''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]

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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 9 Aoû - 22:02

   

L'immeuble est situé dans une rue pavée très calme face au Scottish Youth Theatre et est accolé à l’hôtel Brunswick. La façade est cossue mais ne rivalise pas avec les fantaisies de grès rouge de certains bâtiments du centre-ville.


Rez de chaussée:

L'entrée est très discrète et se compose d'une simple porte en verre similaire à celle de l'hôtel voisin. Sur la gauche, une porte mène vers les bureaux de Margaux SA. Un couloir étroit et banal mène vers une volée de marche qui monte au premier étage. Une autre porte, bien plus sécurisée, bloque l'intrus qui souhaiterait monter plus haut.

Guillaume a décidé d'installer la succursale écossaise de son entreprise au rez-de-chaussée. L'on y accède par une porte blindée. Il y a quelques bureaux réservés aux secrétaires.



Le bureau de Guillaume de Margaux est de facture élégante mais classique. Le jeu de contraste entre le blanc, le gris des murs et les touches de noir apporte un peu de modernité. Il a égayé les murs par quelques lithographies anciennes et divers objets qu'il a achetés il y a bien longtemps. Son bureau est un meuble antique auquel il y tient beaucoup même s'il jure un peu dans le décor. Le bois vermoulu a été poncé et lasuré par un maître ébéniste qui a fait ce qu'il a pu pour sauver le meuble en chêne.

Le Premier Étage :

Il s'agit de la partie du bâtiment réservée aux réceptions ; les parties privées se trouvent au second étage. Là encore l'on y accède par une porte très sécurisée. Caméras de sécurité, code secret et capteurs biométriques sont sensés repousser d'éventuels assaillants.

Une fois la porte passée l'on pénètre dans une antichambre de style art déco.
Spoiler:
 

Le salon est vaste et ne souffre d'aucune séparation avec la salle à manger.  
Spoiler:
 

Une suite luxueuse réservée aux invités -qui ignore encore l'hospitalité légendaire des Ventrues ?-
Spoiler:
 

Second étage :

Cet étage comporte trois suites comprenant chacune une chambre, une salle de bain et un dressing.

Espace de Marc:
 
Espace de Guillaume:
 
Espace de Philippe:
 

Le Sous-Sol :

Cet espace est divisé en trois:
La cave à vin:
 
Le Débarras:
 
Le Garage:
 

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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Dim 11 Déc - 22:45

De là


Il ne fallut que quelques minutes supplémentaires à Guillaume pour rejoindre sa résidence. Il pénétra dans le couloir éclairé l’hôtel particulier, enjamba une éclaboussure de sang qui devait appartenir à Marc en montant les escaliers puis ouvrit la porte menant à l’appartement, inquiet pour la santé du patriarche.

Les coudes sur la table à manger, ses doigts entrelacés soutenant son menton, Philippe de Margaux, par deux fois Prince de Lyon, ancien Archonte et Stratège du clan Ventrue trônait face à la porte d’entrée. Depuis quand était-il assis ? La goule l’avait abandonné là, encore en proie aux drogues qui l’hébétaient. Il avait tout de même eu l’occasion de donner un croc-en-jambe à ce petit impertinent efféminé qui s’était étalé de tout son long dans les escaliers. C’était sa mesquine revanche pour la rouerie que les deux financiers lui avaient joué. Marc n’était que du menu fretin, le prélude au mélodrame qui allait se jouer ce soir.

L’effet des drogues s’était estompé. Son esprit troublé avait retrouvé toute sa vivacité. Le prédateur attendait sa proie qui tardait à rentrer. Fixant le seuil, son esprit tortueux imaginait les arguments et petites phrases que les deux hommes échangeraient. Si la goule était un adversaire négligeable tout juste digne d’une brutalité, son infant était d’un tout autre calibre. Les deux hommes se connaissaient depuis quelques siècles. Même si le fin politicien était un expert dans l’art de la manipulation, Guillaume était plus diplomate et plus intuitif. Le duel entre le lion et le chat allait bientôt commencer. Le fauve ne doutait pas un instant de sa victoire.

La poignée de la porte d’entrée s’actionna et son infant pénétra dans l’appartement. A défaut d’être bel homme, Guillaume avait fière allure dans ses costumes sur mesure. L’on ne pouvait lui nier un charisme particulier, un don qu’il partageait avec son ancêtre. Ce qui différenciait les deux hommes était l’impression qu’ils dégageaient ; l’un cultivait le charme élégant des siècles passés, l’autre au tempérament plus sombre exhalait une certaine puissance, la sensation d’une autorité inflexible.

Philippe fixa Guillaume droit dans les yeux. Bien que ses traits de frémissent pas, il décela fugitivement comme un soulagement dans le regard de son Fils. Puis ses iris bruns devinrent plus sombres ; l’élégant vêtu de soie avait décidé d’affronter l’ire de son aïeul et créateur. Il traversa l’antichambre et s’arrêta devant la chaise faisant face à Philippe. Il posa ses deux mains en haut du dossier avant de parler.

- Père…

Philippe continuait de le fixer sans ciller. D’instinct Guillaume sut qu’il ne lui pardonnerait pas facilement. Le patriarche ne souhaitait pas entendre ses excuses filiales mais désirait une confrontation. Le dos de l’infant se raidit, il recula d’un pas et il affecta une attitude plus cérémonieuse. Caresser le lion dans le sens du poil permettrait peut-être de revenir dans ses bonnes grâces.

- Sire.

L’infant hocha la tête en se penchant légèrement avant de se redresser. Philippe cligna enfin des yeux. Le face à face silencieux se prolongea encore une minute ou deux. Le patriarche adorait faire durer ce plaisir. D’ordinaire ses interlocuteurs flanchaient, intimidés. Mais pas Guillaume. Jamais Guillaume. Ils se connaissaient trop bien.

- Je suis fort marri de ta conduite.

La phrase était sibylline, cependant Guillaume ne s’y trompa pas. Philippe était en colère. Il s’en était pris physiquement à sa goule ; jamais il ne l’avait agressé auparavant. Les prochaines minutes ne seraient pas une partie de plaisir mais plutôt un combat dans l’arène. L’infant refusa de se jeter aux pieds de son sire pour implorer sa grâce et lui tint tête, par fierté et par principe.

- Il m’incombait d’agir ainsi pour votre sécurité.
Le menton levé, le regard inhabituellement dur, Guillaume défiait l’ancien Prince de Lyon en abordant directement le sujet de leur dispute.

L’impertinent ! Dans un accès de fureur le plat de la main de Philippe frappa la surface de la table. Il adorait son fils pour être le seul à ne pas se terrer lorsqu’il avait ses nerfs, cependant cette insensibilité feinte était extrêmement irritante lorsqu’ils se querellaient.

- C’est un argument que je ne puis accepter. Quel affreux péril me guettait en notre demeure ? Aurais-tu eu vent d’un complot assassin cette nuit ?


- L’on m’a dit…


- La rumeur publique ! Il y a certes du vrai mais de la folie aussi. T’es-tu laissé berner par les dires de ce médiocre marquis? Si tel était le cas tu me décevrais fort, Guillaume. J’aurais alors donné l’Étreinte à un benêt prêt à suivre docilement les prédications d’un âne. De Vandreuil et sa misérable engeance n’ont point abusé de ta crédulité. Tu les fréquentes depuis bien trop d’années pour ne point reconnaître leurs ruses.

- Est-ce folie que de vouloir vous protéger ?
Répondit du tac au tac son infant irrité.

Un silence lourd s’installa quelques secondes. Guillaume se reprit, conscient d’avoir réveillé des souvenirs douloureux et de s’être montré irrespectueux en haussant le ton.

- Je ne suis point votre infant, Guillaume de Margaux, mais votre sire. Être votre aîné de plusieurs siècles ne fait point de moi un impotent. Ma main est encore capable de manier l’épée qui vous trancherait le cou si tel était mon désir.


Le ton était dangereusement calme, les mots lourds de menace. L’ex-Prince avait décidé de mettre une certaine distance entre lui et son infant en le vouvoyant, comme s’il n’était qu’un néonate insignifiant. Le petit brun se tut respectueusement. Il baissa les yeux une seconde pour afficher une soumission feinte puis son regard se porta à nouveaux sur les yeux froids de Philippe. La partie n’était pas terminée.

- Ce que vous proposiez était impossible. Rejoindre l’Écosse par bateau en cette saison… Mais Philippe le coupa encore une fois.

- Depuis quand ce vocable existe t-il pour nous? A Margaux rien d’impossible ! Si j’avais vécu avec ta petitesse d’esprit, qu’aurais-je fait de ma vie ? Impossible d’être Prince ? Je l’ai été. Impossible de le devenir deux fois ? Je suis des rares en ce monde à avoir connu cette félicité. L’impossible n’existe point. Tout n’est que question de volonté. Seul un caractère affligé de mollesse s’impose des barrières qu’il ne franchira jamais.


A chacune de ses exclamations Philippe se redressait peu à peu, se penchant légèrement en avant pour houspiller son rejeton. Finalement la chaise du patriarche tomba brutalement au sol, le dossier claquant sèchement sur le marbre.

- Ce voyage était bien trop dangereux, insista Guillaume qui persévérait dans son idée, quoiqu’en dise son Père.

- Assez !
Rugit l’ancien Prince, frappant derechef sur la table qui trembla. Si une nef d’acier peut voler dans les cieux et s’y brûler les ailes, un navire  peut fort bien affronter les mers depuis Rouen jusqu’à Glasgow. Ce n’est point le danger, ni même la possibilité de trouver un capitaine qui t’ont retenu mais l’avidité que tu chéris en ton cœur. Combien de fois as-tu prononcé cette maxime : "Le temps est la mesure des affaires, comme l'argent est la mesure des marchandises" ?! Assez pour que je comprenne que ton péché d’avarice prenait le pas sur les désirs de ton Père ! Combien d’écus cette petite excursion t’a t-elle rapporté ? Quelle est la valeur de mon existence ?

Guillaume resta pantois. Philippe était persuadé qu’il avait sacrifié sa sécurité pour quelques milliers de dollars ? Les places financières étaient fermées le week-end et si la mer n’était pas démontée en hiver, ils auraient emprunté la voie navigable pour complaire à ses désirs pendant les deux jours de traversée. De plus il donnerait sa vie -et même son âme- pour le sauver s’il était en danger.

De son côté le vieux Ventrue fut certain d’avoir visé juste en apercevant son regard incrédule.

- Qui de vous eut cette folle idée ?
Cracha le patriarche plus qu’il ne le demanda.

- C’est moi.

Évidemment Guillaume prenait toutes les responsabilités, infant presque parfait et domitor prêt à être sanctionné pour les errements de sa goule. Seul ce dernier pouvait avoir eu l’idée de la drogue car il en consommait et savait comment s’en procurer et l’administrer. Philippe n’était pas dupe et posa un chausse-trappes.

- Quel était cet opiat ?
Guillaume prit quelques secondes pour répondre, mal à l’aise.

