''Les ténèbres de Glasgow'' est un forum de jeu de rôle, inspiré du jeu ©Vampire : la Mascarade de White Wolf (3ème ed.).
Le jeu se déroule de nos jours, dans la ville de Glasgow.
 
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 Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014

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Hadrien Chevalier

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mar 12 Avr - 11:37

Hadrien garda son regard rivé sur la table en face de lui. Il avait l’impression que cette soirée tirait en longueur, d’ailleurs la musique n’était plus pour lui qu’un brouhaha indistinct. Ce bar était décidément trop fréquenté pour être un lieu qu’il pourrait apprécier un jour. Il entendit Christy présenter sa requête à Kerr, mais la dernière phrase du blond se perdit dans le bruit ambiant. Tous ces humains et surtout ces humaines en train de boire, de rire, de danser … dans des tenues trop légères aux goûts de Hadrien, le rendait de plus en plus mal à l’aise.
Les diverses odeurs qui arrivaient à son nez n’aidaient pas son esprit à oublier ou il se trouvait : bière, parfums, sueur … Et ces voix … ces voix féminines qui discutaient, qui rigolait … qui l’appelait… Hadrien … Hadrien …

« Hadrien ? »

Le vampire releva la tête, lançant un regard paniqué sur sa goule. Cette dernière le regardait d’un air interrogatif, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Elles ne l’appelaient pas, c’était simplement Will qui avait prononcé son nom.

« … O … ou … oui … ? »

« Tu me fais mal … desserres un peu ta main. »

Hadrien mit quelques secondes à comprendre ce que lui demandait William et retira rapidement sa main. Il ne s’était pas rendu compte qu’il avait serré la main de sa goule à s’en faire blanchir les phalanges.  L’expression de son regard n’avait pas encore changé et il mit quelques secondes de plus à se rephaser.

« Pardon … »

Hadrien ne voulait pas refaire une crise ici. Il avait déjà montré, la veille, une faiblesse devant les personnes qui entouraient à cette table et il ne souhaitait pas recommencer. Il repoussa le plus loin possible ses idées étouffantes. Il s’était mis tout seul dans cet état de stress, il en était conscient, mais cela n’arrangeait pas les choses pour autant. Il se tassa un peu sur lui-même, rabattant sa capuche sur sa tête. William quant à lui fronça les sourcils, se questionnant sur le fait de voir son maître changer si rapidement  de comportement. Il hésitait même lui poser la main dessus, de peur d’une réaction violente de la part de Hadrien. William se leva de table et se plaça derrière Hadrien.

« Messieurs, je … »

Le vampire ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase et lui coupa la parole.

« On … on … on pourrait aller di …di … discuter dans un endroit plus calme, s’il vous … pl …plait ? »

Hadrien releva son regard toujours vaguement terrorisé vers Christy puis vers Kerr. Bien qu’il bégayait, sa voix ne tremblait pas trop. Mais il était clair qu’il n’était pas au mieux de sa forme. Il rebaissa rapidement ses yeux, enfonçant avec détermination ses poings au fond de ses poches.

« On peut rentrer si tu veux ? »


« Non, je veux juste un endroit calme pour me pauser 5 minutes. »

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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 17 Avr - 20:26

Kerr écouta le jeune homme essayer de dire pourquoi il était là sans trop en dire. Le résultat était assez décevant, mais Kerr n'en fit pas la remarque. En effet, il n’était pas simple de discuter de la Famille dans un endroit comme celui-ci.

« Il me semble qu'Ambrosius est occupé ce soir, mais je peux quand même me renseigner. Sinon, tu peux toujours me laisser ta lettre et je la lui donnerai quand je le verrai.»

Le roux tourna la tête vers les deux autres hommes qui discutaient de leur côté. Le plus petit des deux avait l'air un peu perdu, voir même paniqué. Aussi, quand il demanda s'ils pouvaient aller dans un endroit plus calme, il abonda dans son sens.

« Une des alcôves est libre, je suis sûr que vous y trouverez le calme que vous semblez rechercher. C'est vrai que c'est un peu bruyant et il y a beaucoup de monde ce soir.»

Continuant de sourire paisiblement, il leur indiqua d'un geste de la main de passer devant. Le petit brun lui avait déjà posé quelques difficultés la nuit précédente et il ne l'avait pas oublié, loin de là même ! Donc, il était nécessaire pour tout le monde que ce jeune homme se retrouve dans un endroit un peu plus privé si jamais ça venait à déraper. Autant ne pas fournir un spectacle de plus à tous les gens présents dans le bar.

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Christy

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mer 20 Avr - 22:55

Chris tourna la tête vers les deux bruns de la table, apparemment, il se passait quelque chose avec Hadrien. Il suivit l’échange d'une oreille, puisqu'il était occupé à discuter avec le géant roux. C'est pour cette raison qu'il mit un certain temps à réagir aux propos de ce dernier. Le prince n’était pas disponible ? Décidément ! Cette journée était de plus en plus merdique !

" J'ai réellement besoin de le voir, quand bien même je devrai attendre pendant un moment ! "

Il fronça les sourcils en s'apercevant que le Gardien venait de tourner la tête pour regarder les deux autres hommes. Chris soupira intérieurement et en fit de même. Hadrien semblait perturbé et le bégaiement dans sa voix ne faisait que traduire son mal-être. C’était quoi son problème à celui-là ? Lui aussi, le monde ne le mettait pas franchement à l'aise, mais peut-être pas à ce point là ! Surtout que ça faisait deux jours de suite qu'ils se voyaient et où Hadrien semblait mal en point. Pourquoi s'acharnait-il à venir ici s'il se sentait mal à chaque fois ?
Chris se leva de son tabouret en se disant que de toute façon, il voulait rejoindre la partie secrète du bar. Ne serait-ce que pour avoir la paix lui aussi, mais surtout pour voir le Prince dés qu'il serait libre !

* Quelle nuit franchement... *

" Ça va aller Hadrien ? "

Une petite pointe de culpabilité s'infiltra dans la conscience de Chris, le poussant à demander au jeune homme s'il se sentait bien. Parfois, il se laissait un peu emporter par son mauvais caractère. Il avança vers Hadrien, se postant non loin de lui en prenant la direction de l'alcôve indiquée par Kerr.

décompte:
 

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Hadrien Chevalier

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 24 Avr - 21:37

Hadrien leva timidement son regard sur Christy, le baissant quasiment juste après. Il enfonça ses mains dans ses poches pour dissimuler ses tremblements et paraître un peu plus sur de lui. Les mains de sa goule sur ses épaules le rassuraient un peu. Il savait que si William était là, tout se passerait bien. Enfin il essayait de se persuader qu'avec sa présence il était intouchable.

« Euh … oui … oui … ça va … Mais ça sera mieux quand on sera seul ... »


Il se leva voûtant ses épaules, il et paraissait ainsi encore plus petit qu'il ne l'était vraiment. Il se dit qu'il avait finalement réussit à gâcher la soirée, et s'il en avait eu la force psychologique, il aurait fendu la foule pour sortir au plus vite du bar et rentrer chez lui. Mais il était incapable pour le moment de s'éloigner de William et encore moins de pouvoir, avec ou sans lui, traverser la masse grouillante des clients.

« Je m'excuse … de vous avoir demandé d'aller là-bas … Mais … Je … Je … J’essaierais de mieux me tenir la prochaine fois ... »


Le caïnite était vraiment honteux de se qu'il faisait ce soir, il n'arrivait plus à contrôler sa peur, n'y a maitriser le trouble qu'il éprouvait et qui rampait sous sa peau, l'empoisonnant toujours un peu plus à chaque minute. Sa goule soupira, levant les yeux au ciel. Mais il prit une voix rassurante, jetant un coup d'oeil à Christy, lui lança un regard désolé pour s'excuser du comportement de son maître.

« C'est rien Hadrien … En plus c'est une bonne idée d'aller dans un endroit tranquille, nous pourrons discuter plus librement ! N'est-ce pas Christy ?»

William fit un clin d'oeil a Hadrien, passant sa main dans le creux de ses reins, se plaçant à l'opposé par rapport à Christy. Ainsi, ils encadraient Hadrien et pourraient, il le supposait, le rassurer.
Hadrien s'appuya contre Will le laissant faire sans protester. Il n'avait pas envie de se faire remarquer plus qu'il ne le faisait déjà. Il marcha donc en direction de l'alcôve à la suite de Christy sans rien ajouter de plus.

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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mar 26 Avr - 19:16

Kerr n’écoutait déjà plus le blond qui lui parlait, trop concentré sur l’échange entre les deux bruns, dont l'un semblait perturbé. Il les regarda se lever chacun leurs tours pour suivre l'endroit qu'il leur indiquait, l’alcôve numéro 2. Il leur emboîta le pas rapidement en surveillant chacun des hommes qui le précédait, mais aussi les clients pour voir si de petits curieux les observés.

Souriant de toutes ses dents pour faire bonne figure, il salua les quelques clients qui glissaient un regard vers eux, faisant parfois un léger mouvement de main rassurant. Heureusement qu'il avait eut la présence d'esprit de passer derrière, car c’était surtout lui qui attirait l’attention.

Il se contenta de marcher derrière le groupe, jusqu'à l’alcôve dont l’épais rideau masquerai bientôt l’état du plus petit du groupe. Il s'y engagea une fois que tous furent rentrés et prit bien soin de vérifier que le rideau de l’alcôve était bien fermé.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Ven 29 Avr - 22:01

Après quelques minutes de pause dans leur concert, le groupe retourna vers ses instruments et reprit son concert.

Les spectateurs reprenaient les chansons en cœur avec le chanteur, se trémoussant sur la musique autant emporté par la mélodie que par les litres de bières qui coulaient à flots pour la soirée.



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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 8 Mai - 21:35

Arrivée du Manoir Duchray, la somptueuse limousine Hummer sombre s’arrête non loin de l’édifice.

Ah, ce magnifique juron en russe. Digne et splendide Constance. Naizer se retient de porter le poing à son cœur, tant il adule ce choix de mots exprimés dans cette langue slave si brute et explicite de sa contrariété. A la place néanmoins, il pose sa main ferme et digne sur la cuisse de sa Séduisante Complice aristocratique, et tente de l’apaiser par ces mots doucereux, suintant la bonne morale vampirique et la conscience tempérante de leur devoir :

- "Courage, ma Belle… N’oublie pas, je veille sur toi…"

Ce n’est guère le moment d’ajouter quelques allusions libidineuses ciblant quelques parties particulièrement notables de l’apparence de la Ventrue. Son regard parle pour lui. Sergei, pour sa part, fixe Constance avec un mélange d’appréhension et de délectation. Voilà qui sonne bien dans la bouche de la Sceptre… Toute la spoliation et la frustration de sa situation sublimée par cette simple tournure exprimée en russe. Il ne peut que constater que cela ne doit pas être la première fois qu’elle se retrouve contrainte à abdiquer toute superbe le temps de se remettre de ses émotions.

