''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 Bureau du Prince [17 janvier]

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Lun 19 Sep - 21:32

De là

Le Prince entra dans son bureau devançant le Nosfératus. Il lui désigna un des sièges de son bureau et s'installa sur son fauteuil.
Ambrosius croisa une nouvelle fois ses jambes et écouta l'histoire de l'homme encapuchonné avec attention.

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Vers là

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Ven 7 Oct - 21:22

De là

Ambrosius guida son ami jusque dans son bureau et le fit entrer. Tout en refermant la porte, il répliqua au commentaire de de Margaux.

« Je reconnais bien Philippe dans cela ! Cela me rassure d'ailleurs de voir que sa longue absence n'aura pas altéré son esprit. »


Il alla ensuite s'installer dans le canapé qui trônait au milieu du capharnaüm qui lui servait de bureau. Il n'avait pas envie de s'entretenir de manière formelle avec Guillaume. Même s'il était prince, il n'avait vraiment pas l'intention de traiter le Ventrue de manière froide, ce n'était pas dans ses habitudes.
Il indiqua les divers sièges autour de lui et laissa le choix au nouveau de choisir celui qui lui conviendrait le mieux.

« Comment va-t-il d'ailleurs ? Comptes-tu le faire venir ici ou préférais-tu une rencontre chez moi … en dehors de l'Elysium ? J'ai hâte de le revoir !»


Ambrosius mitraillait son invité de questions, mais il était tellement excité par la rencontre avec Guillaume et ses futures retrouvailles avec Philippe, qu'il en oubliait la retenue qui incombait à son rang. Au moins cette soirée ne finissait pas aussi dramatiquement qu'elle avait commençé. Quand il voyait Guillaume, il ne pouvait pas ne pas penser à Alan et à sa dernière bêtise. Pourquoi n'avait-il pas un infant comme Guillaume ? Il aurait aimé qu'Alan le rencontre, mais aux vus de la situation actuelle cela était fortement compromis. Il repoussa bien vite ses pensées et enchaîna :

« Et toi ? Comment te portes-tu ? La vie sur Glasgow te convient ? Si tu as besoin de n'importe quoi surtout n'hésites pas. »


Le sourire du Prince était toujours aussi expressif, et son attitude était décontractée malgré la situation inconfortable qu'avait créé son infant. Guillaume était sa bouffée d'oxygène.

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Guillaume de Margaux

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Sam 8 Oct - 1:13

De là

Guillaume eut une moue dubitative lorsque son ami déclara que son sire avait conservé un esprit vif et alerte. Le pauvre Philippe était complètement à côté de la plaque en ce XXIème siècle. Les mocassins cirés du Ventrue évitèrent une pile de documents tombés au sol, ce qui ressemblait à un petit buste du Prince en biscuit de porcelaine et un livre ancien pour s'asseoir dans le fauteuil le plus proche du canapé. Une fois installé l'Ancien découvrit un bougeoir en cristal de Bohême caché sous son coussin. L'objet déposé à terre, il put enfin embrasser la pièce du regard: c'était un vrai bazar. Ambrosius et sa propre goule partageaient la même notion du rangement et de la propreté.

Guillaume souriait sereinement tandis qu'Ambrosius s'agitait en le mitraillant de questions comme s'il était un journaliste politique à un talk-show. Il le laissa vider son sac afin de ne pas être trop interrompu par la suite. Dès que le débit des paroles princières se calma, le Ventrue enchaîna.

- Père va très bien, tellement bien qu'il a tenté d'évincer le marquis de Lyon à de nombreuses reprises. Trop, selon l'avis de De Vandreuil qui a reconnu la patte de Philippe derrière toutes les intrigues. La situation est si tendue qu'un de ses rejetons m'a prévenu en toute amitié que notre présence à Lyon n'était plus souhaitable. Un petit voyage s'imposait puisque Père n'allait pas renoncer à malmener ce bon marquis.