- Du geai- hache- baie, articula ce dernier.

- Tu le prononces fort mal. Un point supplémentaire, Philippe venait d’attraper à nouveau son infant par cette réplique sur un ton dégagé, même s’il n’y connaissait rien en matière de stupéfiants, ni comment ce mot se prononçait réellement.

- Père, vous-vous méprenez entièrement, permettez que…

- Non ! Trancha Philippe d’un ton catégorique. Aucune permission ne te sera accordée. Désormais je ne puis endurer ta voix, ni ta vue. Pars et ne reparais point.


L’infant salua son sire d’une révérence protocolaire puis tourna les talons pour rejoindre sa suite à l’étage. Bien qu’il soit le propriétaire des lieux et qu’en théorie son sire ne soit qu’un invité de marque en son domaine, ce dernier avait la préséance grâce au droit d’aînesse. Chez les Ventrues le jeune cède le pas à l’ancien.

Par ailleurs Guillaume fut assez content de quitter les lieux. Il ne souhaitait pas incommoder Philippe davantage en prolongeant cet entretien désagréable. Apprendre qu’il avait passé la soirée avec Ambrosius et sa façon fort peu régulière de gérer ses affaires aurait plongé l’ancien Archonte dans une colère monstrueuse. Chaque jour suffit sa peine, autant lui réserver ce déplaisir pour le lendemain soir.

Guillaume ouvrit la porte de sa chambre qu’il n’avait pas eu le plaisir de visiter avant de se rendre auprès du Prince de Glasgow. Au lieu d’éprouver du ravissement pour la décoration rococo, il fut simplement content de trouver ses valises prêtes à être déballées. Il laisserait ce soin à sa goule demain soir. D’un pas morne il se dirigea vers la salle de bains. Là il se débarrassa de ce qu’il restait du whisky avalé plus tôt dans la soirée. Cédant la la soi-disant mollesse de caractère dont l’avait accusé Philippe, il se fit couler un bain dans lequel il ajouta la moitié des flacons de sels. Il s’y prélassa un bon moment jusqu’à ce qu’il réussisse à évacuer toutes les pensées néfastes qui occupaient son esprit.

Sentant poindre les premières fatigues qui précèdent l’aube, il s’extirpa à regret de la baignoire pour enfiler un peignoir moelleux en coton d’Égypte. Enfin, s’allongeant paresseusement sur son lit recouvert de satin, il utilisa son téléphone pour contrôler si Marc avait bien réalisé les opérations qu’il lui avait ordonnées.

Le pas de Philippe se fit entendre dans l'escalier; l'Ancien s'arrêta sur le seuil. Machinalement son infant se tourna vers la porte close de sa chambre. N'était la mince séparation de bois, leurs regards se seraient fixés quelques minutes. Au delà des mots et des coups de sang, les deux caïnites éprouvaient une immense affection l'un pour l'autre. Philippe se sentait outragé d'avoir été transporté contre son gré comme un paquet encombrant; Guillaume le regrettait. Mais tous deux savaient ce voyage qui ressemblait à une fuite était inévitable.

Le patriarche cilla. Il n'était pas insensible à l'ardeur qu'avait déployé son descendant pour le mettre en sécurité loin des poignards de ses ennemis. Son Fils était sur cette terre la seule personne qui se souciât de lui et l'aimât sincèrement. Alors son vieux cœur céda aux derniers vestiges de sentimentalisme enfouis au plus profond de son âme et choisit de pardonner à ceux qui s'étaient montrés maladroits en souhaitant bien faire. Le plancher craqua sous ses pieds et il rejoignit ses appartements, claquant la porte. Guillaume roula sur le dos, fixant le plafond. S'il avait conservé quelques bribes d'humanité en lui, il aurait soupiré. C'est ainsi que la torpeur le prit, les doigts encore crispés sur la coque de son téléphone.

[Texte en italique en français]

[décompte des PAs en partie privée ~ En route pour une prochaine nuit]

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Sam 24 Déc - 12:10

Nuit du samedi 18 au dimanche 19 janvier.


Guillaume s’éveilla dans l’obscurité puis chercha à tâtons le bouton de la lampe la plus proche. Il palpa son environnement quelques instants, les meubles n’étant pas placés de la même façon que dans sa chambre lyonnaise. Enfin la lumière fut : le peignoir ouvert, la chevelure en épi, l’aristocrate se gratta la nuque avant de se lever, cherchant son téléphone des yeux. Il le trouva en évidence sur une table de nuit. Marc avait visiblement rempli son office pendant la torpeur de son maître : la valise avait disparu, le costume dont il s’était dévêtu également. Ses mocassins étaient cirés et une paire de pantoufles confortables l’attendaient au pied du lit.

Il trouva sans problème de quoi se vêtir dans son dressing personnel. Il passa un peu plus de temps dans la salle de bains à dompter les touffes de cheveux qui se dressaient dans sa nuque. Comme il regrettait l’époque où la gomina était en vogue ! Le rendu était parfait, bien plus qu’avec ces gels collants laissant d’affreux résidus blancs dans sa noble chevelure. Il s’apprêtait à sortir de sa chambre lorsqu’il entendit le pas de son sire dans le couloir. Quels pouvaient bien être ses sentiments ? Guillaume demeura la main sur la poignée de la porte, le temps de laisser Philippe descendre au premier étage et s’installer dans le salon. Son infant décida de gagner encore quelques minutes de répit et se rendit au rez-de-chaussée, dans le bureau de sa goule.

Le coude sur la table de son bureau déjà encombré de paperasses et de canettes de boisson énergétique, le front dans une main, l’autre tapant nonchalamment sur le clavier de son ordinateur, Marc semblait ailleurs. Il était anormalement apathique et sombre. Le pansement suivant l’arête de son nez y étant sûrement pour quelque chose ainsi que la fatigue accumulée de plusieurs jours sans sommeil. Le domitor s’approcha de sa goule sans mot dire, s’ouvrit une veine du poignet et proposa son sang à son servant. Il était rare qu’il l’autorise à boire sa vitae à même son corps ; cette familiarité exceptionnelle était une manière de reconnaître sa valeur et de le récompenser pour son travail ingrat. Les yeux brillants après avoir eu sa dose, Marc semblait requinqué, béat comme un chien auquel son maître a fait l’aumône d’une caresse.

- Est-ce cassé?


- Bonsoir! Non, heureusement je n’aurai pas le nez tordu
, répondit la goule en une moue visiblement douloureuse, se redressant sur son siège. Mais j’ai un bel hématome et c’est encore très sensible. Heureusement que je ne suis pas enrhumé…

- Et cette journée ? Demanda Guillaume, ayant sacrifié aux politesses d’usage.

- J’ai terminé les bilans prévisionnels de deux de nos fonds d’investissement. Cela m’a mené vers la courbe du baril de pétrole
, répondit Marc sur un ton pratique et purement professionnel. Il parlait comme s’il était normal de sauter du coq à l’âne ; or son patron savait qu’il suivait une logique tout à fait personnelle. Sa goule avait un don particulier pour déceler les mouvements financiers subtils et souterrains même s’il était parfois compliqué de comprendre son raisonnement.

- Je t’écoute, lui signifia Guillaume en levant un sourcil.

- Les problèmes en Ukraine et l’embargo sur les exportations russes vont jouer sur le volume des barils échangés ; tous les pays industrialisés vont se tourner vers les Etats-Unis, la péninsule arabique ou l’Iran. Je n’ai pas encore fini de chiffrer les bénéfices que nous pourrions dégager selon les fournisseurs. Ah oui, à propos…


Marc tira un journal sous un tas de feuilles de graphiques et de colonnes de chiffres en tous genres. Le Ventrue était certain que le jeune homme allait encore une fois changer radicalement de sujet.

- J’ai vu quelque chose qui devrait vous intéresser, dit-il tout sourire en tendant la page de l’annonce des ventes aux enchères. Une lueur d’intérêt s’était allumée dans le regard de Guillaume. Bingo ! La goule avait visé juste. Sinon ce soir je vais avoir la visite d’un candidat pour le poste d’employé de maison. Je suis passé par une société d’intérim pour les secrétaires, si elles vous conviennent nous pourrons les embaucher définitivement.

- Parfait. Tu iras te reposer après ton entretien
, exigea le domitor qui prenait déjà la direction de la sortie. J’ai besoin que tu sois à cent pour cent de tes capacités. Tu as l’air d’un somnambule. Reste néanmoins auprès du téléphone, je pourrais avoir besoin d’un chauffeur.

- Merci !
La goule semblait aux anges. Oui, oui, biensûr, je suis toujours disponible pour vous. Bonne soirée !


Le Ventrue consulta son smartphone en remontant l’escalier pour se rendre au salon. Ambrosius ne l’avait pas appelé ; la nuit était jeune, il avait sûrement des rendez-vous et devrait se libérer plus tard. L’article dans le journal lui donnait l’occasion de ne pas rester en tête à tête avec Philippe et de se changer les idées ensemble.

- Seigneur, dit l’infant pour saluer son sire en s’inclinant lorsqu’il pénétra dans la pièce principale.

- Mon Fils.

La réponse en deux mots de l’ex-Prince balaya les dernières angoisses de Guillaume. Philippe était assis confortablement dans un fauteuil, bougeant une tablette à l’écran noir en tous sens, cherchant visiblement à la rallumer. Il avait l’air parfaitement calme, le ton de sa voix était neutre, comme si les événements de la veille n’avaient jamais eu lieu. L’infant s’approcha pour venir en aide à son aîné. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que la batterie de l’appareil électronique était à plat.

- Père, je crains que vous ne puissiez jouer ce soir. La tablette n’a plus de batteries… D’énergie. Il faut la brancher à nouveau.

Philippe plissa les paupières. Il détestait ces choses contemporaines fonctionnant à l’électricité. Elles tombaient n torpeur au plus mauvais moment et il fallait les relier à un cordon de place-tique pour qu’elles reprennent vie. Autrefois les choses marchaient très bien avec de l’huile de coude ou au gré des éléments. Mais il est vrai que Philippe préférait jouer aux échecs en ligne plutôt que de déjouer les stratégies cent fois revues d’adversaires trop connus.

- J’ai contacté Ambrosius la nuit dernière. Son Elysium est caché derrière… Un débit de boisson. Vous auriez détesté la musique et le bétail.


- Cela me surprend de lui, lâcha Philippe. J’aurais pensé qu’il se serait installé dans une maison de tolérance, il y aurait trouvé ses muses, s’amusa t-il cyniquement en choquant son infant un peu trop bon chic bon genre. Mais un cabaret… Ma foi, cela me semble encore digne d’un Toréador.  

- Nous ne sommes pas les seuls sceptres à la cour. Un certain Stéphane Andrieu est ici. Hélas c’est bien le seul.

Les yeux de Philippe s’écarquillèrent de surprise puis un sourire matois ourla ses lèvres fines. Guillaume ne savait que penser, mais l’esprit tortueux de son sire était déjà en train d’évaluer les éventuels pions dont il pouvait disposer.