Fan, le Soviétique laisse néanmoins son Domitor gérer la situation. Celui-ci, placide, désigne à la vue de sa Partenaire ce qui les attend. Et qu’il avait décrit avec complaisance au Manoir.

Comme il convient de le rappeler, ils ne sont pas loin de la Glasgow Central Station. En vue de la petite impasse, Robertson Ln. En vue de cet ancien hôtel, Naizer entraperçoit l’enseigne faiblement éclairée du lieu, le Shadowland’s Door. A vue d’œil, comme il l’avait révélé à sa Belle Acolyte, le bâtiment qui surplombe ce panneau parait déserté, la porte principale condamnée avec de la pierre, les fenêtres du rez-de-chaussée et des deux premiers étages sont murées, et celles des étages supérieurs sont comblés par d’épaisses planches de bois.

Le Brujah finit par tourner son attention vers Constance, angoissée, affolée, qu’il se doit d’empêcher d’exiger du chauffeur de faire demi-tour. Ils y sont, autant aller affronter « l’inexploré » ! En ce qui le concerne, cela a des relents d’aventure… Ne serait-ce que pour entendre Constance critiquer chaque pierre de ce lieu. En espérant que cela n’appartienne pas à un Ventrue. Sinon cela ne sera pas drôle. Ah, les Sceptres et leur fâcheuse manie de se glorifier l’un l’autre pour faire bon genre et front uni.

Naizer conserve néanmoins bon espoir, en regardant les lieux d’un air hautement dubitatif, qu’un Sang-Bleu daigne se planquer dans un tel lieu… Qui ne transpire ni la fortune, ni le pouvoir de manière ostensible… Non, une option qu’il convient d’écarter, non sans amusement.

- "Pour ne pas te faire attendre dans cette ruelle sordide, je vais aller en premier m’annoncer. S’il y a bien quelqu’un pour ouvrir la porte de ce bouge, je te ferai alors signe de venir honorer de ton illustre présence les lieux, et espérer qu’un Semblable soit disponible pour nous informer…"

Lèche-cul assumé dès qu’il s’agit d’abonder dans le sens de l’égo surdimensionné de Constance, Naizer, par cette proposition, assure à la Ventrue de conserver au maximum ses prétentions et sa distinction. Après tout, elle ne saurait attendre dans cet environnement insalubre qu’on daigne lui ouvrir !

Fort de ses propos, car bien sur le Brujah ne s’attend pas à ce que sa Complice refuse, puisqu’il sera pour l’instant le seul à aller souiller ses chaussures dans ces flaques malsaines et descendre les cinq marches suintantes d’humidité pour aller toquer sur la porte épaisse, métallique et même blindée, qui attend en bas.

Et c’est ce que fait Naizer. Tel le preux paladin de la cause « Cavendish » qu’il assume être, il prend congé de sa Belle avec déférence, dans une ultime tentative de remettre d’aplomb Constance. Précédé de Sergei, qui n’a rien contre prendre un peu l’air en se plaçant en faction devant la limousine, et servir d’intermédiaire pour prévenir ses occupants que son Domitor a pu se faire ouvrir les portes, et qu’ils sont prêts à être accueillis. Tout un dispositif de sécurité digne de la prétention de la Sang-Bleue...

A Darel, le moment venu, de se montrer diligent et inspiré pour que Constance accepte de rejoindre Naizer et d’entrer en ces lieux avec lui.

Le Brujah sort donc affronter l'air glacial de ce mois de janvier avec Sergei. Il ajuste sa mise en quittant le luxueux véhicule, abandonnant dans une ambiance confortable et tamisée sa Compagne Ventrue, alors que son Serviteur reste à proximité de la limousine, pour se diriger d'un air vigilant vers les escaliers, qu'il descend, puis, face à la porte métallique.

Porte que le Brujah ouvre, puisque l’endroit est public. Il est temps d’aller vérifier ce qui les attend à l’intérieur. Naizer entre, et se retrouve dans l’antichambre des lieux. D’un côté, face à lui, un épais rideau rouge. Et vu ce qu’il entend derrière, un lieu animé.

Mais le Mafieux a son attention attirée vers la droite, vers ce comptoir aux vitres épaisses. Ainsi que l’homme âgé, derrière. Là, Naizer hausse un sourcil. Possiblement quelqu’un à questionner. Aussi, il s’assure une nouvelle fois de sa digne mise avant de s’avancer vers le dit comptoir. Le Brujah dévisage un instant le vieil individu, avant de solliciter son attention de sa voix aux consonances trainantes marquées par un accent slave :

- "Bonsoir…"

Autant entrer rapidement dans le vif du sujet. Il ne manquerait plus que Constance lui reproche de trop s’attarder dans ce gourbi. La jouant à la manière des séditieux désireux de confirmer qu’ils se trouvent bien dans un local clandestin susceptible de répondre à une quelconque rumeur, il sollicite l’interlocuteur à voix feutrée :

- "Dites-voir… Il n’y aurait pas un Kerr MacRagnall par ici ?"

Autant y aller franchement. S’il est connu, on le lui signalera. Peut-être après avoir sollicité quelques précisions. Allez savoir… C’est le taulier du coin, selon ses informations acquises. Sinon… Autant pour lui.
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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Lun 9 Mai - 19:28



Winchester était, ce qu'on appelle communément, en train de se faire chier derrière son comptoir. Il avait vu passer un nombre incalculable de personne dans un sens, puis dans l'autre. À chaque fois, c’était le même manège, il prenait les affaires pour les ranger dans des boites et donnait un ticket de retrait ou alors c’était l'inverse. La nuit était déjà bien avancée et pourtant, le bar ne semblait pas se désemplir. Ça faisait un moment que la queue n'en était plus vraiment une puisqu'il n'y avait plus que quelques retardataires qui arrivaient avec parcimonie.

D'ailleurs, un nouveau client semblait se présenter à lui. Il l'observa d'un œil critique, se disant que ce dernier s’était sans doute perdu. Il était trop bien habillé et visiblement, il n'avait pas l'air de savoir où aller. L'accent n’échappa pas au vieux Yankee qui laissa son regard courir sur son interlocuteur pour ce faire une meilleure idée du personnage. L'inconnu demanda directement à voir Kerr, c’était assez inhabituel, sauf pour une toute petite partie des clients qui fréquentaient le Shadowland's door. Une infime partie des clients...

« Bonsoir ! Vous ne vous trompez pas, le patron s'appelle bien ainsi. Vous êtes une connaissance ? Un ami ? Un membre de la famille ? »

Winchester n'afficha pas le sourire qu'il aurait eut s'il avait été seul, il n’était pas peu fier de sa trouvaille. Il était bien difficile d'obtenir certaine précision sur la nature des clients du bar et pour une fois, cela avait été assez simple.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Lun 9 Mai - 23:03

Le Brujah toise consciencieusement le vieux Yankee. Sa dégaine, son expression faciale. Ces petits détails qui font un homme. Au même titre que lui-même devait se faire jauger. Clairement, Naizer n’a pas le look standard local. Et c’est bien ce qui le divertit en cet instant.

Il aura une œillade derrière son interlocuteur. Un coup d’œil sombre de côté, en direction du bar. Il revient dévisager le vieil homme. Le sourcil se hausse légèrement. La réponse, il l’attend. Patiemment ? Autant en tout cas qu’un personnage tel que lui ayant laissé une Ventrue guindée et défiante quant à l’idée que l’Elysium de Glasgow soit ce bouge.

Pour le Brujah, c’est cool. Un peu trop soft et d’jeuns à son goût, mais ça passe. Par contre il n’est pas dit que sa dégaine de mafieux taciturne et patibulaire fasse bon genre dans ce type d’endroit. Mais, le premier bon point, c’est que déjà, il ne se fait pas lorgner dessus d’un air supérieur. Ça aide à rester dans de bonnes dispositions en tout cas.

Alors donc, le patron s’appelle bien Kerr MacRagnall ? C’est Constance qui va faire la gueule. Pour une fois qu’un Gitan ne raconte pas des cracks. Le sourire s’accentue, plus marqué par la satisfaction personnelle. Son Acolyte ne va plus le bassiner avec ses informations merdiques glanées chez un Ravnos pouilleux, selon ses propres dires.

Savourant son côté astucieux, même s’il n’avouerait pas sous la torture que c’est surtout un coup de chance, il s’autorise quelques effets du visage supplémentaires. Le sourire commercial un peu sordide et l’air de conspirateur qui va bien. Sans oublier qu’avant même son entrée, il avait le teint normal, l’œil vif, tout ça.

- "Une connaissance ? Nope."

Un léger haussé de sourcil. Il continue, légèrement plus narquois.

- "Un ami ? Il doit l’ignorer encore. J’espère bien."

On ne peut pas nier à Naizer qu’il essaye d’être amical. Ok c’est hypocrite. Mais qui n’aurait pas envie d’être pote avec le taulier d’un établissement ? C’est son quotidien, à lui.

- "La famille ?! Je veux pas être rabat-joie, mais à ce qu’il parait, c’est un grand rouquin… Pas dans mes gênes, je crois."

Bon, il a assez tourné autour du pot. Copieusement satisfait d’avoir mis dans le mille, il se jetterait presque des fleurs. Presque. Maintenant, il faut quand même s’assurer que c’est le bon endroit, et ça, ce n’est pas gagné. D’humeur loquace, il se lance dans un verbiage agrémenté de sonorités germaniques. La voix trainante, ponctuée d’intonations slaves :

- "Mais même si on n’est pas de la même famille, enfin je ne pense pas, je suis certain qu’on doit avoir des points communs. Qu’est-ce que j’en sais avec la parenté qu’on aurait en commun moi... Après, moi, je suis là parce qu’on m’a dit que c’était la personne à voir pour rencontrer le Patriarche…"

Il improvise tranquillement son histoire en jouant sur les mots. Inspiré, il continue sur sa lancée :

- "Le genre quand même qui en impose, vous voyez ? Celui qui tient la baraque, le responsable quoi… Il parait même qu’il a un titre de noblesse. Et vous savez ce qu’on dit… Il faut toujours aller présenter ses respects à nos ainés. En particulier de la haute…"

Le geste de la main qui va bien, et la moue qui l’accompagne, pour parler avec insistance sur le niveau social. Qui en impose.  