Les traits de Guillaume se firent plus sérieux, un froncement de sourcil indiqua clairement à son interlocuteur que le Ventrue était soucieux. Il tripotait inconsciemment la couture du bras du fauteuil en parlant.

- Fort heureusement le plus généreux des Princes a accepté de secourir les deux pauvres exilés que nous sommes. Je te remercie de bien vouloir nous accueillir. Le nom des Margaux n'est pas en odeur de sainteté dans la plupart des cours européennes et je sais que la personnalité de Philippe indispose de nombreux Anciens. J'espère qu'il ne t'irritera pas. Cependant je te préviens: il adore s’immiscer dans les affaires d'autrui et tu auras droit à des leçons édifiantes sur la manière de gérer ton domaine. En ce qui me concerne tu sais que je me désintéresse de la politique. Le Royaume Uni est un véritable eldorado fiscal, je souhaite bien en profiter pour augmenter mes bénéfices et investir localement. Pour cela il faudra que je rencontre quelques décisionnaires à la mairie ou dans des soirées mondaines. Quoiqu'il en soit, mes ressources sont à ta disposition, que ce soit du mécénat pour tes protégés ou d'autres projets.

Le Ventrue cessa de parler d'argent; mis à part ceux de son clan peu de vampires trouvent les fluctuations du Nasdaq exaltantes. Il sauta du coq à l'âne pour aborder un sujet plus agréable au Toréador: la décoration et l'architecture plaisaient sûrement au Prince. 

- J'ai trouvé un charmant petit hôtel particulier à quelques rues d'ici. Je suis sûr que tu vas l'adorer, j'ai fait appel à un décorateur italien. Il a eu le temps de finasser les détails puisque Père traînait des pieds pour venir à Glasgow. Il nous a tout fait pour ne pas partir. Évidemment il adore Lyon, mais ce n'est pas cela qui le retenait de voyager. Figures-toi... Qu'il a peur de l'avion! Ah! Ah! Il a exigé que nous venions en bateau jusqu'ici. Risquer quatre jours en navire sur une mer hivernale déchaînée, non merci! Surtout qu'en deux heures de jet nous arrivons sans encombre en Écosse.  


Guillaume eut un petit gloussement et un étincelle de malice éclaira ses yeux bruns, d'ordinaire si doux. L'on aurait dit un étudiant content d'avoir commis une blague potache contre un professeur. L'histoire était drôle et il était tellement rare que Philippe, le maître des intrigues, fût dupé que Guillaume savourait d'autant plus le sel de cette mésaventure.

- C'est ma goule qui a trouvé la solution. Marc est un jeune homme plein d'avenir, très intelligent. Figures-toi que nous avons kidnappé Philippe. Oh, rien de bien violent... Mon servant lui a fourni un divertissement en porte-jarretelles gorgé de geai -hache - baie... Le nom ridicule de ces drogues m'étonnera toujours... Bref, Philippe était tout à fait groggy. Ne restait plus qu'à filer à l'aéroport et l'installer confortablement dans l'avion. J'ai accompagné Père à notre demeure juste avant de venir ici. Il se remettait fort bien de son aventure puisqu'il jurait comme un Nosferatu à qui l'on a fait prendre un bain parfumé. Je suis donc arrivé seul puisqu'il n'était pas dans de bonnes dispositions pour te rencontrer dans l'Elysium.

Philippe aurait détesté le bar à l'entrée. Avec sa langue acerbe et son regard noir, il aurait effrayé le bétail et cherché noise à Kerr, rien que pour passer sa méchante humeur.

- Kerr m'a parlé d'une entrée dérobée, je pense que Philippe devrait rentrer par ce côté s'il devait venir jusqu'ici. Si tu préfères que nous allions chez toi, je n'y vois aucune objection, bien au contraire. Cela vous permettra de vous retrouver entre amis et de parler du bon vieux temps. De mon côté j'irais faire la connaissance de tes proches; je n'ai pas l'honneur de les connaître mais je suis sûr qu'ils sont hors du commun.


