''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)

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MessageSujet: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Mer 27 Avr - 19:40

Manoir Duchray :

Constance dispose d’un refuge à la hauteur de la démesure de sa vanité. Une magnifique propriété un immense domaine, dans ce coin particulièrement prospère, plusieurs hectares de terrain, qui, comme on le suppose bien, dispose d'une sécurité optimale. Une demeure singulière, une sorte de château d'agrément, adapté aux goûts et aux caprices de la Ventrue.

Résidence :
 


Voici le refuge principal et officiel de Constance Cavendish, luxueux, et à la hauteur de ses divertissements. Un immense manoir, et sa magnifique entrée attendent d’être admirés.

Un bois, un grand parc paysager, pour des lieux qui transpirent l’appréciation que porte la Ventrue pour le style jardin à l’anglaise, avec ses formes irrégulières, suivant des cheminements sinueux ouvrant sur des paysages « pittoresques » mettant à profit la flore locale. Un gazon tondu à la perfection entoure bosquets et un petit étang aménagé comme « lac » d’agrément.

Parc :
 


Un immense garage aussi, où, non content de réserver une place pour cette imposante et luxueuse limousine, compte de nombreuses voitures de collection, rares et précieuses, avec une préférence évidente pour les constructeurs anglais.

Limousine Hummer :
 


Et son intérieur grand luxe confortable et plaisant :

Intérieur Limousine Hummer :
 

Un véhicule qui a toute sa place au coeur d'une flotte de berlines de luxe magnifiques entreposées dans le garage :

Garage de luxe :
 


A l’intérieur, de splendides décors attendent l’arrivant, du somptueux escalier à divers couloirs menant à de magnifiques pièces richement décorées :

Entrée et Escaliers :
 

Couloirs :
 


Des salons soigneusement et luxueusement aménagés, avec une exquise appréciation des couleurs carmines embellissant la demeure :

Salon Carmin :
 

Une des salles de diner :

Salle à manger :
 

Une salle de jeu agrémentée notamment d'un billard de luxe et divers autres meubles associés :

Salle de jeu :
 

la pièce de détente par excellence, confortable, cossue, bibliothèque privée et distractions sur deux étages :

Bibliothèque :
 

Sans oublier les agréments appréciés de la propriétaire, tels que la piscine d'intérieur :

Piscine d'intérieur :
 

Le cinéma privé :

Cinéma :
 

Et les appartements de Constance, établis selon un design de décor baldaquin moderne aux teintes sombres, mais qui lui assure surtout que sa chambre soit totalement isolée de l'extérieur :

Appartements :
 

Avec sa salle de bain privée, sur les mêmes tons et design, mais aussi un vaste jacuzzi dans lequel se complaire à sa guise :

Salle de bain :
 

Et toute une salle dédiée au dressing, dans laquelle Constance se complait à se détendre paresseusement sur les fauteuils confortables et profiter de la vue sur son parc en attendant que son Domestique dédié à sa garde robe lui apporte ce qu'elle désire :

Dressing :
 


Dernière édition par Constance Cavendish le Ven 29 Avr - 10:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Mer 27 Avr - 19:41

Ses talons aiguilles cliquetant sur le sol de marbre de sa nouvelle demeure, Constance parcourt le long couloir menant au grand escalier dont elle descend les marches avec grâce. La jupe de sa robe de velours ondule dans un doux froufrou autour de ses longues jambes, laissant parfois entrevoir un escarpin de cuir sombre gainant une cheville délicate à la peau nacrée. Une main, aux ongles soigneusement manucurés, posée sur la rambarde de bois précieux garantit son équilibre durant sa progression, jusqu’à ce qu’elle arrive enfin dans le hall d’entrée.

Darel, son fidèle servant, semble alors se matérialiser instantanément à ses côtés, un large sourire dévoilant ses dents blanches dont l’éclat est rehaussé par sa peau couleur chocolat chaud tandis qu’il susurre de cette voix légèrement aigüe qui lui est propre :

"Excellent choix de tenue ma Chère. Mais je suis déçu, je croyais que Glasgow devait être un nouveau départ…"

Le gay arbore alors une moue de cocker battu tout en dévisageant sa Domitor qui arque élégamment un fin sourcil de jais, ses prunelles émeraudes se parant d’une lueur intriguée :

_Que veux-tu dire par-là ?

La Goule lève alors les yeux au ciel et pousse un soupir à fendre l’âme avant de désigner d’un index narquois la somptueuse robe de velours qu’arbore la Ventrue ce soir.

"Ca voyons ! C’est évident pourtant ! J’espérais que l’air écossais te fasse enfin abandonner ce style gothique néo-victorien qui te donne l’apparence d’une…"

Darel s’interrompt subitement lorsqu’il constate que Cissy fronce progressivement les sourcils, un sourire prédateur ourlant ses lèvres délicatement rosées par un discret gloss.

_L’apparence d’une quoi…? Je t’en prie, exprime le fond de ta pensée mon petit Darel.

Sauf que la dite Goule connaissant bien sa Maîtresse, sait qu’il s’aventure sur un territoire dangereux. Il ne doit pas y avoir plus vaniteux que Constance Cavendish sur cette terre et le “vieille peau” qui s’apprêtait à franchir ses lèvres lui aurait certainement valu de gros ennuis. Tirant doucement sur le col de sa chemise tout en oscillant d’avant en arrière dans ses chaussures de luxe, le Chocolaté esquisse un sourire maladroit avant de reprendre :

"Euhm et bien… Je voulais dire que ces longues robes ne mettent pas en valeur ta sublime silhouette ni ne flattent ton teint d’éternelle jeune femme."

Il esquisse ensuite un large sourire plein de dents, espérant avoir rattrapé sa bourde sous l’oeil navré de la Sceptre qui hésite manifestement entre le faire pendre au lustre de cristal et gober ce pieu mensonge. Finalement, la Diva se laisse prétendument flatter et esquisse un sourire madré avant de tourner le dos à son serviteur et se diriger de sa démarche fière et altière vers le salon.

Darel laisse alors échapper un discret soupir tout en suivant du regard sa Domitor avant de rattraper de justesse le smartphone qu’elle vient de lui lancer par-dessus son épaule.

_Convoques Naizer ici tout de suite et apportes-moi de quoi me rafraîchir.

La jeune femme s’installe gracieusement dans l’un des luxueux divans qui ornent l’immense salon du rez-de-chaussée, croisant nonchalamment ses longues jambes. Elle pose ensuite sa ravissante tête dans la paume de sa main, elle-même en appui sur son genou par le coude posé dessus. Arquant un sourcil en toisant Darel, elle reprend :

_Et bien ? Dépêches-toi. J’attends.

Se redressant subitement, la Goule hoche la tête avant de détaler en direction de la cuisine, en quête du rafraichissement demandé tandis qu’il compose le téléphone du Brujah réclamé par sa Domitor. Lorsque celui-ci daigne enfin décrocher, c’est la voix irritée et suraigue de Darel qui lui écorchera aussitôt les oreilles :

"Naizer ? Ramènes de suite ton ptit cul de brute ici. Madame t’attend."

Et sans laisser le temps à la Racaille de répondre, il raccroche pour se concentrer sur sa tâche : Ramener sa boisson à Constance.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Mer 27 Avr - 20:29

En provenance de Quartier de l'Université

Il faut environ une demi-heure de trajet pour rejoindre le lieu de villégiature de Constance Cavendish, l’amie Ventrue connue en d’autres lieux et temps, du Brujah Naizer Hazard. Il était son contact quand elle avait décidé de s’installer à Glasgow. Il a été mis au courant de ses intentions. Il était là quand elle était arrivée. Il fallait l’accueillir. Il fallait l’escorter jusqu’à sa résidence… Et lui confirmer qu’elle peut prendre tout le temps qu’elle désire pour se « reposer de sa fatigante installation ».

Comme si elle avait fait quoi que ce soit à part donner des ordres et critiquer… Mais il n’empêche, il est content qu’elle soit là. Ça va le changer de son quotidien. Les caprices de la « Lady » ne lui ont pas manqué ceci dit. Et puis ses Serviteurs… Surtout celui qui l’a appelé. Darel… Dieu qu’il est agaçant !

Comment a-t-elle pu en faire son Dévoué ? Durant toute la virée dans la luxueuse limousine de la Ventrue, il n’a cessé de piailler et critiquer tout ce qui se présentait à son imagination. Le voyage, le confort, la météo, le paysage nocturne et tant d’autres choses que le Brujah a daigné oublier pour conserver sa santé mentale.

Bien entendu, Sergei finit par remettre le chemin vers l’immense propriété de Lady Cavendish, ce qui permet à Naizer de rester songeur, et commencer déjà à grincer des dents à force d’entendre raisonner dans sa tête la voix de Darel et sa suffisance irritante au possible.

Lorsque l’imposant 4x4 arrive au niveau des grilles du luxueux domaine Duchray, Sergei baisse la vitre teintée pour faire signe au gardien de sécurité à l’entrée de la propriété. Le mafieux s’amuse à esquisser un geste vers les caméras de sécurité. Il échange même des salutations à sens unique avec le garde vigilant qui s’approche et contrôle l’identité des occupants de l’habitacle. Avant de s’empresser de baisser sa lampe torche devant l’expression méprisante du Brujah, qui arbore des lunettes de soleil pour éviter de se faire aveugler par la torche du vigile.

Celui-ci s’empresse de signaler à son pendant resté dans le caisson de sécurité extérieur que c’est « clear ». Le Gangster s'amuse à saluer le garde en question d'un :

- "Merci l’ami… T’es bien bon mon gars."

Exagérément pompeux, puis hilare, Sergei se marre en démarrant lorsque les grilles de sécurité de l’entrée daignent s’ouvrir, et qu’il fait avancer le véhicule sur le long chemin traversant l’immense parc de la propriété en direction du Manoir. Comme de juste, il fera le tour de la fontaine pour arrêter l’imposant 4x4 au pied des marches principales de la somptueuse demeure dont la façade est éclairée en ces heures nocturnes avec style.

- "Allez… Et ne déconne pas."

Semblant se résigner, Naizer ouvre sa portière lourde et blindée de son véhicule, la referme, et monte les marche d’un air conquérant et fier, avec Sergei sur les talons, qui en profite toujours pour admirer la vue du parc autour de la résidence somptueuse avec un sifflement explicite de la forte impression que cela lui fait.

- "Ca c’est d’la putain de baraque !"

Le Brujah mène la marche. Il s’attend bien entendu à se faire accueillir par quelqu’un, puisque leur arrivée a dû être annoncée depuis qu’ils ont passé la grille d’entrée. Qui que ce soit, dans la mesure où Naizer est conscient de sa position « sociale », à savoir qu’il est un Vampire pénétrant dans un domaine d’un autre Semblable, les Goules se doivent de faire preuve d’un minimum de déférence. Pour Sergei, par contre, il s'amuse à saluer le personnel qui viendra les accueillir, de son indécrottable :

- "B'soir !"

Digne, lorsqu’il est accueilli et invité à entrer, Naizer prend quelques secondes pour rajuster sa mise devant les splendides escaliers. Il est important d’être impeccable dans de telles circonstances. Un regard d’avertissement pour Sergei, puis il attend d’être escorté en présence de la Maitresse des lieux.


Décompte :
 
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Sam 30 Avr - 11:15

Le temps que cette brute de Naizer se décide à ramener son petit cul de Brujah, Darel se dépêche de faire l’aller-retour entre la cuisine et le grand salon, portant à sa Domitor un calice ouvragé en argent contenant le précieux rafraichissement qu’elle a demandé. C’est que l’impérieuse Constance ne souffre pas d’attendre et c’est du bout des lèvres qu’elle susurre un « Merci » à sa Goule lorsqu’elle s’empare d’une main baguée de l’inestimable coupe et en savoure une première gorgée avec un petit soupire satisfait.

Darel, de son côté, reste debout, impeccablement vêtu d’un smoking de grande marque, dépourvu de cravate toutefois car Monsieur ne supporte pas d’avoir l’air d’un pingouin. Et après une soirée complète à l’entendre geindre, Constance s’est résignée à lui accorder cet écart au dress code en vigueur dans sa demeure pour le bien de sa santé mentale et de ses oreilles. Et ne pas avoir à trouver une nouvelle Goule parce qu’elle l’aurait fait exécuté pour cassage de pieds magistral.

Le Chocolaté, un sourire aux lèvres, ses prunelles pétillant doucement, observe sa Maîtresse se régaler avec son breuvage, non sans un intense sentiment de satisfaction. Car, outre lui casser les pieds, il n’y a rien qui ne le satisfasse plus que de contenter sa dictatoriale Patronne. D’ailleurs, haussant un sourcil, il ne peut s’empêcher le moulin à paroles qui lui sert de bouche, troublant ainsi la quiétude de Constance :

"Cissy chérie, je ne comprends pas pourquoi tu tiens tellement à fréquenter ce rustre, grossier et brutal Brujah… C’est un mafieux qui fréquente les bas-fonds des villes où il s’installe alors que tu représentes la perfection et incarne l’idéal fait femme.

La Goule pousse un soupir à fendre l’âme en levant les yeux au ciel tandis que Constance repose avec délicatesse son calice sur le guéridon proche du canapé. Elle pose ensuite ses prunelles précieuses sur Darel, un fin sourcil de jais se haussant lentement, l’ombre d’un sourire ourlant la soie de ses lèvres.

_Darel, je te l’ai déjà expliqué maintes fois : Naizer est un atout très précieux. Ce que tes petits yeux chafouins ne distinguent guère au-delà de son apparence de brute mafieuse, c’est l’intelligence rare dont il fait preuve pour un Brujah. Sans compter son influence déjà tentaculaire dans les bas-fonds de Glasgow et les nombreux contacts dont il dispose et qu’il sera tout à fait ravi de mettre à disposition de mes propres intérêts si je viens à le lui demander.

Une moue sceptique vient parer le visage délicat du Gay qui se dandine de droite à gauche, pas tout à fait convaincu par les propos de sa Domitor. Sa dernière phrase le fait d’ailleurs hausser un sourcil, tandis que dans son esprit, un malicieux petit bonhomme saute à pieds joints sur le gros bouton rouge intitulé « Autodestruction » :

"Bah, ce rustre ferait n’importe quoi pour passer la nuit dans ton lit de toute façon… Tsss ! "

Les mots ont à peine franchi ses lèvres qu’il plaque vivement ses deux mains sur sa bouche, ses prunelles s’écarquillant de terreur, le blanc de ses yeux accentué par sa peau sombre tandis qu’il laisse échapper un gémissement plaintif sous le regard assassin que lui adresse Constance. Se levant avec grâce, la Ventrue vient se placer devant son serviteur et le toise de ses iris devenues polaires, lèvres pincées tandis que la fureur rosit délicatement son teint pâle.

Visiblement, elle semble indécise sur la façon de crucifier l’impudente Goule qui se tient devant elle et qui se trouve, par un heureux hasard, sauvée par le bruit d’un véhicule se parquant devant la demeure. Plissant les yeux, elle tend gracieusement un bras pour désigner la porte d’entrée et ainsi faire comprendre à Darel qu’il doit aller ouvrir à leur invité. Toutefois, le regard courroucé de la Sceptre ne laisse aucun doute au Chocolaté qu’il payera cet affront plus tard. Elle lui laisse une liberté relativement grande mais il ne faut pas dépasser les bornes.

Darel acquiesce vivement avant de se précipiter vers la porte d’entrée, ses pas résonnant dans le grand hall tandis qu’il termine sa course en glissade contrôlée. Rajustant son costume rapidement, chassant une poussière imaginaire de son épaule, il souffle un bon coup, percevant du coin de l’œil sa Maitresse qui le surveille telle un Cerbère en robe de velours.

Déglutissant doucement, la Goule ouvre rapidement la porte pour constater d’un œil navré qu’il s’agit effectivement de Naizer, accompagné de son Dévoué russe aux manières plus que discutables. Passant la tenue des deux hommes au crible, vieux réflexe professionnel, Darel laisse échapper un reniflement dédaigneux, lèvres pincées, tandis qu’ils gravissent les somptueuses marches de la demeure et se présentent devant lui. Décidément, ce Brujah représente peut-être un « atout précieux » comme dit Cissy mais il n’a aucun goût en matière de mode. Bleu ou noir… Tssss quel manque cruel d’imagination tout de même !

Toisant la Racaille, profitant du fait que celui-ci se trouve plus bas que lui sur l’escalier, le Chocolaté susurre, suave, bien que ses prunelles étincelantes de malice contredisent ses paroles :

"Messieurs, bienvenue au Manoir Duchray. Lady Cavendish vous attend."

Il s’écarte ensuite du passage afin de laisser les deux hommes passer, laissant échapper un nouveau reniflement dédaigneux lorsque le Russe lui adresse son sempiternel « B’soir ». Mais quel gros balourd celui-là ! Cela dit, s’il se permet la même chose devant Cissy, cela promet d’être particulièrement drôle… Le Dévoué ricane intérieurement, se prenant à prier que ce malotru de Sergei commette un impair de ce genre devant sa Maitresse, histoire d’animer un peu cette soirée et surtout, détourner l’attention de celle-ci de sa petite personne.

Suivant les invités à l’intérieur, il referme doucement la porte avant de désigner de la main le grand salon et susurrer :

"Madame vous attend dans le grand salon. Par ici, je vous prie."

Et tandis que les deux hommes s’avancent dans le couloir, Darel en profite pour mâter sans vergogne le derrière des deux nouveaux venus, légèrement penché sur le côté, les mains croisées dans le dos dans une attitude particulièrement vicieuse.  Car, toute langue de vipère qu’il est, il doit bien reconnaître que ces deux-là sont plutôt bien foutus et il ne serait pas contre d’explorer toutes les facettes rudes du Russe dans une folle partie de jambes en l’air.