- Bien. J’espère le voir. Autre chose ?

- Ambrosius désire nous rencontrer en-dehors de l’Elysium. Vos escapades entre amis lui manquent, aussi il souhaite nous servir de guide pour découvrir la ville.


Le sourire de Philippe devint franc, une lueur égrillarde alluma son regard. Il semblait garder de bons souvenirs de leurs virées du temps jadis.

- Mais avant qu’il ne puisse se libérer pour nous rencontrer, j’ai pensé que nous pourrions occuper notre temps libre par une vente de charité. J’aimerais acquérir quelques objets de belle facture. Cela me donnera peut-être l’occasion de nouer des liens avec la bonne société locale.

Guillaume et le bétail… Philippe n’aimais pas vraiment cette engeance, préférant les dominer de son sang ou par son pouvoir. Son infant préférait se muer en caméléon, se mêler à eux et les utiliser par des faussetés subtiles. Les deux méthodes avaient la même finalité, mais l’ancien Archonte préférait la manière forte et rapide aux badineries sociales de son infant. Or le vieux Ventrue avait besoin de se dégourdir les jambes et de découvrir son nouveau terrain de jeu et de chasse. De plus il était très curieux de découvrir la haute société Écossaise. Il acquiesça en silence à la proposition de son fils.

Celui-ci sortit son smartphone de sa poche pour envoyer un rapide SMS à sa goule. Puis il sortit lui-même le manteau de son sire, l'aida à passer les manches et le lui ajusta sur les épaules. Le patriarche adorait ces petits signes de déférence que lui prodiguait Guillaume. Son ego flatté par son infant, il le suivit jusqu'à la rue. La voiture les attendait déjà, Marc programmant le trajet sur le GPS. Les deux vampires confortablement installés à l'arrière, le véhicule s'engagea sur le Trongate.

-> Vers la Glasgow auction room

[-1 PA]

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 30 Déc - 15:24

De là

L'hiver d'Écosse été bien différent de l'hiver en France, plus sombre, plus froid, plus humide. Comme souvent ces derniers temps, une pluie régulière tombait sans interruption.
Hadrien, une fois en dehors de son appartement, rentra l'adresse à laquelle il devait se rendre dans son téléphone et commença à suivre le chemin indiqué par le GPS de son mobile. Il faisait froid ce soir, mais Hadrien n'avait pas de manteau assorti à sa tenue et il était donc sorti seulement avec son costume sur le dos. Ce dernier pompait doucement l'humidité de la soirée et se mouillait de plus en plus au fur et à mesure qu'il avançait dans les différentes rues. Il espérait que la pluie n'allait pas trop se renforcer sinon, il arriverait complètement trempé à son entretien. Il venait de voir sur son téléphone qu'il avait près d'une heure de marche à pied avant de pouvoir rejoindre sa destination. Il avait donc le temps de réfléchir à ce qu'il allait dire pendant son entretien, mais aussi le temps de stresser sur la ou les personnes qui allaient le questionner.

Sur le chemin, il s'arrêta à une imprimerie pour éditer les deux documents qu'il devait fournir à l'homme qu'il avait contacté. Il roula les feuilles pour les protéger de la pluie et continua son chemin. Il allait bientôt arriver et il franchit un nouveau stade d'angoisse. Pourquoi avait-il postulé à cette annonce alors qu'il ne remplissait pas la moitié des critères ?

Hadrien arriva devant l'entrée de la maison, il utilisa le reflet que lui offrait la porte de verre pour réajuster sa mise. Il déplia un peu ses feuilles, les défroissant et vérifiant si l'eau ne les avait pas trop atteintes. Il sonna d'une main tremblante, se répétant sans cesse que tout allait bien se passer. Il pensa au tout dernier moment à activer son sang, cela aurait été un échec de communication que d'afficher son teint blafard lors d'une première rencontre.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 30 Déc - 19:04

Marc Jamier:
 


De retour depuis la salle des ventes, Marc gara la Mercedes sur Ingram street. Son domitor lui avait imposé de prendre du repos? Quelle vaste blague! Guillaume ne savait pas se passer de ses services, quand au vieux schnock qui lui servait de père, c'était encore pire. Dans une heure ou deux ils l’appelleraient pour qu'il les ramène on-ne-sait-où. Inutile de rentrer la voiture au garage si c'était pour la ressortir aussi vite. Les deux aristos étaient incapables de prendre un taxi comme tout le monde. Était-ce par snobisme ou parce qu'il était tellement facile de faire appel à ses services? Marc, emmène-moi ici! Achète cela! Traite cette pile de dossiers! C'était à vous tuer de fatigue.

Depuis le retour à la non-vie de Philippe, Marc servait de papy-sitter, de domestique et d'associé aux affaires de Guillaume. Les deux vampires craignaient les espions de l'actuel Marquis de Lyon à leur domicile. Ils avaient fait l'économie d'employés de maison et la goule approuvait: à son avis les de Vandreuil étaient de sales snobs réacs. Philippe pouvait être un vrai tyran à ses heures, mais il n'avait jamais soutenu le régime de Vichy ou de mouvements ultra-nationalistes. Marc était assez opportuniste mais il y avait des principes personnels auxquels il tenait encore, une espèce d'innocence qui faisait parfois sourire son domitor.

La goule tourna le coin de la rue pour accéder à l’hôtel particulier. Son rendez-vous était déjà là, s'agitant nerveusement devant la porte en verre. Marc se retint de rigoler: s'il savait dans quel merdier il allait mettre les pieds... Tout en avançant la goule joua avec le trousseau de clefs pour se réchauffer les mains et pour signaler sa présence. Il détailla vaguement le type dans la pénombre: jeune, mince avec les cheveux longs. Pas du tout son type ni celui de qui que ce soit à la maison.

- Pardon! Je suis en retard. Monsieur Chevalier je présume?
demanda t-il d’une voix chantante très en vogue auprès des bobos du Marais.

Marc affichait d’entrée la couleur : si le candidat n’aimait pas les gays, il n’avait qu’à partir. De toute manière il ne changerait pas sa personnalité pour cohabiter avec qui que ce soit. Il se faufila devant Hadrien pour ouvrir la porte et s’engouffra dans le couloir sombre. Il bifurqua presque immédiatement vers la gauche.

- Rentrez au chaud, il fait un froid de canard par ici... Marc ouvrait une seconde porte tout en continuant de bavasser sans se retourner pour voir si Hadrien suivait. Faites attention au sol, il est parfois glissant. Je me suis cassé la figure hier, j’ai passé ma nuit aux urgences. Par ici c’est l’entreprise Margaux SA. Ce sont les bureaux… Nous allons y discuter mais vous n’y travaillerez pas. L'appartement est à l'étage.

Marc passa des espaces de travail plutôt bien rangés et organisés… Jusqu’à une porte au fond du rez-de-chaussée. Le bureau qui la jouxte est dans un bazar monumental, des dossiers empilés tenant les uns sur les autres comme par miracle. Il batailla avec une autre clé puis ouvrit
un bureau décoré avec élégance:
 


- C’est le bureau du patron, il n’est pas là pour le moment. Je vous en prie, mettez-vous à l’aise, dit sereinement Marc, conscient de l’effet que produirait cette phrase ambivalente sur un hétéro macho haïssant les types dans son genre. Lui-même se délesta de son manteau qu’il posa sur le dossier de la chaise de bureau sur laquelle il s’assied avec un grand sourire amical.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Dim 1 Jan - 11:14

Hadrien sursauta quand il entendit quelqu'un remuer des clés non loin de lui. Il s'attendait à ce que la porte du bâtiment s'ouvre, mais pas à ce que quelqu'un arrive par l'extérieur. Il regarda la personne qui l'interpellait par son nom. Mais la seule chose qui lui traverser l'esprit pour le moment était :

*C'est un homme … alléluia !*


Il réussi tout de même à lui répondre, sa voix n'exprimant que son anxiété.

« O … o … oui … c'est bien moi ... »


Le nouveau venu ne laissait pas le temps à Hadrien de réfléchir plus en avant. Il ouvrit la première porte, puis avança dans le bâtiment. Il déverrouilla une seconde porte, puis ils passèrent devant plusieurs bureaux. Contrairement au jeune caïnite, qui était peu loquasse, l'autre n'arrêtait pas de parler. Mais au moins cela évitait les silences gênant qui auraient accentué encore un peu plus le stress du jeune vampire. Hadrien se concentrait sur ce qu'il lui racontait et répondait aussi poliment qu'il le pouvait.

« D'accord … Je suis désolé pour vous et votre nez ... »


Hadrien suivit l'homme jusque dans, comme il le présentait, le bureau du patron. Le jeune vampire ne dit rien, c'était vraiment magnifique. Il n'avait que peu de fois côtoyé des lieux aussi luxueux et il détailla la pièce avec une admiration muette. L'homme l'invita à se mettre à l'aise. Le Malkavian se dit que ce serait absolument impossible qu'il arrive à se décontracter, mais il força un petit sourire avant de poser sur le bureau les deux documents auxquels il s'accrochait.

« Euh … je … »

Hadrien restait debout devant le bureau ou l'homme, qui paraissait très enjoué de le recevoir, venait de s'installer. Il était vraiment tout sauf à l'aise. Il détestait les entretiens mais il était obligé d'en passer par là. C'était trouver un travail ou demander de l'argent à son sire. Hors le choix était vite fait.

« Je suis un peu mouillé … je ne voudrais pas abîmer les fauteuils ... »

Hadrien baissa la tête et fixa ses chaussures, il réfugia ses mains légèrement tremblantes dans son dos et attendit de voir ce que lui proposait son interlocuteur.

Les documents de Hadrien:
 

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Lun 2 Jan - 16:12

Une fois confortablement assis, Marc put reluquer à son aise l’oiseau de nuit qui se tenait devant lui. Son vis à vis faisait à peu près sa taille et, nom de Dieu ! Il était plutôt canon. Le petit Hadrien possédait un charme gracile et des traits délicats, presque féminins. Avec ses airs d’adolescent effarouché, il ferait un malheur dans les rues du Marais. C’était exactement le genre de type auquel la goule aurait rêvé ressembler, malheureusement tout le monde ne peut pas avoir un physique de mannequin. Marc compensait son handicap tout relatif en exhibant sa richesse avec ostentation et cela fonctionnait plutôt bien. Quoiqu’on en dise, les hommes étaient aussi vénaux que les femmes. En tout cas il n'avait plus à craindre une espèce de macho homophobe; Marc avait hâte de voir la tête de l'ex-Prince réac.

- Les canapés sont en cuir traité anti-taches ou je ne sais quoi, répondit-il sans se départir de son sourire. Et puis de toute façon si je vous embauche, ce n’est pas vous qui allez les nettoyer.