Un Prince ne gouverne jamais seul; au-delà de sa cour il est entouré d'un cercle d'amis et d'obligés qui l'aide et le soutient. Guillaume n'avait pas mentionné Alan mais il aurait été curieux de rencontrer l'infant du Prince. Si le fils était tel que son père, ils ne tarderaient pas à tisser des liens d'amitié.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Mar 11 Oct - 21:51

Le souverain éclata de rire à l'histoire du voyage de ces deux amis. C'était un récit cocasse, et il imaginait bien la scène que cela devait donner. Le pauvre Philippe c'était laisser entourlouper par un plan des plus machiavélique. Mais il n'y avait que du positif à ce piège. Le Prince réfléchit un instant, se demandant si lui serait monté de son plein gré dans un aéroplane.

« L'avion ... Pour être honnête, je n'ai pas eu le loisir de tester ce moyen de transport. D'ailleurs, je ne sais même pas si j'aimerais essayer. Je préfère les moyens terrestres de transport et rien ne vaut pour moi un bon cheval. Je ne conduis même pas de voiture, je n'ai pas pris la peine d'apprendre, une de mes goules me sert de chauffeur. Donc je ne me permettrais pas de me gausser de Philippe sur ce point là. »

Ambrosius continua de discuter tranquillement avec l'homme en face de lui. Il lui tardait vraiment de rencontrer l'entourage de Guillaume et Philippe. Il se doutait qu'ils dussent être accompagné de personne de qualité. Le Prince aimait la nouveauté et les nouvelles rencontre plus particulièrement. Même si cette fois ce ne serait pas avec des vampires, il était tout autant enthousiasmé par cela.

« Ta goule à l'air fort sympathique et pleine de ressource surtout, je pense qu'il s'entendra bien avec les miennes. Tu pourras lui dire de venir la prochaine fois, il est lui aussi le bien venu ici. »

Ce rappelant d'une conversation qu'il avait eue un peu plus tôt dans la soirée, il lança une nouvelle fois l'idée du vernissage dans sa galerie. Le Prince commençait sérieusement à ce dire qu'une sorte de soirée où tout le monde serait convié était vraiment intéressante. Ainsi tous pourrait faire connaissance, du moins, ceux qui le souhaitent et passer du bon temps en famille. Il en parlerait à Lucretia et Melchior, mais cette idée lui plaisait de plus en plus.

« J'en ai discuté avec une nouvelle Trémère arrivé en ville ce soir, je vais sûrement organiser un vernissage dans ma galerie, ce sera peut-être l'occasion pour toi et Philippe de rencontrer les caïnites de la ville. Ainsi que mes proches. Je suis sûr que tu les apprécieras, tu n'es pas dans une cours prise de tête, comme disent les jeunes, et les vampires qui m'entourent sont tous de bon amis. »

Ambrosius avait besoin de se changer les idées, il n'avait toujours pas eu le temps de réfléchir à ce qu'il allait pouvoir faire de Alan et Morgane. Il savait ce que son poste et son rang exigeaient, mais lui n'avait pas envie de faire cela. Il aimait son infant et il se doutait bien qu'il apprécierait tout autant sa petite-infante. Mais il était devant un véritable dilemme, qu'il n'avait ni le temps ni l'envie de résoudre ce soir ou les soirs suivants d'ailleurs.