De son côté, Cissy observe la scène depuis le grand salon, restée debout depuis l’arrivée du monstre de Naizer dans sa cour. L’antipathie qu’éprouve sa Goule envers le Brujah est toujours une source d’amusement pour elle, bien qu’elle la cadre soigneusement afin d’éviter que son sanguin acolyte ne fume le Chocolaté suite à une remarque déplacée. Parfois, la grande gueule de Darel peut être la cause de bien des problèmes…

Laissant échapper un discret soupir, la jeune femme se tourne ensuite vers ses invités lorsque ceux-ci approchent, un sourire ourlant ses lèvres soyeuses tandis qu’une lueur sincèrement ravie vient illuminer le jade de ses iris. Un pas en avant, provoquant le doux bruissement de sa robe de velours, la Ventrue tend ensuite une main baguée vers Naizer et susurre de sa voix veloutée :

_Naizer, bonsoir. Je suis ravie que tu aies pu venir si rapidement. Comme tu as pu le constater, je souhaitais ardemment bénéficier de ta compagnie ce soir.

Son regard glisse ensuite sur Sergei, arquant un sourcil avant de reprendre, légèrement guindée :

_Tu as également amené ton ours de compagnie à ce que je vois. Craindrais-tu les avances peu subtiles de mon Dévoué mon Cher ?

Une petite boutade qui fait pétiller malicieusement les prunelles étincelantes de la Ventrue qui s’autorise même un sourire narquois tandis qu’elle reporte son regard sur son vieil Acolyte.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Sam 30 Avr - 12:07

Naizer pose son regard sombre sur le Dévoué de la Ventrue. Darel… Sans s’interrompre dans sa démarche digne et conquérante, le Brujah arrive au niveau du Serviteur à la grande gueule pour le toiser avec un dédain indifférent, de côté.

- "Encore heureux qu’elle m’attend. Ce n’est pas pour ta trogne que je me suis déplacé."

Une correction. De son point de vue, Sergei ne compte pas. C’est lui qui importe. Son agacement est d’autant plus perceptible qu’il a été relégué au même niveau que sa Goule. Et bien sûr, il ne s’agirait pas de manquer à sa capacité à être le rustre notoire ainsi dépeint par Darell à sa Maitresse.

Le Mafieux passe alors que le Chocolaté s’écarte sur son passage pour déjà pénétrer dans ce sanctuaire de luxe et de raffinement à la hauteur des moyens financiers indécents de la Ventrue. Derrière lui, Sergei, le rictus aux lèvres, n’a aucun scrupule à en rajouter devant l’attitude dédaigneuse du sbire. L’éternel accent soviétique marqué du gangster accompagne ses mots :

- "Z’avez même un nom pour c’te barraque ? Пиздец*"

Et comme les manières, ce n’est pas son fort, c’est avec cet air à la fois ahuri et impressionné qu’il entreprend d’admirer le décor du hall d’entrée, sans se départir de son attitude de molosse arrogant de criminel endurci qui ne semble pas se soucier outre mesure de sentir le regard pesant de Darel sur son arrière-train. En territoire amical, visiblement, il n’a pas à s’embarrasser d’une vigilance excessive, préférant lorgner sur la décoration fastueuse qui les entoure.

Naizer prend de l’avance de son pas vif en direction de la Ventrue, sans prêter attention au reste. Ayant encore des relents de manières conservées par ses fréquentations sommaires avec Lady Cavendish au fil du temps, il exécute avec un naturel mesquinement cérémonieux le geste de salutations. Au niveau de la Belle, il s’incline en plaçant sous sa main tendue la sienne, paume vers le haut, et se penche pour un baisemain qui se veut courtois.

N’ayant pas vraiment l’habitude des ronds-de-jambe, son geste est quelque peu rude, exécuté à la va-vite, et certainement bien loin des critères usuels de bienséance. Ce dont il n’en a absolument rien à branler pour ainsi dire. C’est déjà un effort conséquent en ce qui le concerne d’être sur les sentiers de l’étiquette exceptionnellement pour Constance.

Son geste effectué, il se redresse et réplique, d’un ton mesuré et empreint de déférence :

- "Bonsoir, Constance. Je suis à ta disposition, tu le sais bien. Que ne ferais-je pas pour te satisfaire, ma Chère."

Sergei, en retrait, admirait avec un sourire quelque peu graveleux l’allure de la propriétaire des lieux, de bas en haut. Qui devient un rictus plein de dents lorsqu’elle daigne lui accorder un coup d’œil. D’humeur cocasse, il imite d’une manière exagérée d’une révérence old-school avec la main qui tourne et la courbette qui va bien.

- "Lady…"

Par contre, il ne se permet pas de dire plus, en particulier avec le regard glacial du Brujah son Domitor, qui a un léger grognement pour approuver les dires de la « Reine » :

- "On va dire ça. Je n’ai pas tellement la tête à l’entendre déblatérer pour rien. Mon « ours » devrait le distraire."

Sur ces entrefaites, Naizer, avec une galanterie apprise à la dure, esquisse un geste de la main dénué de toute grâce et manière pompeuse pour inviter Constance à rejoindre le grand salon en question, l’autre main approchant la taille de l’Impériale Ventrue.

- "Si on allait s’installer ? Ma compagnie t’est acquise. Et… Je suis sûr que ton… Dévoué… Sera ravi d’aller faire du zèle en allant nous chercher de quoi boire."

Le rictus en coin du Brujah n’en est que plus visible alors qu’il pose doucement sa main sur le creux des reins de son amie, narguant volontiers Darel dont il connait l’instinct protecteur envers sa Régnante. Et ainsi, sans vergogne, il s’impose dans l’espace vital de la Ventrue d’une manière vigoureuse et sans fioritures, restant volontiers à l’image du rustre assumé qui se permet ce genre de gestes.

Sergei, forcément, à l’affut de la moindre occasion de se payer la tête du Gay à la voix crispante, viendra littéralement couvrir le champ de vision de Darel pour réclamer nonchalamment à celui qu’il empêche de garder un œil sur sa Maitresse :

- "Ouais, y a de l’idée là… Un de ces bons crus qu’vous devez avoir dans la cave à vin. Ça n’te dirait pas d’aller nous en déboucher une ?"

De plus, Sergei se positionne comme le ferait un homme de main du milieu, à fond dans le délire de son Patron, en interposant sa carcasse devant le Chocolaté avec des faux airs d’intimidation que ses larges épaules induisent d’autant plus. L’attitude ferme de celui qui ne laissera pas passer Darel si son intention est d’aller tortiller du croupion autour de Lady Cavendish pour agacer Naizer avec ses remarques exprimées de sa voix crispante et aigue.

Le Brujah ricane légèrement en jetant un coup d’œil par-dessus son épaule alors qu’il « embarque » Constance vers un de ses confortables et luxueux canapés. C’est une façon comme une autre de taquiner le Dévoué de Cissy en le reléguant au rang de majordome.

Galanterie oblige en ce qui concerne le Brujah, inculquée bon gré mal gré par la Ventrue, il propose sa main presque machinalement pour l’aider à s’installer de toute son élégance savoureuse, avant de prendre place à ses côtés. Ceci fait, il pousse un grognement de contentement en siégeant avec la désinvolture arrogante qui est la sienne pour jeter un coup d’œil distrait sur le grand salon, avant de ramener son regard sombre sur sa vieille Acolyte, et reprendre la parole ainsi, de sa voix trainante marquée par ses intonations germaniques :

- "Alors ? Reposée ? Je vois en tout cas que tu es parfaitement bien installée et que t’as bien pris tes marques. Je me demande toujours comment tu arrives à supporter cette Pipelette… "

En désignant du menton Darel, qui se retrouve d’une manière ou d’une autre entravé par la carrure et le rictus narquois de Sergei, ravi visiblement d’apporter un souffle de confusion chez le Chocolaté.


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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 1 Mai - 12:01

Décidément, ce Naizer est vraiment un rustre et un goujat. Darel le suit du regard tandis qu’il se dirige vers sa Maîtresse, ricanant encore intérieurement de la vexation du Brujah d’avoir été relégué au même rang que son Dévoué. Le Chocolaté n’ignore rien des usages, et plus particulièrement de celui de saluer le Vampire et d’ignorer plus ou moins les Serviteurs qui l’accompagnent lors de son arrivée dans la demeure. Mais le Gay éprouve un malin plaisir à foutre en rogne le Mafieux dès qu’il en a l’occasion, protégé par la bienveillance complaisante de sa Domitor.

Observant d’un œil navré les courbettes et les manières rugueuses du Brujah devant sa Maîtresse, Darel pousse un soupir à fendre l’âme qui se transforme en grondement possessif lorsque Naizer lui glisse un regard de coin avant de poser sa grosse paluche sur la chute de reins délicates de Constance. La Goule grince joyeusement des dents lorsque Sergei vient se planter devant lui et obstruer son champ de vision de sa grande carcasse. Relevant brusquement la tête, il fait les gros yeux au Russe, agitant ses mains devant lui pour le chasser :

"Mais pousses-toi donc de là, grosse barrique ! Tu ne vois pas que tu me gênes ? Aller du vent ! Bzzz bzzz !!! "

Mais visiblement, il n’a pas l’intention de bouger et pire, le prend pour un majordome. Arquant un sourcil épilé tandis qu’une expression vexée vient parer son délicat visage, le Gay pose une main sur sa hanche tandis que de l’autre, il tapote le torse massif du russe d’un index vengeur :

"Non mais dis donc gros balourd ! Tu me prends pour qui au juste ? Je ne suis pas un majordome mais l’Homme de Confiance de Lady Cavendish ! Tu me dois le respect autant qu’à elle ! Ou presque. Donc si tu veux ton vin, tu bouges tes grosses fesses et tu vas le chercher toi-même non mais ! "

Tournant le dos à Sergei dans une imitation parfaite de la diva courroucée, Darel relève la tête et semble regarder un point au loin, les bras résolument croisés sur sa poitrine, tapant du pied sur le sol marbré.

"De toute façon, les Grands Crûs que tu réclames, tu ne serais même pas capable d’en saisir toutes les subtiles nuances ni tous les arômes avec ton palais d’huître atrophiée ! Peuh ! "

La grande folle laisse planer quelques instants de silence avant de lever les bras au ciel, sans que le Russe n’ait pourtant dis quoi que ce soit et s’écrier :

"C’est bon, j’y vais ! De toute façon, il est hors de question que je te laisse fouiller dans notre cave. Enfin…" Esquissant un sourire madré tandis que ses prunelles rutilent d’une lueur particulièrement lubrique tandis qu’il s’approche en tortillant des hanches. "Si tu tiens à m’accompagner, je ne dis pas non… Qu’en dis-tu mon grand ? " Ceci susurré en passant un doigt sensuel sur le revers de la veste du Russe et avec un regard très éloquent envers la braguette du Mafieux.

De son côté, Constance adresse un sourire quasi lumineux au Brujah qui exécute ses salutations puis son baisemain, certes un peu rugueux mais l’intention y est. Cela n’a pas été simple d’apprendre l’étiquette élémentaire à ce Gangster mais cela en valait la peine, surtout qu’elle en est la bénéficiaire exclusive, ce qui flatte sa vanité de façon fort appréciable.

Ignorant délibérément le Russe graveleux, la Ventrue focalise son attention sur son Acolyte, lui accordant même un rire bref lorsqu’il sous-entend que Sergei servira de distraction à Darel. Connaissant l’attrait de celui-ci pour les hommes virils, elle ne doute pas un instant que si le Russe se laisse aller, le Chocolaté en fera très volontiers son jouet personnel.

La main qui se pose sur ses reins ne manque pas de faire naître un délicieux frisson le long de l’échine de la Sceptre qui ferme très brièvement les yeux avant d’aussitôt se recomposer un masque affable et courtois, seule une légère flamme dansant encore dans l’émeraude de ses prunelles.

_Avec plaisir mon Cher.

Elle se laisse ensuite guider vers le canapé avec une satisfaction à peine dissimulée, offrant un sourire amusé au Brujah lorsqu’il lui prête sa main pour qu’elle puisse s’asseoir avec toute sa savoureuse élégance. Lorsqu’il s’installe à ses côtés, elle pose sur lui un regard à la fois curieux et intéressé, dans lequel danse également une infime lueur de convoitise. Sanguin, dangereux, impétueux et ténébreux, Naizer a toujours susciter chez elle une certaine excitation, la distrayant de ses nuits mondaines à trôner dans le luxe et la soie en se faisant courtiser par ceux désireux de s’attirer ses faveurs et surtout, bénéficier de son immense fortune.

Esquissant ensuite un sourire amusé aux propos de la Racaille, elle laisse même échapper un bref rire flûté avant de susurrer de la voix de velours qui est la sienne, ses iris plongés dans ceux de son interlocuteur :

_ Je suis à mon aise en effet. Cette demeure était le minimum standard pour que je me sente chez moi et puisse prendre un nouveau départ correct dans ce pays. Concernant Darel, nous avons déjà eu maintes fois cette discussion Cher Ami, tu sais que sous tout ce verbiage, il a de précieuses et indéniables qualités.

Glissant un regard amusé à son Dévoué entravé par le Russe, elle revient ensuite sur le Brujah, son ravissant minois paré d’une expression plus sérieuse à présent :

_Outre le plaisir indéniable que m’apportes ta compagnie, je t’ai demandé de venir pour une raison bien précise. J’ai cru comprendre que tu n’avais pas encore effectué ta présentation à la Cour de Glasgow ? Tu sais pourtant l’importance que les Nôtres accordent à l’étiquette et aux protocoles. Quelle est ton excuse pour ce manquement à tes devoirs de citoyen nocturne ?
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Lun 2 Mai - 11:13

Sergei, la Goule de Naizer, s’amuse à jouer les hommes de main inébranlables devant Darel la Grande Folle. Il le toise d’ailleurs avec ce rictus en coin teinté de condescendance dédaigneuse, en le fixant avec amusement. Il hausse néanmoins les sourcils quand le Chocolaté s’adresse à lui en manifestant une de ses onomatopées personnelles.

Le gangster russe ricane et s’arrange avec plus d’amusement encore à entraver toute perspective de le contourner, en répliquant de son lourd accent slave :

- "Non, je ne vois pas que je te gêne. Pourquoi tu bouges tes mains comme ça en imitant une mouche ?"

Avec beaucoup d’ironie dans le ton pour Sergei qui ricane de plus belle, en toisant sans aménité le Gay aux allures efféminées qui s’agace toujours plus de son arrogance. Il le regarde lui tapoter son torse de cette manière pugnace. En retour, le Russe fait saillir ses pectoraux sous sa chemise dans un air de bravade égayé. Et l’accent slave plus audible que jamais.

- "Pour qui je me prends ? Pour l’homme de main de mon Patron. Quant à toi, « Niégodyaï* », je ne vois pas en quoi Lady Cavendish te considère comme son homme de confiance... Tu as la tête d’un « Podonok** »."

Forcément provoqué, Sergei réplique à sa façon, un sourire particulièrement amusé aux lèvres face à cette prima donna de sexe masculin à la braguette flottante qu’il toise alors qu’il évite maintenant de le regarder. Ce qui ne fait que ricaner d’avantage le Russe. Même quand Darel ironise sur ses capacités gustatives. De plus, le Chocolaté ne risquera pas non plus de voir le gangster aller fouiner dans la luxueuse propriété alors quand il cède, Sergei aura un éclat de rire satisfait :

- "Ha ! Je ne vois pas ce qu’il y a de subtil dans le vin. Il y a mieux comme boisson... Si tu as de la bonne « водка*** », je me laisserai peut-être tenter. Mais tu ne saurais pas en saisir toutes les saveurs avec ton palais de « бога́тый**** » … Je suis sûr que tu bois comme une « Suka***** » "

Sergei ne manque pas l’occasion d’utiliser ce vocabulaire de sa patrie pour certains termes qui lui tiennent à cœur. Et même taquiner Darel en opposant aux vins grand crû et millésimés des types d'alcool forts particulièrement cliché. Quant au dernier terme, exprimé avec une forme de dédain amusé, cela semble tout à fait concerner le comportement de Darel et ses avances directes. Il le regarde à l’œuvre sans bouger d’un iota. Après tout il a un rôle à tenir, et il ne va pas se décaler sous prétexte que la Grande Folle lui tripote les muscles et lorgne sur sa braguette. Y aurait-il une allusion à quelques jeux buccaux qui irait de pair avec la langue acérée du Chocolaté ?


Quant à Naizer, qui a pris ses aises avec délectation aux côtés de la magnifique Constance, exhibe un de ses sourires amusés, voir distraits, se comportant comme en domaine conquis, sans aucune gêne, ni réelle circonspection d’ailleurs quant à son attitude. Nombreuses furent les nuits passées, en d’autres lieux et d’autres temps, où la simple expression de sa galanterie à distraire et tenir compagnie à Cissy lors des mondanités d’époques plus glorieuses et puériles se résumait à du flirt et du libertinage au cœur des cadres les plus fastueux, opulents et illustres d’Europe. Et à faire état de son caractère ardent et agressif pour s’imposer, même parmi les nobliaux de la « Haute » …

Ignorant délibérément les échanges houleux entre Goules, il dédie son attention fervente mais singulièrement libidineuse et inconvenante sur Constance, son allure et son apparence, un de ces plis de lèvres explicitement gourmands affiché sur ses traits sombres. Il en viendra néanmoins à croiser le regard de la Ventrue, et sourire plus franchement à ses propos exprimés de cette manière onctueuse et appréciée.

