La goule ouvrit une autre porte blindée dans le couloir du rez de chaussée moins clinquante que celle du premier étage et surtout moins sécurisée. Un escalier en colimaçon s'enfonçait dans les profondeurs; les lumières s'allumaient automatiquement ce qui rendait la descente plutôt confortable. Les deux hommes arrivèrent dans la cave. Toutes les bouteilles n'étaient pas sorties de leurs caisses mais une certaine quantité trônait déjà ça et là.


- Je ne t'avais pas menti lorsque je t'ai dit que les patrons adorent le bon vin! Il y a beaucoup de Bordeaux mais d'autres régions aussi. Tu n'auras pas à t'occuper de la cave, sauf si biensûr tu veux passer ton plumeau sur les goulots habillé en soubrette.


Marc taquinait gentiment Hadrien sur cette histoire de costume. Le pauvre allait en entendre parler pendant des mois!

- Bon, la suite c'est par-là, dit-il en tendant le doigt vers une nouvelle porte blindée.

La cave avait une grande valeur et indéniablement les de Margaux tenaient plus que tout à leurs chères bouteilles. La pièce suivante était radicalement différente. Les murs n'avaient pas été nettoyés depuis un bout de temps; le sol était juste bétonné et l'on sentait une humidité froide qui donnait à la pièce une atmosphère vraiment glauque.

- C'est le débarras. Nous n'avons pas eu le temps de le faire aménager. Bon, cela viendra... Il faudrait que nous nous mettions d'accord sur l'ambiance tu vois: quelque chose de cosy ou simplement de fonctionnel? Du pastel ou des couleurs franches? Tu vois, c'est encore à l'étude.

S'il n'avait pas bossé dans la finance, Marc aurait adoré travailler en tant qu'architecte d'intérieur. Ou relooker. Bref, quelque chose de tendance et de bon goût. En la matière il avait fort à faire avec ses maîtres -surtout le plus vieux- et soupirait parfois devant leur amour des vieilleries complètement surannées. Il fit signe à Hadrien de le suivre jusqu'à la dernière porte de cette suite de pièces en enfilade.

- Roulement de tambour... Dit-il en actionnant la serrure. Tadam! Voici le garage et la dernière pièce de la maison! La voiture est dehors. Tu vois il y a plein d'outils et de machins électroniques pour bidouiller dans le moteur.

Marc n'y connaissait vraisemblablement rien à la mécanique. Ce n'était pas du tout le genre de type prêt à se salir les mains et le reste du corps avec du cambouis. Dans la pièce Hadrien pouvait voir une chaudière dernier cri et un chauffe-eau.

- La visite est terminée! J'espère que cela vous a plu, la maison de Margaux vous souhaite une bonne fin de soirée. N'oubliez pas la petite pièce pour le guide! Non, plus sérieusement, dit-il en se reprenant un peu, la maison est grande mais son entretien est tout à fait gérable pour un seul homme et je pense que tu en es capable. Tu as des questions? Sinon tu peux sortir par la porte du garage, tu seras directement sur Ingram Street.

Marc s'amusa avec la télécommande de la porte du garage fixée au porte-clés qu'il avait dans la poche de son pantalon. La porte du garage commença à basculer. Il adorait tout ce qui touchait à la domotique tant que cela lui facilitait la vie. Manque de chance les deux dinosaures avec qui il partageait sa vie avaient un peu de mal avec la technologie.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 28 Fév - 21:23

Il suivit son guide sans rien dire passant par des endroits qu'il connaissait déjà avant de s'engager dans un escalier en colimaçon. Ce manoir était d'une taille impressionnante. Et la richesse qui y été exposé avait de quoi vous couper le souffle. Son collègue lui montra la collection de bouteilles de vin dont il avait parlé un peu plus tôt, ainsi qu'un local encore en travaux.

Écoutant les commentaires sur le local d'une oreille distraite, Hadrien jetait de petits coups d'oeil sur les caisses derrière lui se faisant la réflexion que la dernière fois qu'il avait vu autant de bouteilles, c'était dans un supermarché. Mais la remarque de Marc sur la tenue de soubrette, le mit un peu mal à l'aise et il décida d'insister sur le fait qu'il ne porterait jamais des vêtements de ce genre.

« Ben ... s'il faut épousseter les bouteilles, je le ferais volontiers. Mais habillé normalement hein... Pour le débarras, je veux bien faire les travaux quand vous vous serez décidé pour les peintures. »

Marc lui ouvrit finalement la dernière porte. Et là, le jeune vampire n'en cru pas ses yeux.