« Je pourrais aussi te faire visiter la ville si tu le souhaites. Ou l'on pourrait se faire une sortie entre gentlemen pour s'amuser tous les deux si cela t'intéresse ? »


Il s'imaginait déjà dans un club assez sélect en compagnie de Guillaume à laisser des demoiselles leur tourner autour et en profiter pour s'amuser la soirée avec elles.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Mar 11 Oct - 23:31

Ambrosius et Philippe partageaient la même appréhension concernant les vols. Difficile de survivre à un crash, même pour un vampire. Mais ce qui gênait surtout son sire était plutôt un blocage religio-culturel, si l'on pouvait dire. Selon l'Ancien le Ciel était le domaine des oiseaux et de Dieu, pas celui des hommes. Philippe avait-il peur de se brûler les ailes tel un Icare caïnite? En tout cas il refusait obstinément de monter dans la carlingue jusqu'à ce que son infant l'y oblige. Quant à mener une voiture... Eh bien les De Margaux étaient de vieux aristocrates pour qui conduire était le travail d'un domestique, le cocher aux siècles précédents, le chauffeur ensuite.

- Je ne conduis pas non plus. Ma goule s'en occupe très bien. Bien entendu il te présentera ses hommages dès qu'il le pourra.


... Ou plutôt dès que Philippe sera en pleine possession de ses moyens et beaucoup moins furieux, puisque Marc était son baby-sitter.

Le Ventrue leva un sourcil perplexe lorsque le Prince associa dans la même phrase le mot Trémère et vernissage. Ce clan n'était pas du tout connu pour accueillir en son sein des artistes ou des mécènes. Mais l'arrivée d'une femme -sûrement assez jolie pour qu'elle ait suscité l'intérêt de l'esthète Toréador- et celle de ses deux amis français justifiait une petite fête. Les occasions devaient être rares dans cette cité du Nord de l'Europe et Guillaume se réjouissait déjà d'avoir un prétexte pour s'amuser.

- Comptes sur nous pour ce vernissage. Je ramènerai mon carnet de chèques, j'en signerai un ou deux si quelque chose me plait.


Ambrosius déclara que l'étiquette à la cour était assez... Libre. Guillaume l'avait deviné en entrant dans le club puis en rencontrant Kerr. Il ignorait le poste de ce dernier... S'il en avait réellement un. Le colosse pouvait très bien cumuler les postes de Préfet, de Gardien et de Fléau au besoin. C'était certain que Philippe -en bon champion des coutumes de la Camarilla- tenterait d'y remettre bon ordre dès qu'il le pourrait. Et cela pourrait créer des étincelles entre les deux amis. Le Ventrue laissa ce problème de côté. Ambrosius lui proposait une petite promenade... Qui était-il pour refuser l'honneur que lui accordait le Prince? Évidemment il accepta.

- Je suis à votre disposition mon Prince. Je ne suis qu'un étranger venant à peine de débarquer, j'ai hâte de connaître les hauts lieux de cette magnifique ville
, répondit-il tout sourire. Dès que j'aurai récupéré mes affaires laissées à l'accueil, évidemment.

Depuis l'attaque de son sire Guillaume ne sortait jamais sans une arme. Le traumatisme avait été profond et depuis le Ventrue était toujours sur le qui-vive, surtout s'il devait se promener seul ou en petit comité.

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Sam 15 Oct - 10:37

L’intérêt de Philippe pour le vernissage ravi Ambrosius, il avait peu de personne qui appréciait ce genre d’événement. Kerr préférerait sûrement rester dans le bar, Emily dans ses bouquins, Danai … et bien elle n'avait pas le loisir de pouvoir jouir de la vision des tableaux et MacGregor viendrait surement, mais seulement pour profiter des visiteurs et pas de l'Art.Quant aux nouveaux, il ne savait pas encore qui viendrait ou non pour sa petite " fête".

« Si tu as le temps, tu peux même venir voir les œuvres quand tu le souhaites. Je préviendrais Lucretia que tu es chez moi comme chez toi. Elle t'ouvrira la galerie sans soucis. »


Le Prince se retint de pousser un petit cri de victoire quand Guillaume accepta son invitation. Il avait vraiment besoin d'oublier son rôle durant quelques heures. Il aimait gouverner et le faisait plutôt bien, mais parfois scela lui pesait énormément.