- "Mouais..."

L’éternel scepticisme exprimé en un mot par Naizer. Elle a une certaine patience pour avoir une telle considération pour son Dévoué à la grande gueule éprouvée qui semble essayer par tous les moyens de perturber le solide Sergei qui, encore heureux, ne s’offusque pas outre mesure des dernières avances du Gay échaudé par tant de virilité.

- "Si tu le dis. Ses qualités restent à mes yeux de faire un bon porte-manteau et de filer la migraine à tous ceux qui se retrouveraient coincés quelque part avec ton "précieux" larbin… Je n’ose même pas imaginer ce que ça devait être quand tu l’as laissé se charger de décorer ta demeure…"

Là le Brujah a même une grimace éloquente. De quoi plaindre tout le personnel local et tous ceux et celles qui ont été impliqués d’une manière ou d’une autre dans l’aménagement des lieux.

Il secoue vigoureusement la tête avec un grognement. Juste de quoi être dans le bon cadre pour la suite des propos de Constance qui lui tirent cette fois un raclement de gorge embarrassé. Qu’il s’empresse de masquer derrière un froncement de sourcil de circonstances et des justifications dignes de lui. Râleur et puéril :

- "Oh ça va... J’avais plus important à faire."

Face à ce ravissant minois paré de cette expression sérieuse, altière et exigeante, Naizer ne peut pas se contenter de cette auto-justification immature. Les traits marqués par la contrariété et le trouble, il ajoute, non sans chercher à fuir son jugement en détournant la tête et en prenant des faux-airs pompeux et sérieux pour exprimer son « excuse », un rien agressif :

- "Tu sais bien, le business, ça ne tombe pas du ciel. J’avais beaucoup à faire pour me positionner et m’faire ma place dans le milieu, ici !"

Un regard de biais pour Constance. Il suffit de croiser à nouveau ce charmant visage au regard animé par l’exigence d’explications pour craquer et poursuivre son auto-justification d’un air plus mortifié.

- "Ne me regarde pas comme ça ! C’est vrai ! J’ai commencé à partir de rien ! Tu ne sais pas ce que c’est que de s’imposer petit à petit sur tous ces foutus gangs ! J’ai des ennemis moi ! Je prends des risques !"

Vexé, le Brujah se renfrogne. Car après tout, il sait que Constance n’est pas dupe, et que cela fait un temps particulièrement conséquent qu’il trempe dans le milieu du crime, et où qu’il aille, il s’incruste dans les bas-fonds et s’impose, de gré ou de force. L’expérience ne manque pas, et nul doute, vu sa position actuelle, que même s’il prétend que cela n’a pas été une partie de plaisir, il a quand même pu se mettre en place sans trop d’efforts.

Le silence qu’il pensait établir ne dure pas. La Ventrue est formaliste, mais surtout susceptible. Les lèvres pincées, Naizer craque à nouveau et repart dans ses excuses foireuses :

- "Et puis ce n’est pas faute d’avoir cherché à en savoir plus sur la Camarilla de Glasgow ! Ils sont très discrets ici ! J’ai à peine eu des contacts avec un Semblable au travers de mon business… Et encore, cette raclure n’est même pas de la Tour d’Ivoire…"

Le coin de la lèvre qui vibre, le Brujah essaye tant bien que mal de conserver une expression digne, bien que réduit à devoir montrer patte blanche face à l’exigeante Ventrue. Finalement, dans un soupir, puisque la question serait de toute façon tombée par la suite, il vide son sac d’un air blasé, sa voix plus trainante que jamais :

- "De toute façon, quand j’ai appris que tu voulais changer d’air, je me suis dit que ça pouvait attendre. J’ai quand même obtenu des informations. Je sais où se trouve le bastion de la Camarilla locale. Et le nom d’un Semblable qui tient la place et qui devrait être un intermédiaire avec le Prince de la Ville…"

A défaut de faire ses devoirs civiques de membre de la Praxis, au moins, il a fait profil bas pendant tout ce temps, assez pour que personne ne vienne le trainer devant le Prince. Mais de son côté, il a quand même cherché à obtenir des informations pour faciliter leur « future » présentation. C’était le minimum à faire que d’investiguer et préparer le terrain pour sa Vieille Acolyte. Sinon, il n’aurait pas fini d’entendre parler de son irresponsabilité, de son inconscience à ignorer les sacro-saintes Traditions, et autres rengaines sur son obstination à négliger l’omnipotence des Anciens et plus particulièrement du Prince d’une ville.

En voilà un bon égocentrique assumé et pseudo-contestataire motivé uniquement par ses affaires dans le milieu, qui se dissimule derrière certaines convictions frisant certaines notions du Mouvement Anarch, et qui a dû lui valoir par le passé bien des ennuis avec les Cour Camaristes… Constance Cavendish demeure envers et contre tout sa « conscience » en ce qui concerne les règles immuables des intérêts de la Tour d’Ivoire.

Et qui le lui rappelle déjà… Inapte dans la situation actuelle à faire preuve de cynisme pour détourner d’une manière ou d’une autre le reproche sous-entendu, Naizer se drape dans sa dignité chiffonnée au même titre qu’il croise les bras d’un air impérieux, et s’affirme en une attitude de bravade sensée rappeler à la Ventrue leurs éternels débats et situations en la matière. Ainsi que cette impression de toujours trainer le Brujah par l’oreille en tout temps pour le faire participer, de gré ou de force, aux ronds-de-jambe aristocratiques de la Cour des Princes des quelques Cités qu’ils furent amenés à y résider ensemble. Mais aussi à le défendre quand il se retrouve imputé de légèreté quant à ses obligations en matière de citoyenneté Vampirique.


Spoiler:
 


Dernière édition par Naizer Hazard le Lun 2 Mai - 20:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Lun 2 Mai - 20:19

Cette espèce de grosse barrique soviétique se fout littéralement de sa gueule. De charmeur, Darel passe au chat échaudé, reculant d’un bond dans une imitation particulièrement convaincante d’un matou hérissé, la queue dressée format plumeau, les mains dressées devant lui à la manière de griffes.

"Kssshhh ! Comment oses-tu remettre en cause la confiance que m’accorde Lady Cavendish espèce de raclure de chiottes thermonucléaire ! Et si tu dois m’insulter, aies au moins les couilles de le faire dans une langue que je comprends ! Espèce de… de… "

La Goule semble chercher ses mots, étouffée par sa propre fureur qui agrandit ses yeux, les faisant ressembler à deux grosses billes blanches dans son visage chocolaté, avant qu’il ne prononce son insulte ultime d’une voix aigüe, les poings crispés, carrant les épaules :

"Espèce de chiure de blatte soviétique ! "

Drapé dans sa dignité froissée, la “Suka” éconduite par l’objet de ses fantasmes tourne dignement le dos au Russe et le plante là pour rejoindre la cuisine un peu plus loin. Sergei pourra l’entendre houspiller une servante qui jaillit alors de la pièce telle un diable hors de sa boîte pour se précipiter dans le couloir en direction de la cave, sans doute en quête des alcools réclamés.

Peu après, Darel ressort de la cuisine, portant d’une seule main un plateau d’argent sur lequel trônent deux calices ouvragés et se dirige vers Sergei et la porte qu’il barre de sa silhouette, d’un pas conquérant. Arrivé devant le Russe, la Goule penche alors la tête en arrière, semblant regarder le plafond tandis qu’il pointe un index vengeur sur le Mafieux avant de s’adresser à lui d’une voix impériale :

"Ôtes toi de mon chemin manant ! A moins que tu ne veuilles expliquer à Lady Cavendish et son Invité que leur collation est froide car tu m’as retardé ? "

Le Chocolaté, sans baisser la tête ni le regard, attend, royal, son plateau à la main, l’index toujours pointé sur Sergei, que celui-ci daigne bouger sa grosse carcasse de son chemin.



De son côté, Constance s’amuse de l’embarras manifeste qu’a provoqué sa dernière remarque chez son vieil Acolyte.  Naizer et les formalités, c’est toujours la croix et la bannière, notamment pour obliger le Brujah à se plier aux Coutumes et Traditions de la Camarilla, et même de façon générale. Surtout lorsqu’il n’y trouve pas de réel intérêt. Comme il vient de le souligner lui-même, il avait « plus important à faire ». Mouais.

La Ventrue arque élégamment un sourcil, qui remonte progressivement sur son front nacré à mesure que la Racaille lui déballe ses excuses toutes plus foireuses les unes que les autres. C’est toujours aussi surprenant cette aptitude qu’elle possède de l’obliger à se justifier ainsi sans même avoir à ouvrir la bouche : un simple regard, appuyé d’un air interrogateur et le Mafieux se met à table tout seul.

Lorsque son Acolyte termine sa tirade douteuse, Constance ourle ses lèvres tentatrices d’un sourire amusé, ses iris émeraudes étincelant doucement dans la pénombre de sa longue chevelure de jais.

_Naizer mon Cher… Force m’est de constater que l’air écossais n’a pas réussi à doter ton cerveau de suffisamment d’imagination pour parvenir à me fournir des excuses potables quant à ton inaptitude crasse à suivre les règles les plus élémentaires de notre société.

Arborant à présent un air madré, la jeune femme se penche légèrement en avant, laissant le Brujah se griser des subtiles nuances de fève tonka et de fleur d’oranger qui composent son couteux parfum.

_Je serais presque tentée de t’épargner le supplice de l’Elysium juste pour me gausser de la vue de ta petite personne traînée devant le Prince par le Fléau de la ville. Mais…

Se redressant, elle arbore maintenant une moue contrite qui ne la rend que plus adorable, bien qu’il ne s’agisse là que d’une illusion comme l’ont appris ses nombreuses victimes.  

_Heureusement pour toi, je ne puis souffrir de risquer de perdre un atout précieux tel que toi, bien que parfois bancal…

Visiblement autosatisfaite, elle poursuit comme si de rien n’était, s’attendant manifestement à ce que Naizer abonde naturellement dans son sens :

_Donc, nous irons nous présenter sans faute à l’Elysium, lorsqu'il me siéra dans la soirée, comme les Vampires respectables que nous sommes. Car bien entendu, tu ne saurais souffrir que je sois mise en disgrâce par ton comportement décadent et inadapté, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Mar 3 Mai - 10:08

Sergei se divertit volontiers avec les mimiques de Darel. Il aura certes un léger mouvement de recul surpris lorsque le Serviteur Ventrue sort de ses gonds et se hérisse à tous les niveaux. Surtout les mains crispées et les ongles en évidence… Fort bien manucurés, sans doute.

Les sourcils haussés, le Dévoué Russe du Brujah reste autant sceptique qu’ahuri devant les frasques et les mots du Chocolaté particulièrement choqué et offusqué que le crédit que lui attribue Lady Cavendish soit mis en doute. « Raclure de chiottes thermonucléaire… » En voilà une drôle de façon d’injurier son prochain. Sergei n’en est que plus désorienté. Pire, voilà que Darel semble manquer de moyens de l’insulter ?!

Là, Sergei a les yeux qui s’écarquillent devant le visage de toxico en manque affiché par l’hystérique de service qui le traite carrément de « chiure de blatte soviétique » !  Alors ça… Ce n’est pas commun. Le mafieux reste à regarder la « Suka » offusquée tourner les talons et le laisser là.

Mais cela n’empêche pas Sergei de répondre avec son accent slave fortement marqué d’un air hésitant :

- "Je sais pas ce que tu prends toi, mais il y a du niveau… Chiure de blatte… On ne me l’avais jamais faite celle-là... J'me demande c'que ça donne en russe..."

Complétement soufflé, c’est le cas de le dire, Sergei aura un coup d’œil curieux en direction des éclats de voix de Darel et de la réaction paniquée du petit personnel motivés à grands renforts de brutalités verbales. C’est clair, il n’a pas sa langue dans sa poche, celui-là.

Encore à chercher à comprendre la teneur des expressions « insultantes » de Darel, Sergei est justement en train de se demander s’il n’a pas employé une autre langue qu’il ne comprend pas ! Ça aurait pu être pire… Quand le Chocolaté maniéré revient dans le champ de vision de l’homme de main encore plongé dans une incrédulité songeuse qui visiblement n’a pas fini de lui clouer le bec.

Sceptique, puis carrément surpris, le Russe le regarde lever la tête jusqu’à regarder le plafond, le pointer de son index méprisant, et le traiter de manant en exigeant qu’il se pousse. Forcément, la justification tient la route. Les Patrons ne seront pas contents si le service se fait attendre parce qu’il déconne au détriment de Darel…

- "Oh ça va… Quelle diva, j’vous jure… Tu t’prends pas pour de la merde toi… Gaffe à pas attirer les mouches !"

Autant rester dans le champ lexical propice à leurs « insultes » respectives. Ainsi que la référence au précédent "Bzzzt" de Darel. Sergei, forcément s’écarte devant la nécessité de faire le service aux Maîtres, et exagère même les gestes qui imitent des manières excessives données aux gens de la « Haute », ce qui contraste méchamment avec ses propos exprimés dans son fort accent « soviétique ».

- "Attention... Le Manant pourrait te coller quelques taloches et une bonne fessée au nom du Prolétariat, « Suka* »…"

En la matière, le Dévoué de Naizer a de quoi répliquer sur l’éternelle rengaine entre les aristocrates nantis et le bas-peuple qui constitue la masse de la population. Et tout le délire bolchévique associé résumé en deux mots. Ah, ce qu’ils sont agressifs, ces Brujah et affiliés…

S’il y a bien une chose à ne pas retirer à Sergei le Gangster, c’est qu’il a la moralité douteuse des criminels de son envergure, et pas vraiment dérangé de remettre à sa place par la violence les « gonzesses » qu’il fout sur le trottoir. Ou les grandes gueules Gays qui ne se sentent plus. Le sourire aux lèvres, il toise Darel avec une de ces expressions abjectes dignes d’un homme sans scrupules de son envergure. Qui regarde donc le dos et la démarche du Serviteur de la Ventrue tandis qu’il va faire son service.



Naizer, lui, à ce propos, n’en mène pas large. C’est qu’il sait qu’il est fautif. Et forcément, dans le déni. Comme souvent. Désavouer tout ce qu’il peut, démentir le reste, c’est son premier réflexe face à son Acolyte extrêmement scrupuleuse en matière de la Camarilla et de ses usages. Il faut dire, les Sceptres se vantent à tout va d’être l’épine dorsale de cette Faction considérée comme seule légitime par les Semblables prônant la Mascarade et le respect des Traditions.

Le Brujah qu’il est, étant limite avec ces notions, sauf quand cela l’arrange, s’en défend autant que possible. Parce qu’il faut aussi commencer du bon pied avec Constance. Ce serait pitoyable de sa part de se mettre à dos la seule alliée vampirique – certes condescendante, vaniteuse et égocentrique – qu’il possède.

Encore à râler à mi-voix vu comme Constance récuse sans vergogne ses navrantes excuses par son simple mais savoureux sourire, et l’acuité de son regard émeraude particulièrement captivant, Naizer finit par être mouché par les propos mêmes qu’elle exprime avec condescendance.

Les lèvres pincées, le Brujah plisse le regard quand la Ventrue met en doute sa capacité à improviser. Puis littéralement grogner lorsqu’il est question de son « inaptitude crasse ». La menace est ceci dit inexistante puisque Naizer ne peut décemment pas contredire ces allusions mesquines à son égard.

- "Mais c’est vrai ce que je te dis…"

Vu le peu de convictions qu’il met à sa navrante répartie particulièrement puérile, Naizer se renfrogne davantage tandis que Constance se penche sur lui et attire son attention par les effluves enjôleuses de son parfum autant que par l’acuité de son regard captivant.

Il hausse un sourcil un rien paniqué devant la menace explicite de la Ventrue qui serait bien capable effectivement de se gausser de sa déchéance et railler son déshonneur. Plus bougon que jamais, puisque forcément, il n’a rien à répondre à une telle allusion, le Brujah a néanmoins l’ombre d’une expectative qui se manifeste sur ses traits taciturnes au « Mais… » que susurre la sublime Aristocrate.

Se rengorger dès lors d’être un « atout précieux », sa sombre mine laissant place à un de ses sourires en coin satisfaits d’être considéré à juste titre. Au point de presque ignorer le « parfois bancal ». Presque. Il grogne quand même avec agacement et chasse l’idée même de son insuffisance sous-entendue d’un geste dédaigneux de la main. Il convient alors d'abonder dans le sens de la Ventrue d’une voix trainante qui dissimule tant bien que mal son amusement à devoir déjà louanger l’égo surdimensionné de son Acolyte.

- "C’est tout à ton honneur de le reconnaitre, Constance. Mais oui… Tu constates encore une fois que sans tes merveilleux commentaires avisés, je fonce droit dans le mur…"

Heureusement que cela ne lui écorche pas le gosier de flatter Constance et l’enjôler, comme il a appris à la dure que la meilleure façon d’être dans ses petits papiers et bénéficier de son appui inconditionnel était, non sans raison, de dire et faire tout ce qu’il fallait. Quitte à se montrer flagorneur…

Un lourd soupir faussement exagéré visant à exprimer son mea culpa à la hauteur de l’incompétence que lui prête l’Aristocrate… Le Mafieux doit certes sortir de ses habitudes de caïd pour se mettre dans la peau d’un courtisan susceptible d’encenser à tout instant les qualités de la Ventrue pour acquérir ses faveurs… Mais cela ne manque pas de l’amuser, car, après tout, il s’agit d’une bonne façon de rester dans le moule des exigences de la Tour d’Ivoire.