« Waaa ! »

Hadrien hésita quelques secondes, mais l'envie été trop importante, il s'avança dans le garage, caressant ça et là les divers outils qu'il voyait, ne sachant pas tellement ou fixer son regard. Le jeune vampire affichait un air émerveillé, comme un enfant devant un magasin de jouets.

« Trop bien ! J'ai toujours rêvé d'avoir autant d'outils. »

Il n'en revenait pas de travailler dans un endroit pareil. Pour lui, le garage avait été la cerise sur le gâteau. Il lui tardait de voir la voiture assortie à ce décor de rêve. Mais il lui tardait encore plus de mettre les mains dans le cambouis et de trifouiller le moteur de la belle. On pouvait lui demander de récurer les écuries d'Augias qu'il le ferait avec plaisir si on lui promettait de pouvoir s'amuser avec tout les outils autour de lui.

Marc annonça la fin de la visite et le Malkavian essaya de redescendre sur Terre.

« La maison est vraiment magnifique et je suis vraiment content que tu m’aies choisi pour occuper cet emploi. J'espère ne pas te décevoir … Je crois que tu as répondu à toutes mes questions pour le moment. »

Le garçon aux cheveux longs tirait toujours nerveusement sur ses manches ou le bas de sa veste, suivant le moment. Il allait saluer son interlocuteur, quand il se rappela soudain de ce qu'il avait oublié à l'étage.

« Euh … par contre j'ai oublié mon … assistant personnel en haut ? Je le récupérerais demain. Je te tiendrais au courant pas SMS de quand j'arriverais. »

Il se racla la gorge et essaya de s'adresser à lui d'une voix assurée :

« Ravie d'avoir fait ta connaissance et de travailler pour vous. »

Hadrien s'inclina devant Marc ... avant de se sentir réellement très bête de ce geste. Il n'était pas en présence d'un vampire, c'était totalement ridicule de faire ça en présence d'un humain … Il se redressa rapidement et lui tendit la main comme si de rien n'était. Mais une petite pensée sournoise s'insinua dans sa tête et Hadrien eut soudain un gros doute : du travail de nuit uniquement … lui aussi recherchait uniquement ce genre d'emploi. Mais lui été un vampire alors c'était tout à fait normal. Il fixa l'homme en face de lui, essayant de voir les couleurs qui dansaient autour de son être. Mais contrairement à d'habitude, rien ne se passa … Sûrement le trop-plein d'émotion de la soirée. Hadrien secoua la tête pour reprendre un air normal et détourner ses yeux de son interlocuteur. Il gardait cette question dans un coin de sa tête et retenterait sa chance plus tard.

Il relâcha la main de Marc et lui sourit timidement.

« À demain Marc. »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 2 Mar - 22:48

Hadrien avait été réservé et gêné tout au long de la visite mais tout d'un coup il avait lâché la bride. Il se livrait sans réserve, on aurait dit un gamin découvrant un parc d'attraction. Mais pas question de gaufres ou de manège: il suffisait d'un garage et d'outils dont Marc ignorait complètement l'utilité. Il avait déjà du mal à monter une étagère suédoise en kit toute simple donc la proposition d'un coup de main en matière de travaux et de bricolage tombait à pic. La goule se demanda fugacement de quoi Hadrien aurait l'air en bleu de travail. Non, décidément une salopette d‘un beau gris lui irait mieux, avec une jolie petite chemise à carreaux noire à fines rayures vert foncé; il l'imaginait bien les manches retroussées, un chiffon un peu sale à la main...

Clignant des yeux Marc retrouva la réalité: son collègue complimentait la maison et annonçait d'un air radieux qu'il était content d'avoir décroché le poste.

- Oh tu sais, c'est moi le plus heureux de nous deux
, dit-il en se grattant l'arrière de la tête d'un air un peu gêné. Je vais pouvoir me focaliser sur les dossiers importants au bureau. J'ai tant à faire! Il n'y a pas assez de vingt-quatre heures dans une journée. Tu as raison, pas la peine de remonter deux étages pour ton gadget informatique. Envoies-moi un texto pour me dire à quelle heure tu viens. Et puis il faut bien que ton portable de boulot puisse te servir, n'est-ce pas? demanda-t'il d'une façon rhétorique avec un clin d’œil tout sourire.

Puis il y eut quelque chose d'inattendu. Hadrien s'inclina, ce qui était une manière de prendre congé vraiment inhabituelle pour un mortel. Pour une goule ou un vampire, en revanche... Marc ne put cacher sa surprise. Le Parisien se ressaisit vite et Marc saisit fermement la main tendue qu'il serra vigoureusement. Un petit sourire en coin, il se reprit en faisant l'idiot du village.