« Pas de mon Prince entre nous, appelle-moi Ambrosius. Nous irons donc nous balader demain soir si cela te convient. J'espère avoir moins d'obligation ici. Cela fait deux nuits que c'est la panique totale. Beaucoup de nouveaux viennent d'arriver à croire que quelqu'un fait de la publicité pour Glasgow. »

Il pensa ensuite aux diverses informations qu'on lui avait données dernièrement et il se dit qu'il se devait de prévenir son ami. Les supposés sabbatiques en ville, les garous, autant de danger qui pouvait leur tomber dessus à n'importe quel coin de rue. Mais il ne fallait pas non plus vivre dans la peur constante de se faire attaquer, sinon l'éternité paraîtrait bien longue. Il décida donc de prévenir Guillaume pour que ce dernier passe aussi le message à Philippe.

« On ne dirait pas comme ça, mais cette ville n'est pas le petit paradis tranquille que tout le monde semble voir … Donc soi tout de même prudent. Je ne m'en remettrais pas s'il vous arrivez quelque chose à toi ou à Philippe. »

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Lun 17 Oct - 13:50

Guillaume eut un sourire en coin lorsque Ambrosius lui proposa de visiter sa galerie à volonté. Le Ventrue préférait largement les vernissages: c'était une façon agréable de cultiver les bonnes relations et les avis de Harpies ou des artistes de la cour glanés à cette occasion lui évitaient l'achat de croûtes... Et donc une perte d'argent retentissante. Quitte à investir dans l’art, autant que cela rapporte.

- Nous verrons cela plus tard. Surtout si nous sortons demain. Père insistera pour nous accompagner et je ne peux lui refuser vu la soirée qu'il a passée. Dans les jours qui suivront je devrai me mettre sérieusement au travail; j'aimerais investir dans la pierre. Si tu as des quartiers à me conseiller ou des immeubles à faire raser je suis ton homme.

La réhabilitation de quartiers pauvres permettait bien souvent d'éliminer les squats des Anarchs tout en permettant au Ventrue une plus-value lors de la vente immobilière. Les beaux hôtels particuliers lyonnais du XVIIIème siècle s'étaient élevés au-dessus des ruines de taudis moyenâgeux. Guillaume utilisait toujours cette stratégie de modernisation des anciens habitats ouvriers très en vogue auprès des bobos amateurs de logements urbains plus respectueux de l'environnement.

Puis Ambrosius changea complètement de sujet pour s'intéresser à la sécurité des deux Français. La remarque était sibylline, mais elle tombait à froid. Sans compter que les deux vampires étaient loin d'être des têtes brûlées, surtout depuis les évènements de 1791. Le Prince était bien occupé... Mais à l'écouter pas uniquement par des nouveaux venus.

- Ni Père ni moi ne sommes de naïfs néonates. Depuis toujours nous sortons toujours armés et accompagnés. Le guet-apens contre Philippe était mûrement planifié et le raid a nécessité une équipe nombreuse, expérimentée et bien coordonnée. Seule une taupe de la cour de Lyon a pu prévenir ses agresseurs de sa promenade improvisée, du moins c’est ce que j’ai fini par conclure.

Guillaume croisa les jambes et pianota sur le bras de son fauteuil d’un air concerné. Évoquer cet épisode l’émouvait toujours, même s’il avait trouvé une issue heureuse des années plus tard. Il se tut quelques secondes et fixa son ami, puis parla à contrecœur.