- "Alors j’aimerai savoir si c’est possible… Vous voyez, je ne suis pas seul. J’ai été envoyé m’assurer que j’étais au bon endroit. Est-ce qu’il y a moyen d’accéder directement à la partie VIP ? Et avoir quelques mots avec Sir MacRagnall. Genre en privé. Pour discuter famille, tout ça. La routine."

Et comme Naizer commence à reconnaitre les critères usuels d’Elyisum, mais qu’il n’y a pas encore moyen d’annoncer son identité et son Clan, il aura un roulement de mâchoire pensif. Avant de se jeter à l’eau.

- "Et juste comme ça, entre nous… Ma collègue… Qui est de la famille aussi…"

Là, il prend carrément le ton comploteur qui va bien en se penchant d’avantage vers son interlocuteur :

- "Est du genre… Comment dire… Habituée au traitement VIP, voilà. Et moi je me coltine l’intendance et les petits détails. Alors je ne sais pas pour vous, mais de mon côté, ça trime au niveau de la régie. Et en ce qui me concerne, ça m’arrangerait beaucoup que la Princesse, là, qui poireaute dans son carrosse…"

Naizer en est pratiquement à hocher la tête d’un air blasé tout en ajoutant :

- "Elle entre, et reçoit le traitement royal… Genre direct vers le coin VIP, sans avoir à lorgner du côté des… Hmmm… Enfin eux quoi."

Le coup de pouce qui le vaut bien, et qui désigne au choix les mortels, la plèbe (ce qui serait vexant pour lui), la foule, le commun quoi.

- "Personnellement, je ne sais pas comment ça marche, ici… Mais franchement, je vous serai très reconnaissant, Monsieur… ?"

Il était temps qu’il se soucie du nom du vieil homme tiens. Laissant d’ailleurs la question, il conclue ses requêtes de la sorte :

- "Enfin… Mon boulot c’est de m’assurer qu’elle soit dans de bonnes dispositions pour présenter nos hommages. Et ce qu’elle apprécie, c’est les traitements de faveurs. Le high class. C’est possible ? Genre entrer, rejoindre directement le coin VIP, et ensuite se livrer aux formalités d’usage ?"

Estimant qu’il a présenté sa demande d’une manière polie, le Brujah récupère son sourire commercial, invitant d’ailleurs son interlocuteur à lui faire part des « formalités d’usage » de façon à ce que lui, au moins, s’y soumette. Autant le dire tout de suite, Naizer, ça ne l’enchante pas des masses de jouer au trouffion.

Mais, imputé de son délit de lèse-majesté en amenant la Ventrue en ces lieux sur la seule bonne foi de tuyaux récupérés bon gré-mal gré chez un Ravnos, la moindre des choses, s’il ne veut pas entendre parler de cette histoire encore pendant des décennies, c’est de faire amende honorable en s’assurant que son entrée soit digne de ses prétentions. Et de son raffinement.

Alors pour le traitement cinq étoiles, l’endroit ne s’y prête pas à première vue, mais s’il arrive à négocier une courbette, un smile colgate et une invitation expresse et déférente à rejoindre la zone dédiée aux Semblables, elle daignera peut-être reconnaitre que le réticent Brujah qu’il est à se livrer à ses devoirs sociaux vampiriques peut encore être récupérable de son point de vue.

Espérons simplement que son vieil interlocuteur ne se braque pas devant une telle impertinence de la part de Naizer.
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Kerr MacRagnall [PNJ]

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mer 11 Mai - 21:19



Winchester regarda l'homme lorgner l'endroit, haussant un sourcil en se demandant ce qu'il y avait à voir. La possibilité que l'homme se soit perdu lui revint à l'esprit, mais pourtant, il avait bien demandé à parler à Kerr. Dans un contexte différent, il se serait certainement permis de passer derrière le comptoir pour faire réellement face à son interlocuteur. Mais là, il se contenterait de l'observer à travers la vitre. Il essaya d'adopter une attitude décontractée, posant ses bras sur le plateau de bois qui soutenait la vitre et attendit que l'inconnu finisse son inspection.

Quand ce dernier eut repris la parole, les sourcils de Winchester se froncèrent au fur et à mesure du jeu de question-réponse auquel son interlocuteur se livrait. Il avait repris chacune des propositions qu'il avait faites et s'amuser à y répondre une à une. Gardant la bouche close, le vieux Yankee se demanda si ce nouveau venu n’était pas juste en train de se moquer de lui. L'envie de claquer la langue pour le remettre au pas lui vrilla un instant les nerfs, mais il s'en abstint, car il ne savait toujours pas à qui il avait à faire.

Il se passa un moment où il se vit jeter l'homme dehors, agrémentant le geste d'un coup de pied bien placé (dans le fondement). Il tournait autour du pot et Winchester se demanda à quel jeu il était en train de jouer. Il voulait voir le patron ? Très bien, mais pourquoi monologuer pendant 10 ans ?
Au fur et à mesure de ce qui semblait être un monologue, Winchester sombra dans ses pensées et n'en émergea qu'à la fin dans une sorte soupir las. En lisant entre les lignes, et il y en avait beaucoup, il avait cru comprendre que cet énergumène était bien un membre de la Famille. Et en plus, il n’était pas seul ! Venue pour voir le Prince, il s'attendait réellement à ce qu'on le traite différemment des autres ? Vraiment ?!

Un sourire en coin s'afficha sur les traits légèrement plissés par les ans. Son regard s'attarda sur l'inconnu et il hocha la tête pour lui montrer qu'il avait bien compris de quoi il retournait et ce qu'il voulait. Il laissa quand même planer quelques secondes supplémentaires avant de prendre la parole.

« Je crains de ne pas pouvoir répondre à vos attentes, pour ça, il faudra voir directement avec le patron. Les accès VIP ne sont donnés qu'avec parcimonie et heureusement, sinon le bar serait envahi de personnes se croyant au-dessus de toute atteinte. »

Le vieux baroudeur lança un regard appuyé à son interlocuteur, lui faisant comprendre que ça serait pareil pour lui. Physiquement, il n'avait aucun problème et il n'avait pas mentionné de problème particulier au sujet de sa ''maîtresse''. D'ailleurs, il parlait d’accès VIP, mais parlait-il réellement de ce à quoi Winchester avait pensé ?

« Je suis Winchester, celui qui s'assure que les personnes qui rentrent le font... sagement... Et vous êtes ?»

De la pointe de son nez, il indiqua la veste de l'inconnu, comme pour lui montrer qu'il avait conscience de ce qui se cachait dessous.

« Je vais essayer de joindre Kerr pour qu'il vous... escorte... »

Attrapant son téléphone, il courba la tête en tapant un court message à l'attention du Gardien des lieux. Ça faisait quelques nuits que ça se passait comme ça, peut-être que c’était le signe que le vent tournait et que la ville devenait de plus en plus habitée par des membres de la Famille.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mer 11 Mai - 22:46

Une chose est sure, c’est qu’à force de baratiner et monologuer, il a perdu son interlocuteur. Mais qu’importe. Au final, une partie du message est passé. Il suffit de voir comment ce Winchester tirait la tronche à certains moments.

Ah, vraiment, c’est toujours pareil. Guindés, d’une manière ou d’une autre, les Gardiens d’Elysium ou affiliés défendaient becs et ongles leurs prérogatives. Mais en tout cas, il a des doutes quant à la nature du vieil homme. Serviteur ? Semblable ? Bien planqué derrière sa vitre en tout cas. Et pas du genre à avoir les moyens surnaturels de constater ce qu’il est, et de lui faciliter les choses. Nope. Et le double langage foireux du Brujah n’a clairement pas fait mouche.

Ceci dit, il a sans doute aussi embrouillé Winchester avec son monologue déphasé. Naizer s’en fout du bar. A moins que ce soit le bar l’Elysium. Ce qui est impossible puisqu’il y a des mortels. Donc quoi, il faut passer par le bouge pour y accéder ? C’est Constance qui va être ravie tiens.

Forcément, le Brujah commence à tirer la gueule, et retrouver son visage taciturne, pensif. Finalement, il va autant se faire agonir par la Ventrue. Parce qu’elle doit se mêler au commun des mortels d’un bar visiblement underground… Et parce qu’il la fait poireauter. Parce que le temps s’égrène, et il le devine déjà, le pli de front contrarié.

Déjà, il convient de rassurer l’interlocuteur. Zen Naizer… Parle simplement, et directement. Le blabla, c’est à oublier.

- "J’ai compris. On verra avec le Patron alors."

En tout cas, il a épuisé sa réserve de bonne volonté. Un léger grognement d’agacement se laisse entendre. Comment gérer ça ? Direct. Il n’y a pas d’autre façon…

Misère… Bon, autant la jouer cool malgré tout. Ce n’est pas la faute de ce bougre, tout ça. Il fait son job. En parlant de son boulot justement, il entre enfin dans le détail. Blasé par sa propre allocution précédente, Naizer n’a plus l’intention de faire dans les fioritures. C’est vrai quoi, dès qu’il essaye de la jouer subtil, il passe pour un blaireau. La plupart du temps.

Un nouveau coup d’œil à droite, puis à gauche. Personne ? OK. Il se penche vers la vitre, et murmure, en espérant qu’on ne le fera pas chier avec le Principe de Discrétion. Et rien à foutre si Winchester de l’autre côté a son sonotone qui déraille. Avec la trogne du Mafieux qu’il est, il dira donc, à voix basse, histoire que cette fois ça soit bien clair :

- "Je suis Naizer Hazard, Ancilla du Clan des Racailles."

Il marque une pause. Avec sa dégaine et son expression faciale, on croirait entendre un membre de la Mafia qui évoque une position et un nom de Gang au nom explicite et pas du tout recherché, avec pourtant des consonances étrangères empruntés à la Casa Nostra.

- "Dehors, il y a une autre Semblable qui désire s’assurer, tout comme moi, que cet endroit nous permettra de nous introduire au dirigeant de la Famille de cette ville. Je vérifie qu’on ne s’est pas trompés d’adresse. Et que c'est possible ce soir de le rencontrer."

Et maintenant, c’est clair ? Non ? On ne sait jamais, des fois que son accent germanique et ses intonations slaves troubleraient l’audition de son vieil interlocuteur. Il exprime donc licitement ce qu’il fout dans ce bouge à perdre son temps et faire perdre celui de ce Winchester avec ses diatribes inutiles sensées veiller à ce que la Mascarade et le Secret soient respectés.

Et comme celui-là n’a pas la tête de l’emploi de Gardien d’Elysium, à première vue, il est bon pour poireauter jusqu’à ce que ce Kerr vienne pour confirmer que c’est bon, et enfin pouvoir aller chercher le Magnat Ventrue qui poireaute dans sa limousine et doit surement imaginer mille critiques à lui exprimer avec véhémence pour lui avoir fait perdre son précieux temps.