Naizer toussote consciencieusement lorsque Constance insiste sur le fait qu’il n’a certainement pas l’intention de porter préjudice à la Belle. Il faut dire que Darel arrive sur ces entrefaites, et rien n’est plus désagréable que de voir le Serviteur de la Ventrue exprimer tout son dédain et son insolence en s’insurgeant sur le fait que sa Maîtresse aurait à pâtir du comportement de son rustre associé.

Histoire de devancer toute tentative, le Brujah est contraint et forcé de répliquer d’un ton aussi mielleux que possible, non sans les consonances germaniques qui accompagnent son anglais plébéien aspirant à devenir patricien pour faire bonne figure :

- "Loin de moi cette idée, ma Chère et Douce Constance. Au contraire, je me dois de reconnaitre que je… Craignais de porter préjudice à notre Coterie… En allant me présenter… Sans être accompagné par ta gracieuse et sublime personne."

Un coup d’œil de biais vers Darel. Naizer néanmoins échauffé refuse de trop s’écarter de son style rustre et brut de décoffrage, vu comme il ajoute, d’un air plus digne, quoi qu’imbibé d’allusions libidineuses :

- "Mais c’est tout à ton avantage, Précieuse Amie. Cela te permettra de te mettre en avant… En digne protectrice des Traditions… Et figure de proue de notre… Association… Inégalée en matière de bienséance... Étiquette... Courbettes... Genoux à terre... Et la verve que peut exprimer cette bouche..."

Le double sens de ses mots est explicite. Naizer renoue avec son comportement « infâme » en laissant clairement entendre qu’il sera là, en retrait, pour lui reluquer le verso de sa majestueuse apparence tandis qu’ils iront se présenter en Elysium. Ou fantasmer sur divers gestes et attitudes de la Belle. Le rictus narquois qu’adopte le Brujah à cet instant exsude l’autosatisfaction. Accompagné d’œillades explicites qui glissent le long de la silhouette de la Ventrue, en imaginant certaines positions dignes de ce nom.

De quoi faire monter dans les tours le Chocolaté qui arrive avec les liqueurs appropriées, possiblement. Naizer l'attend de pied ferme, en reprenant ses aises sur le confortable divan qu’il occupe aux côtés de Constance. Et sans daigner accorder un regard au Serviteur, il lorgne sans vergogne sur les appâts de son Acolyte confortée dans sa position d’excellence dans leur coalition. Et de fantasme incarné.

Puis, littéralement, revenir à sa façon de Caïd de Racailles de s’exprimer, avec force arrogance et suffisance, le sourire amusé aux lèvres, sur le sujet qui intéresse réellement sa Partenaire. Faire bonne figure face à la Camarilla locale.

- "Ce soir, ouais… Le Bastion de la Camarilla de Glasgow se trouve au centre-ville… Au Shadowland’s Door… C’est un bar qui se situe dans une impasse entre York Street et Robertson Street… Pas loin de la Glasgow Central Station…"

Puisque le Chocolaté est l’homme de confiance de Constance, et surtout, son homme à tout faire, Naizer fait exprès de dévoiler ces informations alors qu’il se trouve là, à faire le service, contraint et forcé de se montrer déférent dans ses gestes et son attitude, puisqu’en présence de sa Maitresse. Ce sera tout ça qu'il pourra organiser pour la suite de la soirée, quand Constance daignera exiger de se rendre sur place.

Le Brujah poursuit de sa voix trainante et hautaine de l’homme de la situation… Qui a bien fait ses devoirs quand même en faisant du repérage, même si ce n'est pas en personne :

- "De ce qu'il m'a été dit et montré, de dehors, l’endroit se trouve dans un ancien hôtel hors service. Les fenêtres ont l’air condamnées… Sergei a pu voir des briques et des planches. Le coin parait abandonné, mais il y a quand même l’enseigne du bar et son entrée qui se trouve en sous-sol."

En somme, l’endroit ne correspond pas aux standards usuels d’un Elysium de la Camarilla. Naizer avait qui plus est dépêché son Serviteur pour jeter un coup d’œil à la zone vite fait, et de loin. Histoire de ne pas se faire remarquer. En bon paranoïaque, le Brujah aime savoir un maximum de choses sur les endroits ciblés. Il aurait cru l’endroit abandonné s’il n’avait pas vu des clients passer la porte blindée en bas du petit escalier, dans un sens ou l’autre.

Quoi qu’il en soit, le Mafieux poursuit en ces termes explicites :

- "L’extérieur me laisse sceptique. J’espère que l’intérieur sera plus dans le thème, si tu vois ce que je veux dire…"

Naizer ricane, bien sûr, il parle exclusivement à Constance qui s’attribue la contemplation et l’attention du Brujah arrogant. Une chose est sure, le Mafieux n'a pas fini d'entendre les commentaires de la Ventrue sur tout ce qui lui déplaira.

- "C’est le seul endroit qui appartient à des Semblables dont j’ai pu entendre parler. Il faut dire que tout le monde a l’air super discret dans cette ville. En tout cas, j’ai un nom. Kerr MacRagnall, le taulier du coin. Les rumeurs à son sujet font état d’un grand rouquin…"

Le Mafieux joint le geste à la parole en mimant avec sa main au-dessus de sa tête que l’individu susnommé doit être encore plus grand et imposant que lui, ou Sergei.

- "Je pense que ça doit être un Officier de la Cour. Vu ce qu’on m’a décrit de son apparence, et si ce pub est l’Elysium de la ville… Il devrait être le Gardien. Peut-être même plus, genre le Prévôt… En tout cas, c’est à lui qu’on devra se signaler... Possiblement..."

Naizer reste sceptique. Une des raisons aussi qui a fait qu’il ne se soit pas pressé de se manifester, c’est bien qu’il a eu du mal à trouver les éléments propres à une Cour standard. Mais aussi des informations sur l’endroit, et le nom d’un des principaux intervenants. Le sourire en coin, il laisse Constance prendre note de ses révélations, qui devraient lui faire réviser un minimum son jugement quant à son « comportement décadent et inadapté ».


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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Jeu 5 Mai - 19:52

Imperial, droit comme un i, son index vengeur pointé sur Sergei, Darel attend que ce dernier daigne se pousser de son chemin afin qu’il puisse accomplir son devoir. Lorsque c’est le cas, la Goule Ventrue s’avance dignement, non sans un « peuh » dédaigneux à l’encontre du Soviétique qui arbore son expression abjecte, semblant hésiter à remettre à sa place la grande folle qui ose lui parler sur ce ton. Toutefois, la dernière réplique du Dévoué de Naizer provoque un haussé de sourcils chez le Chocolaté qui tourne la tête, un sourire bravache aux lèvres tandis qu’il roucoule :

"Une fessée ? Mmmh méfies-toi, je pourrais aimer cela. "

Et se détourner dignement ensuite pour continuer son chemin. Heureusement qu’il tourne le dos au Russe car après sa fanfaronnade, Darel déglutit doucement en se remémorant l’expression peu amène qu’arborait Sergei. Malgré ses paroles et le désir évident qu’il éprouve pour ce dernier, le Chocolaté n’oublie pas que c’est à un Gangster qu’il s’adresse et que un de ces jours, il pourrait bien avoir de gros ennuis. Et pire que tout, Lady Cavendish pourrait ne pas intervenir, jugeant qu’il l’aurait mérité.

Chassant ces noires pensées de son esprit, Darel se recompose un visage avenant et pare celui-ci d’un savoureux sourire tandis qu’il s’approche de sa Maîtresse et de son douteux Invité. Manifestement, le Brujah semble en pleine séance d’autojustification de son incompétence crasse, que sa glorieuse Domitor n’a pas manqué de souligner, quand le Chocolaté arrive à leur hauteur. C’est avec amusement qu’il constate que le Mafieux change immédiatement de ton à son arrivée, histoire de dissimuler sa gêne à s’être fait remonter les bretelles, comme d’habitude, par la Lady.

Mettant quasiment un genou à terre, Darel présente sa coupe à Constance en premier, susurrant un savoureux « Lady, votre boisson », avant de se redresser et offrir sèchement la sienne à Naizer, non sans un regard particulièrement narquois. Il ne se permet pas de commentaires, du fait de la présence de sa Domitor mais ses prunelles étincelantes de malice suffisent à exprimer toute son appréciation mesquine de la situation. Voir Cissy remettre à sa place ce gros malandrin de Brujah est source d’un plaisir toujours renouvelé pour la Goule Ventrue.

Une fois Naizer servi, Darel cale son plateau sous son bras et s’éloigne de quelques pas, restant toutefois à portée d’oreille, ce qui lui permet notamment de capter les paroles déplacées de la Racaille, qui affirme à mots à peine couverts, qu’il n’hésitera pas à reluquer ouvertement Constance lorsqu’elle fera ses courbettes devant le Prince. Grinçant des dents, le Chocolaté plisse les yeux, ceux-ci lançant littéralement des éclairs à l’attention du Brujah. Quel rustre ! Grossier personnage ! Et dire que sa Lady s’adonne à des activités horizontales avec ce roturier… Il en verserait presque rien que d’y penser. Pour se distraire, Darel détourne le regard, mais pas son attention, sur Sergei qu’il a planté dans le couloir et qui demeure l’objet de ses fantasmes. En parlant de sport allongé…

Quant à Constance, il est indéniable qu’elle s’amuse fortement de l’inconfort suscité chez son Acolyte par ses pseudos reproches. Le voir s’auto-justifier, se renfrogner et même grogner la distrait au plus haut point et c’est avec un plaisir légèrement sadique qu’elle se complait à le placer dans de telles situations.

Toutefois, comme elle s’y attendait, Naizer ne tarde pas à retrouver son aplomb coutumier, notamment lorsque Darel fait son entrée avec leur collation. S’emparant délicatement de sa coupe, elle se divertit de la façon peu amène qu’à son Dévoué de servir son Invité. Bien entendu, elle n’autorise cet écart de conduite qu’avec le Brujah au nom de la pseudo rivalité qui les oppose et de leurs joutes verbales rituelles chaque fois qu’ils sont dans la même pièce.

Portant sa coupe à ses lèvres, elle réprime discrètement le doux frisson qui électrise ses sens lorsque le Mafieux laisse sans vergogne son regard explorer sa silhouette sculpturale tandis qu’il laisse entendre clairement que les courbettes effectuées par la Ventrue devant la Cour seront un spectacle des plus appréciables pour ses prunelles. Arborant un sourire rusé, la jeune femme susurre, désireuse de rappeler certaines évidences à son lubrique ami :

_Très Cher Ami, force m’est de constater que tu n’as rien perdu de ton talent à me flatter ni à provoquer l’ire de mon Dévoué par ton comportement libidineux envers ma personne.
Ce qui sonne comme un reproche est démenti aussitôt par la fugace lueur de convoitise qui vient illuminer les émeraudes précieuses de la Ventrue. Sans jamais le reconnaître, elle apprécie ce comportement et cette association atypique qu’ils forment : Elle, noble du Clan des Sceptres aux manières et au parlé irréprochable, s’acoquinant avec un Brujah, créature de passion et de violence, aux paroles qui feraient rougir une sainte et aux façons plus que douteuses.  

Ramenant ses pensées sur le sujet qui les intéresse, surtout elle, c’est-à-dire leur présentation à la Camarilla locale, Constance reprend de sa voix de velours, après avoir repris une gorgée délicate dans sa coupe ouvragée.

_Il semblerait que malgré ton incompétence notoire, tu sois parvenu à trouver quelques précieuses informations. Nous savons donc où il faut nous présenter, bien que l’endroit me paraisse quelque peu surprenant pour y établir un Elysium. Toutefois, il semble que la sécurité des Semblables ait été prise en compte puisque les fenêtres sont condamnées selon tes dires.

Adoptant une moue songeuse, la Belle semble réfléchir quelques instants aux révélations du Brujah, s’autorisant un discret et rapide regard intéressé sur la silhouette de celui-ci avant de poursuivre, plissant les yeux :

_Nous irons donc nous presenter à ce bar et j’espère pour toi que tu ne t’es pas trompé car il est hors de question que j’assume tes erreurs. Bien entendu, tu auras également la charge d’assurer ma sécurité, surtout si tu comptes me faire pénétrer dans un bouiboui malfamé à la propreté et à la fréquentation douteuse.

Sa tirade assassine exprimée, la Ventrue détourne dédaigneusement le regard, visiblement satisfaite d’avoir mis les choses au clair. Toutefois, un petit sourire amusé vient ourler ses lèvres tentatrices tandis qu’elle susurre, mutine en observant sa coupe :

_J’aime bien les grands rouquins, je leur trouve beaucoup de charme...

Il s’agit évidemment là d’une pique à l’encontre de son Acolyte qui ne présente pas ces caractéristiques et qui ne va pas manquer de s’en offusquer, voire, au suprême Plaisir pour la Sceptre, d’éprouver une suave jalousie à l’idée que la Belle puisse s’intéresser à quelqu’un d’autre.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Ven 6 Mai - 18:26

Sergei semble à peine surpris de provoquer un changement d’attitude chez Darel, qui parait d’autant plus réceptif dès qu’il s’agit d’un « traitement privilégié » en sa compagnie. Le rictus sardonique aux lèvres et le hochement de tête exagérément atterré, le Mafieux réplique de son accent russe marqué :

- "C’est ça... Va butiner ailleurs avant de me donner envie de tasser ton petit cul de « Suka* » avec ça…"

Encore une réflexion concernant les mimiques virulentes du Chocolaté qu’il observe d’un air défiant, en agitant de manière explicite sa main droite. Le genre de main qui colle très facilement des coups sans retenue.

Avant que Sergei ne se rappelle qu’il n’a toujours pas eu sa boisson, en ce qui le concerne. C’est ainsi que Darel aura la voix de stentor aux consonances slaves qui l’interpelle alors qu’il se dirigeait vers sa Maîtresse et son Invité.

- "J’attends toujours ma Vodka !"

Rustre, à l’image de son Domitor, cela va sans dire. Aucune manière, ni distinction, en particulier en osant exiger de la sorte son rafraichissement au mépris des convenances locales. Restant au niveau de la porte du grand salon, le Mafieux regarde avec un sourire en coin Darel faire ses courbettes devant la Ventrue, faire le service, puis tendre, à la limite de l’impertinence, son Calice à Naizer.

D’ailleurs, le Brujah dévisage d’un air sombre le Serviteur de son Acolyte, sa façon de proposer la boisson, avant de prendre la coupe avec dédain et un :

- "Tssss…"

Agacé… Le regard malveillant, Naizer jette un coup d’œil au contenu de la coupe, avant de jeter une œillade au Dévoué. Quand il ramène son attention sur Constance, c’est pour grogner, méfiant :

- "Il n’a pas craché dedans, j’espère ? Cette tête de belette m’a l’air d’être capable de mesquineries de ce genre."

Cela n’étonnerait pas le Brujah qui se contente de tenir à bout de main la coupe, pour mieux reprendre ses œillades graveleuses sur la Ventrue qui le complimente. Il réplique dès lors, suave :


- "Comme si je pouvais passer à côté de tes remarquables… Atouts… Et que tu le veuilles ou non, je n’ai pas l’intention de réprimer… Ce que tu m’inspires."

Jetant de l’huile sur le feu, il ignore maintenant complétement Darel pour consacrer totalement ses prunelles sombres à la contemplation de sa Belle Amie. Qui certes reviens sur le sujet qui les concerne, à savoir la future Présentation à la Praxis. Naizer fronce le regard lorsque Constance évoque de manière railleuse son « incompétence notoire ». Avant de lever les yeux au ciel, acceptant bon gré mal gré les piques altières et dédaigneuses de son Acolyte.

- "C’est ça… Va savoir, ma Jolie… Peut-être que le Prince est un « Planqué »… Pas que ça me choque des masses… C’est pas Londres ici, ne l’oublie pas…"

Cette répartie n’est pas sans une allusion. Constance comme Naizer ont déjà été dans une Ville dirigée par un Prince Nosfératu. Prague est justement gouvernée par le Clan des Rats d’égout. Le Brujah, confortablement installé, tout à son aise d’ailleurs, au grand agacement sans doute de Darel vu comme il a l’air de faire « comme chez lui ». Un aspect très flagrant de son côté rustre tant décrié.

- "En tout cas, le point de départ, c’est ce bar…"

Naizer approuve d’un geste de la tête distrait lorsque Constance confirme qu’ils se rendront à cet endroit. Alors qu’il lorgnait rêveusement sur le décolleté particulièrement aguicheur de son aristocrate interlocutrice, il est brutalement ramené à la réalité lorsque la Ventrue lui fait son « chantage » spécial.

Car il est clair que Constance n’aime pas perdre son temps, mais surtout, déteste par-dessus tout amener sa glorieuse et majestueuse personne dans des lieux douteux. Grognant légèrement, le Brujah se résigne à rassurer sa Complice :

- "C’est les infos à ma disposition… Mais je ne pense pas qu’on m’a dit des conneries. Sinon, je te garantis que mon informateur ne va pas aimer me revoir…"

Le sourire carnassier, Naizer approuve une nouvelle fois de la tête, à la fois satisfait et insolent :

- "Avec joie, Constance. Je protégerai ton cul, soit rassurée… Tu pourras t’indigner tout ton saoul sur place."