- Père a toujours excellé dans la protection de son domaine. C’est un homme d’action qui ronge son frein depuis trop d’années. Il a un compte à régler avec les ennemis de la Camarilla et s’il a le malheur d’en croiser un, il s’occupera de ce problème que nous le voulions ou non. Il est à la fois guerrier et stratège, tu sais aussi bien que moi qu’il est très doué dans cet exercice. C’est parce qu’il allait devenir Justicar et renverser la Révolution Française qu’il a été éliminé. Nous désirons tous le protéger, mais il n’est pas une statue de cristal, dit-il en désignant le bougeoir à ses pieds de l’index. Non, Père est le roc le plus dur que je connaisse. Tu devrais te fier à son expérience si tu as des problèmes de sécurité. Cela lui fera plaisir de se sentir utile mais surtout il ne passera pas ses nuits à te casser les pieds sur la manière de gérer ton domaine. Philippe est un traditionaliste qui aime le décorum et que chacun soit à son rang. Te voir régner avec autant de décontraction va l’épouvanter, il voudra y mettre bon ordre pour ton plus grand bien selon lui.

Il était impératif que Philippe retrouve une activité. A Lyon il tournait dans leur hôtel particulier comme une bête en cage. Il recevait des visites, surtout de jeunes arrivistes qui le regardaient comme une bête de foire pouvant servir leurs intérêts. L'Ancien les utilisait à leur insu mais ces petites distractions ne durent qu'un temps. Maintenant qu'il était libre d'agir à Glasgow et qu'il pouvait se prévaloir de l'amitié du Prince, Guillaume aurait bien plus de mal à circonvenir ses lubies.

- D'ailleurs en parlant de bienséance, il voudra sûrement rencontrer les Sceptre de la ville. Sommes-nous les seuls ici ou y a t-il d'autres membres de notre lignage?

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Ambrosius [PNJ]

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Mer 19 Oct - 23:14

Ambrosius rit à la remarque de Guillaume. Il imaginait bien Philippe râler d'avoir été un peu mis à l'écart ce soir. Il plaignait d'ailleurs son infant qui devrait subir ces remontrances en rentrant après leur entretien.

« Cela me fera plaisir de sortir avec Philippe et toi. Cela sera une entrée en matière plutôt sympathique pour lui ainsi il découvrira la ville tranquillement. Et surtout d'une manière plus que plaisante. Quant à la ville, elle a tout à offrir. De nombreux bâtiments sont à l'abandon tu n'auras que l'embarras du choix. »

Le comportement de Guillaume changea rapidement après ce que le Prince pensait être un conseil avisé. Le souverain se rendit compte qu'il avait peu être mal choisi la façon de présenter les problèmes qui régnaient sur sa ville. Il essaya de récupérer la situation rapidement, il se dit que cette erreur était sûrement due à son manque de concentration. En effet, son esprit était obnubilé par son infant.

« Je ne vous accuse pas d'être imprudent et sans défense, je souhaite juste vous mettre au courant du côté sombre de Glasgow. Je ne voulais vraiment pas t’offenser, mais comme on dit, un homme avertit en vaut deux. »


Le Prince prit ensuite un air beaucoup plus sérieux. Ce que lui proposait Guillaume était intéressant, mais il devait réfléchir à l'idée de faire entrer un ''nouveau'' dans son cercle de conseiller. Tout marchait comme sur des roulettes entre le ''vieux'' de la ville, mais ajouter quelqu'un à l'équation risquait de dérégler quelque chose qui fonctionnait très bien. Cela aurait était dommage quand voulant améliorer la situation, cette dernière n'empire à cause de luttes intestines. Le Prince tergiversait toujours intérieurement. Il ne pouvait pas refuser non plus, son ami Philippe avait une expérience très poussée dans la gestion d'un royaume, il avait sûrement beaucoup de choses à lui apprendre. Ambrosius finit par répondre au Ventrue pesant ses mots :

« Je réfléchirais à lui demander conseil pour les questions de sécurité. Je sais que son expérience n'a pas de prix, mais j'ai des conseillers avec qui je dois en discuter. Évidemment cela serait un honneur et une joie de travailler avec lui. Mais je préfère ne vexer personne et prendre mon temps pour répondre. Je pense que tu comprendras. »

Malgré l'art de papillonner d'Ambrosius, ce dernier était vraiment sérieux quand il parlait de sa ville. Il aimait son poste et faisait tout pour être un Prince juste et apprécié de tous. Il ne rêvait pas d'un royaume étendu avec des milliers de sujets à ses pieds, mais d'un endroit ou n'importe quel caïnite se sentirait à l'aise et en sécurité.
L'humeur du Prince redevint des plus joviale quand Guillaume lui demanda ou se trouvait les autres Sceptres de la ville. Ces traits se détendirent rapidement et un sourire bonhomme revint sur son visage.