Ceci dit, Naizer percute suite au regard appuyé de Winchester quelle est sa charge. Pas plus étonné que ça, pour ne pas dire qu’il est franchement habitué à devoir larguer sa quincaillerie à chaque putain de réunion mondaine de la Famille auquel il a dû s’imposer sa présence, il sort littéralement son holster avec son apprécié flingue de gros calibre digne de sa condition de Gangster et le pose sur le comptoir.

Toujours animé du même air blasé et détaché, c’est au tour de la gaine contenant son poing américain à lame qui finit avec le flingue à portée de main de Winchester. Comme si quelqu’un dans sa condition allait se soucier de ses armes. Il est tellement plus dangereux sans. Mais comme c’est un citoyen intègre de la Camarilla – façon de parler – à défaut d’être honnête, vu ses activités nocturnes, il lève ensuite ses deux mains, prêt à se faire fouiller.

D’ordinaire, c’est à un détecteur de métal et autres fouilles qu’on le soumet. Lui. D’ailleurs, à ce propos, il précise :

- "Autre chose ?"

Il espère juste maintenant que le message est passé. Après, au point où il en est, s’il faut vraiment passer par le bar, il commence déjà à nourrir un certain amusement à voir les réactions et entendre bien sur les commentaires acides de Constance. Mieux… Il commence même à avoir ce genre de plaisir masochiste à cela.

- "Sinon, je peux aller chercher Lady Cavendish tout de suite. En attendant que le Patron arrive…"

Et passer donc aux réjouissances. Il ajoute même le nom de son Acolyte Ventrue. Les fioritures, comme donner sa catégorie d’âge et ses titres de Clan, il la laissera faire, elle excelle tellement à les balancer d’un air supérieur et pompeux à qui de droit.

Naizer n'attend donc plus que l'aval de Winchester pour cela. Ou Kerr, s'il débarque entre temps.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Ven 13 Mai - 21:42


Quand Winchester vit l'homme en face de lui sortir son holster, il extirpa dans un mouvement similaire l'une des caissettes de rangement. Il y déposa le pistolet et regarda une nouvelle fois l'inconnu qui rajouta un poing américain à lame à l'arme déjà présente. Une fois les objets à leur place, il referma la boite, déposant la clé accrochée à un petit bracelet devant Naizer et entreposant la caissette sur l'étagère.

« Non, j'ai confiance en votre honnêteté et vous connaissez les règles de ce genre d'endroit, je suppose. De plus, j'imagine que vous savez ce que vous encourez. »


Le Yankee lança un regard pesant au nouveau venu, espérant qu'il avait comprit le sous-entendu. La courte phrase de présentation que Naizer lui avait adressé, laissait présager que cet homme était un habitué des Elysium. Winchester comptait sur son comportement irréprochable dans ces lieux.

« Vous pouvez aller chercher Lady Cavendish, si cela ne dérange pas madame VIP d'attendre quelques instants ici. C'est qu'on a du monde ce soir, voyez-vous. »

Le vieil homme s'assit sur son tabouret, reprenant sa place initiale en attendant Kerr. Il n'avait rien d'autre à ajouter et de toute façon, il n'était pas là pour faire la causette aux caïnites de passage sur la ville. Il examina une dernière fois le vampire en face de lui et se dit qu'il n'était apparemment pas du même acabit que ceux qu'il avait vu passer cette nuit.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 10:03

Pour Naizer, il s’agit donc bel et bien de l’employé Vampirique, qu’il soit de la Famille ou une Goule, en charge de délester les Semblables de leurs armes pour montrer patte blanche. C’est normal, et habituel. Ainsi le Brujah observe sereinement les gestes, plus par curiosité qu’autre chose, jusqu’à ce que le Vieil Homme lui retourne la clé accrochée à ce petit bracelet. Le Mafieux la prend et la range dans la poche interne de sa veste de costume.

Avec un léger sourire satisfait, Naizer acquiesce aux propos de Winchester au sujet de son honnêteté, des règles, et des conséquences en cas de Bris. Le Vieux fait bien son boulot, et ce n’est pas le Brujah qui va le lui reprocher. Et puisque son interlocuteur attend des phrases concises et explicites, sa réponse est :

- "Je connais les règles. Je me soumets à la Cinquième Tradition ce soir et je respecte la Première."

Vu la façon dont l’exprime le Mafieux, ça sonnerait presque comme un mot de passe. Amusant. Le Yankee n’a aucunement tort, Naizer est un habitué des Elysium, envers et contre tout. En évoquant qui plus est les Traditions de la Camarilla, il entend bien laisser entendre qu’il est rompu à tout ce qui concerne les coutumes et les devoirs d’un membre de la Famille dans une Cour de la Praxis.

Lorsque Winchester l’autorise à aller chercher Constance, en rappelant ce par quoi elle devra passer, le Brujah aura un sourire en coin, tout en hochant la tête en signe de politesse, certes, quelque peu guindé, mais il n’en demeure pas moins digne. Un coup d’œil en direction des bruits qui proviennent du bar, avant de revenir dévisager son interlocuteur

- "On dirait. Il en sera ainsi… Je reviens."

Oui, Naizer s’amuse déjà à l’idée que son Acolyte fasse grise mine en se retrouvant à patienter en ces lieux en attendant que le Gardien d’Elysium daigne venir. Cette distraction en vaut une autre. Après tout, c’est lui qui va encaisser les foudres de la Ventrue impatiente et vaniteuse.

Aussi, il fait demi-tour et repart par où il est venu, vers l’entrée qu’il a prise auparavant, donc, pour quitter temporairement les lieux, en laissant Winchester à son poste.

Rejoignant le dehors humide et froid de cette nuit de janvier, le Brujah, indifférent, fait signe à son Dévoué, Sergei, qui patientait justement en dehors de la limousine, au niveau de la sortie de la ruelle, que c’est OK. Quelques instants plus tard, la portière du somptueux véhicule s’ouvre sous l’impulsion du Soviétique pour laisser passer son Domitor, qui rejoint la confortable et intime atmosphère de ce salon sur roues mais aussi la Ventrue.

Ainsi, Naizer reprend ses aises en soufflant à l’attention de sa Charmante Acolyte d’un air flegmatique :

- "C’est bien l’endroit."

Le sourire aux lèvres, pas peu fier d’avoir confirmé que ses informations étaient bonnes, le Brujah dévisage d’un air narquois la prétentieuse Ventrue qui doit être furibonde d’avoir patienté tout ce temps. Rien que cela vaut bien le coup d’œil.

- "Au fait, la ruelle est accessible en voiture. Demande à ton chauffeur d’y entrer et rapprocher ta noble et magnanime personne de la porte du bouge…"

La voix trainante qui va bien, nimbée d’autosatisfaction et de l’impertinence qui, dans le contexte actuel, n’est que jeter de l’huile sur le feu, Naizer s’offre glorieusement à l’éclatement de la tempête qui va suivre… Non sans un certain amusement.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 11:20

Dans la somptueuse limousine, surveillée par Sergei, l’impatience se fait déjà sentir du côté de l’impétueuse Ventrue. Son petit pied raffiné tapote sur le sol moquetté du véhicule tandis qu’un soupir agacé rompt le silence feutré de l’habitacle.

Darel, dont les prunelles de jais observent, au travers de la vitre teintée, la silhouette imposante de l’homme de main de Naizer, ourle ses lèvres d’un sourire amusé alors qu’il susurre :

"Lady, cela fait deux minutes qu’il est parti."

Et évidemment, la réponse fuse, prévisible et attendue, depuis l’autre côté de la limousine, les prunelles émeraudes de la Sceptre luisant la pénombre :

_C’est déjà trop !

Darel lève gentiment les yeux au ciel. C’était prévisible. Le stress et la tension ne font généralement qu’accroître la verve déjà cinglante de sa Domitor. Toutefois, le Chocolaté ne s’en offusque pas, il a rapidement pris l’habitude depuis qu’il sert la jeune femme, et tout comme son rival Brujah, il s’en amuse régulièrement, suscitant même parfois volontairement l’ire de la Sceptre juste pour le « sport ».

La Goule se lève tranquillement et vient s’asseoir près de sa Maîtresse, levant les mains et agitant ses doigts avant de susurrer d’un air malicieux :

"Puis-je Lady ?"

Ce qui lui vaut tout d’abord un regard hautement suspicieux de la Ventrue qui finit, semble-t-il par comprendre son intention : Aller se présenter devant le Prince dans un état d’énervement aussi avancé ne parait pas très judicieux. Aussi, Darel se propose-t-il de masser les épaules de la jeune femme afin de la détendre quelque peu, ce qu’elle accepte finalement avec complaisance.

Les doigts agiles du Chocolaté se posent alors sur les délicates épaules de sa Maîtresse et entament un savoureux massage qui ne tarde pas à faire son effet. Constance clos à demi ses paupières, laissant un soupir de contentement lui échapper et qui provoque un sourire de satisfaction chez sa Goule. C’est l’une des nombreuses et précieuses qualités qu’elle possède et qui contrebalancent son insupportable verbiage.

Et tandis que le massage parvient miraculeusement à faire patienter l’impétueuse Ventrue, les minutes s’égrènent jusqu’à ce que finalement, la porte de la limousine s’ouvre pour laisser passer le Brujah, visiblement très content de lui-même. Ce qui ne manque pas, bien entendu, de provoquer une nouvelle crispation des épaules graciles de la jeune femme, que Darel s’empresse de masser avec ardeur, afin que tout son laborieux travail de détente ne soit pas instantanément ruiné par l’air suprêmement satisfait et narquois qu’arbore Naizer.  

Mais évidemment, cet empaffé ne peut s’empêcher de rajouter de l’huile sur le feu, en confirmant certes, qu’il s’agit du bon endroit, et rappeler ainsi à Constance que cela aurait pu ne pas être le cas, grâce aux informations douteuses glanées auprès d’un Ravnos pouilleux, et comble de l’insolence, ne pas s’excuser pour l’avoir fait attendre au moins cinq minutes dans cet endroit totalement indigne des standards indécents de la Sceptre.

Dans la pénombre feutrée de l’habitacle, les prunelles émeraudes de la Ventrue flamboient littéralement tandis que l’énergie de sa colère électrise l’air ambiant à tel point que les occupants masculins du véhicule pourraient presque discerner de petits éclairs bleus parcourir les parois tandis que leurs poils se dressent lentement sur leur peau. Pendant un instant qui paraît durer une éternité, Constance semble hésiter entre incendier verbalement le Brujah ou le jeter purement et simplement du véhicule pour le laisser rentrer à pieds.  