Marc sifflota l’air du dernier tube de David Guetta en détaillant le curriculum vitae un peu succinct. A vingt-deux ans, l’on ne peut pas dire que l’on a une grande carrière professionnelle derrière soi, pourtant Hadrien semblait avoir quitté l’école assez tôt.  Ce qui était écrit sur le papier donnait l’air d’un gamin sérieux qui ne semblait pas avoir connu de grandes périodes de chômage ou être passé par Fleury-Mérogis. Mais plus les années passaient, plus son parcours semblait de chaotique : un travail bien rangé, ensuite de l’intérim et enfin des petits boulots qui semblaient des expédients payés au noir. Était-ce la crise ou autre chose ? Les Margaux ne lui pardonneraient pas d’avoir fait entrer chez eux un type qui volera les bibelots pour se payer sa dose de crack.

- Vous avez l’air d’avoir commencé tôt et d’avoir été bien occupé. Vous avez bossé à Rungis ? Vous y faisiez quoi exactement ? Je vous vois mal décharger des carcasses de vache ou des gros sacs de patates. C'est clair, Hadrien n'avait pas du tout la carrure d'un Fort des Halles.

- En fait je crois que le mieux, c'est que vous me racontiez votre vie. Où vous êtes né, ce que vous avez fait, pourquoi vous êtes sur Glasgow? Tiens ! Au fait ! Vous voulez un café ? Un thé ? Un soda ? Qu’est-ce que je vous sers ?
Demanda la goule, passant comme à son habitude d’un sujet à un autre soudainement.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 5 Jan - 19:06

Hadrien s'installa dans le fauteuil, mais s'assit au bord de peur de vraiment l’abîmer. Il leva un regard timide sur son interlocuteur qui était en train de l'observer. Le vampire tirait nerveusement sur ses manches se sentant à l'étroit dans son costume. Puis, l'homme en face de lui commença à regarder son CV en sifflotant. Il n'arrivait pas à savoir ce qu'il pouvait bien penser de lui, Hadrien pensa même pendant une seconde à lire dans son aura. Puis il se ravisa rapidement, s'il voyait quelque chose de négatif, il n'arriverait pas à rester calme.
Vient ensuite une multitude de questions… Dont certaines commencèrent à faire paniquer Hadrien. Mais il essaya de garder le contrôle de ses émotions, ce n'était pas le moment de craquer. Surtout pas le lieu à vrai dire ...

« Je … je n'ai pas soif … merci ... »


Hadrien prit son temps pour trouver ses mots et contrôler sa voix. Voilà ce qu'il redoutait le plus. Ce n'était pas la première fois qu'il devait évoquer son passé. Mais cela ne voulait pas dire qu'il était à l'aise dans l'exercice. Il se contentait toujours de ne pas rentrer dans les détails, mais parfois cela devenait compliqué… Surtout si la personne en face insistait lourdement. Il espérait que cette fois-ci, ce ne serait pas le cas. Se raclant la gorge, il commença :

« Ma vie n'est pas bien palpitante … Je suis nez à Crépy-en-Valois, j'ai été élevé par mon père et … ma … (longue pause) … ma belle-mère. Je ne m'entendais pas avec eux donc j'ai demandé mon émancipation l'année de mes 16 ans. J'ai rapidement trouvé du travail dans cette usine de surgélation, je n'avais pas non plus trop le choix. Comme j'étais jeune, beaucoup d'entreprises ne voulaient pas de moi. Mais suite à des soucis de santé, j'ai dû me résoudre à travailler de nuit. C'est là que j'ai commençé à travailler à Rungis et je déchargeais du poisson, si vous voulez tout savoir. »

Hadrien se risqua à un petit sourire. Ce dernier n'avait pas l'air tout à fait naturel, mais il partait d'un bon sentiment. Il détestait parler de lui et il espérait plus que tout que l'homme en face de lui ne lui demanderait pas de s'étendre un peu plus sur son passé. Il luttait pour ne pas se mettre à se ronger les ongles, mais une de ses jambes tremblait nerveusement sans même qu'il ne s'en rende compte.

« Puis la vie à Paris ne me convenait plus, et j'ai décidé de déménager au Royaume-Uni. J'ai d'abord visité Londres, mais j'ai continué mon exploration du pays et je me suis installé sur Glasgow parce que j'ai eu un coup de cœur pour la ville. »

Quand il eut fini de s'exprimer et n'y tenant plus il se mit à ronger ses ongles, avant de s'en rendre compte et de se forcer à poser ses mains sur ses jambes.

« Désolé … je suis un peu nerveux ... »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 5 Jan - 22:03

Marc réfléchit en fixant le CV du candidat. Monsieur Chevalier semblait être la vict… L’employé parfait. Le gamin n’avait pas d’attache et apparemment pas de famille en ville qui s’inquiéterait de sa disparition si les choses tournaient mal avec les Margaux. Non que la chose soit courante avec les Ventrues qui se comportaient tout à fait correctement avec leurs employés. Cependant un domestique trop curieux pouvait rapidement devenir gênant. Mais le petit Hadrien semblait impressionnable, il se rongeait les ongles et sa jambe tressautait. Il ne serait peut-être pas nécessaire  d’employer des mesures expéditives : les froncements de sourcils de Philippe allaient le terroriser suffisamment pour qu’il tienne sa langue. Le sourire de la goule se figea l’espace d’un fugitif instant : lui aussi avait le même profil de paumé solitaire il y a quelques années de cela.

- Vous avez bossé aux poissons ? Alors vous avez vu défiler pas mal de thons et de morues, non ? Demanda t-il avec humour pour détendre Hadrien et chasser ses pensées personnelles. Il reprit ensuite avec un ton un peu plus professionnel, récapitulant de manière positive ce qu'il avait compris du parcours du francilien.

- Bon, en résumé vous avez pris votre indépendance très jeune et vous avez réussi à assumer sans mal tourner, c’est plutôt pas mal. Vous aimez voyager… Nous aussi. Les de Margaux ont des bureaux à Lyon, ici à Glasgow et à Dubaï, au Moyen Orient. Le job que nous proposons est basé sur Glasgow mais il est tout à fait possible que les patrons vous proposent ponctuellement de les accompagner lors de certains voyages pour porter les valises ou repasser les chemises. En contrepartie d’un bonus sur salaire non négligeable, bien entendu.

Et Marc paierait la prime de sa poche juste pour éviter de garder Philippe et pour se concentrer sur son boulot. Il commençait sérieusement à en avoir marre de plier les vêtements des deux Anciens alors qu’il était un financier de génie. La goule posa les papiers devant lui et fixa calmement le brun aux yeux vairons.

- Je crois que c’est mon tour de vous faire un petit discours… La famille de Margaux est très ancienne, ils appartiennent à la noblesse depuis le Moyen-Âge et ils en sont très fiers. Ici vivent seulement de Guillaume et Philippe de Margaux. Le premier est dans la spéculation immobilière, le second est rentier. Quant à moi, j’habite également dans ces murs. Je suis le régisseur de la maison. Je ne vous cache pas que leur fortune est conséquente, de toute façon vous vous en rendrez compte par vous-même. Pour être franc, beaucoup de personnes peuvent ranger une chambre, amener des costumes au pressing et cœtera. Ce que je recherche réellement, c’est un collaborateur honnête qui ne nous volera pas et suffisamment discrète pour respecter les clauses de confidentialité qui seront incluses dans votre contrat. Les deux questions que je me pose actuellement sont les suivantes : êtes-vous cet homme ? Et pourquoi devrais-je placer ma confiance en vous plutôt qu’en un autre candidat ?


Marc était extrêmement intéressé par la réponse du jeune homme. Celui-ci avait son avenir entre ses mains puisque ses propos influeraient directement sur sa décision de l'embaucher ou non.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 6 Jan - 21:14

Hadrien sourit très timidement quand Marc essaya de détendre l'atmosphère. Puis son interlocuteur fit un résumé assez clair de ce que venait de dire le Malkavian. S'il avait pu le faire, il aurait pris des notes pour la prochaine fois. Puis quand il évoqua un peu plus le poste et ces peut-être futur déplacements, Hadrien se dit qu'il avait dû sûrement décrocher le poste. La tension qu'il avait accumulée depuis le début de soirée, commença doucement à s'évanouir.

Puis l'homme lui présenta un peu la famille pour laquelle il allait bosser. Des personnes riches, cela ne l'étonna pas, rien qu'au bureau dans lequel il se trouvait il pouvait deviner le niveau de vie de son futur employeur. Puis l'homme continua de parler, mais le discours avait un peu changé et tout s'écroula pour le Malkavian. Il demanda à Hadrien de lui prouver qu'il méritait ce poste. Et là, le vampire su qu'il avait un gros problème. Il fixa la personne en face de lui, le regard hagard. On pouvait voir son visage se décomposer, il n'arrivait plus à parler … Puis au bout d'un moment, il baissa la tête et fixa le sol, essayant de contrôler le trémolo qu'il avait dans sa voix, et les larmes de sang qui menaçaient de sortir, il s'adressa à Marc :

« Je ne vois pas du tout comment argumenter. En faite, je n'ai jamais eu à faire ce genre d'entretien, je suis totalement paumé. Je ne sais absolument pas comment, ni quoi répondre à vos questions … Donc je suppose que je ne dois pas être l'homme qui vous faut … Je … »

Hadrien savait qu'il venait de tout gâcher. Il aurait dû viser moins haut et se contenter d'un travail plus simple, balayeur ou éboueur. Il aurait dû se douter qu'il n'avait pas l'étoffe pour ce genre de job. Il était nul … On le lui avait assez dit. Il était un incapable, un parasite …

« Je suis désolé de vous avoir fait perdre votre temps Monsieur. »

Le jeune vampire se leva et s'inclina devant Marc avant d'aller vers la porte du bureau. Une fois de dos, il arriva à s'exprimer un peu plus logement, ne voyant plus le regard de Marc sur lui.

« Je n'aurais pas dû postuler … Comme vous l'avez dit tout le monde peut faire ce que vous demandez et rien ne me différencie des autres … à part que je suis là … J'aurais peut-être fait l'affaire … je parle difficilement aux autres donc vos secrets seraient bien garder. Je sais ce que c'est de garder un secret … Croyez-moi … Et si vous m'aviez donné la chance de travailler pour vous, j'aurais peut-être pu vous montrer ma motivation. Je ne suis pas une mauvaise personne … mais ...enfin... je suis mort de trouille devant vous … je ne ferais jamais l'affaire … Je m'excuse ... »

Il posa une main tremblante sur la poignée de la porte, et attendit que l'homme lui donne l'autorisation de partir.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Lun 9 Jan - 17:36

Stupéfait Marc contempla le changement de comportement de Hadrien. Le jeune homme passait du sourire à la désolation la plus totale en quelques secondes. Jamais il n’avait assisté à un tel spectacle et surtout jamais il n’avait fait cet effet à un homme… Ou qui que ce soit. C’était totalement incompréhensible. Médusé, il n’esquissa pas un geste lorsque le candidat se leva pour partir.