Car oui, que serait une sortie avec la belle Ventrue sans d’innombrables critiques, reproches, et jugements impérieux. C’est qu’elle adore avoir une oreille compatissante et sensible à ses exigences en matière d’environnement. Et en l’absence de son Darel tout aussi prompt à polémiquer sur le décor, la mode, ou même la propreté du sol que sa Maitresse risque de fouler, c’est donc à Naizer d’être « concerné » par ses états d’âme…

Mais c’était sans compter cette pique qui fait se redresser promptement le Brujah et s’exclame, sèchement :

- "Depuis quand tu aimes les rouquemoutes toi ?!"

Naizer en est à fusiller du regard Constance, en montrant les crocs, l’agacement et le dépit marqués sur ses traits. Quoi, jaloux ? Totalement.

- "J’dis pas pour les roussettes, mais là… Un putain d’Rougeau… Merde quoi, c’est flashy… En plus il parait qu’il est barbu aussi… V’la la tronche quoi… Un grand balais avec une perruque de poils de carotte et des tifs d’orangina sur la trogne… Ca, charmant ?!"

Grognant de plus belle, le Brujah détourne son visage d’un air particulièrement offusqué. Ah, la jalousie. Naizer s’embrase à mesure qu’il balance ces allusions et commentaires foireux, sans connaitre ni estimer. Tout simplement parce que Constance les trouve « charmants »…
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Ven 6 Mai - 19:13

Les bras croisés dans le dos, Darel observe d’un œil narquois Sergei toujours dans le couloir, tout en prêtant une oreille attentive aux échanges entre sa Lady et ce roturier de Brujah. L’apostrophe du Russe ne lui a pas échappé et lorsque celui-ci daigne poser son regard sur le Chocolaté, ce dernier le pointe du doigt avant de se gratter le flanc tout en mimant un « Tu peux te gratter » silencieux.

Toutefois, si Darel se montre impertinent avec le Dévoué de Naizer, une minuscule soubrette blonde s’approche de ce dernier et tousse discrètement pour attirer son attention. Une fois que Sergei la lui accorde, elle s’incline avec déférence et lui présente un verre de vodka sur un plateau d’argent en murmurant d’une petite voix douce :

« Maîtresse ne saurait tolérer qu’un invité ne soit pas servi dans sa maison. »

Une fois le Mafieux servi, la ravissante jeune femme exécute une nouvelle révérence et s’éloigne prestement, sa jupette volant autour de ses jambes graciles, ses petits talons produisant un délicieux cliquetis sur le marbre du grand hall, jusqu’à ce qu’elle disparaisse dans la cuisine.  

Constance quant à elle savoure avec un plaisir quasiment non dissimulé la réaction explosive de son Acolyte lorsqu’elle ose prétendre apprécier les « rouquemoutes » comme il les désigne si bien. Un grand balai avec des poils de carotte et des tifs d’orangina » hein… ? Voilà qui est particulièrement imagé et provoque un sourire amusé chez la Ventrue dont les prunelles pétillent de ravissement. Se savoir jalousée et désirée de la sorte par un être aussi dangereux que Naizer ne peut que flatter infiniment son égo démesuré.

Posant délicatement sa coupe sur le guéridon près d’elle, la Sceptre se penche ensuite vers son ténébreux interlocuteur, sa main gracile venant caresser la joue du Mafieux tandis qu’elle susurre, ses prunelles étincelantes cherchant son regard :

_Allons mon volcanique Ami, tu n’ignores pas depuis le temps que ma préférence va toujours au Brujah ténébreux et aux activités plus qu’illicites … N’est-ce pas ?

Se penchant un peu plus, elle remplace sa main par un délicat baiser sur la joue de Naizer, le laissant se griser des effluves de son couteux parfum et du shampoing de luxe qu’elle utilise pour sa longue chevelure de jais. Elle se redresse ensuite avec grâce, un sourire doux ourlant ses lèvres désirables alors qu’elle abandonne une main baguée sur la cuisse du Gangster, manœuvre coutumière chez elle lorsqu’elle désire l’apaiser après l’avoir fait sortir de ses gonds. Ce qui arrive régulièrement en fonction des piques acerbes qu’elle lui adresse.

_Dans le cas contraire, je ne serais pas aussi tolérante vis à vis de tes regards déplacés, ton vocabulaire imagé ou même que tu insinues que dans ma demeure, on puisse insulter les invités en crachant dans leur coupe. N’est-ce pas ?  

Durant un bref instant, les prunelles de jade de la Ventrue lancent des éclairs, rappelant au Brujah que si Darel a bien des travers, Constance ne tolérerait jamais qu’il porte atteinte à l’honneur de sa Maitresse par une attitude ou des gestes déplacés envers ses invités. Et bien que le Brujah ne réponde pas aux critères de fréquentations dignes de sa Domitor, le Chocolaté ne se permettrait pas de l’insulter aussi ouvertement et surtout pas en présence de la Sceptre.

Esquissant un petit sourire malicieux, la Vampire redresse ensuite fièrement sa jolie tête et tapote doucement le genou de Naizer tandis qu’elle susurre, amusée :

_Pour te faire pardonner ta grossièreté, tu t’appliqueras donc particulièrement à veiller sur ma sécurité lors de notre sortie commune ce soir. Et…   Elle penche alors la tête de côté, ses longues mèches de jais cascadant souplement sur son épaule, dévoilant sa gorge nacrée aux yeux du Mafieux. … si je suis satisfaite, peut-être consentirais-je à t’accorder une récompense. En nature. Cela me parait honnête, n’est-ce pas ?  
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Sam 7 Mai - 11:15

Sergei affiche une moue grotesque sensée exprimer son agacement désœuvré quant à l’attitude de Darel à son égard. Pour l’instant, il n’est pas sensé voir la couleur de sa boisson, aussi il aura un de ces gestes dédaigneux de la main face au « tu peux te gratter » mimé par le Chocolaté.

- "C’est ça, fait ton malin… « Suka* »…"

Alors que le Mafieux se détourne pour admirer une nouvelle fois le couloir et sa fastueuse décoration, il hausse un sourcil quand la minuscule mais charmante soubrette l’interpelle de la sorte. Son regard s’illumine et son appréciation s’exprime alors qu’elle lui fait le service :

- "Ah, « spasibo** » demoiselle ! « Na Zdorovié*** » !"

Tout en s’emparant de son verre de vodka et en déclamant la formule en levant son verre en l’honneur de la Maîtresse de maison et ses valeurs défendues par son personnel. Ensuite, il savoure ostensiblement la première lampée en narguant Darel d’un large sourire narquois.

De son côté, Naizer, criard, bouillonnant, déchainé certes, exprimait sans vergogne sa dépréciation pour tout type de mâle qui aurait quelque chose pour plaire physiquement à Constance, perd drastiquement de son allant et de ses injures dédaigneuses envers le genre rouquin dès qu’elle lui accorde ce délicat geste pour lui, à caresser sa joue.

Pour ainsi dire, subjugué par cette attention sensuelle, pleine de grâce, mais surtout par ces prunelles captivantes, il réprime ce grognement encore audible en approuvant d’un geste lent ces propos qui valent bien le rictus satisfait qui s’épanouit en coin sur ses lèvres :

- "J’ai tendance à l’oublier… Quand tu t’intéresses à des minables sans intérêt…"

Après le baiser sur la joue, qui appelle un nouveau grognement, cette fois appréciateur, Naizer s’enivre des effluves délectables émanant de la Belle Ventrue, qui lui fait la grâce de ce geste explicite, à savoir cette main abandonnée sur sa cuisse, pour le rappeler à de meilleures considérations. L’apaiser est un bien grand mot, des bouffées de frustration nourries par cette convoitise avide demeurent chez le Brujah qui lorgne à nouveau de manière libidineuse sur Constance et ses charmes féminins.

- "Mmmhh…?"

Ceci dit, l’Exaltante membre du Clan des Sang-Bleu qui en vient à exprimer son illustre capacité à menacer par des sous-entendus explicites ramène promptement le Brujah à la redoutable réalité. Après tout, sa suspicion à l’égard de Darel était grossière, et la façon dont Constance le rappelle à l’ordre le laisse particulièrement incrédule.

Il s’empresse dès lors de corriger le tir en répliquant d’un air qui se voulait distingué :

- "Jamais, ma Douce. Ce n’était là qu’une façon de me foutre de la gueule de ton « clébard de salon » insolent…"

Dès lors qu’il se sent acculé, Naizer retrouve rapidement des élans de défiance et d’arrogance, incité manifestement par les impulsions enjôleuses de la Superbe Ventrue qui se plait à lui rappeler sa position et renouveler ses exigences, alors qu’elle le provoque de manière indicible avec ses gestes et ses mots.

Veiller sur sa sécurité avec application ? Tout le plaisir et la motivation y sera, en particulier avec une telle promesse. Naizer en a les prunelles qui rutilent de voracité alors qu’il engage son Acolyte d’une proximité téméraire… La vue sur cette savoureuse gorge nacrée, de ces appâts féminins enjôleurs, de l’excitation même de remettre l’exaltante Ventrue… A sa place…

Le Brujah dégage une impression prédatrice, ses traits s’appliquent à afficher des émotions allant du désir à l’impitoyable avidité à la posséder et ne semble guère désireux d’attendre la fin de soirée pour satisfaire son envie. Un être comme lui n’adore rien de moins que tendre la main et prendre ce qu’il désire sans se soucier du reste. Le péril est là, Naizer n’a guère l’initiative de prendre son mal en patience puisqu’il surprend sa Sublime Partenaire par une proximité audacieuse et agressive.

Sa voix, rendue rauque par le sentiment bestial du désir le plus primal, émane de ses lèvres beaucoup trop proches de celles de la Ventrue qu’il défie de son impertinente proximité, là, quelques centimètres à peine du charmant minois de son interlocutrice qu’il contemple comme s’il se tâtait uniquement sur la façon de la dévorer :

- "Serais-tu en train d’oser mettre en doute ma capacité à garder ton cul en sécurité… Constance ? A préjuger que je laisserai la crasse infâme que tu méprises venir souiller ta belle apparence ? C’est toi qui fait preuve de… Grossièreté… Maintenant…"

La main droite du Brujah s’élève de manière menaçante vers la gorge et le visage de la Ventrue alors que celle de gauche n’a aucun scrupule à s’emparer soudainement et rudement de la cuisse de Constance, pour la priver de toute idée de retraite. Il s’impose de sa corpulence et de la menace qu’il dégage, en bonne Racaille imprégnée de passion et de violence qui n’a plus l’intention de brider ses concupiscences…

- "Je veux mon acompte… Et je n’ai pas l’intention de me soucier de l’honnêteté de ta proposition !"

Vigoureux, excité, et la mine féroce et diabolique de ses traits, le Brujah coince délibérément la Ventrue contre le renfoncement du sofa de luxe, l’obligeant sans vergogne à s’abandonner à ses caprices alors qu’il impose suavement ses lèvres sur la gorge nacrée de la Belle, et la provoque d’une langue impétueuse, prémices de crocs avides de percer la chair, tout en obligeant Constance à littéralement écarter les cuisses pour sa vigoureuse présence.

- "Ca, c’est ta récompense… Savoure…"

Souffle le Brujah audacieux qui s’impose de plus en plus de son corps sur et contre celui de Constance et semble littéralement prêt à l’outrager et la souiller sur place et sans se soucier de ce qui les entoure. A commencer par goûter cette Vitae dont il conserve un ardent souvenir… Digne de ce qui semble lui donner une vigueur de mâle particulièrement sensible et envahissante, si ce n’était les tissus qui l’entravent… Et qu’il semble, par ses gestes, vouloir corriger avec hardiesse… De quoi trousser l’aristocrate au mépris des convenances.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Sam 7 Mai - 13:04

Observant son Acolyte, Constance se doute bien que son calme n’est qu’apparent et qu’il est plutôt un prélude à une tempête imminente. Lorsqu’elle l’a provoqué avec son prétendu intérêt pour les rouquins, la Ventrue a oublié un détail important et pas des moindres : il s’agit de leur première retrouvaille depuis un certain temps maintenant. Il n’est donc guère étonnant que le Brujah réagisse de façon aussi virulente, notamment si leur Lien est encore actif bien que passablement dilué depuis le temps.

La réplique acide de Naizer concernant Darel provoque un haussé de sourcil amusé chez la Sceptre qui glisse un regard vers son Dévoué, toujours en mode plante en pot dans un coin de la pièce.

_Mmmh certes, je reconnais que Darel n’a pas fait preuve de toute la bienséance qu’il convient d’accorder aux invités dans ma demeure. Je comprends donc ta réaction, mon Cher.

La Ventrue accorde l’un de ses délicats sourires à son Acolyte avant de noter avec surprise la lueur prédatrice qui illumine les sombres prunelles de celui-ci tandis qu’il fait subitement preuve d’une inconvenante proximité, acculant la Belle dans le renfoncement du sofa.

Le visage du Mafieux à quelques centimètres du sien, les prunelles de Constance chutent sur ces lèvres si proches, réprimant une envie primale de s’en emparer alors que de son côté, le Brujah semble hésiter sur la meilleure façon de la dévorer. La voix rauque de son Acolyte vient charmer les oreilles de la jeune femme qui laisse échapper un souffle factice, sa généreuse poitrine se soulevant et s’abaissant rapidement dans un simulacre de respiration affolée. C’est elle-même d’une voix légèrement voilée qu’elle répond, ses iris retrouvant un instant leur éclat insolent tandis qu’elle les plonge dans ceux de la Racaille qui la domine.

_Je te rappelle seulement ton rôle et les prérogatives qui en découlent, mon ténébreux Ami. Jusqu’à présent, ta protection a toujours été irréprochable et j’aspire vivement à ce que cela continue.  

Acculée, aux prises elle-même avec un ardant désir qui enflamme son corps à coups de longues vagues de feu qui embrasent ses sens et électrisent chaque parcelle de son être, Constance demeure bravache, une lueur de défi étincelant au milieu de la brume libidineuse dans ses prunelles.

Vampire depuis de longues années, elle semble pourtant entendre sous forme d’un écho dans sa poitrine, les battements affolés de son cœur mort alors que la main de Naizer se dépose sur sa joue, provoquant aussitôt une décharge électrique le long de l’échine de Constance. L’autre main prend possession de sa cuisse, lui coupant ainsi toute velléité de fuite, tandis qu’il s’impose à elle, occupant l’intégralité de son champ de vision, noyant ses sens de sa présence.

Cela fait si longtemps qu’elle ne l’a pas vu, qu’elle n’a pas ressenti cette menace qu’il exerce implicitement, ce danger mortel qu’il représente, n’ayant aucun scrupule à s’emparer de ce qu’il désire, elle y compris, que lorsque Naizer dépose ses lèvres sur sa gorge nacrée, Constance laisse les derniers remparts de sa volonté s’effondrer.

De toute manière, ce n’est pas comme si elle avait réellement eu l’intention de résister. Le Brujah est un Amant exceptionnel et le souvenir de leurs folies dans les différentes capitales qu’ils ont parcourues déferle dans l’esprit embrumé de la Sceptre qui laisse échapper un gémissement d’anticipation, accentué par la demande, impérieuse et ne souffrant aucun refus de Naizer.

« Je veux mon acompte… »

Dans un dernier éclair de lucidité, Constance songe qu’il s’agit là d’une judicieuse idée. En effet, se rendre dans une salle bondée de vampires et à fortiori de mâles, avec un Brujah excité et jaloux n’apparait pas comme une sage décision. De plus, elle-même aura les idées plus claires une fois ses envies primales satisfaites. C’est d’une voix voilée de désir et d’excitation qu’elle s’exclame :

_Darel ! Dehors !

Elle n’a pas besoin d’en dire plus. Et même si elle ne doute pas un instant que cela amuserait au plus au point le Brujah d’outrager sa Maîtresse devant Darel, celle-ci refuse d’offrir sa glorieuse Vertu à la vue de tous, Dévoués y compris. Naizer devra donc se contenter de l’intimité relative offerte par le grand salon et ses immenses baies vitrées.

Une fois seuls, Constance focalise son attention sur son impétueux partenaire, un sourire à la fois sensuel et narquois ourlant ses lèvres pleines tandis qu’elle s’empare de la nuque de celui-ci d’une main impérieuse, pour venir susurrer tout près de sa bouche :

_Tu me veux Naizer ? Alors bois !

Même dominée ainsi par le corps puissant de son partenaire, la jeune femme s’assure de maîtriser la situation, du moins, en apparence, tandis qu’elle renverse la tête en arrière et offre ainsi la soie de sa gorge nacrée aux crocs affamés du Brujah. Ses longues jambes viennent enserrer la taille de celui-ci, la jupe de velours retombant sur sa taille pour révéler les bas délicats nimbant de jais la peau opalescente de la Ventrue et galbant un peu plus les formes parfaites de celle-ci.


De son côté, Darel assiste au début de la scène avec un regard courroucé, ses dents blanches maltraitant sa lèvre inférieure, jusqu’à presque la faire saigner tandis que le démon avide de la jalousie le ronge de l’intérieur. Que ce rustre de Brujah se permette ainsi de trousser sa Lady le met dans une fureur noire et s’il n’était pas qu’une simple Goule, il aurait déjà remis ce manant à sa place, dusse-t-il y laisser sa peau.

Mais lorsque les choses commencent de déraper sévèrement et que Constance lui ordonne de quitter la pièce, il laisse échapper un gémissement contrit, craignant de l’abandonner avec ce sauvage affamé. En effet, la lueur bestiale dans les prunelles de Naizer lui font craindre le pire pour sa Lady mais celle-ci semble avoir confiance. Et puis, ce n’est pas la première fois qu’elle se donne à lui, espérons donc que cela se passera aussi bien que les précédentes.