Finalement, la Reine de la Nuit semble opter pour une troisième solution puisqu’elle tend une main gracieuse vers l’intercom et susurre suavement à l’intention de son chauffeur de faire entrer la limousine dans la ruelle. Relâchant le bouton, elle détourne son regard avec superbe pour fixer un point imaginaire au loin, tandis que l’imposant véhicule se met en route. Durant les quelques instants que dure le déplacement, Constance ne dit rien, se contentant d’observer, semble-t-il, les murs défiler, jusqu’à ce que la voiture s’arrête à nouveau et qu’un « nous y sommes, Lady », résonne dans l’habitacle étrangement silencieux.

Derrière Constance, Darel a les yeux légèrement écarquillés tandis qu’il regarde Naizer par-dessus l’épaule de sa Maîtresse et secoue la tête, essayant de lui faire comprendre qu’il a fait une grosse bourde. Ce silence soutenu n’augure en effet rien de bon pour le Brujah. Son impétueuse Acolyte semble avoir opté pour quelque chose de bien plus redoutable que ses colères vengeresses à l’égard de son ténébreux Amant.  

Et des fois que le Mafieux soit un peu lent à comprendre, le Chocolaté désigne sa Maîtresse d’un léger signe de tête avant de mimer les mots suivants :

"Elle boude ! Excuse-toi !"

Le “grossier personage” est sous-entendu et Naizer n’a aucun mal à le deviner tant l’expression de la Goule est explicite. Et lorsque le Brujah pose ses prunelles sur la Ventrue, il peut en effet constater que celle-ci boude. Mais à sa façon. Constance n’est pas le genre à croiser les bras et gonfler les joues dans une attitude boudeuse de petite fille gâtée. Non. Elle se contente simplement de considérer que l’origine de son courroux n’existe pas. Purement et simplement.

Et cela peut durer longtemps. Très longtemps.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 12:09

Il est des choses qui ne changent pas. Un regard courroucé de premier ordre, qui aurait fait oublier toute dignité à un mortel. Constance a vraiment un talent fou pour admonester son prochain sans même avoir à se faire entendre. Un regard… Empli de condescendance et de mépris… Puis… Sublimer sa morgue et sa supériorité… Derrière un silence pesant. Et littéralement occulter la présence du Brujah.

Celui-ci, d’ailleurs, commence à perdre les éloquentes marques narquoises qu’il avait jusqu’à lors. Les secondes s’égrènent, emplissant l’air de ce qui commence à mettre particulièrement mal à l’aise Naizer. Le trouble est là. Le Mafieux commence tout d’abord par esquisser une moue partagée entre un amusement amer et la défiance propre à ceux de son Clan qui n’aiment vraiment pas être ignorés.

- "Allez… Hmmm…"

Oh, le Brujah connait ça. Cette manière ostensiblement méprisante d’imposer son bon vouloir. Il ne saurait même plus énumérer le nombre de fois ni les raisons qui ont amené Constance Cavendish à se glorifier de sa propre vanité dans un silence mesquin. Au point d’en perdre son propre latin. Pour qu’un membre du Clan Ventrue refuse de vous dévisager, c’est clairement une marque de condescendante allusion à l’insuffisance de son interlocuteur.

- "Non mais..."

Encore mouché, Naizer s’interrompt avant même d’avoir pu parler. Entre Constance qui boude royalement et Darel qui s’agite discrètement derrière sa Maitresse. Le Brujah fronce les sourcils, et réprime difficilement le grondement qui commence d’animer sa gorge, amené avec son déplaisir. Pas de répartie virulente ? Pas d’exigences impérieuses ? Juste ce mutisme de plus en plus écrasant.

- "Ty menya dostal*..."

Un murmure. Allez entendre que la situation commence à lui courir sur le haricot, en russe, avec un fort accent germanique. Pas drôle. L’arrogance et l’effronterie du Mafieux s’évapore pour laisser place à une résignation blasée. Si elle réagit comme ça pour cinq minutes à la faire poireauter, qu’est-ce que ça va être quand il va lui annoncer qu’il lui a refourgué malgré lui le surnom de « madame VIP », et qu’elle va poireauter devant un vieux grigou le temps que le Patron du Shadowland’s Door daigne débarquer pour les accueillir.

Au lieu de ça, le voici contraint de s’aplatir et s’excuser de son méfait qui était d’avoir fait attendre 5 minutes la Princesse dans son carrosse. J’vous jure… Mettant de côté toute dignité en abdiquant face à ce caprice, le Brujah se résigne à devoir faire fleurir son langage pour présenter les plus plates excuses. Prenant une inspiration factice, Naizer se lance, en adoptant un visage aussi sérieux et sincère que possible, à l’image de son indéfectible loyauté... Et de sa légendaire capacité à faire de la lèche à la Ventrue :

- "Constance, je te présente toutes mes excuses pour le désagrément que je t’ai occasionné. Loin de moi l’idée de te faire perdre ton précieux temps. Je peux t’assurer que j’ai fait tout mon possible, dans ces circonstances compliquées, pour m’acquitter pleinement de mes responsabilités à ton égard."

Avec le ton déférent, une généreuse dose de servilité obligeante, avec un visage aussi prévenant que possible. Certes, ses propos sonnent comme une répartie pompeuse empruntée à des formules de politesse et de décharge propres au milieu professionnel. Le genre de phrases apprises par cœur pour satisfaire l’ouïe sélective de la Belle Ventrue qui doit surement désirer entendre qu’il assume son tort, qu’il a fait au mieux de ses maigres capacités, et qu’il reconnait lui devoir d’immenses responsabilités envers elle.

De quoi possiblement la dérider. Ou pour entrer dans la catégorie du grotesque. Lui, un Ancilla du Clan Brujah, réduit à devoir se confondre en excuses pour cajoler dans le bon sens la vanité de son Excellence Lady Cavendish. En vérité, c’est le genre d’excuses qu’il balançait à tout va aux zélés de la Tour d’Ivoire qu’il était amené à fréquenter, dès lors qu’il s’agissait d’assumer une connerie.

Des "circonstances compliquées"... On peut le dire, quand il s'agit de convaincre le Guetteur d'un Elysium que ça va salement foutre les boules à Constance de débarquer au milieu de la plèbe mortelle. Mais ça c'est du détail, n'est ce pas ?


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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 18:54

C’est avec une suprême satisfaction personnelle que Constance observe l’arrogance et l’effronterie de son vieil Acolyte fondre comme neige au soleil devant le mutisme absolu qu’elle lui oppose. Depuis l’aube de son existence, la Ventrue s’est découvert cette arme redoutable, bien plus efficace que tous les caprices du monde ou les plus grosses colères. Car personne n’aime être ignoré et avoir le sentiment de ne plus exister, même pour quelques instants. Et Constance Cavendish est capable de vous occulter littéralement, vous faisant disparaître de sa non-vie pour une durée déterminée par sa seule égocentrique et vaniteuse personne, élevant cette capacité au rang d’art.

Dont elle n’hésite pas à se servir impitoyablement sur toute personne qui ose s’attirer son courroux, comme ce pauvre Naizer en cet instant, obligé de s’aplatir devant la Diva Nocturne et lui présenter ces excuses, certes, toutes faites et usées de nombreuses fois durant ses rares apparitions en Cour. Mais cela fonctionne puisque le regard émeraude revient sur sa personne et le considère à nouveau, le sortant des limbes de l’ignorance où la capricieuse jeune femme l’avait banni séance tenante.

Une ombre de sourire victorieux vient ourler les lèvres tentatrices de la Sceptre qui laisse échapper un petit « Hum ! » tandis qu’elle paraît méditer les excuses prémâchées que lui sert son interlocuteur et décider si elle les accepte ou non. Mais étrangement, l’Aristocrate, coutumière des aléas qui surviennent régulièrement avec Naizer, pressent qu’elle n’est pas au bout de ses peines cette nuit et opte pour se réserver en vue d’une éventuelle nouvelle source de contrariété.

S’emparant de sa petite sacoche, elle se redresse sur le siège avant de se tourner vers Darel et lui susurrer, occultant temporairement Naizer :

_Darel, tu vas rester ici avec Sergei. Tu peux t’amuser avec lui mais ne le pousse pas à bout. J’ai horreur d’être remarquée, tu le sais.

Le ton ne souffre aucune contestation, aussi le Chocolaté se contente-il de hocher la tête pour acquiescer, non sans glisser un regard particulièrement gourmand vers Sergei qui attend dehors. Nul doute qu’il va l’embêter autant que possible, sans toutefois déclencher un esclandre qui attirerait une attention malvenue sur sa Maîtresse. Ce qu’elle vient précisément de lui demander d’éviter. Toutefois, la Goule ne se prive pas, sitôt l’attention de Constance revenue sur Naizer, de jeter un regard mauvais à celui-ci, semblant lui signifier de prendre soin de sa Régnante puisqu’il ne peut le faire lui-même.

La Ventrue se tourne alors vers Naizer et, lui octroyant un sourire amusé, nimbé d’autosuffisance et de sa victoire récemment obtenue, elle susurre tout en lui tendant gracieusement sa main :

_Excuses acceptées. Allons-y, un Prince nous attend.

Dans l’esprit de la jeune femme, il ne semble faire aucun doute que le Brujah a tout arrangé et que Lady Cavendish va pouvoir faire sa présentation en bonne et due forme. Main tendue, elle attend que son rustre Acolyte daigne l’aider à sortir du véhicule puis la conduire là où elle pourra briller comme elle sait si bien le faire.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 20:01

Un tel succès en vaut bien un autre. Naizer le prend comme tel alors que fleurit le sourire conquérant de la Belle Constance qui daigne agréer à son attendrissante mais pathétique litanie d’excuses consciencieusement exprimées pour atteindre la vanité de l’arrogante Ventrue.

Imperceptiblement, il se détend dans la foulée. Une petite victoire, mais réelle. Il suffit de la voir reconsidérer son existence pour éprouver une intense sensation de gratitude. Voilà bien le genre d’effet que la Sublime Ventrue peut avoir sur son entourage.

Forcément, quand Constance daigne d’abord donner ses consignes à Darel, le Brujah réfute toute idée de se rappeler à l’attention de la Sceptre, qu’il préfère laisser d’abord marquer le coup. Certes, Naizer hausse un sourcil en entendant que son Serviteur, Sergei, restera pris à partie par le Chocolaté et ses entreprenantes diatribes envers le Gangster.