« Oui, il y en a un autre en ville. Un certain Stéphane Andrieu. J'ai son téléphone, je lui enverrais un message pour le mettre au courant que d'autres Ventrue viennent de s'installer en ville. Je l'inviterais au vernissage ainsi vous pourrez faire connaissance. »

Ambrosius commençait vraiment à être impatient d'organiser cet événement. Cela allait sûrement être l'endroit où il fallait se trouver du mois de janvier.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Ven 21 Oct - 21:32

Le Ventrue pensa fugitivement à ses armes restées dans un casier à l'accueil. Il détestait s'en séparer tout autant que de s'en servir. Mais si le besoin s'en faisait sentir, il n'aurait aucune hésitation à jouer du couteau.

- Ne te méprends pas, je ne me sens pas offensé par ton inquiétude. Mais je reconnais que nous sommes très sensibles à notre sécurité. Trop, sûrement. En tout cas je n'ai pas parlé à Père d'un éventuel retour aux affaires au sein de ta cour. Mais il y pensera rapidement et à ce moment là il faudra lui trouver une occupation, sinon il marchera sur tes plates-bandes.

Et Guillaume connaissait suffisamment son sire pour savoir à quel point il était têtu et sensible à l'attrait du pouvoir. C'était à se demander parfois s'il n'avait pas plus soif de puissance que de sang.
Soudain l'Ancien se retrouva propulsé quelques siècles en arrière lorsqu'un nom éveilla ses souvenirs.

- Père a connu une Dame Andrieu autrefois. Je n'ai hélas pas eu l'honneur de la rencontrer, ni son infant même si nous étions dans le même domaine. Par la suite je me suis orienté vers l'immobilier. Nous n'avons tout simplement pas fréquenté les mêmes cours au même moment. Cela va sans dire que je serai ravi de faire sa connaissance et Père de le revoir.

Philippe, Guillaume, Stéphane... Étonnamment le clan Ventrue était représenté par des Français, résidents de l'ancienne cour de Lyon qui plus est. Son sire serait absolument ravi de diriger ce petit groupe en tant que Prêteur de la Gérousia de Glasgow. Quand aux deux autres Ventrue, ils sauraient sûrement s'entendre pour financer des projets communs. Des possibilités intéressantes s'offraient aux Margaux, ils auraient de quoi se délecter en conjectures financières et politiques. Malheureusement cela ne ferait pas oublier à Philippe son voyage rocambolesque.

- Je ne vais pas abuser de ton temps, surtout si je te revois demain soir, dit-il en décroisant les jambes. Hélas j'ai des obligations familiales auxquelles je ne puis me dérober, rajouta t-il, avec un légère moue. Il allait prendre un sacré savon, il en était sûr.

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Lun 24 Oct - 22:50

Ambrosius ne dissimula pas sa surprise quand le Ventrue lui appris qu'il connaissait, au moins de nom, Stéphane et sa sire. Le monde caïnite était vraiment petit : Guillaume et son sire, tous les deux français, débarquaient en ville et il s'avérait que ces derniers connaissait déjà quelqu'un qui était arrivait quelques temps auparavant. Comme quoi le hasard était bien fait et le Prince se félicitait de la future rencontre des trois hommes.

« Je pense que Stéphane sera content d'évoquer sa sire … Enfin j'espère. Je le préviens avant la fin de la soirée. M'autorises-tu à lui communiquer tes coordonnées ? »


Le Prince secoua la tête en levant les yeux au ciel.