C’est avec une expression à la fois rageuse et désespérée que Darel quitte la pièce et ferme soigneusement les doubles portes du grand salon avant de se tourner vers Sergei et le toiser sèchement :

"Hors de question que tu te rinces l’oeil ! Et n’espère même pas écouter aux portes ! Tu viens avec moi, sans discuter ! "

Le ton ne souffre aucune résistance tandis que le Chocolaté s’éloigne en direction de la cuisine dont il franchit les portes, marmonnant un vague « besoin de quelque chose de fort, tout de suite », avant de bramer à l’intention de Sergei :

"Tu t’amènes oui ?!"
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Sam 7 Mai - 20:13

Toutes les raisons sont bonnes pour désirer Constance et surtout le manifester, de manière ardente et virile, sans manières, ni retenue. Le Lien est là. Naizer aspire de tout son âme à le renouveler, à sublimer cette exquise émotion qui a traversé le temps, à chacune de ses « vies » avec la Sublime Ventrue.

- "Qu’importe… Je possède ce qu’il y a de plus précieux dans cette demeure…"

Une réponse rauque, passionnée, soufflée contre la peau de nacre tant convoitée, en réponse au manque de convenance du Chocolaté. Dont l’existence même est occultée, ignorée, de même que son pseudo-affront. Il n’a de prunelles que pour la Sceptre, d’envies que pour son corps. Face à la dernière hardiesse de l’Aristocrate Convoitée, le Brujah embrasé grogne, malséant et fougeux :

- "Non… Tu aspires à oublier toute décence devant moi, ma Tentante Complice… Et mon rôle… Ainsi que… Mes prérogatives… Sont… De te rappeler que ce corps… Ton magnifique corps… Que je protège… M’appartient… Quand je le désire…"

Et ainsi sous-entendre de manière abjecte et libidineuse que toute la qualité de sa protection dépend insidieusement du désir qu’il éprouve pour elle. Ayant donc acculé Constance de ses mots, ses allusions, et surtout de son corps rappelé à des exaltations viriles oppressantes et vulgaires, il savoure de ressentir ces émois chez la Majestueuse Ventrue.

Menace définie, palpable, le Brujah est de ces mâles qui prennent sans vergogne ce qu’ils désirent, qui ne laissent aucune contrainte réprimer leurs convoitises. Tant de souvenirs rappellent l’indécence, l’inconvenance, l’obscénité même de Naizer, qui n’a jamais manqué de faire preuve de gestes et d’attentions licencieuses au gré de ses pulsions sans se soucier du décor, sinon pour y trouver toute la menace et la folie de ses ambitions lubriques.

La Goule Darel congédiée, Le Mafieux brut et sauvage, convié à consommer avec force et fermeté sa soif de ce qu’il y a de mieux, encouragé par les efforts impérieux de la Belle à abdiquer toute retenue, plonge ses crocs luisants d’avidité dans cette chair pure, immaculée, en appel aux éthers alors qu’il se délecte de l’affolante Vitae.

Un grondement sépulcral, primal, émane de la gorge du Brujah qui se gorge de manière immorale du Sang de sa Complice, au même titre qu’il pousse sa débauche jusqu’à abandonner toute vertu. Le plaisir appelle l’extase, alors que ses mains accrochent sans pitié les courbes voluptueuses de la Sublime Ventrue ainsi prise… Ainsi conquise…

Dès lors, le voile recouvre les ébats tumultueux du Couple ainsi retrouvé. A ceux dehors d’entendre les sons de débauche, cette profusion de lubricité amenant à un enivrement sans pareil. Portes closes, deux Caïnites livrés à leurs âmes et corps abandonnent tout discernement pour se perdre dans leur passion commune, leur ferveur exquise…

Sergei, quelques instants auparavant, avait été contraint par un Darel frustré, et congédié par sa Dame, à s’éloigner de toute contemplation d’ardeurs menés par son Maître concupiscent qui s’empare sans vergogne de la Maitresse des lieux pour rappeler à son bon souvenir la puissance de sa virilité et la ferveur de son désir.

Le sourire jusqu’aux oreilles, hilare devant l’injonction qui transforme la spoliation du Chocolaté en contrition misérable, recule en encourageant d’un :

- "Prenez votre temps, Patron !"

Enjoué, laissé à l’oreille inattentive de son Domitor insatiable et passionné. Puis de répliquer à Darel alors qu’il ferme les doubles portes du grand salon :

- "Tire pas cette tête voyons !"

Et éclater d’un rire tonitruant lorsque Darel assure qu’il ne reluquera ni n’entendra les élans charnels du Brujah Déchaîné et de la Ventrue Magnifique, s’assurant de répliquer de son accent slave marqué :

- "Cette tronche que tu tires, « Suka »… Tu me ferais presque pitié…"

Sergei aura un ultime coup d’œil aux doubles portes closes, un rictus marqué par l’appréciation et l’amusement, avant de répliquer, toujours enjoué :

- "J’arrive. T’as la tête de quelqu’un qui serait bien content de jacasser avec une bonne bouteille de vodka. T’as de la chance, on m’en a servi une bonne !"

Le Russe finit par emboiter le pas à la Goule Maniérée de la Ventrue, s’assurant de bien savourer l’ultime gorgée de son verre servi avec diligence par la charmante soubrette précédente. Ah, que le goût est exquis, quand on peut le déguster, tout en suivant une Diva irritée qui renoue avec le revers de sa condition face à son puissant Patron.

- "Hoy ! Moi aussi j’en veux encore ! Encore Vodka !"

Ce qui fait accélérer le pas derrière Darel, pour s’assurer qu’il ne va pas monopoliser son « quelque chose de fort, tout de suite » en entamant sa dépression. Alors que lui parait particulièrement joyeux et satisfait. Là, ça va être drôle de voir le Chocolaté lever le coude pour cette raison. Un spectacle à ne pas manquer !
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 11:02

Evidemment, Sergei ne peut pas s’empêcher d’ouvrir sa grande bouche et d’y aller de son commentaire. Comme si sa Lady n’était qu’une vulgaire conquête. Tsss ! Et cette manie de l’appeler « Suka ». Certes, il n’est pas irréprochable mais de là à le rabaisser au niveau d’une vulgaire catin de l’Est, Lui ! Qui était le styliste des stars et qui reste celui d’une Reine de la Nuit ! Lady Cavendish ! Peuh !

Le Chocolaté se retourne subitement et tapote le torse du Russe d’un index vengeur, plongeant ses sombres prunelles étincelantes dans celles du Russe :

"Dis donc gros muffle ! Tu pourras m’appeler “Suka” quand tu auras enfin accepté que je fasse à ton corps viril tout ce que j’ai en tête ! "

Et sans laisser le temps à Sergei de réagir, Darel se redresse et lui vole un baiser aussi torride que bref avant de se détourner dignement et se diriger vers le placard où il s’empare d’une bouteille de vodka dans le placard et d’un verre pour lui, le Russe ayant déjà le sien.

Il vient ensuite se percher sur l’un des tabourets de la table du fond, prévue pour le repas des serviteurs et pose la bouteille de vodka devant lui après s’en être servi un généreux verre.

Glissant un coup d’œil narquois au Russe, il repousse du pied, sous la table, le tabouret en face de lui, invitant par là son interlocuteur à venir s’asseoir.

"Tiens. Et pour la vodka, sers-toi, tu es un grand garcon. "

La grande folle grimace ensuite lorsque des sons provenant du salon leur parviennent, malgré les deux jeux de portes et le hall central qui les en séparent.

"Tsss ! Il n’est pas digne d’elle ! Bien trop rustre et sans manières… Lui sauter dessus comme ça, le premier soir! Espèce d’animal en rut ! "

Darel ne semble pas trouver paradoxal d’émettre ce jugement alors que lui-même n’est pas spécialement regardant sur ses partenaires et qu’il a plutôt la cuisse légère selon les mœurs moyennes. Portant son verre à ses lèvres, il le vide d’une traite, sans ciller, sans même s’étouffer, alors que Sergei, qui vient d’en boire également, n’ignore pas qu’il s’agit d’une vodka plutôt forte et qui a tendance à vous dissoudre l’œsophage en passant.

Reposant son verre sur la table, le Chocolat contemple ensuite le Russe, une lueur amusée illuminant l’onyx de ses iris, un sourire sensuel et prédateur ourlant ses lèvres qu’il caresse de son pouce, pensivement. Sa Lady est peut-être outragée par un Brujah en rut mais lui, il a obtenu partiellement ce qu’il voulait. Et un jour, il n’en doute pas, il aura Sergei. Oh oui, il l’aura.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 11:52

Le Mafieux Sergei, encore hilare et enjoué par la situation, était en train d’emboiter le pas à Darel en pleine indignation personnelle. Forcément, lorsque la Grande Folle se retourne pour l’invectiver de la sorte, il le toise en retour d’un air provocateur et viril, son poitrail en avant, défiant le Chocolaté par l’attitude.

Le « gros mufle » s’en trouve légèrement interloqué. « Muffle » c’est une insulte ? Pas habitué à des réparties aussi recherchées, il ne percute que trop tard qu’il fait l’objet des avances peu discrètes de l’ex-styliste.

- "Muffle ? T’es une gonzesse ou quoi pour dire ça ?!"

L’interprétation la plus plausible pour le Slave n’en reste pas moins qu’à force de fréquenter la Précieuse Lady Cavendish, Darel s’en trouve à employer un vocabulaire de ce genre. Le temps qu’il percute la partie « je te fasse à ton corps viril tout ce que j’ai en tête », avec l’expression faciale qui va bien, à savoir un mélange de répulsion propre aux hétérosexuels assurés et de perplexité quant à l’aplomb du Chocolaté, voilà qu’il se retrouve galoché sans vergogne par celui-ci.

Pris en traitre, par surprise, choqué, son premier réflexe est de repousser, bien trop tard visiblement puisque le vol à son intégrité masculine a été accompli et consommé, avec une grimace de surprise comme d’effarement en s’exclamant, de son accent slave marqué ponctué par l’indignation :

- "Hey ! Qu’est-ce que tu fais ?! Eurk !"

Sergei s’essuie la bouche d’un geste agacé, les yeux agrandis par le choc de cette audace alors que Darel va tirer la bouteille de vodka. Interloqué, le Mafieux finit par grogner :

- "T’es déglingué de la cervelle ?! Ne refais jamais ça !"

Les élans violents réprimés par leur présence sur le domaine de Constance, et des exigences de Naizer à ne pas faire de vagues, Sergei serre la mâchoire, s’approche de la table du petit personnel et plaque les deux mains sur la surface en grognant d’un air menaçant :

- "Ecoute moi bien, « Mudak* », j’vais pas te rater si tu répètes ça, pigé ?!"

Et forcément, emporté par sa confusion et son irritation, Sergei ajoute, dans sa langue maternelle, avec le faciès digne d’un gangster particulièrement menaçant :

- "« Yob tvoyu mat’** » !"

Par cette phrase, Sergei espère imposer et remettre les choses dans leur contexte et affirmer sa préférence pour le genre féminin. Encore énervé, rassuré qu’il n’y a pas de témoins, il s’empare sèchement de la bouteille de vodka, se verse une généreuse dose dans son verre, pour boire cul-sec son contenu, grogner de fureur, et se redonner une nouvelle rasade.

- "Mais putain, tête de « gandon*** » ! J’suis un mec… Alors si t’as pas envie que je te brise ta grande gueule, tu m’refais plus jamais ça !"

Guère à l’aise avec ce genre de chose, étant du genre de moule machiste. Mais ce qui semble le frustrer d’avantage, c’est d’avoir été pris de court. Il y a quand même une impression de malaise pathétique, plus d’avoir été pris de cours d’ailleurs que réellement le souci de réfuter toute curiosité pour le même sexe.

Au bout du troisième verre qu’il s’envoie, profitant du changement de sujet, Sergei réplique, d’un ton quelque peu imbibé et agacé, en tout cas bien moins amusé et « aimable » qu’auparavant :

- "T’as d’la chance d’être le Serviteur de Lady Cavendish toi… D’où qu’tu juges de ça en plus ?! Mon Boss est ce qui a pu arriver de mieux à ta Patronne..."

Et forcément, pour défendre toute la conscience hétérosexuelle qu’il aspire à mériter, il ajoute, moqueur :

- "Et puis ça lui ferait pas d’mal à ta Maitresse de se décoincer l’cul… Et s’faire baiser un bon coup. Qu’je sache, Lady Cavendish n’est pas une d’ces vieilles filles frustrées qui se sont jamais faites racler les passages…"

Ce n’est plus tellement l’animal en rut qui lui sert de Domitor qui est à l’amende là, puisque Sergei, vexé dans sa dignité et son amour propre, entend bien choquer et offenser Darel, qu’il prend en grippe à cause de ce qu’il a fait, l’air défiant et méprisant, avec son verre de vodka en main, dans sa poigne de malfaiteur sans scrupules. Il faut voir le Slave commencer d’imiter avec son poing et son avant-bras l’effet voulu d’une pénétration sexuelle sensiblement impressionnante et virile.

- "Et toi, tête de pine, tu perds rien pour attendre… Continue d’me chercher et j’vais t’présenter à des gars qui vont s’faire un grand plaisir à te faire un putain d’ravalement de façade après une partouze d’anthologie… Pigé ?!"

De quoi calmer ce regard amusé que lui jette le Chocolaté et son smile de prédateur sexuel en plein délire.

- "Et là, tu seras une bonne « Suka »… Peut-être même que l’Boss pourra négocier avec ta Maîtresse pour t’envoyer sur le trottoir… Avec ta grande gueule occupée à tirer sur des bites, tu feras moins chier…"

Avoir un Slave comme lui en train de menacer avec un air de plus en plus sadique avec des concepts tels que la torture et la prostitution, ça fait son effet. Et il a justement l’expression de l’homme qui n’aurait aucun complexe ou scrupule à ruiner une vie juste pour satisfaire ses belliqueux instincts bafoués.


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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 13:05

Posant langoureusement sa joue dans le creux de sa paume, dont le coude repose sur la table, Darel observe le Russe excité d’un regard profondément amusé. L’œil brillant, un sourire narquois sur ses lèvres pleines, le Chocolaté laisse les menaces soviétiques glisser sur lui comme l’huile sur la surface de l’eau. Mmhh on en fait des choses sympas avec de l’huile… Pire, les insultes en russe provoquent en lui de délicieux frissons et même une certaine chaleur au niveau de son entrejambe qui le font glousser doucement.

C’est avec un amusement notoire que le Gay se rend compte que la pomme, ou le gland dans son cas, ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Si sa Domitor s’envoie joyeusement en l’air avec un dangereux Gangster, lui-même s’amuse à tourner autour de l’Homme de main du dit-mafieux et se trouve excité par les menaces de celui-ci, y compris celle de le mettre sur le trottoir après lui avoir fait subir une orgie et l’avoir passé à tabac.

Mais si Darel sourit tandis que de sa main libre, il se reverse placidement un verre de vodka, et que son regard prédateur ne quitte pas Sergei qui tempête devant lui, c’est qu’il sent le doute chez le Russe. Après tout, si celui-ci était aussi convaincu qu’il le prétend de son hétérosexualité, il ne réagirait pas de façon aussi exagérée. Et ceci ne fait que conforter le Chocolaté qu’un jour, le Russe finira dans son lit. Car sous ses airs de grande folle, il ne faut pas oublier un élément très important : Il est le Dévoué de Lady Cavendish du Clan Ventrue. Et tout comme elle, il obtient toujours ce qu’il désire. Toujours.  

C’est pourquoi, faisant fi des menaces du Soviétique, Darel se redresse lentement, dans un mouvement très félin avant de planter son regard dans celui de Sergei, qui peut y lire une profonde confiance en lui et pas la moindre bribe de peur, au contraire, tandis qu’il susurre d’un ton velouté :

"Sergei mon ange, ta réaction ne fait que prouver ce que je dis depuis longtemps : Tu doutes… Tu es curieux… Tu te demandes quand même ce que ça ferait… Tu te targues d’être un mec mais c’est bien pour cela que je te cours après. C’est toute cette virilité qui m’excite, qui me tente, sans parler de ton côté dangereux que tu soulignes si bien par toutes ces menaces dont tu viens de m’affubler.  "

Mordillant sa lèvre inférieure d’un air prédateur, Darel exsude le charisme, la sensualité et le sexe brut lorsqu’il se penche en avant, plissant doucement ses prunelles de jais à la lueur hypnotique alors qu’il baisse encore la voix d’un ton, réduisant celle-ci à un murmure suave pourtant parfaitement audible dans le silence feutré de la cuisine :

"Si tu viens dans mon lit, qui t’as dit que tu ne serais pas dessus hein ? Je suis très ouvert moi. Si cela peut te rassurer, je veux bien te laisser mener, ça n’en sera que plus excitant… "

Le Gay hausse les sourcils de manière très suggestive en passant une langue féline et prédatrice sur ses lèvres avant de tiquer légèrement à la remarque du Soviétique concernant Lady Cavendish et son Boss. Affichant un air légèrement navré, mais qui n’atténue en rien l’éclat affamé de ses iris, il susurre à nouveau :

"Tsk tsk tsk… Comment est-ce que tu parles d’une Dame toi. Lady Cavendish est une aristocrate d’une noble lignée à l’intelligence bien supérieure au primate que tu es. Si elle daigne se faire “racler les passages” comme tu le dis si bien, c’est qu’au-delà du sexe, elle en tire des avantages que tu n’appréhendes même pas. Et ton rustre de Boss l’a bien compris, lui. "

Fier d’avoir mouché ce gros balourd de Russe à la langue bien pendue, et qui pourrait être bien mieux occupée s’il le laissait faire, Darel se rassoit sur son tabouret et savoure une gorgée de sa vodka, observant de ses prunelles malicieuses son interlocuteur.