Le Brujah avait levé l’index devant son torse dans l’idée de contredire les propos de la Ventrue mais le ton refroidit singulièrement toute tentative de sa part de polémiquer. Bouche close, Naizer se renfrogne, n’hésitant pas à défier du regard l’exécrable Darel, l’air particulièrement prédateur.

Simagrée qu’il fait rapidement disparaitre derrière un masque affable quand Constance daigne enfin lui accorder sa première œillade teintée de l’émeraude de ses prunelles. Et ce sourire intensément malicieux qu’elle lui affiche vaut bien effectivement le triomphe qu’elle s’accapare. Ah, que ne ferait-il pas pour elle…

Et puisqu’un Prince attend… Enfin, là, c’est surtout un Guetteur acariâtre qui les attend derrière la porte. Qu’importe. Un hochement de tête déférent pour Naizer, accompagné de ces termes de courtisans éhonté de l’homme qui cherche à regagner des faveurs :

- "Tu vaux bien qu’on t’attende, Très Chère…"

Le geste élégant qui va bien par la suite pour capturer délicatement cette main tendue. Un baisemain gracieux pour faire bon genre. Décidément, Naizer se surpasse, ce soir. Gardant les doigts délicats de la Ventrue sur les siens, il abandonne sa place pour ouvrir la portière de la limousine, sortir le premier pendant que Sergei assure ses arrières, puis s’écarte pour convier sa « Splendeur » Lady Cavendish à fouler le trottoir humide de ses talons et poser son regard impérieux sur l’entrée en sous-sol du « Shadowland’s Door ».

- "Sergei, retourne attendre dans la limousine."

Il faut bien ne pas contrarier les exigences de Constance en la matière. Et tant pis s’il a des idées autodestructrices à cause de Darel par la suite. En attendant, c’est donc la Ventrue qu’il aide avec galanterie à sortir de son fastueux véhicule, et qu’il invite docilement à descendre les cinq marches vers la porte métallique.

- "Da « Lider* ». "

Sergei, de son côté, se contente d'approuver du chef en émettant un grognement propre à ceux qui se résignent à avancer dans l'arène sans autres possibilités, puis d'attendre que son Domitor et son Acolyte s'avancent dans le bar pour entrer dans la limousine, et aller reprendre sa première place, tout en s'assurant l'amitié inconditionnelle de la bouteille de vodka abandonnée dans le minibar du véhicule à leur départ.

- "Zdorovye** !"

Ainsi, le Soviétique entend bien se rincer le gosier pendant que son Régnant rejoindra ensuite Constance pour ouvrir cette dite porte d’acier, et que son Acolyte n’ait pas à toucher une surface insalubre, avant de s’écarter pour esquisser un geste pour Lady Cavendish, et désigner de cette même main la droite, vers le comptoir aux vitres épaisses.

- "Par ici. Monsieur Winchester ci-présent nous propose d’attendre l’arrivée de Monsieur Mac Ragnall, le patron de cet établissement."

Refermant la porte métallique derrière la Ventrue, il s’empresse d’un pas impérieux de prendre les devants en direction du concerné derrière ses épaisses vitres, et annoncer d’un ton sentencieux digne de la vanité de Constance, non sans s’être assuré par quelques coups d’oeils qu’il n’y a pas d’observateur indiscret :

- "Voici Lady Constance Cavendish, Ancilla du Clan des Sceptres, qui, comme moi, désire s’affranchir de la Cinquième Tradition."

Oui, Naizer a l’air de jouer à l’annonceur de Cour pour Constance. De quoi la flatter un peu. Si tant est que le décor qui l’entoure actuellement ne lui fasse pas faire grise mine. Le Brujah reste vigilant à ce sujet. Ces micro-expressions que peut afficher la Ventrue quand quelque chose l’indispose, quand l’accueil ne lui convient pas et surtout… Quand elle a l’impression que les usages pompeux d’une Cour de la Tour d’Ivoire ne sont pas à l’ordre du jour…


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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Sam 14 Mai - 20:45

Il est évident que Constance éprouve un plaisir grandissant à transformer son sanguin Acolyte en Gentilhomme serviable au vocabulaire presque convenable. Il suffit d’observer ses prunelles émeraudes qui scintille doucement dans l’obscurité nocturne tandis qu’elle se laisse guider hors de la limousine par Naizer. S’appuyant avec délicatesse sur la main qu’il lui tend, elle se redresse et observe les lieux de son regard acéré, ses jolies lèvres se plissant un bref instant. C’est aussi déplaisant que vu depuis l’intérieur du véhicule, sauf que les vitres teintées atténuaient un peu la laideur de l’endroit.

Résignée, elle se tourne vers Naizer avant de le suivre, s’attendant à présent à déchanter de plus en plus, en commençant par les cinq marches à descendre puis la porte métallique que le Brujah à la complaisance de lui ouvrir, comme tout gentleman qui se respecte.

Une fois Constance et Naizer éloignés, Darel observe l’objet de ses convoitises, Sergei, revenir dans la limousine, avec un large sourire prédateur, ses iris de jais semblant luire dans la pénombre du véhicule. Une fois le Russe servi en vodka, le Chocolaté, sans gêne aucune, vient s’installer en face de lui et se servir lui-même un verre, non sans jeter des coups d’œil éloquents à sa « victime ». Sournoisement, sa jambe vient se glisser contre celle du Dévoué de Naizer, dans une tentative absolument pas discrète de « faire du pied » tandis que sa main se pose sur le panneau de commande près de lui et qu’il appuie sur un petit bouton. Le « clac » qui résonne dans l’habitacle informe Sergei que les portes viennent d’être verrouillées et que la nuit promet d’être longue tandis que Darel hausse les sourcils de manière très suggestive en face de lui tout en trempant ses lèvres sensuellement dans son verre de vodka.

Lorsque l’Aristocrate pénètre dans le bar, sous la direction de son Acolyte, ses prunelles effectuent un rapide état des lieux, analysant les moindres détails alors qu’elle s’avance vers les vitres épaisses indiquées par Naizer. Le rideau sur sa gauche semble mener au bar où la plèbe locale se repait de bière et d’alcool. Ah ces mortels qui se complaisent dans leur fange lui soulèvent toujours le cœur et il est hors de question pour la Diva Nocturne de s’approcher de cet endroit, comme elle le signifie d’un regard polaire glissé au Brujah qui l’accompagne.

Impériale, la tête relevée, un masque mélangeant affabilité et noblesse peint sur ses traits délicats, Constance arrête sa glorieuse personne devant le comptoir de Monsieur Winchester et attend que Naizer la présente comme cela semble être son intention. Ce qu’il ne manque pas de faire, avec toute la déférence qui va bien, pour la plus grande satisfaction de l’Aristocrate qui déchante peu après. A-t-il bien dit qu’il faudrait attendre ?! Encore ?

L’œil non habitué ne remarque rien mais pour le Brujah qui côtoie la Sceptre depuis longtemps, les micro expressions de celle-ci sont plus que révélatrices : un léger tic au coin de la paupière trahit un agacement suprême tandis qu’un infime tressaillement du coin de la lèvre informe Naizer que Constance est au bord du malaise à l’idée d’attendre à proximité des Mortels, voire pire, en leur compagnie.

Ce qui motive d’ailleurs la Ventrue à prendre la parole, ses prunelles émeraudes scintillantes dans la pénombre de l’entrée, observant Monsieur Winchester au travers des vitres épaisses.

_Monsieur Winchester, en attendant que Monsieur MacRagnall arrive, auriez-vous l’obligeance de nous conduire dans l'une des salles d’attente je vous prie ? Il ne sied point à une Lady telle que moi de patienter dans un couloir de la sorte.

Un infime trémolo, à peine perceptible, dans la voix de Constance informe Naizer que celle-ci n’est pas aussi à l’aise que le laisse entendre son ton aristocratique et supérieur. D’ailleurs, elle vient discrètement s’emparer de la main du Brujah et y planter joyeusement ses ongles, informant celui-ci qu’elle est « légèrement » stressée.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 15 Mai - 18:45


Quelques minutes après avoir quitté Winchester, le nouvel arrivant rentra dans le hall accompagné d'une dame habillée élégamment. Naizer la présenta comme Lady Cavendish, Winchester inclina poliment la tête pour saluer la femme en face de lui. Constance proposa d'ailleurs rapidement de changer d'endroit et le viel homme répondit sans détour à sa proposition.

« Je ne suis pas habilité à vous conduire dans la salle d'attente réservée à votre condition. Mais, si vous le souhaitez vous pouvez vous installer dans un endroit plus confortable. Je vous conseille la mezzanine pour cela. J'y enverrais monsieur MacRagnall dès qu'il sera disponible et il vous conduira à l'Elysium. »

Le Yankee réfléchit quelques instants puis compléta la réponse qu'il venait de donner en précisant un détail loin d'être anodin.

« Par contre, le bar est fréquenté par des humains, je tenais juste à vous le faire savoir. »

Winchester se déplia de sur son tabouret, et se mit debout. Il se dirigea vers une petite porte cachée et sortit de son box. Il s'inclina une deuxième fois devant ses invités, cette fois-ci un peu plus bas que derrière sa vitre. Il se rendit à l'entrée de la salle de bar, soulevant le rideau pour dévoiler cette dernière. Le concert battait toujours son plein et la musique se fit plus forte une fois l'ouverture dégagée.

« Ne pouvant pas quitter mon poste, je vous explique où se trouve l'entrée de l'étage. L'escalier menant à la mezzanine et au fond du bar, légèrement sur la droite, aux vues du concert, je pense quelle ne sera pas trop occupée ce soir et que vous serez tranquille. »

Joignant le geste à la parole, Winchester leur montra l'escalier en question. Ce dernier était bien visible, il suffisait juste de traverser la foule des clients pour y accéder. Le barbu laissa le rideau retombé et le son se fit immédiatement plus étouffé. Il se tourna en face de Constance et s'adressa très poliment à elle.

« Je suis désolé Madame, mais avant de vous laisser entrer, je dois vous demander si vous êtes armé ou non, si c'est le cas, vous devez me déposer vos armes ici. »

En attendant la réponse, le videur prit une position de repos digne du soldat qu'il était autrefois.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 15 Mai - 20:13

Toujours agrippée à la main de Naizer, Constance écoute la réponse polie de Winchester qui, faute de la contenter, l’apaise un peu. Du moins, jusqu’à ce qu’il évoque la nécessité de traverser la foule d’humains en train de profiter du concert dans la salle principale. Encore une fois, l’Aristocrate conserve un visage impassible pour l’œil non-habitué mais l’infime tressaillement de sa lèvre inférieure informe rapidement son Acolyte sur son état d’esprit actuel.