- Mais… C’est exactement ce que je demandais d’entendre… répondit-il à Hadrien qui lui parlait de dos. Savoir garder un secret… Travailler sérieusement… Des qualités rares…


Marc était un peu perdu. Comment pouvait-on avoir peur de lui, le minet efféminé qui avait été si souvent moqué par les machos virils ? Il  se rappela sa propre vie d’adolescent fluet et timide au collège et les humiliations dans les vestiaires. Avec ses traits fins et son corps androgyne, Hadrien avait dû être la risée de ses camarades de classe. Un mot lui revint en mémoire : émancipation. La justice accordait rarement cette grâce sauf en cas de manquement grave des parents. Le gosse avait dû en baver. Il se leva et s’approcha de quelques pas, sans oser aller plus loin. Il n’avait pas envie de provoquer de réaction violente.

- C’est pour ça que tu ne trouves pas de boulot ? Parce que tu n’as pas confiance en toi ? Demanda Marc d’un ton doux comme s’il parlait à un enfant, passant du vouvoiement au tutoiement sans s’en rendre compte.

Les enfants maltraités étaient souvent reconnaissables : ils rasaient les murs en regardant par-dessus leur épaule, étaient d’une timidité quasi maladive et avaient peu d’estime d’eux-mêmes. Ils accédaient rarement aux études supérieures et se contentaient de métiers médiocres. Selon Marc, Hadrien semblait correspondre au profil.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mer 11 Jan - 21:00

Hadrien posa, un peu brusquement, sa tête sur le bois de la porte. Pourquoi cet homme ne le fichait pas dehors ? Il avait, encore une fois, tout fait de travers. Qu'est-ce qu'il pouvait se haïr parfois. L'angoisse qu'il éprouvait lui vrillait l'intérieur du corps. Il avait l'impression d'étouffer, un comble pour quelqu'un qui avait déjà passé l'arme à gauche. Sa voix tremblotait, autant à cause de ce qu'il ressentait, qu'à cause de l'effort qu'il fournissait pour ne pas pleurer.

« Je … je sais pas … je suis … je ... »

Le jeune vampire se retrouva un peu désarçonné par la question de Marc. Cela était-il donc si évident que ça ? Son manque de confiance en lui était si visible que ça ? Hadrien avait du mal à l'admettre, peut-être avait-il trop longtemps fait comme si tout allait bien et que maintenant son esprit le lâchait ?

« Oui … un peu … Je … Je pense qu'il n'y a pas que ça … Je suis vraiment un incapable ... »

Il étouffa un sanglot, cognant une fois sa tête contre la porte dans l'espoir que la douleur lui refasse prendre le contrôle. Il canalisait souvent ces excès de sentiment par de l'automutilation, cela l'aidait à garder le contrôle. Il se décolla un peu de la porte, tremblotant et n'osant toujours pas regarder son interlocuteur en face. Il porte ses mains à son visage et par un geste assez discret, vérifia s'il n'avait pas laissé échapper quelques larmes.

« Je suis désolé … ce n'est pas à mon habitude de craquer devant d'autre personne. Je m'excuse vraiment Monsieur ... »

Soufflant un grand coup pour se dénouer un peu la gorge, il prit son courage à deux mains et se retourna face à Marc. Lui affichant un timide sourire désolé.

« Je … je suppose que je n'ai pas le poste ? »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 13 Jan - 15:45

- Si vous cassez le matériel, je vous le facture, dit la goule d’un air réprobateur tandis que le jeune homme tapait sur la porte avec sa tête.

Le type aux cheveux longs n’avait pas l’air de comprendre qu’il avait une opportunité professionnelle sans précédent devant lui -les de Margaux étaient une référence sur un CV- mais préférait pleurnicher sur sa vie gâchée au lieu d’anticiper un avenir prometteur. Pour le recruteur c’était plutôt vexant.

Puis Hadrien se retourna en lui demandant confirmation qu’il n’obtiendrait pas le poste. C’était une plaisanterie ? Le sang de Marc ne fit qu’un tour et il se fâcha, voyant de la provocation dans cette naïveté. Sa voix haut perchée et ses expressions maniérées ne le rendaient pas vraiment effrayant, enfin pour le commun des mortels.

- Putain, vous faites vraiment chier ! Explosa Marc. Si vous voulez sortir, allez-vous en ! Je vous propose un poste super bien payé, pas trop fatigant, avec des voyages dans des lieux de rêve tous frais payés et j’ai vraiment l’impression que vous vous en foutez ou que vous faites tout pour ne pas le décrocher. Vous savez le nombre de mecs qui seraient prêts à donner n’importe quoi pour une telle opportunité ? Et vous, vous vous pointez la bouche en cœur, sans avoir préparé votre entretien et vous jetez l’éponge parce que vous ne savez pas quoi dire? Merde ! C’est du n’importe quoi !

Marc tourna soudain les talons et se précipita vers une desserte. En l’ouvrant Hadrien pouvait constater qu’elle contenait des bouteilles d’alcool et des contenants de diverses tailles. Marc se servit un grand verre de cognac qu’il avala cul sec et remplir à nouveau le verre dont il vida la moitié du contenu dans la foulée. Guillaume lui avait interdit la consommation d’alcool au boulot. Mais Marc transgressait les recommandations de son maître, c’était un cas de force majeure.

- Quand on ne sait pas quoi dire on improvise. On dit ce que la personne en face de soi a envie d’entendre. C’est pourtant simple
, reprit-il, se calmant peu à peu pour faire face à Hadrien. Et puis vous dites que vous êtes un incapable, c’est faux. Vous êtes capable de me mettre en rogne et de gâcher ma soirée. Premier point. Second point : vous avez des capacités en mécanique. Moi, je ne sais pas du tout réparer les objets ni changer une roue. Par contre je suis très doué pour gagner de l’argent. Chacun ses qualités, ses défauts et ses talents. Ainsi va la vie.

D’un côté Marc avait envie de prendre le beau Parisien dans ses bras pour le rassurer. D’un autre, il avait envie de lui botter le train pour qu’il se réveille un peu. L’homme est un loup pour l’homme, ne cessait de rabâcher le vieux gâteux de la maison. Et il avait raison. Tout est bon pour écraser son prochain ; c’est la dure loi de la sélection naturelle. Si Hadrien voulait survivre et s’insérer dans la société, il y avait urgence à changer d’état d’esprit et de comportement. Les victimes attirent les prédateurs et Marc en savait quelque chose...

- Si vous voulez vous tirer, allez-y et ne me faites pas de comédie. Je ne vous retiendrai pas mais je vous le dis franchement, il sera inutile de venir postuler par la suite dans notre entreprise. Sinon je vous conseille de vous reprendre et de retourner vous asseoir sur le canapé.

Lui-même retourna s'asseoir derrière le bureau, affectant l'air blasé de son maître avec un certain succès. Il garda le verre à moitié plein de cognac près de lui. il constata qu'étrangement le pessimisme de monsieur Chevalier lui donnait soif.


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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Dim 15 Jan - 18:05

Quand Marc se mit en colère, Hadrien recula d'un pas, se cognant une nouvelle fois dans la porte. Il ne pouvait s'empêcher de réagir vivement quand une personne se mettait en colère contre lui, en général si la colère était méritait, il se contenter de se taire, de baisser la tête et d'essuyer les quolibets sans rien dire. Mais, s'il ne mérité pas les reproches qui lui étaient faits, Hadrien entrait dans une colère noire qu'il avait du mal à contrôler.

Il y avait tellement de chose qu'il n'arrivait pas à contrôler, que cela l'effrayait de plus en plus.

Il écouta son interlocuteur jusqu'à la fin, les yeux écarquillés, très impressionnés par ce changement de comportement. Le Malkavian tremblait toujours, le stress qu'il avait réussi à se mettre tout seul ne parvenait maintenant plus à redescendre. Mais il réussit à se mettre une claque mentale et retourna s'asseoir sur le canapé, se rongeant les ongles avec anxiété.

Il resta silencieux un long moment, puis il arriva enfin à lever un regard perdu vers Marc et à s'exprimer d'une voix toujours mal assurée :

« Je sais très bien que ce boulot est parfait, mais je ne le choisis ni pour les voyages, ni pour le nom de famille des employeurs. J'ai postulé pour … ne pas finir à la rue … pour me donner une chance d'avoir un emploi correct. Mais quand vous avez parlé de ce que vous attendiez de moi, j'ai pris peur. On ne me demande jamais ce genre de chose d'habitude, me mettre en avant n'est pas trop mon truc, je préfère ne pas me faire remarquer et me fondre dans le décor … Alors quand vous m'avez demandé pourquoi me choisir moi plutôt qu'un autre j'ai paniqué. »

Hadrien baissa à nouveau son regard, il n'aimait pas admettre que certaine situation lui faisait peur. Et encore, là ce n'était rien, seulement le stress d'échouer encore une fois. Heureusement que son entretien se faisait rapidement, s'il avait dû attendre quelques jours avant de venir, il aurait pris ses jambes à son cou quand Marc lui avait dit bonsoir.

« Je suis désolé de vous avoir mis en colère, je ne souhaitais vraiment pas ça … Je … je ne voulais pas vous faire perdre plus de temps que vous m'avez accordé … Je suppose que vous avez des trucs bien plus intéressants à faire que de m'auditionner. J'ai peut-être quelques qualités, mais j'ai aussi de nombreux et envahissants défauts … et je ne vous ai montré que ceux-là pour le moment … J'espère quand même pouvoir vous montrer autre chose que … ça …  »

Il enfouit ses mains tremblantes entre ses cuisses, se voûtant encore un peu plus.

« Je … je … je suis désolé, mais cela doit faire un moment que je n'ai pas parlé autant de moi avec quelqu'un. »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 17 Jan - 17:58

Marc, toujours un peu bougon après son coup de sang, essayait de s’occuper les mains pour ne pas avoir à regarder le candidat face à face ni sentir cet affreux silence gêné. Contrairement à lui Guillaume était un odieux maniaque : tout était soigneusement rangé, les seules feuilles posées devant lui étaient le CV et la lettre de motivation. Il ne pouvait pas les lire un long moment ni les tourner en tous sens pour donner l’air d’être occupé sinon il aurait eu l’air d’un crétin. Finir le verre ? Belle image d’alcoolique. Marc orienta légèrement son fauteuil sur la gauche pour poser son regard sur une antique longue-vue posée sur la table de travail. Le genre de truc qui avait sa place dans un musée des sciences et non pas dans un bureau. La goule s’aperçut qu’il n’avait jamais jeté un coup d’œil dans l’appareil. Dommage qu’il ne puisse le faire maintenant sans passer pour un gamin ou un attardé. Dès que Hadrien serait parti il essaierait rien que pour le fun et ses souvenirs d’enfance où il jouait au pirate avec ses cousins. Mais il faut bien l’avouer il s’était toujours senti l’âme d’un Tintin plutôt que d’un Rackham le Rouge.