« Saches que tu n'abuseras jamais de mon temps Guillaume, d'ailleurs je ne sais même pas si j'ai un rendez-vous en suivant … Je t'appelle demain pour convenir d'un créneau pour notre petite virée. Il faut que je m'entretienne avec Kerr pour vérifier mon emploi du temps. »

C'était un luxe que sa position lui permettait et il en profitait. Ambrosius ne s'occupait absolument plus de son planning, il laissait Kerr gérer ses soirées et s'il n'avait rien de prévus, il aimait à paresser chez lui ou à aller sculpter dans son atelier. De toute façon, si c'était lui qui s'occupait de ses rendez-vous, il en oublierait la moitié. Il valait donc mieux qu'un tiers, plus organisé, s'en occupe.

« Cela ne te dérange pas si je te raccompagne ? Comme cela nous discuterons un peu plus. »


Ambrosius se leva de son canapé et s'étira, souriant à Guillaume avant de se diriger vers la sortie de son bureau.

De là

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MessageSujet: Re: Bureau du Prince [17 janvier]   Mer 26 Oct - 23:09

Guillaume eut un petit sourire malicieux lorsque sa connaissance du grand monde surprit Ambrosius. A côtoyer les cours des principales villes d'Europe et les marchés financiers du monde, il arrivait à replacer certains noms. Ceux de sa propre lignée étaient évidemment les plus facilement identifiables.

- Je serai ravi que tu lui donnes mes coordonnées... Il mit la main à la poche intérieure de sa veste pour en sortir une carte de visite et un stylo en platine et laque bleue forcément hors de prix. Il nota son adresse à l'arrière du morceau de papier glacé frappé aux armoiries de sa famille avant de le tendre à son ami.

- Contacte moi ou fais appeler tes servants quand tu le souhaites; en journée ma goule répondra à ma place. C'était une marque de confiance rare. Peu de vampires laissaient leurs servants en possession d'objets comme leur ordinateur ou leur smartphone personnel où étaient stockés des données pouvant être compromettantes. Leurs liens d'amitié étaient forts et Guillaume ne s'en cachait pas: plus qu'un employé, Marc était son bras droit.

Ensuite Ambrosius leva théâtralement les yeux au plafond. Un vrai comédien ce Toréador... Le Ventrue ne fut pas le moins du monde étonné de sa manière insouciante de gérer son emploi du temps. Il n'y avait qu'à voir le capharnaüm dans son bureau pour se dire que le Prince était tout à fait désorganisé. Mais Guillaume avait découvert en côtoyant sa goule que ce genre de personnalité était loin d'être inefficace malgré l'apparent bazar encombrant leur espace de vie. Marc menait tout de front en même temps, s'énervait beaucoup, jetait des dossiers à terre mais gagnait des millions. Quant à Ambrosius, il était en poste depuis des siècles et personne n'avait réussi à le dévisser de son trône. Ce n'était pas de la chance, mais de la réussite.

Guillaume se leva à la suite du Prince. Il était tout à fait difficile de ne pas écraser quoique ce soit parmi les bibelots jonchant le sol. Inversement Ambrosius se déplaçait avec la grâce féline du Toréador. C'était une qualité que le Ventrue enviait aux membres ce clan; quoiqu'ils fassent, tout semblait facile et élégant. Lui même se sentait si gauche en leur présence...
Ne résistant pas à taquiner gentiment son ami, l'Ancien se permit un dernier commentaire en passant le seuil de la porte, affectant un air faussement blasé.

- Tu as l'air d'avoir passé une soirée affreusement ennuyeuse pour t'étirer comme un chat sortant de sa sieste. Tu ne devrais pas inviter les nouveaux arrivants à ton vernissage s'ils sont si soporifiques. Ou alors organise une exposition sur Morphée, tu seras dans le ton.

Par là
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