Esquissant un sourire courtois, qui ne monte toutefois pas jusqu’à ses yeux, Constance s’adresse au vieil homme, après qu’il leur ait montré l’escalier menant à la mezzanine qui fera office de refuge pour les deux Vampires :

_Monsieur Winchester, je vous remercie pour ces informations et votre diligence. La mezzanine, ce sera parfait.

Ce n’est pas tout à fait vrai mais la Sceptre, bien consciente de ne pas être sur son territoire, mais bien celui du Prince auprès duquel elle vient se présenter, ne va pas faire un esclandre pour cela. Au moins, elle ne devra pas attendre en compagnie directe des Mortels et risquer de recevoir de la bière sur son tailleur hors de prix. Et puis, Naizer est là, n’est-ce pas ?

En parlant d’armes, la question de Winchester provoque un haussé de sourcil intrigué chez la Ventrue qui arbore brièvement une moue songeuse avant de répondre de sa voix veloutée :

_Armée ? Je suis en compagnie d’un Semblable, Monsieur ici présent, qui assure ma protection.

Son ravissant minois s’illumine ensuite sous le coup d’une révélation tandis qu’elle s’autorise même un petit rire amusé.

_En fait, j’ai bien une arme.

Ouvrant sa pochette, elle en sort un petit pistolet de poche qu’elle dépose sur le comptoir de Winchester, avant de refermer sagement son sac à main.

_Rien de plus. A moins que je doive également vous laisser Naizer ?

Oui oui, la Ventrue guindée et bouffie de supériorité vient de s’autoriser une pointe d’humour, qu’elle accompagne d’une œillade mutine à l’attention du Brujah, qu’elle vient de désigner comme une « arme potentielle », et d’un adorable sourire presque angélique.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Dim 15 Mai - 21:18

Naizer ressent la pression des doigts de Constance sur sa main. Comme de juste, l’idée de traverser non pas une foule d’humains, mais une horde de prolétaires sans distinction ni qualité, sinon de venir se distraire dans un cadre aussi commun, et de s’imbiber de boissons quelconques, doit commencer à faire trépider l'Aristocrate... D'appréhension ?

Le Brujah a bien conscience que c’est ce qui effare sa Complice, et ne s’en divertit que plus. Certes, c’est là un cadre social du niveau de ceux de son Sang. En ce qui le concerne, lui, ce n’est pas si dramatique de passer au milieu de ces patentés locaux. Si ce n’est que s’il voulait se mêler à la populace et au consommateur lambda, il se serait très bien contenté d’une nuit à l’Oran Mor.

Il est vrai que la Belle Ventrue ne peut qu’accepter de rejoindre cette mezzanine pour patienter. A défaut de s’isoler du Bétail, au moins, cette position élevée saurait donner à l’impérieuse Aristocrate cette délicate impression d’être au-dessus du lot. Un détail conséquent, quand on est du point de vue du Mafieux… Parce que c’est lui qui va être accablé de critiques et d’opinions vaseuses sensées attribuer à la masse de Mortels tout un lot de torts allant du bruit au manque cruel de goût.

Ainsi, lorsque Winchester sort de derrière son comptoir pour les saluer de manière plus affable et dévoiler la situation qui les attend, Naizer, au même titre que Constance, manifestent une certaine forme d’appréciation. Ne serait-ce qu’en prenant la peine de les avertir de la situation. Pour le Brujah donc, l’ombre d’un sourire poli, discret, mais réel, orne ses lèvres.

En ce qui le concerne, l’isolement de cette position en hauteur est mieux que rien. Une œillade derrière le rideau dégagé par leur vénérable interlocuteur lui donne effectivement une idée de l’ambiance derrière. Une légère moue pour le Brujah qui pourtant acquiesce à l’évidence de la présence des humains.

- "On dirait… Très bien. Nous ferons en sorte de ne pas nous faire remarquer."

Comprendre qu’ils auront à cœur la Mascarade et que leurs dialogues ne tourneront qu’autour de futilités de Mortels, en attendant de pouvoir rejoindre l’Elysium. Une consigne dont ils ont non seulement l’habitude, mais qui constitue surtout l’excellence de leur existence. Voilà bien longtemps qu’ils foulent ce monde et se complaisent dans l’envers du décor.

Un coup d’œil vers l’escalier en question, puis sur le chemin à emprunter, sous les indications de leur interlocuteur, le fait à nouveau acquiescer de la tête. Avant de dévisager sereinement Winchester, d’un air plus amusé, lorsqu’il interpelle de cette façon digne de ce nom Constance pour rappeler la consigne de l’interdiction de port d’arme, usuelle cela va sans dire avant de rejoindre un Elysium. Ou ce genre de lieu public, visiblement.

Face à la position de soldat au repos de Winchester, Naizer bombe le torse lorsque son Acolyte lui fait l’honneur de le présenter comme son protecteur. Le menton haut et l’allure digne, il grogne son approbation à une telle considération de la part de Constance. Surtout malgré son trouble, qu’elle dissimule avec la plus grandiose élégance.

A son tour ensuite de hausser un sourcil lorsqu’elle dévoile finalement ce petit pistolet de poche. Le rictus qui s’en suit exprime le peu de considération que doit avoir le Brujah pour ce genre de jouet. Mais cela reste une arme, et elle fait bien de la livrer.

Par contre, il se fige quand Constance propose avec humour de le laisser aussi. Certes, il constitue un redoutable Caïnite à sa façon et certes rompu à la violence et tout ce que ça implique, mais quand même, le mettre au niveau d’une « arme » ?!

Le regard de biais, et le rictus mielleux, le Brujah souffle d’un air peu amène, dans l’esprit de cette pique de persiflage à son égard :

- "Chère Constance... Je pense que Monsieur Winchester a bien assez de mouron à se faire comme ça… Ceci dit, j’avise notre estimé interlocuteur que je saurai… Brider mes pulsions…"

La seconde partie de la phrase est soufflée en dévisageant le vieil homme, si jamais il lui venait à l’idée de prendre au mot la plaisanterie de Constance, mais en y attribuant certains défauts propres à son Clan… Notamment la fâcheuse tendance à céder à des pulsions brutales de vandale sans état d’âme.

Sur ces bonnes paroles pleines d’assurance, d’aplomb et de dignité, Naizer tend la main de manière courtoise et distinguée du côté de Constance, prêt à lui servir d’escorte vers la mezzanine indiquée. Et c’est en ces mots qu’il prend congé, puisque tout parait en règle :

- "Monsieur Winchester."

D’une manière de gentilhomme particulièrement guindé et raide, vu qu’il n’apprécie guère d’imiter plus que cela les parangons de la haute société, il incline sobrement la tête en direction du vieil homme, pour le saluer, avant d’esquisser, de son autre main, un geste pour encourager Constance à l’accompagner en direction de ce rideau, ultime rempart entre leur condition supérieure de membre de la Famille… Et une foule de Mortels livrés à ce genre d’ambiance très XXIème siècle.

Le Brujah se prépare… Il semblerait y avoir un concert, qui plus est, vu la publicité qu’il a dû entrevoir au niveau de l’entrée. Ou pas, le bruit se suffit à lui-même. En ce qui le concerne, ça ne le change pas tellement de ses habitudes, sinon en termes d’atmosphère… Constance, par contre… Ah… Tout un programme !
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Lun 16 Mai - 19:41


Winchester écouta les réponses sans broncher, gardant la même position. Lady Cavendish finit par sortir une petite arme de son minuscule sac-à-main et la posa sur le petit comptoir. Il abandonna sa position pour retourner dans sa guérite.

« Merci Madame »

Il sortit une nouvelle caissette de l'étagère et y rangea l'arme de Constance. Le vieil homme referma la boîte, la plaçant à côté de la caisse de son compagnon, et posa sur le comptoir une clé accrochée au même type de bracelet qu'il avait précédemment donné à Naizer.
Toujours d'un air très sérieux, il observa le brujah puis s'adressa à sa compagne.

« Je suis au regret de vous dire que je n'ai pas de caissette assez grande pour y enfermer votre ami. Donc il peut vous accompagner. »

Winchester n'avait pas laissé le moindre rictus de joie s'afficher sur son visage. On ne pouvait donc savoir s'il était sérieux ou non. Mais le vieil homme ne manquait en générale jamais une occasion de plaisanter, même si son faciès et son attitude ne s'y prêtaient pas forcement et ne laissait rien transparaître de ses pensées.
Puis un regard du nouvel arrivant ainsi que l’intonation sa dernière phrase, fit tiquer le Yankee. Winchester s'empressa, de sa voix monocorde, de donner une précision. Son air était toujours très sérieux, le veilleur n'avait d'ailleurs pas l'apparence de quelqu'un qui mentirait pour adoucir la réaction d'un tiers.

« Je ne m'inquiète nullement de votre capacité à vous tempérer monsieur. Si cela avait été le cas, je ne vous aurais pas permis d'entrer dans le bar. »


Winchester sortit à nouveau de son petit bureau et retourna près du rideau. Il le souleva assez haut pour que les deux caïnites puissent passer dessous sans encombre et inclina une dernière fois sa tête. Il garda cette attitude en prononçant sa petite formule d’accueil. Il n'avait pas encore eu l'occasion de la dire dans la soirée, malgré les nombreuses visites du jour.

« Je vous souhaite la bienvenue au Shadowland's door, en espérant que vous y apprécierez votre visite. »

Une fois que le couple serait passé, il laissera retomber le rideau, reprenant sagement sa place, en prévenant Kerr de l'emplacement de invités.

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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Lun 16 Mai - 20:26

Le sourire presque angélique se transforme en rire franc lorsque Winchester explique, très sérieusement, qu’il n’a pas de caisse assez grande pour y ranger Naizer. L’idée incongrue provoque l’hilarité de la Ventrue dont le rire cristallin résonne agréablement dans le hall d’accueil, jusqu’à ce qu’elle fasse mine d’essuyer une fausse larme au coin de sa paupière.

Elle s’empare ensuite du bracelet avec la clé correspondant à sa caissette et le range distraitement dans sa pochette qu’elle referme avec un petit « clac » tandis que le vieil homme s’avance pour écarter le rideau et leur permettre d’accéder au bar.

Refoulant la bouffée d’angoisse qui monte en elle, l’Aristocrate relève fièrement la tête, calant sa pochette devant elle et vient s’arrêter auprès de Winchester qu’elle gratifie d’un sourire sincère :

_Monsieur Winchester, je vous remercie de votre aimable accueil. Passez également une excellente soirée.