- C'est exactement comme ça qu'il faut parler aux patrons. Mais je n'ai pas besoin de courbettes et de chichis. N'oublies pas, je suis juste Marc, le type qui arrose les plantes quand tu n'es pas là.


Hadrien le regarda bizarrement. Avait-il compris que la goule le suspectait d'appartenir aux créatures de la nuit? Il l'ignora. Mais le beau brun lâcha sa main pour lui souhaiter au-revoir.

- Oui, à demain! On verra ensemble comment organiser ton temps de travail. Et tu rencontreras les patrons, ils seront ravis de faire ta connaissance.


Marc arbora un air réjoui de circonstance. Effectivement les deux Anciens seraient heureux de rencontrer Hadrien, mais pas parce qu'il cirera leurs chaussures. Il appuya sur le bouton de commande de la porte pour qu'elle s'ouvre afin que son collègue puisse sortir.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 10 Mar - 0:12

Hadrien passa la porte du garage ouverte et se retourna une dernière fois vers son nouveau collègue pour lui faire un timide geste de la main. Il enfouit ensuite sa tête dans ses épaules, se voûtant un peu et rangea ses mains dans ses poches avant de partir dans une direction à grande enjambée. Il était passé par toute sorte d'émotions au cours de la soirée, mais il était finalement assez heureux.

Il se stoppa soudain, regardant les alentours avant de se rendre compte qu'il était parti du mauvais côté. Il fit demi-tour et repassa devant le garage, aussi discrètement qu'il le pouvait. Il avait envie de crier sur les toits sa joie. Mais il se ferait remarquer et dans cette tenue indécente il ne se sentait pas d'affronter le regard des autres. Il avait tellement envie de partager sa bonne humeur avec le reste du monde ... Mais qui pouvait-il appeler ? Il pensa immédiatement à William, mais, avant de décrocher son téléphone, il se rappela que sa goule devait sûrement travailler et que cela ne serait pas correcte de l'interrompre. La deuxième personne à qui il pensa, fut son sire … mais si ce dernier était occupé et qu'Hadrien le dérangeait pour rien, il se souviendrait de son appel.

Tentant le tout pour le tout, il appela Slaine, un peu hésitant. Il balbutia quand ce dernier décrocha.

« Ah ...euh … Slaine … C'est Hadrien … Je ... »

Le Malkavian secoua un peu sa tête pour se reprendre. Malgré la façon un peu abrupte qu'il avait eu de lui adresser la parole, son sire paraissait disposé à l'écouter, Hadrien continua donc.

« J'ai trouvé un boulot ! »

Le Malki ne put dissimuler le petit sourire satisfait qui ornait son visage d'habitude si fermé. Il avait enfin réussi à se sortir du cercle vicieux dans lequel il était tombé. Cela allait finalement vraiment s'arranger pour lui sur Glasgow. Même perdu dans ses pensées positives, il écoutait son sire qui ne paraissait pas aussi enchanté qu'il l'aurait pensée.

« Je vais être un truc comme homme à tout faire dans une grande maison. C'est trop cool ! Je vais gagner plein d'argent ! »

Toujours pas de réaction de fierté ou de mot de félicitation de la part de Slaine. Hadrien avait l'habitude mais cela était tout de même décevant pour lui. Puis son créateur enchaîna sur un discours qu'il ne comprit qu'à moitié.

« Je te dérange ? Tu veux que je te … Hein ? Ou ça … ? Mais … euh ... »

Hadrien regarda son téléphone pour lire l'heure. Il fronça les sourcils, son visage s'assombrissant.

« Mais … il est tard et je suis à pied. »

Le vampire aux cheveux longs éloigna le combiné de son oreille tellement le volume des cris de son sire était insupportable. Il avait encore une fois réussi à l’énerver, un don caché a n'en pas douter... Il le laissa se calmer un peu, puis rapprocha son portable de son oreille. En l'espace de quelques secondes, son enthousiasme s'était évaporé et sa voix timide et hésitante avait repris le dessus.

« Envoyez-moi l'adresse … J'y vais de suite. Bonne soirée Slaine ... »

Sur le coup du stress, le pauvre Hadrien avait vouvoyé son sire, il n'aimait vraiment pas quand ce dernier se mettait en colère et il ne savait jamais quelle attitude adopter. Mais au moins, derrière son téléphone il ne risquait rien. C'est totalement dépité qu'il partit dans la direction que son sire lui avait indiquée. Il pressa le pas, déçu de n'avoir pas récolté le moindre encouragement pour son nouveau job, mais aussi inquiet d'être pressé par le temps.

Go par là

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