Enfin monsieur Chevalier meubla le silence. Alléluia ! Cette joie fut de courte durée : il se pinça le haut du nez par réflexe lorsqu’il entendit Hadrien avouer qu’il postulait pour ne pas se retrouver à la rue. Marc grimaça, son tarin était toujours douloureux bien que la blessure se résorbât rapidement grâce au sang de son domitor. A défaut d’avoir l’art de dire les choses sobrement Hadrien était franc, facilement impressionnable, hypersensible et incontestablement naïf. Il serait facile à manœuvrer. Marc appréhendait surtout la réaction de Philippe qui adorait humilier tout à chacun. Mais puisque le jeune homme était un pleurnichard, il se lasserait vite de ce larbin pour le considérer comme un bibelot.

Puis Hadrien s’excusa. S’il avait eu une pelle en main il aurait creusé un trou pour s’y cacher et remettre de la terre par-dessus s’il avait pu. Marc soupira, se sentant un peu coupable de la situation. Il détestait mettre les gens mal à l’aise.

- Bon… J’ai eu de rudes journées, je n’ai pas dormi depuis au moins soixante-douze heures.  Nous sommes installés depuis hier, j’ai tout à gérer que ce soit au bureau ou auprès de ces messieurs. Je suis crevé et un peu à cran, c’est pour ça que j’ai pété les câbles.

Marc ne s’excusa pas vraiment : Hadrien avait un peu poussé le bouchon quand même et les choses avaient dérapé pour cette raison. La goule se sentait terriblement fatigué. S’il avait pu, il aurait piqué un roupillon sur le bureau. Le fauteuil était vachement confortable. Mauvaise idée. Il se ressaisit dans un sursaut d’énergie. Il se leva d’un bond, l’air pressé.

Marc fonça hors de la pièce pou revenir presque immédiatement avec un tas de feuilles en anglais imprimées en petits caractères. Il n’y avait plus qu’à parapher et signer au bas.

- J’apporte le contrat, comme nous sommes au Royaume-Uni, c’est le droit du travail du sol qui s’applique. En gros contrairement à la France vous pouvez être débauché sans indemnité et parfois sans raison. Nous préférons conserver nos employés de maison le plus longtemps possible, donc ne vous inquiétez pas trop. Je suis entré à leur service il y a un bail et je suis toujours là
, dit Marc avec un sourire encourageant même si Hadrien n’était sûrement pas le genre de personnalité dont Guillaume ou Philippe penserait à faire son bras droit. Il avait bien l'intention de rester le seul prétendant au poste d'héritier de Guillaume.

- Ah oui, tant que j’y suis, nous n’avons pas parlé salaire. 3000 livres, ça vous convient ? Ça doit faire à peu près 3500 euros, net bien entendu. Et le treizième mois en guise de cadeau de Noël.


Une pacotille par rapport à ce que gagnait Marc, mais sûrement une fortune pour le petit Hadrien qui devait toucher un salaire à quatre chiffres peut-être pour la première fois de sa vie. Ce bon salaire impliquait une fidélité sans faille aux Margaux et une discrétion de tous les instants. Si par malheur le petit Français commettait une indiscrétion, les conséquences seraient bien pires que ce qu’il imaginait.

[texte en italique en français]

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 19 Jan - 23:03

Hadrien écouta attentivement Marc, se contentant dans un premier temps de hocher la tête à son explication. Mais quand ce dernier sortit précipitamment du bureau, Hadrien sursauta. Il n'avait pourtant rien dit ? Pourquoi l'homme réagissait-il ainsi ?

Puis Marc revint vers lui, des papiers à la main et parlant de contrat. Un feu d'artifice éclata dans la tête d'Hadrien. Il avait réussi !

*Mais … c'est bon alors ? Oh putain ! Oh putain ! Oh putain ! ! ! J'suis trop content ! ! ! Bordel ! ! ! *

Son euphorie se calma d'un seul coup quand son interlocuteur lui parla du salaire. Le vampire resta sans voix. Il avait dû sûrement mal entendre. Il fronça légèrement les sourcils, se repassant dans sa tête se que l'on venait de lui dire. Non … il avait vraiment entendu ça ... Comment un boulot de larbin pouvait rapporter autant ?

« 3500 € … sans blague ? Mais … euh … vous êtes sûr ?  Parce que si c'est bien ça,vous devait être une sorte de bon génie. Vous savez comme dans Aladdin ! Même si vous n'êtes pas bleu et que vous avez incontestablement plus de cheveux … »

Une fois le stress envolé, Hadrien se sentait beaucoup mieux. Il se sentait si bien, qu'il n'avait pas forcement réfléchit à ce qu'il venait de dire. Un poids venait de s'envoler de ses épaules et il put enfin se comporter normalement. Cet homme venait d'accepter de l'embaucher et c'était merveilleux pour lui. Malgré toutes les maladresses dont il avait fait preuve, on le prenait quand même. Le garçon aux cheveux longs fixait les pages du contrat devant lui, n'en revenant toujours pas. Mais une dernière ombre, venait encore gâcher ce moment de joie...

« Avant de signer … j'aimerais vous po … poser une question. Je sais que … enfin … je sais … que c'est pas une question co … commune … Mais … c'est assez … comment dire … euh … assez important … pour m … moi ... »

Le jeune Malkavian n'arrivait pas à contrôler ses bégaiements. Il s'en était plutôt bien sorti lors de son entretien, mais chassez le naturel et il revient au galop. Hadrien était incapable de parler de femme sans manifester le moindre signe de stress. De son vivant, la présence de femme n'était pas insurmontable, même s'il évitait de se retrouver seul avec l'une d'entre elle, mais depuis qu'il était mort, il avait l'impression d'avoir totalement perdu le contrôle des sentiments qu'il éprouvait à leurs égards.
Détournant le regard de son interlocuteur, il fixa le sol de la pièce.

« Est-ce que je vais de … devoir travailler avec des fe …
(se mord la langue) … des femmes ? »

La jambe de Hadrien se remit à tressauter de manière incontrôlable, son visage s'assombrissant, il n'avait pas pour habitude de parler de ça, mais là il s'en sentait obligé. Si jamais c'était le cas, il devrait faire le choix, ô combien compliqué, d'accepter pour de bon l'offre et de supporter la présence des succubes ou de la décliner et de retourner à la sécurité de son quotidien ...
Priant intérieurement, il espérait plus que tout au monde que ce n'était pas le cas, qu'elles n'allaient pas encore lui gâcher son existence et que pour une fois, la chance avait tourné et qu'il se passait quelque chose de positif.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Sam 21 Jan - 21:59

Marc éclata de rire lorsque Hadrien le compara au génie d’Alladin. C’était une première ! Cela dénotait une spontanéité puérile de la part de Hadrien assez cohérente avec le peu de ce que la goule avait entr’aperçu de sa personnalité. Certains auraient ergoté sur les conditions de travail ou demandé si ce revenu était brut ou net. Hadrien était seulement émerveillé par cette manne qui lui tombait du ciel, un peu comme s’il pleuvait soudainement des billets de banque.

- Je ne suis ni bleu, ni chauve, eh bien merci ! Répondit Marc toujours hilare. Si je comprends bien je suis quand même gros et torse nu. Il va falloir que j’arrête les frites et le kebab sinon je vais ressembler à Obélix.

La goule avait toute la collection des albums d’Uderzo chez lui. C’était un reliquat de son enfance qui le faisait toujours rire lorsqu’il ouvrait un volume à l’occasion. Puis le comportement de Hadrien changea encore une fois, passant de la joie béate à… De la timidité ? De la gêne ? Marc n’aurait su le dire. Mais il semblait clair que quelque chose n’allait pas… Encore une fois.

- Hein ? Articula t-il, l’esprit saisi par cette question saugrenue. Des femmes… Il en passe de temps en temps à la maison mais aucune ne vit chez nous.

La goule ne comprenait pas vraiment la question. Il fronça les sourcils en passant derrière le bureau, inquiet d’embaucher un criminel.

- Vous avez de drôles de questions. Vous n’êtes pas un voyeur ou un pervers ? Vous n’avez pas été arrêté pour outrages aux bonnes mœurs ou pire, n'est-ce pas? Parce que sinon vous allez prendre la porte tout de suite. Je n’aime pas du tout ce genre de personne, voyez-vous.


Marc posa les papiers en différents tas devant Hadrien pour qu’il les paraphe et les signe. Après cette opération il envoya un regard qui se voulait menaçant. Il détestait plus que tout les délinquants sexuels ; si Hadrien en était un, son hypersensibilité le trahirait.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Lun 23 Jan - 23:08

Les yeux du jeune vampire s'écarquillèrent et une couleur rouge envahit son visage. Bien qu'il soit mort, il n'avait pas perdu se réflexe d'humanité qui trahissait sa gêne. On lui avait dit que les sentiments s'estomper avec l'âge, c'était quelque chose qu'Hadrien attendait avec impatience, mais il en était encore loin … Le fait que Marc puisse penser de lui qu'il était un pervers le perturba grandement. Il ne pensait pas renvoyer ce genre d'image. Mais il y réfléchira plus tard, c'était un défaut qu'il devait corriger.

« Non ! ! ! Je n'ai jamais eu de problème avec la justice pour ça, ni pour rien du tout … Sauf peut être pour avoir était en état d'ébriété sur la voie publique … quand j'étais jeune … Vous pouvez me traiter d'alcoolique si vous le souhaitez, mais je ne suis pas un … (à la voix qui se casse) un pervers … ! »

Hadrien se recroquevilla sur lui-même et marmonna assez bas, plus pour lui que pour quiconque d'autre. Il ne souhaitait pas se faire entendre, mais, il n'avait pas non plus réussi à retenir son dégoût ancré au fond de son esprit. C'était sorti tout seul comme on dit … sa haine débordant d'elle-même.

« Je ne les hais plus que tout ... »

Ce reprenant, il décida d'essayer d'argumenter en sa faveur. S'il y avait bien une chose au monde pour laquelle on ne pouvait pas l'accuser, c'était bien d'être un pervers sexuel. Il avait testé dans son enfance et c'était promis de ne jamais faire subir ça à autrui. Alors s'entendre dire qu'il en était peut-être un l'avait complètement retourné. Et surtout, il n'avait pas ce genre de pensée concernant les femmes !

« Je ne supporte juste pas de travailler avec des filles. Quand je dis que je supporte pas … entendez que je déteste ça !  Et si vous connaissez un mot plus puissant que celui-ci vous pouvez aussi l'utiliser … »


Hadrien approcha sa main du stylo, puis la ramena vers lui l'air tout penaud. Il ne savait plus ce qu'il devait faire. Peut-être que le fait d'avoir été sincère allait lui porter préjudice, mais il se voyait mal piquer une crise de panique parce que la femme de ménage ou la cuisinière allait lui faire faire le tour du propriétaire. Il leva un regard timide vers son interlocuteur.

« Je … je suis toujours engagé ? »

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mer 25 Jan - 22:29

Ce type était carrément étonnant. Il se mettait dans tous ses états pour un rien et passait de la joie béate au ressentiment en un claquement de doigts. Cela allait être coton de le faire cohabiter avec les deux vampires habitués aux silences lourds de sous-entendus. Marc devait supposer ce que signifiaient les non-dits et se trompait parfois. Les de Margaux père et fils partageaient de lourds secrets et une allusion d'un mot suffisait à faire basculer leurs discussions. Il avait hâte de les voir face à face avec un type aux émotions à fleur de peau. Surtout avec Philippe, cela serait très amusant.