Elle dépasse ensuite son interlocuteur et s’avance dans la salle, après s’être assurée d’un coup d’œil que Naizer la suit, impériale et la foulée féline tandis que ses prunelles émeraudes toisent les gens présents sans réellement les voir. Son pas aérien la porte au travers de la foule, esquivant avec grâce les coups de coudes et les mouvements anarchiques des Mortels, tandis qu’elle choisit le chemin le plus dégagé possible jusqu’aux escaliers de la mezzanine. Quant à ceux qui tentent d’accoster la ravissante jeune femme, un regard impérieux réduit l’importun au silence qui s’écarte ensuite immédiatement pour laisser passer Constance, en s’excusant presque d’exister.

La mezzanine atteinte sans encombre, la Ventrue en gravit les escaliers avec toute l’élégance qui lui est propre, son regard acéré repérant aussitôt des banquettes disponibles et loin des autres occupants des lieux. Après avoir vérifié que le tissu destiné à recevoir son séant soit immaculé, ou presque, elle s’y assoit avec grâce, déposant sa pochette près d’elle tandis qu’elle croise ses longues jambes gainées de bas noirs.

D’un regard appuyé, elle indique à Naizer de venir s’installer près d’elle, avant d’égarer celui-ci sur la mezzanine en elle-même et, en contrebas, la salle de bar et la scène, à laquelle elle n’a prêté aucune attention durant sa traversée de la foule. Toutefois, cela ne retient pas longtemps son attention, qui se reporte sur son Acolyte auquel elle dédie l’esquisse d’un sourire alors qu’elle se détend progressivement. Et si le Brujah s’attend à une réplique cinglante, il n’en sera pas moins surpris lorsque la voix de velours de la Ventrue s’élève, susurrant ces mots :

_Je suis fort aise que tu sois là mon ténébreux Ami. Ces bains de foule ne sont décidément pas ma tasse de thé.

Un bref soupir se fait entendre tandis que la main délicate et richement baguée de la Sceptre vient se poser sur celle de la Racaille et la serre doucement.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Mar 17 Mai - 0:00

Là, il faut l’avouer, voir Winchester rester aussi impassible malgré tout ça, c’est saisissant. Son sérieux a de quoi créer des émules. Pour Naizer, c’est au final plus arrangeant. Au moins, c’est clair, c’est net, c’est concis, et il n’y a pas d’embellissements supplémentaires. Maintenant, la question se pose quant aux Semblables de la Cour et le Prince. S’ils sont aussi drastiques et austères que ça…

Parce qu’il faut quand même le faire pour balancer une vanne en gardant une tête aussi composée et sinistre. Là, sur le coup, le Brujah est impressionné. Ce genre de mec là, il devrait pouvoir rester zen même avec les avances de Darel tiens. Ah si Sergei avait un tel flegme…

Au lieu de ça, le moqué qu’il est, exprime un léger grognement blasé. Il a une tête à finir dans une « boite » ? Avec un mauvais jeu de mot, on croirait qu’ils sont en train de négocier son cercueil. Pff… Au moins, le croquemitaine est honnête. Ce n’est pas pour cette fois qu’il finira entre quatre planches. Peut mieux faire, Constance…

- "Mouais..."

Ou “j’vous emmerde”, ça aurait été du pareil au même, vu sa façon de l’exprimer. Bon, il s’agit de retrouver un peu de poser un peu son humeur, vu que Winchester a l’air d’encenser sa pseudo maitrise de lui-même. Il approuve. Le mot a été dit de toute façon, ils gèrent, et ils ne feront pas de vague, foi de Racaille.

Et Constance, elle peut bien continuer de se marrer sur son compte. Autant ça fait plaisir qu’elle cède à une allégresse un rien crispée, autant, être le bouffon du moment, ça ne l’inspire pas des masses. Ça se calme, et ils sont enfin officiellement inviter à entrer au Shadowland’s Door. Un pied dans l’antichambre de l’Elysium, visiblement.

- "Bonne soirée."

Le Brujah s’assure de toujours rester dans le cadre de la bienséance. Il ne manquerait plus que le Portier prenne la mouche tiens. Sur ces bonnes paroles, il est temps de se lancer dans l’ambiance du bar.

Là, dans le sillage de la Belle Ventrue, Naizer a bien quelques coups d’oeils critiques. Habitué de l’ambiance hot night de son nightclub, il traverse la foule sans état d’âme particulier. Un bon gangster sait s’imposer avec bien peu de choses. Un regard noir, la mâchoire crispée, quelques nuances de défi avec le torse bien bombé et toute une gestuelle qui exprime juste la bonne mesure du « dégage, j’suis l’boss » propre au prédateur social qu’il peut être.

Rien de bien sérieux. Juste toiser les branleurs qui osent venir papillonner autour de Constance. Plusieurs vies à menacer l’intégrité physique de tout ce qui ne lui revient pas, ça laisse des traces, il n’y a pas à dire. En plus, il a un rôle de pseudo-videur pour la Ventrue à jouer. Joie. Comment ça, sa tête n’exprime qu’air taciturne et grimace hargneuse ?

Après ces provocations aussi futiles que possible, l’escalier menant à la mezzanine est atteint. On n’en voudra pas au Brujah d’oublier toute notion de courtoisie en restant volontairement derrière la Belle Ventrue, et s’attarder à la contemplation ravissante de cette croupe affriolante. Ce genre de petites joies, ça ne se refuse pas. Et Constance a réellement une démarche à se damner.

Ultime élan de galanterie surfaite, Naizer reste debout tandis que l’Aristocrate choisit son siège avec soin, et daigne s’y installer avec toute la sensualité et l’agrément de sa condition très… Stimulante. Les prunelles sombres qui trainent ici et là, et s’attardent sans vergogne sur les jambes gainées de lycra qui se croisent avec style. Le rictus gourmand qui va bien. Ce n’est que bien plus tard qu’il en vient à croiser les prunelles émeraudes qui ont ce regard appuyé pour réclamer qu’il prenne place à ses côtés.

Il s’y complait avec la nonchalance virile qu’elle lui connait. Même dans sa manière de tenir sa position. On voit bien l’habitué des carrés VIP des boites de nuit mal famées qui s’impose en toutes circonstances. Un regard digne et crâne sur les quelques zonards qui squattent la mezzanine. Encore un peu et il aurait eu le geste de la tête pour les envoyer chier ailleurs. Mais il n’est pas chez lui…

Alors autant se consacrer à Constance et occulter le reste. La musique s’écoute, la place n’est pas trop mal. C’est cosy. Un sourcil légèrement haussé, le Brujah croise à nouveau le regard de son Acolyte. Immuable, dans l’attente des critiques, justifiées ou non, sur ce qui les entourent. C’est que Madame est habituée au grand luxe…

Mais non. Plus décontractée, le sourire qui va bien, et même la voix pleine de glamour qui fait chavirer son âme. De quoi lui faire étirer les lèvres tien, et exprimer toute son appréciation du compliment.

- "Ah ? Ne t’en fais pas, je ne t’aurais pas laissé stresser toute seule."

Le rictus amusé est bien là, tandis qu’il baisse ses prunelles sur la main qui serre doucement la sienne. Il rend l’étreinte, au même titre qu’il réplique, à voix basse.

- "Bah… Dis-toi que c’est un concert mondain très cheap. Bon, d’accord, ce n’est pas champagne et caviar, mais… Au moins, on est au balcon. Et OK, je reconnais que « mondain » et « cheap », dans la même phrase, c’est passablement stupide."

Que ne ferait-il pas pour conserver les bonnes énergies de son Acolyte. Un peu d’autodérision, sensé noyer sa remarquable satisfaction à amener Constance à lui reconnaitre l’effet apprécié de sa présence à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   Jeu 19 Mai - 19:25

Conservant la main de Naizer dans la sienne, geste qui semble tranquilliser l’Aristocrate tandis qu’elle octroie un nouveau sourire, plus charmeur cette fois, à son Acolyte et qu’elle ne susurre de cette voix glamour qui fait chavirer l’âme du Brujah :

_Il ne fait aucun doute que tu ne m’aurais pas laissée approcher un lieu inconnu comme celui-ci sans ta vigilante compagnie mon Cher.

Elle semble d’humeur à flatter son précieux « pseudo-videur » et désireuse de le mettre dans de bonnes dispositions pour leur rencontre avec le Prince. Preuve en est lorsqu’elle se penche gracieusement et vient déposer un baiser, aussi délicat qu’un pétale de rose, sur la joue du Brujah et griser les sens de ce dernier par son parfum capiteux qu’elle laisse derrière elle en se redressant.

La remarque de Naizer sur la musique provoque un léger rire chez la Sceptre, qui se transforme en sourire malicieux, ses prunelles pétillant doucement tandis que vient la première boutade de la soirée, parce que même sortie de sa zone de confort, elle demeure Constance :

_C’est bien mon Ténébreux Ami, je n’ai même plus besoin de souligner tes bourdes, tu le fais toi-même… Finalement, il y a peut-être de l’espoir pour toi.

Et non contente de taquiner son Acolyte, la jeune femme ponctue sa pique d’un clin d’œil charmeur agrémenté du sourire assorti. Tournant ensuite la tête afin d’observer quelques instants la mezzanine et la foule en contrebas, elle offre un profil tout en rondeurs charmantes et attirantes au Brujah, qui devine sans peine que tout cela est calculé et prémédité. Notamment lorsqu’elle décroise et recroise ses longues jambes avec une lenteur et une sensualité volontairement exagérée alors qu’il s’agit d’un geste en apparence anodin. Mais il n’y a rien qui amuse plus l’Aristocrate que de provoquer le Mafieux et lui chauffer les sangs, surtout dans des endroits comme celui-ci où il doit respecter les convenances.

Reportant son attention sur lui, un faux air innocent peint sur les traits parfaits de son ravissant minois, un savoureux sourire aux lèvres, Constance susurre, tandis qu’elle pose son menton dans le creux de sa paume, le coude reposant sur son genou supérieur :

_J’espère que nous n’aurons toutefois pas trop à attendre. Je suis fort curieuse de rencontrer le Prince. Je me demande à quoi il ressemble… J’espère qu’il est bel homme. Pas comme celui de Prague.

Un reniflement dédaigneux échappe à la Ventrue qui retrousse son charmant petit nez dans une moue écœurée, avant de pencher la tête sur le côté, dévoilant sa gorge nacrée tandis qu’elle reprend, songeuse :

_Sais-tu si notre Communauté comporte beaucoup d’éléments ? Ou est-ce encore là une information qu’aucune source fiable n’a pu te confier ?

Encore une petite vanne pour la route, rien d’inhabituel chez la Sceptre qui, quand elle ne l’allume pas ouvertement, adore chambrer son protecteur Brujah.
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MessageSujet: Re: Le Shadowland's Door - 16 Janvier 2014   

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