Mais avant que le débat ne puisse reprendre, une petite mélodie résonne dans la pièce. Darel s’empresse de saisir son téléphone dans sa poche et de décrocher. Un léger sourire vient ourler ses lèvres tandis qu’il susurre un « Oui Lady, tout de suite. » avant de raccrocher et lever les yeux sur Sergei.

"Lady Cavendish en a terminé avec ton Boss. Je l’accompagne se préparer pour sa visite à l’Elysium. Tu peux aller patienter avec ton rustre de Patron dans le grand salon en attendant. "

Darel insiste bien sur le fait que c’est sa Maîtresse qui en a terminé avec Naizer, et non pas le contraire, tandis qu’il se lève et se dirige vers la sortie de la cuisine, rejoignant ainsi le grand hall où il retrouve Constance.

La belle Ventrue semble aussi parfaite qu’à l’accoutumée, si ce n’est peut-être une mèche légèrement ébouriffée ou le pli de sa jupe qui ne tombe pas tout à fait de la même façon qu’auparavant. Mais ce sont là des détails que seul l’œil expert de Darel, qui la fréquente quotidiennement, peut noter tandis qu’il vient galamment présenter son bras à sa Lady et la conduire en haut des marches pour la mener vers ses appartements.

Naizer et son Homme de main n’auront pas à attendre très longtemps avant que Constance ne redescende, encore plus somptueuse et élégante que précédemment.

Ses longues mèches de jais ont été relevées en chignon artistique, avec quelques mèches laissées libres, encadrant son ravissant visage dont les prunelles émeraudes sont mises en valeur par un savant trait d’eyeliner noir qui accentue leur éclat hypnotique. Elle arbore à présent un magnifique tailleur jupe noir, accompagné d’un chemisier violet en soie dont l’encolure ouverte révèle sa gorge immaculée tandis que des bas noirs soulignent le galbe parfait de ses longues jambes révélées par sa jupe qui s’arrête à mi-cuisses. Une paire d’escarpins de jais à haut talons vient compléter sa tenue, soulignant la finesse de ses chevilles délicates et accentuant sa démarche naturellement féline et sensuelle.

Lorsqu’elle arrive à hauteur de Naizer, elle gratifie celui-ci d’un savoureux sourire, ses prunelles étincelant un bref instant en souvenir de leurs précédant ébats passionnés. Elle susurre ensuite doucement, sans quitter le Mafieux des yeux :

_Je suis prête Très Cher. Nous pouvons y aller.

Le Brujah peut noter l’absence de Byron, le garde du corps habituel de la Ventrue, celle-ci lui prouvant ainsi l’étendue de sa confiance concernant sa sécurité. Seul Darel, impeccablement vêtu d’un costume noir accordé à celui de sa Maîtresse, semble être du voyage. Celui-ci se précipite d’ailleurs vers la grande porte d’entrée, non sans un clin d’œil malicieux à Sergei au passage, qu’il ouvre, révélant la somptueuse limousine que Constance utilise pour ses déplacements et que le Dévoué de la Sceptre a fait apprêter pendant qu'elle se préparait.
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 14:05

Sergei n’en revient toujours pas. Quoi qu’il dise, il semblerait que Darel demeure fixé sur son idée comme un morpion sur le pubis d’une vieille pute ukrainienne. Cet air amusé, ces mimiques de tantouze émoustillée, ces badinages de grande folle maniérée et exigeante qui se refuse à lui foutre la paix avec ses avances de lopette gavée à l’extasie !

Au contraire, ses menaces passent pour du pipi de chat et c’est d’un air contrit qu’il entend l’expression même de son cauchemar… Le « doute ». Une putain d’ambiguïté stimulée par sa condition de Dévoué dont l’odieuse tarlouze de luxe fait étalage sans retenue pour le pousser dans ses retranchements.

- "« Menya eto zaebalo* ! »"

Pire, savoir que c’est ce qu’il est autant que ce qu’il affirme par son attitude qui donne des envies libidineuses à cette garce de sexe masculin. Il en perd ses mots, le Soviétique, qui balise de plus en plus devant l’air assuré qu’exhibe Darel, et pire encore, par les propos que tient le Chocolaté.

Curieux, lui ? Sergei en grince des dents. Et l’autre Grande Folle qui suinte son envoûtement corrupteur. Il essaye vraiment de le faire tomber du côté obscur de la force, cet enfoiré de Gay enjôleur qui s’amuse même à balancer des suggestions et allusions foireuses.

- "Tu vas la fermer oui ?! "

Réduit à cette attitude défensive, Sergei, submergé par la capacité de répartie irritante et charismatique de Darel, essaye, de son mieux, en exhibant un faciès de gangster en rogne et de mépris condescendant pour ce qu’il semble considérer comme la lie de l’humanité.

Peine perdue puisque le Gay n’a aucune peine à insister sur ses convictions et appétits sexuels sans prendre de gants. De quoi désespérer le Criminel qui se laisse facilement moucher par la diatribe du Chocolaté au sujet de ses précédents commentaires graveleux vis-à-vis de Lady Cavendish. Un comble, alors même que son Boss se fait conspuer par la Grande Folle à la langue acérée.

Tout ce qu’il arrive à répondre, c’est quelque chose de très constructif, comme :

- "« Idi nia houille** »… "

Et tout de suite ravaler son injure en se remettant dans le contexte ! Ça ne l’arrange pas puisque justement, Darel veut se faire foutre… Et par lui, visiblement. Réduit à passer pour un primate navré, Sergei noie son accablement dans un nouveau verre de Vodka, et grimacer de plus belle en grognant.

Le Soviétique retrouve un peu d’allant quand Darel finit par annoncer après son coup de téléphone que Naizer et Constance ont fini. Et vu son état de démoralisation, cela semble être le cadet de ses soucis de savoir qui en a fini avec qui.

- "Ouais ouais… Si tu pouvais t’péter la gueule en y allant, ça m’ferait des vacances…"

Sergei quitte son tabouret d’un air dégoûté, blasé, et sensiblement épuisé par ses relents d’instinct meurtrier qui ne demandent qu’à exploser sur la gueule du Chocolaté à coup de beignes bien senties. Typiquement Brujah et affiliés, ça. En venir aux poings quand la causette leur échappe.

Contraint et forcé de faire bon genre, le Gangster rafle la bouteille de Vodka au passage pour noyer sa dépression directement avec le goulot de celle-ci. C’est finalement lui qui se retrouve à faire la causette à sa boisson en rejoignant d’un air désoeuvré le grand salon où son Boss doit cuver son autosatisfaction à avoir tronché la Ventrue.

- "« Zatknis', idi na khuy*** »… « Sobaka**** »… "

Son discours grogné dans l’intimité du goulot de la bouteille dont il descend de longues lampées, Sergei rejoint le grand salon où Naizer attend, confortablement installé sur le divan qui a été le théâtre de ses ébats, à remettre en place sa cravate dignement, le sourire de l’homme satisfait aux lèvres.

Le Brujah lève son regard sombre vers son Dévoué qui tire vraiment une sale gueule et monologue tel un ivrogne frustré en faisant son entrée dans la vaste et fastueuse pièce, tout son dédain, agacement et visiblement de spoliation morale exprimée par sa dégaine de criminel vexé qui rejoint un fauteuil et s’y laisse tomber avec un grognement enragé.

Naizer hausse sereinement un sourcil, devinant que l’interlude avec Darel a été riche en contrariété et dégradation morale. Blasé, le Brujah se contente de s’emparer du Calice laissé à sa disposition et d’en savourer toute la quintessence, au même titre que les bienfaits de ses « retrouvailles, dans l’attente du retour de Constance.

Sergei continue de bougonner dans son coin dans sa langue maternelle ce que son Domitor entend comme étant une litanie d’insultes à la fois racistes, misogynes et homophobes du plus grand cru de la langue slave, se distrayant même de l’attitude d’ivrogne vexé de son Serviteur qui noie ses malheurs dans son alcool fort. Il n’y a rien à dire de son point de vue, il s’attendait à quelque chose de ce genre, et s’en distrait même sadiquement, il faut l’avouer.

Quand la Sublime Ventrue fait son retour, plus élégante, raffinée, charmante, séduisante, et, indéniablement affriolante, Naizer se lève et en profite pour rajuster d’un geste mécanique la veste de son costume sombre avec sobriété et classe, le sourire aux lèvres, à la fois particulièrement appréciateur et dignement satisfait, susurrant dès lors :

- "Parfait. Tu es plus sublime que jamais, Très Chère…"

Susurre, flatteur, le Brujah, qui s’approche gracieusement de sa Complice et s’incline noblement devant la magnifique Ventrue pour l’honorer d’un satisfaisant baisemain délicat.

Il se redresse, puis jette un coup d’œil tout d’abord amusé à Darel, impeccable et fier de lui visiblement, puis à Sergei, qui grogne d’un air défiant en fixant le Chocolaté, peu amène. Naizer claque des doigts pour capter l’attention de son Serviteur vindicatif et dit, de sa voix trainante et dédaigneuse :

- "Allez, Sergei. Cesse de râler. On bouge. "

N’attendant rien d’autre de la part du Gangster qu’une obédience digne de ce nom, Naizer invite, d’un de ses gestes déplacés trouvant toute leur satisfaction à poser sa main sur la chute de reins de la Belle Ventrue, et mépriser consciencieusement son Serviteur, pour partir en sa compagnie vers la sortie et la remarquable limousine, la porte étant tenue par Darel, tandis que Sergei ferme la marche, plus taciturne et grognon que jamais.

Pareillement, au niveau de la porte du véhicule fastueux et digne des prétentions de l’Aristocrate qu’il accompagne et dont il assure la protection, puisque sa Goule garde du corps n’a pas été sollicitée, le Brujah laisse la Belle entrer et prendre ses aises dans sa remarquable limousine, avant de se joindre à elle sur le siège convenable à ses dispositions. Sergei ira lentement siéger sur une des banquettes latérales, à bonne distance de son Domitor et de son Acolyte, peu enclin à quitter son état de râleur choqué et sensiblement imbibé de vodka.


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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 17:38

Darel laisse échapper un petit reniflement dédaigneux lorsque Naizer passe devant lui, non sans se permettre encore une fois d’afficher sa « possession » sur sa Domitor par cette main scandaleuse glissée sur la chute de reins vertigineuse de celle-ci. Au moins, il s’est légèrement rattrapé avec le baisemain quand elle l’a rejoint au bas des escaliers.

Une fois Sergei sortit, Darel referme avec soin les grandes portes avant de rejoindre les autres à la limousine, notant que ce rustre de Naizer a au moins la courtoisie de laisser Lady Cavendish monter la première et de l’y aider. C’est toujours ça. Le Russe par contre, tire une tronche aussi longue que l’Himalaya et pour un peu, le Chocolaté culpabiliserait presque. En aurait-il trop fait ? C’est vrai que le pauvre Gangster ne lutte pas à armes égales puisqu’il n’a pas le droit de lui coller des beignes comme il en meurt d’envie, alors que lui, peut user de sa langue acérée autant qu’il le désire, surtout lorsque sa Domitor n’est pas dans les parages.

Ne pouvant empêcher un léger sourire de flotter sur ses lèvres, le Dévoué s’installe à son tour dans la limousine, près de la fenêtre du chauffeur, et loin de Sergei, pour toquer à la vitre blindée, donnant ainsi le signal du départ. Lorsque l’imposant véhicule se met en route, Darel, mutin, adresse un dernier clin d’œil charmeur au Russe avant de s’absorber dans la contemplation du paysage et laisser sa victime cuver sa vodka.

Toute en élégance et en dignité, Constance prend place sur la large et confortable banquette arrière, croisant ses longues jambes au niveau du genou, ses mains baguées reposant sur son ventre dans une attitude béate mais classe. Une fois Naizer et les Dévoués installés, elle penche la tête vers son Acolyte et lui susurre, laissant son souffle lui chatouiller l’oreille.

_Il fait quelque peu grise mine ton Dévoué mon Cher. Je crains qu’il n’ait que trop abusé de la vodka. Ne crois-tu pas ?

Elle esquisse un sourire amusé en se redressant, sa main s’égarant sur celle du Brujah dont elle savoure la présence à ses côtés et la sécurité qu’il lui apporte par la puissance qu’il dégage, gorgé qu’il est de sa précieuse Vitae dont elle lui a généreusement fait don durant leur moment de folie. A ce souvenir grisant, la jeune femme porte une main délicate à sa gorge, effleurant l’endroit où les crocs de la Racaille ont percé sa chair fragile, mais dont il ne reste pourtant nulle trace, tandis qu’un délicieux frisson affole son échine et ses sens.

Laissant échapper un petit raclement de gorge discret, elle détourne ses pensées de ce sujet particulièrement agréable en reprenant parole de sa voix délicate et veloutée :

_Mh. J’espère que nous n’aurons pas à attendre trop longtemps. Je confesse que l’idée d’aller dans un bar me rend quelque peu nerveuse. Et puis, je me demande bien à quoi ressemble le Prince de cette ville… As-tu une idée du Clan auquel il appartient ? As-tu pu glâner quelques rumeurs à son sujet ?  

Elle porte son regard sur Naizer qu’elle observe, une esquisse de sourire ourlant ses lèvres tandis qu’au dehors, les lampadaires défilent, projetant leur ombre orangée sur le délicat visage de la Ventrue. L’imposante limousine traverse les rues silencieuses de Glasgow, menée par la main experte du chauffeur éprouvé, recruté sur dossier et après une sélection particulièrement rigoureuse menée par Darel sous l’œil vigilant de sa Maîtresse.

Limousine Hummer :
 
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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 18:39

Naizer et ses manières tantôt séantes et courtoises, tantôt rustres et insolentes, siège maintenant aux côtés de son exquise Acolyte, Constance. Alors que Sergei occupe une des banquettes latérales, le regard rendu vitreux par son introspection personnelle imbibée de désarrois crasseux grognés à mi-voix dans sa langue maternelle, le Brujah, lui, prend ses aises dans le confortable et luxueux véhicule, savourant sans vergogne les avantages à fréquenter une femme telle que la sublime Ventrue et ses moyens inégalés.

Nonchalant, le Boss d’un des gangs les plus réputés et craints de Glasgow, et en particulier du quartier nord de la ville, celui de l’Université, s’attarde à admirer la façon dont la majestueuse Ventrue trône à ses côtés, jambes croisées, si élégante et raffinée, digne de l’image concupiscente qu’il nourrit dans sa conscience des suites de leurs ébats tumultueux, marqués par l’allégresse de leurs retrouvailles charnelles, et par la saveur exquise et inégalée de la Vitae dont il s’est gorgé, la sienne.

La main du côté de Constance viendra distraitement se poser sur le lycra gainant les magnifiques jambes galbées croisées de l’Aristocrate, d’un geste à la fois possessif et insouciant guidé uniquement par l’appréciation des charmes de l’apparence de la Belle dont il écoute les savoureux mots, grisé par chaque intonation qui caresse son audition. Quant au sujet des premiers propos, à savoir Sergei, Naizer daigne lui accorder une œillade désœuvrée mais capable de jauger son allure, avant de répliquer, narquois :

- "On dirait… Et perturbé avec ça. Il n’a pas l’habitude de devoir réprimer ses pulsions, je pense…"

Particulièrement amusé de le voir dans cet état, le Brujah s’assure néanmoins de rappeler à l’ordre son Serviteur qui offre une piètre image de son rôle, qui est en premier lieu de le servir et le seconder, lui, son Régnant.

- "Sergei… Tu sais que tu es atroce quand tu bois trop. Et je n’ai pas envie que tu indisposes ma Compagne, ni que tu nous dérange. Surtout là où nous allons. Reprends-toi, « Tovarishch* ». Tu te changeras les idées plus tard... « Vklyuchaya** » ?"

Le dernier mot a été exprimé avec toute l’autorité et la supériorité du Brujah qui ne souffre aucun désagrément. La menace implicite vaut bien l’avertissement amusé ainsi proféré. Aucun écart ne saurait être toléré à partir de maintenant.

Sergei, rappelé à l’ordre, grogne dans un premier temps d’un air circonspect, pour ravaler toute rengaine et se recomposer une expression plus « professionnelle ». Il abandonne la bouteille de Vodka sur le minibar du luxueux intérieur de limousine, et se réinstalle machinalement, de manière plus digne et virile, foncièrement plus alerte. Ou du moins crâneur…

- "Da… « Lider*** »… "

Un regard assassin du côté de Darel suivra cette profession de foi envers son Domitor. Le Soviétique grogne alors ces mots d’un air particulièrement menaçant :

- "« Vse prekrasno**** »… "

Avant de détourner le regard d’un air supérieur et se détendre passablement après ce rappel à l’ordre de Naizer. Il se contente dès lors de ruminer en silence, sa mâchoire bougeant en des gestes méprisants, par des mimiques qu’adoptent négligemment les gangsters désireux d’être patibulaires.

Bien entendu, Constance est aisément en mesure de saisir le sens et les subtilités de ces diatribes exprimés en langue russe, que son Acolyte ainsi que son premier cercle d’hommes de confiance affectionnent. Sergei remis en place, avec un comportement plus méritant, le Brujah peut ramener toute son attention à sa Savoureuse Amie, ses lèvres animées d’un sourire particulièrement complaisant et gourmand.