En tout cas Marc ne s'était pas trompé: Hadrien avait automatiquement surréagi dès qu'il avait été question de perversion. Il avait une attitude de victime qui ressasse sa haine... Ses parents avaient dû lui en faire baver. Le servant tenta de désamorcer la situation; cette tension n'était agréable pour personne. Il désigna du doigt les endroits où parapher en bas de page.

- Vos initiales en bas à droite de la feuille, n'oubliez pas le verso. Moi non plus je n'aime pas les femmes. Je préfère les beaux garçons, dit-il souriant avec un clin d’œil plus pour la plaisanterie que la drague. Par contre les patrons ne partagent pas mes goûts. Des hétéros qui n'ont pas l'habitude de voir ce qu'il se passe de l'autre côté de la barrière. Enfin bref, oui, il leur arrive de ramener des filles, mais elles ne restent pas longtemps.

De toute manière il voyait mal Hadrien travailler avec les call-girls qu'il appelait pour ses maîtres. Avec son physique androgyne il attirerait pas mal de clients qui s'amuseraient à lui faire subir le pire. Selon Marc, Hadrien avait le profil pour terminer rapidement sa carrière au fond de la Clyde ou enterré dans la lande. Ironiquement croiser la route des vampires était peut-être ce qu'il lui était arrivé de mieux depuis bien longtemps.

- N'oubliez pas de signer à la fin du contrat.


Les bras croisés sur le bureau, Marc contemplait sa nouvelle recrue signer son aller simple pour... L'enfer? La servitude? Ou un juste mélange des deux. De son côté il était aux anges: finies les longues heures de ménage ou le pliage de chaussettes. Il allait pouvoir se consacrer entièrement à son travail et gagner quelques heures supplémentaires pour ses loisirs.

Il attendit fébrilement qu'Hadrien appose sa signature pour bondir de sa chaise et tendre sa main droite pour lui serrer la pogne.

- Bienvenue dans la Famille, dit-il avec un large sourire, content d'être libéré et de faire une plaisanterie à double sens qu'un mortel ne pouvait comprendre. Nous sommes maintenant collègues!

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Ven 27 Jan - 22:17

Hadrien obéit à ce que lui disait Marc, paraphant en s'appliquant les feuilles du contrat. Il était fébrile, il avait tellement envie d'exploser de joie, mais il se devait de se retenir. Qui lui aurait dit qu'en si peu de temps il trouverait un job et surtout un job qui convienne à ses exigences. Il écouta distraitement ce que lui racontait son interlocuteur. Ses pensées étant totalement ailleurs. Mais, il fini par comprendre ce que venait de lui dire son recruteur et Hadrien leva un regard surpris sur l'homme en face de lui. Marc préférait les beaux garçons … Cela voulait-il dire qu'il était gay ? Hadrien rougit de manière incontrôlée jusqu'à la pointe des oreilles. Pourquoi se posait-il cette question ? William était gay, enfin bi et il en mangeait quasiment à tous les repas. Alors pourquoi réagissait-il comme ça ?

« Ah euh … d'accord … Je … je vois … C'est … enfin … ça me dérange pas … J'aime bien les … les gay … enfin pas les garçons … hein ! Je ... »

Hadrien se tut avant de s'enfoncer un peu plus. Finalement il préférait même parler de son expérience professionnelle, cela le mettait beaucoup moins mal à l'aise. Il se racla la gorge, se concentrant sur son stylo et les lettres H et C qu'il finissait de tracer. Il changea comme il put de conversation.

« C'est bien … pour les filles … ça me va très bien comme ça. Je m'arrangerais pour ne pas les croiser quand il y en aura ... »

Il arriva enfin à la dernière page et signa rapidement le document. Il se sentit soudain bien plus tranquille, fini les galères d'argent. Il n'aurait plus à détrousser ses victimes pour pouvoir assurer son loyer et ses dépenses quotidiennes et il pourrait même rembourser l'argent qu'il avait emprunté à sa goule.

Marc se leva avec beaucoup d'entrain et vint lui serrer la main, lui souhaitant la bienvenue dans la Famille. La poignée de main d'Hadrien était assez ferme malgré son manque d'assurance certain. Hadrien était impatient de pouvoir prévenir son sire qu'il avait trouvé un emploi. Peut-être que pour une fois ce dernier serait fier de lui.

« Merci Monsieur. Et surtout merci pour votre patience, je vous suis très reconnaissant. »

Le Malkavian lui sourit timidement, baissant rapidement son regard. Il réfléchit quelques secondes, ne sachant pas quoi faire pour l'instant. Devait-il prendre congé ? Demander plus d'informations ? Laisser d'autre papier à l'homme ? Et peut-être même que l'homme lui avait déjà dit de faire quelque chose, mais qu'il ne l'avait pas entendu … Il ne savait pas du tout comment se comporter à ce moment précis. Il était un peu perdu ...

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Dim 29 Jan - 21:51

Du charabia que lui débita Hadrien, Marc comprit qu’il aimait les gays mais pas les garçons : il tira la conclusion qu’il était homo mais pas pédophile. C’est un amalgame souvent rebattu pas les ignorants et les homophobes que le pauvre Marc avait souvent affronté. Les idées reçues sont dures à combattre et il faut souvent rabâcher les choses. Mais il n’avait pas trop compris pourquoi le jeune français lui parlait de cela alors qu’ils étaient apparemment du même bord. Était-ce un excès de jeunesse ? Parce qu’il avait encore du mal à assumer sa différence ? En tout cas son recruteur laissa tomber, c’était une discussion vachement glauque.

Sa nouvelle recrue ne semblait pas plus ravie que ça d’avoir obtenu un poste aussi convoité. Il évitait son regard et était aussi timide qu’un ado à son premier rendez-vous avec sa petite amie. Marc décida de prendre les choses en main et de clarifier immédiatement la situation, ainsi il y aurait moins de gêne entre eux.

- Ouh la la ! Non, pas de « monsieur » entre nous. Mon prénom c’est Marc et j’insiste pour que tu me tutoies. De toute manière je vais t’infliger le même traitement. Par contre nous nous vouvoierons et tu pourras me donner du « monsieur Marc » autant que tu veux devant les patrons. Ils sont un peu à cheval sur les bienséances. Puis il passa du coq à l’âne, comme à son habitude. Tu peux laisser le contrat sur la table, je vais demander aux secrétaires de le photocopier demain pour nos archives.

Marc claqua des doigts puis fixa Hadrien comme si son esprit avait été illuminé par une idée de génie.

- Bon, ce n’est pas tout ça mais nous avons des choses à faire. D’abord entrer tes données biométriques : l’entrée à l’appartement est hyper sécurisée. Ensuite te montrer où sont rangés les seaux et les serpillières. Tu me diras ce qui manque, c’est toi le pro du ménage. J’irai acheter ce dont tu as besoin ou je te donnerai de quoi payer. Enfin je te parlerai des patrons. Ça te convient ? Allez, on y va !

La question était toute rhétorique car Marc filait déjà vers la sortie de la pièce d’un pas énergique. Il passa devant le bureau ravagé par le désordre et le désigna du doigt.

- Je bosse ici, si tu as un problème n’hésites pas à venir me chercher ou à me téléphoner. J’ai réponse à tout, ou presque
, dit-il en se retournant vers Hadrien pour lui adresser un grand sourire amical.

Il saisit un trousseau de clés qui traînait sous un dossier épais, faisant voler quelques feuilles imprimées.

- Oups, c’est pas grave, ça ne tombera pas plus bas
, dit-il d’un ton enjoué et il tendit les clés à Hadrien. Bon, voici ton trousseau. Prêt à rentrer dans la fosse aux lions ? Allez hop , c’est par là ! Attention les escaliers sont glissants, je me suis cassé la gueule hier.

La goule poursuivit son chemin au pas de course hors des bureaux, prit à gauche le couloir principal qui se terminait par une volée de marches. Il ne s'arrêta qu'en haut des escaliers, face à une porte blindée et ultra sécurisée.

[italique en français]

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Mar 31 Jan - 22:14

Hadrien lui sourit un peu, se risquant à lever les yeux sur lui. Il remarquait bien que son recruteur faisait des efforts pour essayer de le mettre à l'aise. Et Hadrien n'y était pas insensible. Son petit sourire timide se transforma un quelque chose de plus durable qui s'installa sur son visage. Lui, qui avait d'habitude une expression neutre, affichait pour une fois un sentiment positif. C'était une grande réussite. Marc ne pouvait pas s'en doutait, mais le jeune vampire ne souriait pas souvent et rarement aussi longtemps. Sa voix s'affirmant un peu plus, il lui répondit :

« Pas de soucis… Mons … Marc ... Je ferais attention devant les patrons. »

Puis, tout s’enchaîna très vite, cet homme était plein d'énergie. Hadrien avait peine à le suivre, et à l'écouter. Il se dit même à un moment qu'il aurait dû prendre des notes en trottinant derrière lui, tant le nombre d'informations que débitait Marc à la seconde était important. Hadrien le regardait avec un petit regard hagard, ne faisant que hocher la tête et sortir des '' Oui oui'' de temps en temps. Puis il lui fourra un trousseau de clés dans les mains, que le garçon aux cheveux longs regarda avec surprise. Son interlocuteur redémarra en trombe, et le Malkavian lui emboîta le pas, serrant dans sa main ce qu'on venait de lui donner.

Prenant en compte ses recommandations, Hadrien ralenti le pas et monta avec précaution les escaliers. Il ne manquerait plus que lui aussi fasse une chute. Comment pourrait-il convaincre Marc que tout va bien et qu'il n'a pas besoin de soin ? Ce serait une catastrophe. Retrouvant enfin quelques capacités cognitives, Hadrien réussit à engager la conversation, profitant d'un moment de calme.

« Euh … vous entendez quoi par … données biométriques ?  Ça fait mal ? Je sais pas si … enfin …
(souffle un bon coup) Désolé d'être aussi nerveux, cela fait longtemps que je n'ai pas eu de contact avec des gens normaux … Et … pour votre nez ça va aller ? C'est pas agréable de se faire casser le nez ... et ... euh ... Je ... Je vais devoir porter … une tenue spéciale pour travailler ? »

Le discours de Hadrien était décousu, il prononçait tout ce qui lui venait à l'esprit. De son inquiétude pour les données biométriques, en passant par son empathie pour le nez blessé de son hôte mais aussi en pensant à son uniforme de service … Tout entrait en collision dans sa tête est sortait tel quel.

Autant l'homme en face de lui parlait de 10 000 choses différentes et enchaînait phrase sur phrase, autant Hadrien ne disait rien, mais pensait à beaucoup trop de choses, jusqu'à ce que cela explose et sort dans une tirade sans queue ni tête.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Jeu 2 Fév - 21:19

Marc gloussa lorsque Hadrien prétendit qu'il n'avait pas passé beaucoup de temps avec des gens normaux. C'était à croire qu'il sortait de tôle ou d'un asile de fous. Le jeune homme avait des expressions vraiment bizarres. La goule l'imputa à un manque de vocabulaire: Hadrien devait provenir d'un milieu modeste et avait été déscolarisé assez tôt. Il était normal qu'il ait passé du temps avec des gens un peu louches au vu de sa situation plutôt instable.

- Merci, mais j'ai eu de la chance dans mon malheur, je ne me suis pas fait trop mal lorsque je suis tombé. J'ai juste un petit bleu, cela devrait guérir vite.

Le sang de son domitor faisait des merveilles; il aurait entièrement récupéré pour le samedi en huit pour pouvoir sortir en boite de nuit et se faire de nouveaux amis. D'ici là Hadrien serait autonome.

- Une tenue spéciale pour travailler?
Marc se gratta la tête. Heu... Je n'y avais pas pensé. En tout cas il faut quelque chose de classe, pas de jean et tee-shirt. Si tu veux nous pourrions te trouver un uniforme? Quelque chose de joli, discret et de pas trop salissant. Le noir et blanc te va bien, mais le bleu marine pourrait aussi aller. Oh! Ou un joli brun foncé, pour aller avec tes yeux. Tu vois avec une coupe un peu cintrée... Marc posa ses mains sur ses côtes pour montrer l'effet que cela pourrait faire. Il se sentait soudain l'âme d'une Cristina Cordula, prêt à relooker de pied en cap le pauvre Hadrien.

- Mais bon, nous verrons cela ensuite. Pour ce qui est des données biométriques j'aurai besoin de scanner tes yeux. Chez nous le système de sécurité est important. Les patrons sont des hommes riches donc puissants, cela a tendance à attirer des personnes mal intentionnées. Cela explique la porte blindée, tu comprends?

Marc était tout sourire malgré les angoissantes informations qu'il égrenait à Hadrien.

- Rassures-toi, personne n'a tenté de les braquer depuis un bail, mais on ne sait jamais. Sur ton trousseau il y a une clé pour la porte d'entrée, celle que j'ai ouverte tout à l'heure. Ensuite tu montes les escaliers et pour ouvrir la porte blindée tu as besoin de regarder une seconde ce petit écran.


Marc fit des gestes exagérément lents pour que Hadrien comprenne bien le fonctionnement de la porte. Il s'approcha du petit écran installé sur le mur, près des gonds de la porte, et le fixa résolument sans cligner. La diode passa du rouge au vert.

- Tu vois c'est vert, ça veut dire que la machine a reconnu mon regard de braise, cette sécurité est déverrouillée. Ensuite il y a un petit clavier sous l'écran. Je vais taper le code du jour. Il change quotidiennement vers 15 heures et est généré aléatoirement. Tu le recevras par SMS à la même heure.


Marc pianota sur le pavé numérique et une seconde petite diode passa au vert. Il sortit son propre trousseau pour enfin tourner la clé dans la serrure. Le verrou coulissa et la lourde porte s'ouvrit... Sur une volée de marches en marbre menant à un étage supérieur et un couloir clair sur la gauche.  

- En dernier il faut utiliser la clé. Elle est un peu bizarre, c'est une clé de haute sécurité. Et puis si tu es piégé à l'extérieur il y a une sonnette, cela donne directement sur l'interphone de l'appartement. Coucou la caméra!
Marc fit un signe de main vers le haut où une caméra les surplombait.

- Yeux, code, clé, tu as compris? Et pour sortir tu as juste besoin de verrouiller la porte, tout se remet en place automatiquement. C'est magique! Allez on rentre.


Marc s'engouffra sur la gauche, Hadrien pouvait à sa suite contempler l'opulente décoration qu'il aurait à astiquer: marbre, bois précieux, stuc, cuirs, velours et soieries réclameraient son attention particulière.
antichambre:
 

Marc laissa Hadrien admirer l'espace pendant qu'il se débattait avec la console de sécurité pour entrer un nouveau profil. Ceci fait, il demanda une nouvelle fois l'attention d'Hadrien.

- Hop! Par ici, regardes l'écran sans cligner, le petit oiseau va sortir... Non je déconne, tu ne vas rien voir du tout. Bon, ça devrait aller, tu es dans le système... Bienvenue à la maison! Est-ce que tu as des questions? Besoin de quelque chose? Un café, un thé?


Marc ne se départissait apparemment jamais ni de sa bonne humeur, ni de sa cordialité.

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Sam 4 Fév - 23:30

Le Malkavian écarquilla un peu les yeux et agita les mains devant lui, comme pour calmer le jeu. Apparemment, l'homme en face de lui était un expert en mode. Assortir la couleur des vêtements aux yeux, Hadrien trouva cela incongrue. Ça ne lui serait jamais venu à l'esprit.

« Oula non … Pas de truc cintré … Je préfère les coupes amples … Je prends tous mes vêtements avec une ou deux tailles de plus … Sauf pour ce costume, malheureusement ... »

Hadrien enregistrait mentalement tout ce qui allait devenir son quotidien dans son nouveau travail. Et il se doutait bien que l'ouverture de la porte n'allait pas être la chose la plus compliquée qu'il allait devoir faire. Beaucoup des tâches qu'on lui demandait de faire n'était pas des choses qu'il avait l'habitude de faire ... surtout chez les autres. Mais il repoussa bien vite au fond de son esprit ces interrogations, avant de refaire une crise devant le pauvre Marc.
Après le petit rituel que l'homme lui expliqua, la porte fini par s'ouvrir. Il récapitula à Hadrien ce qu'il devrait faire, avec toujours autant de joie et d'entrain. Cela fit encore une fois sourire Hadrien.

« Vous êtes très gentil et très drôle Marc. Et j'ai bien compris le protocole : yeux, code et clé. Mais si je me trompe dans l'un d'eux il se passe quoi ? »

Ils entrèrent enfin tout les deux dans un endroit encore plus luxueux qu'auparavant. C'était impressionnant, le garçon aux cheveux longs n'avait pas l'habitude d'autant de chose et de grandeur. Pour lui, c'était aussi beau que les Elysii qu'il avait vu durant sa courte existence. Mais il mettait quand même un veto sur celui d'Ambrosius … trop osé à son goût.

Puis il obéit à Marc sans rechigner, fixant l'écran que lui avait indiqué son recruteur. C'était tout nouveau pour lui. Il avait déjà travaillé dans des endroits très sécurisés, mais son statut de simple employé ne lui permettait pas d'avoir d'accès particulier. Finalement, il se sentait assez fier d'avoir eu ce poste, lui le pauvre gamin paumé.

« Oui j'en ai quelques-unes. Si je suis malade, on fait comment ? Je dois vous prévenir par téléphone ? Ou je dois envoyer quelqu'un ici pour vous prévenir au plus vite ? Et aussi, je dois commencer à quelle heure le soir ? Je dois venir tous les jours ou pas ? »

Il tortilla un peu ses mains, et hésitant à regarder Marc, il s'arrêta au niveau de son torse.

« Et pour cette histoire d'uniforme … Je peux vraiment pas venir en jean et pull ? Parce que c'est plus agréable à porter si je dois bouger. »

Hadrien après avoir tordu ses mains dans tous les sens, s'attaqua à ronger ses ongles, baissant à nouveau son regard sur les pieds de son interlocuteur.

« Et … euh … concernant les personnes mal intentionnées … il se pourrait que j'ai … quelques compétences en combat qui pourrait être utile. Si jamais ... »

Il prenait sur lui d'annoncer cela, les gens normaux ne maîtrisaient pas forcement ce genre de capacité, surtout celle lié aux armes à feu. Mais Hadrien, même s'il n'en avait vraiment pas l'air, aimait se battre de bien des manières.

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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: Re: 128 Brunswick Street [Hôtel Particulier des Margaux]   Lun 6 Fév - 21:27

Marc fut amusé du compliment un peu enfantin de lui fit Hadrien; cela avait le charme de l‘innocence. Le gamin n‘était toujours pas tout à fait à l‘aise en sa présence malgré les trésors de sympathie qu‘il déployait. Il le vouvoyait et n‘osait lui parler en face; il se tordait les mains et se rongeait les ongles comme un gosse timide. Une vraie petite mijaurée. Il avait du mal à croire que le jeune homme fluet pouvait coller une rouste à un Brujah en frénésie. Il avait plutôt le profil du type qui se faisait casser la gueule par ses camarades de classe au collège.

- Cool! Tu as fait du judo? Du karaté? Moi tout ce que j'ai fait c'est regarder les films de Bruce Lee.


Marc déboutonna son manteau et le suspendit méticuleusement dans le dressing du couloir. Très coquet, il détestait les plis qui lui donneraient l‘air négligé.

- Allons dans le salon nous y serons mieux pour discuter.



Si Hadrien trouvait l‘antichambre splendide, la grande pièce de vie allait lui couper le souffle. Les de Margaux aimaient le luxe ostentatoire qui fleurait bon les siècles passés. Philippe y voyait un moyen d‘afficher sa noblesse et sa puissance révolue. L‘esthète Guillaume dépensait sans compter en décoration d‘intérieur et bibelots hors de prix pour montrer à ses invités que sa fortune était conséquente. Marc qui préférait le style contemporain trouvait la décoration néo-renaissance un peu kitsch mais finalement assez cosy.

Marc désigna le canapé en suédine à Hadrien. Il se pencha sur la console pour y prendre une tablette et un smartphone puis vint s‘asseoir à côté du vampire.

- Quoiqu‘il arrive, que ce soit une question, une absence, un problème quel qu‘en soit le type, tu m‘appelles. Je ne suis pas là pour te juger ou te réprimander d‘aucune sorte. Si tu es absent je dois gérer différemment ma nuit, voilà tout. Tu comprends?


Il sortit une carte de visite où étaient griffonnés au dos différents numéros de téléphone: celui de l‘appartement, le fixe du bureau de Marc, son portable, celui de M. Guillaume de Margaux et l‘e mail personnel de la goule.

- Tu peux m‘appeler à n‘importe quelle heure du jour ou de la nuit. Je suis tout comme toi au service des de Margaux. Ce qui leur importe n‘est pas qui fait quoi ou qui est absent ou pas, mais que le travail soit bien fait. Pour que tout se passe bien j‘aimerais que nous ayons une relation de travail basée sur la confiance et la sincérité et pas que tu me dises que tu viennes un jour et qu‘en réalité tu sois absent sans que j‘en sois prévenu. Si par malheur tu n‘arrives pas à me contacter, appelle Monsieur Guillaume. Il est très sympathique. Tiens, ton portable de travail est sur la table, les numéros importants y sont déjà enregistrés.

Marc tendit le smartphone à Hadrien. Heureusement que Philippe n‘avait pas de téléphone sinon il aurait été outragé d‘être dérangé par le menu fretin qui nettoyait la cuvette de ses toilettes.

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