Après tout, il n’apprécie que plus qu’elle pose sa main sur la sienne et encourage pour ainsi dire ses quelques attentions sensuelles ainsi que la teneur de ses intentions. Le sourire au coin des lèvres, il réplique aux interrogations de la Belle Ventrue :

- "Je n’en sais rien… Je n’ai jamais mis les pieds là-bas. Mais il parait que ce bar a une bonne ambiance, à défaut du style auquel on s’attendrait avec nos Semblables…"

Il marque une pause, songeur, avant de hocher négativement la tête, une moue blasée sur ses traits :

- "Aucune idée. Par supposition, je dirai que c’est un Prince qui n’impose pas le respect des Traditions… Qui est passablement clément pour laisser un Gitan magouiller sur sa ville… "

Au moins, Constance sait maintenant d’où son Acolyte a obtenu ses bribes d’informations. Pour en arriver à négocier avec un Ravnos, c’est qu’il ne doit pas y avoir foule en termes de Semblables de la Camarilla à Glasgow. Car même si le Brujah est du genre à tremper dans toutes sortes de magouilles, il n’en demeure pas moins que comme tout Camariste un minimum informé, les Aubains, et en particulier les Gitans, ne constituent guère les meilleures sources, et encore moins des interlocuteurs décents.

- "J’ignore à quel Clan il pourrait appartenir, mais par élimination, je suis presque certain qu’il n’a aucun rapport avec le Clan des Sceptres… Peut-être un représentant du Clan de la Lune… Tu sais, avec les déglingués du ciboulot, ça doit être le cadet de ses soucis que de s’intéresser à quels Semblables trainent sur son Domaine…"

Un Malkavien serait effectivement le genre de supposition sur laquelle parierait Naizer. Sceptique, néanmoins, il conclue par les arguments suivants :

- "A mon avis, ça doit être quelqu’un qui se focalise sur lui-même et ses affaires… Et qui est du genre à se planquer. Après tout, il n’y a pas de quoi baliser, depuis le temps que je suis là clandestinement, je n’ai pas entendu parler d’embrouilles susceptibles de friser le Bris de Mascarade… Donc on verra sur place…"

Il est vrai que Naizer doute qu’une Cour se tienne sous les fondations d’un scotish pub. Sauf si un membre de son Clan a décidé d’en faire un Elysium. Ça serait bien le délire d’un Brujah. En tout cas, rien de rassurant pour Constance à première vue, indicible Ventrue habituée au faste, au raffinement et à l’excellence de lieux de prestiges tels qu’ils fréquentèrent à Vienne, Budapest, Prague, Varsovie, Saint Petersbourg ou Londres, du temps de leurs fréquentes pérégrinations distrayantes au fil de leur existence.

Voilà qui va donc les changer de ce dont elle a l’habitude. Pour le Brujah, n’ayant jamais eu la décence d’apprécier le faste et les ronds de jambes de ces différentes Cour, tout se ressemblait et s’assemblait selon la même et ultime rengaine… A qui lèche le mieux le cul de l’autre. En ce qui le concerne, il se satisfait grandement de celui de Constance.


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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 19:47

Darel, depuis l’avant de la limousine, observe du coin de l’œil Sergei qui semble en pleine introspection personnelle. Le Chocolaté hausse légèrement un sourcil amusé, tout en se faisant la réflexion que sa langue agile peut commettre de sacrés ravages, et pas que sous une couette. C’est avec intérêt qu’il note l’intervention de Naizer qui remet le Soviétique en place, celui-ci obéissant prestement à son Domitor, non sans couler un regard assassin à l’intention du Gay qui pouffe doucement de rire en réponse, haussant les sourcils de manière suggestive avant de détourner à nouveau le regard vers l’extérieur. Il ne dit rien à voix haute, par respect pour sa Maîtresse présente, mais il préfère l’attitude actuelle du Russe, beaucoup plus représentative de ce qu’il est. Et puis ces mots en slave… Rien à faire, ça l’émoustille toujours autant, même s’il n’en comprend pas un traître mot. Il demandera à Constance au besoin.


De son côté, Constance observe la scène d’un œil distrait, comprenant effectivement les différents échanges entre les deux hommes et s’amuse de comment Sergei, avec son regard assassin et son ton menaçant, arrive à faire passer un simple « tout va bien » comme une menace de mort à l’intention de son Dévoué. Qui semble n’en avoir royalement rien à cirer. De toute façon, c’est bien le problème avec Darel : Quand il a jeté son dévolu sur quelqu’un, il est pire qu’un bulldog, impossible de le faire lâcher. Bien sûr, la Ventrue pourrait intervenir mais Sergei n’est pas en sucre aux dernières nouvelles et le voir repousser vaillamment les assauts du bulldozer Darel l’amuse au plus haut point. Tant qu’il ne fait pas de la compote de ce dernier, bien entendu.

Si elle apprécie la main posée de Naizer sur sa cuisse, il n’en va pas de même pour ses paroles. Les fins sourcils de jais de Constance se froncent sur son front délicat tandis que ses prunelles se plissent, méfiantes et que sa voix fuse, aussi acérées que les mots qu’elle prononce :

_Je te demande pardon ? Naizer, tu oses me dire que tu tiens tes informations d’un… " Elle semble littéralement cracher le mot. _ravnos ?! Tu prends pour argent comptant ce qu’un pouilleux de gitan te donne ? Pire, tu te bases dessus pour effectuer notre présentation qui, comme tu le sais pertinemment, figure parmi les Traditions et les Devoirs les plus importants du Citoyen Vampirique ?  

Les ongles de la main qu’elle avait posée sur celle de Naizer se plante doucement dans la peau de celui-ci alors qu’il rajoute, involontairement, de l’huile sur le feu :

_Un Fils de la Lune comme Prince ? Hors de question ! Pourquoi pas un Masque tant que tu y es !

Les prunelles de la Belle s’agrandissent alors d’horreur tandis qu’elle réalise la portée de ce qu’elle vient de dire, sa main abandonnant celle de Naizer pour venir la ventiler, bien qu’elle n’ait absolument pas d’air.

_Un Masque… Quelle horreur ! Je vous en prie, faites que ce soit autre chose, tout mais pas un Masque. Je ne veux pas revivre Prague… Oohhhh je crois que je vais défaillir…

L’Aristocrate semble en effet sur le point de tourner de l’œil, du moins, elle en présente les symptômes, bien qu’étant Vampire, cela ne soit pas physiquement possible. Sa peau diaphane semble presque transparente alors qu’elle regarde le paysage défiler au dehors en continuant de se ventiler avec sa main, sa poitrine généreuse se soulevant frénétiquement dans un ancien réflexe de respiration, encore une fois inutile mais qui semble toutefois l’apaiser quelque peu.

_Non pas un Masque. Situé sous un bar m’as-tu dis ? Peuh, alors ce doit être un Brujah, il n’y a qu’eux pour aimer s’établir dans des endroits fréquentés par les bas-fonds de la société, avec en guise de parfum d’intérieur des relents d’alcool frelatés et l’odeur du vomi des clients un peu trop imbibé de boisson. Tsss !

La prétentieuse Ventrue semble totalement faire fi de la présence d’un membre du Clan qu’elle vient joyeusement de dénigrer, tandis qu’elle poursuit sur sa lancée :

_Un Sceptre ? Non non. Impossible et il ne t’aurait pas laissé t’installer dans sa ville et y mener ton business sans te présenter durant toutes ces années. Nous respectons les Traditions. Après tout, Nous sommes l’épine dorsale de la Camarilla. Non non, définitivement pas un Sceptre.

Une moue pensive vient parer les traits parfaits de la Ventrue, toute plongée dans ses réflexions, énumérant les clans un par un, dressant les doigts de sa main libre, aux ongles soigneusement manucurés de noir. Elle dresse finalement son petit doigt avec un rictus légèrement méprisant tandis qu’elle susurre :

_Une Rose alors… ? Mmhhh non. Il aurait choisi un musée ou tout autre lieu lui permettant d’exposer son prétendu art que lui seul apprécie, tout bouffi d’orgueil et d’assurance qu’il serait. Tsss !

Elle secoue la tête, navrée, n’ayant visiblement pas réussi à trouver réponse à sa question. Pendant le quart d’heure qui suit, Constance reprend son énumération des Clans qui composent la Camarilla, avec leurs (nombreux) défauts et leurs (rarissimes) qualités, prenant parfois à parti le pauvre Naizer, obligé de subir le monologue psychotique de la Ventrue.

Pour finir, elle se tourne vers lui, ses prunelles émeraudes scintillantes agrandies par un effroi maniéré :

_Mais enfin ! Comment peux-tu me faire cela ? M’obliger à me présenter à un Prince dont je ne sais rien ! Même son nom je l’ignore ! Nous… Nous devons faire demi-tour ! Tout de suite ! Nous irons un autre soir, quand tu auras obtenu des informations dignes de ce nom, et pas d’un gitan pouilleux !

Mais à peine Constance appuie-t-elle sur le bouton de l’intercom lui permettant de dialoguer avec le chauffeur, que celui-ci annonce leur arrivée imminente devant le bar.

La Ventrue se décompose alors littéralement tandis qu’à l’extérieur, le bâtiment abritant le Shadowland’s Door couvre la limousine de son ombre imposante alors qu’elle se gare devant celui-ci. Dans la pénombre du véhicule, la jeune femme fait alors appel à la langue russe pour exprimer toute l'immensité de son désarroi :

_Menya eto zaebalo*…

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MessageSujet: Re: Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)   Dim 8 Mai - 21:09

Alors qu’ils laissent derrière eux Mugdock et la somptueuse propriété de Constance Cavendish, le Manoir Duchray, Sergei, pour sa part, se mure dans un silence indifférent, laissant d’un côté Darel se complaire à manigancer une offensive et potentielle querelle à son égard, et de l’autre, son Domitor et son Alliée Vampirique hautaine et condescendante deviser de la situation de la Praxis de Glasgow.

De quoi négliger que le Gangster est dans le collimateur de l’impétueuse Goule qui lorgne sur ses attributs virils avec trop d’insistance. Zen, Sergei… Zen…

Naizer, lui, s’était assuré d’attendre qu’ils soient en route, et avec une certaine distance derrière eux, pour révéler à la Vaniteuse Ventrue sa « source » d’information. Force est de constater qu’il en fut fort avisé. Voir les délicats sourcils de Lady Cavendish se froncer de morgue et de mécontentement vaut son pesant d’or. Comme de juste, elle a toutes les raisons du monde, incontestablement, d’apposer sur le Clan des Gitans son condescendant mépris.

Et celui-ci le mérite. Pouilleux, il ne l’a pas volé… Sans le sou la plupart du temps, à parier tout ce qu’il peut dans tout et n’importe quoi, quand il n’essaye pas de jouer au bookmaker dans divers raisons de miser que comporte la très large palette de l’univers du crime. Sans se démonter, le Brujah, narquois, savoure avec une délectation innommable la capacité, grandiose, voire impériale, de la Sublime Ventrue, de critiquer allégrement les initiatives de Naizer.

Ah, que cela lui avait manqué. Tant de moments passés où, drapée dans son raffinement, son élégance et sa superbe, Constance avait exprimé son condescendant avis sur tout et n’importe quoi, fustigeant la majorité du monde d’appartenir à la lie de l’humanité, et l’autre, blâmée pour la majorité des Nantis de tout bord de manque cruel de goût, de style ou de classe.

Avec Constance, tout le « gossip » des différentes Cour Camaristes à travers la vieille et orientale Europe avait une éloquence, pour ne pas dire une verve, frappante. Tant de mots et sarcasmes qui auraient fait décamper les outrecuidantes Harpies… Que du bonheur. Retrouver cela vaut bien de souffrir mille allégations conjecturales concernant son « inaptitude » à fournir des informations concrètes à l’ineffable Ventrue qui ne manque pas de le rappeler dès que l’envie lui prend.

La Sceptre n’a pas son pareil pour insister sur l’importance de son confort, de son agrément, de sa distinction, autant sociale que morale, et de l’excellence de sa condition. Vaillamment, Naizer essaye de conserver un masque imperturbable de pseudo contrition face à son incompétence crasse assumée. Mais surtout sous l’impulsion des ongles enfoncés dans sa chair… Et des termes acerbes qu’elle jette de tout son condescendant mépris à son visage.

- "Tu sais, je ne brille pas par mon respect des Traditions…"

Comment ça, il jette de l’huile sur le feu ? C’est un fait avéré ceci dit, et une source d’agacement faramineux pour Constance. Réprimant tant bien que mal le rictus sardonique qui ferait écho à son malsain plaisir pratiquement autodestructeur dès qu’il s’agit de provoquer l’exaspération mesquine de la Sublime Ventrue, Naizer fait mine de flancher avant de biaiser pour se blanchir :

- "Pas comme argent comptant… Mais on n’arrive pas les mains vides… On a un nom…"

Que le Mafieux n’a certes pas pris la peine de vérifier. Cela l’aurait fait sortir de sa clandestinité. Et puis c’est tellement divertissant de voir Constance sortir de ses gonds… Notamment lorsqu’elle balise singulièrement à la réminiscence certes notable de la Cour de Prague et son très puissant Prince qui pour ainsi dire se glorifiait autant par l’omniprésence propre à son Clan que l’omnipotence de ses capacités. Et de son autorité. Un cauchemar pour la Ventrue qui y a contemplé la dégénérescence malveillante pour le peu de temps passé sur place des mérites de l’excellence et de la noblesse.

Naizer, lui, se retient de glousser. Il faut dire, la répercussion d’un tel souvenir a de quoi ranimer son élan bienfaiteur et surtout mécène de la cause « Cavendish ». La voir ventiler, faire une crise de trouble conduisant à une agitation notable et des commentaires propres à son cauchemar lui vaut bien sa sollicitude bienveillante. Et en même temps profiter de la vue qu’offre la Belle Ventrue. Un corps pareil soumis à de tels provocations renouvelle sa convoitise. La vue sur le décolleté embellissant cette si généreuse poitrine le laisse quelque peu fasciné et soumis à quelques nouveaux élans de concupiscence…

Qu’il s’empresse de réprimer. D’une voix douce et complaisante, il s’arrange pour participer à apaiser la Ventrue.

- "Allons… Ce n’est pas un Masque…"

Après tout, Constance n’a guère besoin de plus pour retrouver son dynamisme impérieux. D’ailleurs, sa réplique ciblant le Clan des Racailles et leurs mœurs décomplexées cible sans vergogne l’Acolyte ayant manqué à ses « devoirs ». La mâchoire appliquée à exprimer une moue exaspérée, il encaisse le soufflet légitime et surtout vérifié. Après tout, son « QG » n’est rien de moins que l’Oran Mor, un pub de renom doublé boite de nuit à la mode le tout localisé dans une église. Donc tout ce qui touche aux thèmes conjugués de bas-fonds de la société, d’alcools en tout genre et de dégaines de raclures proches de l’overdose qui effectivement ont des comportements de sagouins en rut.

- "Ça reste quand même la base de mes activités, Constance…"

Grogne Naizer, mi vexé, mi amusé, car après tout, quand Constance a besoin de quelqu’un de ce milieu pour participer à ses basses besognes, elle demeure bien contente de l’avoir.

Quand c’est au tour des Sceptres, le Brujah ne peut qu’approuver avec obligeance. Pour avoir connu Londres, et pour côtoyer Constance, c’est un fait, les Ventrue sont intraitables en la matière. Il acquiesce derechef en se limitant à ce simple commentaire sensé flatter l’égo de son Acolyte, certes, machinalement :

- "La moelle épinière, aucun doute là-dessus… Le phare qui éclaire les ténèbres… L’exemple à suivre…"

Là, Sergei, qui écoutait distraitement, a bien du mal à réprimer un ricanement. L’ironie de son Patron blasé ne semble qu’en rajouter sur les thèses de l’Aristocrate. Qui ne semble aucunement lui prêter oreille puisqu’elle poursuit ses sarcasmes narcissiques en critiquant maintenant le Clan des Roses. Naizer, égal à lui-même, reste dans le ton en abondant dans le sens de sa Complice :

- "J’avoue… Et j’en aurais entendu parler si c’était le cas…"

Le Brujah dès lors continue de répliquer spontanément à toutes les diatribes et critiques de la Ventrue, qui, au fil du temps, n’en ajoute que plus dans l’exposition inhérente des tares et imperfections de tous les Clans, en se basant sur une liste improbable de Semblables qu’ils avaient eu le loisir de fréquenter, plus souvent de loin que de près, et qui exhibaient foncièrement les défauts de leurs Clans avec arrogance.

Comme lui, d’ailleurs, mais il évite scrupuleusement de le rappeler. Constance a raison. C’est indigne de sa part de la conduire tout droit dans ce qu’il imagine être un cabaret clandestin fournissant à l’humanité crasse et grossière qui indispose la savoureuse Ventrue. Et tellement cocasse ! Il suffit de voir sa réaction. Oh, il s’en délecte…

Ceci dit, le faciès aussi neutre que possible, malgré le tic au coin des lèvres qui trahit un divertissement malsain, et le ton de voix aussi sobre que faire se peut, il réplique, doucement :

- "Quel que soit le Prince, il faut étaler nos hommages, n’est-ce pas ?"

« Etaler », c’est bien le mot. C’est là la définition même de Naizer pour toutes les propensions sociales nécessaires face au dirigeant de la Camarilla dans une ville. Ironique, bien entendu, malgré tout.

Et finalement, les voici arrivés au Shadowland’s Door. Non sans un amusement certain, Naizer daigne accorder une œillade à l’édifice qui parait condamné…
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Résidence Principale de Constance Cavendish (Milngavie-Mugdock au nord de Glasgow)
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